Obsession
Note moyenne
3,5
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133 critiques spectateurs

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hubertselby
hubertselby

85 abonnés 436 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 novembre 2013
Grand fan depuis mes 18 ans de Brian de Palma, j'ai bien aimé ce film qui traite de la perte et des douleurs psychologiques qu'elle engendre allant jusqu'à la folie. Le tout baignant dans un complot génial et hallucinant, on frôle le Hitchcock mais on franchit pas la limite, la musique se veut très prenante, trop parfois à la façon d'un thriller psychologique trop appuyé mais c'est l'époque et le genre qui veut ça.
Casting brillant, j'ai découvert l'oncle de Peter Parker dans ce film, Genevieve aime les rôles barrés, c'est sûr (cf. Faux semblant) et visuellement c'est une réussite avec ces lumière floues et évanescentes.
Assurément un bon de Palma !
NomdeZeus
NomdeZeus

131 abonnés 1 044 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 octobre 2013
Le plus hitchcockien des films de Brian De Palma, c’est dire! Tout dans la mise en scène d’Obsession (traveling révélateurs, musique empathique de Herrmann…), ainsi que dans les thématiques abordées (dualité, escroquerie…) porte la signature du maitre du suspense. Au petit jeu des comparaisons, De Palma ressort égratigné de son duel face à son mentor au vu du rythme assez mollasson du film et de certains rebondissements peu crédibles. Néanmoins, Obsession n’est pas dépourvu de qualités, surtout lorsque son réalisateur laisse libre cours à sa créativité et explore les parcelles glauques et sexuelles de son intrigue (thématiques qu’Hitchcock n’aurait pu qu’effleurer de par son tempérament). Il faut savoir s’affranchir de l’influence de son modèle pour prendre son envol.
Yves G.

1 847 abonnés 4 024 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 octobre 2013
Brian de Palma est l'héritier revendiqué de Hitchcock. Au point d'avoir été accusé de le plagier.
"Obsession" (1975) c'est "Rebecca" au carré, "Sueurs froides" au cube comme l'écrit joliment Pierre Murat dans Télérama.

Un hommes d'affaires américain assiste impuissant à la mort de sa femme et de sa fille. Quinze ans plus tard, il rencontre à Florence le sosie de son épouse.
Comme dans "Rebecca", comme dans "Sueurs froides", le héros est hanté par le souvenir de sa femme. Il tente de la retrouver et d'en reconstruire l'image. Mais à la différence des films d'Hitchcock, le manipulateur n'est plus chez De Palma celui qu'on croit.
Grâce à la musique de Bernard Hermann - le compositeur fétiche de Hitch - et l'éclairage de Vilmos Szigmond, De Palma réussit à créer une atmosphère oppressante qui annonce ses films fantastiques ultérieurs : "Carrie", "Furie" ...
Entre conte de fée (la reine trop belle pour être remplacée, le roi esseulé, la princesse amoureuse de son papa ...) et thriller policier (le kidnapping qui tourne mal, l'associé moins désintéressé qu'il voudrait le laisser croire, l'inspecteur au truculent accent cajun ...), Brian de Palma réalise à 35 ans à peine un film très maîtrisé qui n'a pas pris une ride. Pourtant, il charrie les pires défauts des années 70ies : les éclairages surexposés à la David Hamilton, la coiffure à la Mireille Mathieu de Geneviève Bujold, la moustache à la Freddy Mercury et les costumes trois pièces rayés de John Lithgow ...

Entre l'original et la copie, nombreux préfèrent l'original et recommandent d'aller revoir "Vertigo". C'est réduire "Obsession" à une pâle copie de "Sueurs froides" et Brian de Palma à un copiste besogneux.
Son travail est autrement plus stimulant. Car le thème même de "Obsession" interroge sa propre relation à l'œuvre de Hitchcock. Son héros est tiraillé par le souvenir de l'être aimé. Il croit la retrouver en la personne d'une jeune artiste italienne qui travaille à la restauration d'un tableau dans l'église florentine où, 30 ans plus tôt, il avait rencontré sa femme (échaudées par le tournage d'un film X dans cette église, la mairie avait refusé à Brian De Palma le droit d'y tourner les scènes d'intérieur qu'il dût filmer ailleurs). Ce tableau s'avère être un palimpseste : cette Vierge à l'enfant cache un tableau plus ancien. Et cette superposition pose à la restauratrice un dilemme : faut-il restaurer l'œuvre plus ancienne au risque de détruire l'œuvre plus récente ? La métaphore est évidente : le héros doit-il oublier son épouse décédée pour aimer cette femme qui lui ressemble tend ? ou chercher à retrouver sous les traits de la jeune fille le souvenir de la défunte ?
C'est la même interrogation qui traverse le cinéma de De Palma : qu'il s'agisse de "Body Double" ou de "Pulsions", il utilise "Fenêtre sur cour" ou "Psychose" comme un palimpseste, un point de départ à partir duquel bâtir une œuvre originale et envoûtante.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 septembre 2013
un grand De Palma. un grand film sur le Cinéma et la cinéphilie.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 21 septembre 2013
La musique de Hermann est tonitruante (orgues, choeur et tout le tintouin) et surligne au stabilo fluo 90% du film, pour bien nous indiquer quelle émotion ressentir à quels moments ; la photographie est très laide (beaucoup de grain, couleurs délavées, