De Palma continuateur de l’œuvre d’Hitchcock cela n’a peut être jamais été aussi vrai que dans cet Obsession. On suit un richissime homme d’affaire qui au cours d’un voyage en Italie rencontre une jeune femme qui est le sosie de sa défunte femme. L’intrigue est bien menée, mais c’est surtout la mise en scène virtuose de De Palma qui vaut de s’arrêter sur ce film. Ça fourmille d’idées dans tous les plans et j’en ai presque oublié de penser au dénouement du suspens qui pour le coup m’a déçu. Ça n’est pas celui que je conseillerais en premier à quelqu’un voudrait découvrir sa filmographie mais c’est un film à voir sans aucun doute.
Le cinéaste Brian De Palma rend hommage avec inspiration au metteur en scène qui lui a souvent servit de route dans sa filmographie, Alfred Hitchcock !! "Obsession" commence à la fin des années 50 avec un homme d'affaires vivant harmonieusement avec son épouse et sa fille jusqu'à ce que celles-ci soient enlevés contre une rançon d'une valise a jeter à bord d'un fleuve de plusieurs milliers de Dollars qui seront des feuilles normaux, ces dernières décèdent lors d'une course poursuite avec la police. Quinze ans plus tard, le père meurtri se rend en Italie pour des affaires et en rentrant dans une église qu'il a cottoyé autrefois avec son épouse, il voit une jeune femme ressemblant à sa fille de façon frappante auquel il lui demande de la rencontrer plusieurs fois puis voir la vérité. Ce que j'aime bien chez Brian De Palma, c'est le coté mystère de ses intrigues, on est perdu par moment jusqu'à l'aboutissement final qui nous surprend. La mise en scène est maitrisée comme le scénario astucieux de Paul Schrader et puis le réalisateur se paye mème le luxe de prendre le compositeur attitré d'Alfred Hitchcock, Bernard Hermann qui nous livre des partitions magnifiques. Cliff Robertson est remarquable de mème que la jeune actrice qui joue à ses cotés puis dans les seconds roles John Lithgow. Un très bon film à suspense que je recommande.
Un thriller envoûtant, à l'atmosphère Hitchcockienne, au scénario brillant, à la mise en scène virtuose, et rythmé par la sublime partition de Bernard Herrman. 3,75
On le sait désormais, Brian De Palma est un grand admirateur d’Alfred Hitchcock. Si ses hommages ne se sont pas encore véritablement aperçus dans ses premiers films, on peut tout de même citer la référence à “Fenêtre sur cour” avec le voyeurisme de De Niro dans “Hi, Mom !”, “Obsession” est clairement un clin d’oeil à “Vertigo” et “Rebecca”. Cliff Robertson joue ici un homme d’affaire américain qui voit sa femme mourir après avoir refusé de payer une rançon exigée par des kidnappeurs. Quelques années plus tard lors d’un voyage en Italie, il rencontre une femme ressemblant trait pour trait à sa défunte femme. Malgré les conseils de son ami, il y voit une seconde chance qu’il ne souhaite pas laisser passer. Si au premier abord on a envie de soulever le piètre performance de l’acteur, son côté vieux jeu mélodramatique et les situations parfois ridicules donnent un ton morbide à l’intrigue. Entre photographie baroque qui a mal vieillie et psychologie presque irréelle, “Obsession” est une oeuvre qui nous plonge dans une incertitude étonnante. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Sans doute un des pires films que j’ai pu voir. Je déteste cette musique de Bernard Herman envahissante et ici d’une lourdeur invraisemblable, je n’aime pas les artifices cinématographiques grossiers sans aucun intérêt, qui cassent le rythme du récit, je ne supporte au cinéma ni les mensonges vis à vis des spectateurs ni les absences de limites intellectuellement décentes comme ici la trahison injustifiée femme/mari et fille /père et pire encore, l’inceste. Je n’aime pas un héros négatif au point d’être totalement amorphe et stupide. Je suis furieux qu’un cinéaste ait osé plagier Vertigo en rendant une copie qui le caricature. Bref, je n’aime rien en dehors des plans sur Florence et ses richesses artistiques. Indiscutablement, De Palma a un talent de cinéaste mais ici il s’en ait servi pour abimer le cinéma avec un tel choix de sujet, c’est impardonnable à mes yeux. Je comprends mieux ce soir une des raisons des absences de limites du cinéma moderne. Hitchcock s’était imposé quelques règles, De Palma aucune. Or, il ne peut exister un art sans limites.
Brian De Palma n'a jamais caché son admiration pour Alfred Hitchcock. Admiration qui lui fut d'ailleurs beaucoup reprochée. Ici, et on ne tarde pas à s'en rendre compte, on sent clairement l'influence du maître et de son "Vertigo". Seulement voilà, si ce dernier était déjà ennuyeux à souhait et plombant, cette "Obsession" l'est encore plus. Mais qu'est-ce qu'on se fait suer devant ce truc. Le pompon étant carrément atteint quand Bujold et Robertson discutaillent dans l'église. Après ça, toujours rien, on s'ennuie toujours à mourir. Il n'y a rien. Que dalle. Tout le monde erre sans savoir quoi faire. J'en viens à la fin : mais sérieux, c'est quoi cette mascarade ? Ça se voulait percutant, mais c'est risible tant c'est capillotracté. Et c'est d'autant plus désolant de voir ça quand on sait que c'est Paul Schrader qui a écrit le scénario. Schrader, c'est quand même le mec qui a fait "Hardcore", c'est pas le scénariste du dimanche. Pour moi, rien ne sauve ce film. Rien. Au niveau de la réalisation, on a connu De Palma bien plus inspiré. Et sa caméra qui tournoie lors de l'accolade finale relève plus de la frime qu'autre chose. Quant aux acteurs... une catastrophe. Robertson est juste fantomatique. Et son jeu atteint des sommets de ridicule lorsqu'il lui faut s'énerver. Quant à Bujold et John Lithgow, ils ne laissent hélas que bien peu de souvenirs non plus. Un film raté de A à Z.
Un excellent Thriller Réalisé par Brian De Palma ; il nous offre avec " Obsession " une direction d'acteurs de grande classe, une mise en scène extrêmement efficace et comme toujours une photographie de qualité. Son très bon scénario, (coécrit avec Paul Schrader qui a également commis "Taxi Driver") glisse de façon très habile du mélodrame romantique vers un thriller fantastique. Basée sur la passion obsessionnelle, l'intrigue nous délivre une histoire au final digne de ce maestro du suspense qu'est Brian De Palma. Ajouter à tout cela une BO très présente signée Bernard Herrmann, et un casting séduisant avec la belle prestation de Geneviève Bujold et le jeu solide de Cliff Robertson.
Ce film réalisé par Brian De Palma et sorti en 1976 est bon mais j'avoue que j'en attendais mieux. Un homme doit payer une rançon pour sauver sa femme et sa fille mais ne la payant pas, elles sont tuées. Une quinzaine d'années plus tard, en Italie, il retrouve une femme ressemblant étrangement à sa femme décédée. Nous avons là un synopsis envoutant et puis surtout, nous sommes dans la meilleure période de De Palma, celle où il a réalisé et écrit ses meilleurs thrillers. Adorant cette période et au vu des très bonnes critiques que possède le film, je m'attendais à un thriller excellent. Finalement, sans être mauvais, loin de là, le film m'a un peu déçu car je n'ai pas autant été captivé que je le pensais. Nous sommes plus finalement dans une histoire d'amour morbide qui vire à l'obsession (comme le titre du film l'indique d'ailleurs) que dans un réel thriller à la "Pulsions" ou encore à la "Body Double". Le début du film est très captivant et puis le film tombe peu à peu dans quelque chose de lambda, de lent et de pas très passionnant, ce qui provoque trop souvent l'ennuie. De plus, connaissant le style de De Palma avec ses retournements de situation toujours plus extravagants les uns que les autres (je ne dis pas cela dans le sens négatif du terme, au contraire, chez ce réalisateur, c'est une qualité), la fin est ici assez prévisible. Je sais bien que les spectateurs de l'époque n'avaient pas encore assez de recul sur le réalisateur mais aujourd'hui, le dénouement nous parait presque évident. Malgré tout, il reste très bien fait et très bien écrit. Comme dans beaucoup de films du réalisateurs, on reconnait beaucoup l'influence que Hitchcock avait sur lui notamment avec des histoires assez similaires. Ici, par exemple, nous sommes dans quelques chose qui pourrait se rapprocher de "Vertigo". Néanmoins, je ne vois pas cela comme du plagiat ou un manque consternant d'imagination mais plutôt comme un bel hommage et une preuve de son adoration envers le cinéaste (il est à noter que même la B.O. est composée par Bernard Herrmann, ayant beaucoup travaillé avec Hitchcock). La réalisation est quant à elle toujours aussi excellente. Du côté des acteurs, nous avons dans l'ensemble un jeu un peu trop théâtral mais qui fonctionne assez bien. "Obsession" est donc un film qui reste correct mais ce n'est pas le meilleur du réalisateur.
Tout a été dit sur la vénération que Brian de Palma éprouve envers Alfred Hitchcok. Pour autant, une copie si fidèle soit elle ne saurait égaler l'original. La réalisation est soignée mais manque singulièrement de vitalité.Les partis-pris esthétiques de la photographie n'arrangent rien et même les décors naturels de la ville de Florence ont parfois l'air d'être en carton-pâte. Le rythme de narration est beaucoup trop lent et en ce qui me concerne j'ai parfois eu du mal à rester éveillé. Cela vient probablement du fait que la fin du film étant connue, le suspense ne joue pas. Brian de Palma a fait bien mieux par la suite que ce film qui à mon sens, n'apporte rien au modèle dont il est inspiré.
Pas le plus mémorable des films de De Palma, bien que l'ensemble se regarde avec intérêt du début à la fin. La photographie est belle, surtout quand le réalisateur nous transporte dans les rues de Florence. L'intrigue est maline, hitchcockienne, et la réalisation réussie. Il manque cependant un peu d'épaisseur à l'ensemble pour en faire une réussite totale à mon sens.
Après Phantom of the Paradise mais bien avant Carrie et tous ses autres succès, sortait Obsession réalisé par un Brian De Palma encore en recherche de son propre style. C'est en tout cas le sentiment que laisse ce film, bien plus que celui d'avoir vu une oeuvre complète. Durant les deux premiers tiers, tout se passe bien. De Palma exprime sans trop de souci de ses fantasmes et laisse son film avancer convenablement même si il lui arrive de commettre quelques erreurs mineures (mouvements de caméra superflus, rythme parfois trop lent et réactions étranges des personnages) qui n’entachent pas trop l'histoire, on finis par accepter ce qui se passe devant nous, quel qu'il soit. Jusque là, son film fait son chemin tranquillement, mais malheureusement arrive le troisième tiers qui révèle l'une des plus grandes qualités de De Palma mais aussi sa plus grande faiblesse: son amour beaucoup trop grand du cinéma d'Alfred Hitchcock. Une fois que l'intrigue repart, ce n'est plus De Palma que l'on voit mais du Hitchcock reproduit à l'identique. Il en vient même à reproduire des scènes cultes et à repomper le fil scénaristique final de Vertigo quitte à trahir toute les pistes qu'il avait pris soin de déconstruire pour nous faire accepter l'impossibilité de la situation. Cela ne fait pas d'Obsession un mauvais film, mais De Palma aurait pu en faire un film unique avec sa propre identité si il avait permis à son film de continuer convenablement au lieu de laisser sa fan-attitude du Maître prendre le dessus dans son final. Un exercice de style.
Un film envoûtant sur un amour fou. L'histoire déroule intelligemment un scénario qui réserve une conclusion qui nous cloue à notre fauteuil...Une belle œuvre, toute en finesse. Du bel ouvrage. Certainement le film le plus sensible de Brian de Palma...
Hommage assumé au Vertigo d'Alfred Hitchcock, Obsession est un thriller envoûtant et dangereux se déroulant entre États-Unis et Italie et qui sait imprimer son rythme. Le scénario, légèrement tarabiscoté, nous embarque sur des chemins pleins de surprises. Kitsch, lent mais efficace.
Pendant longtemps (une heure quinze environ) je me suis demandé quel était le but du film. Il manque cruellement de rythme, de profondeur. Puis vient le dénouement où on touche enfin un semblant d'action, d'histoire, de cohérence. Cela n'empêche que les 15 dernières minutes n'ont pas réussi à sauver le film.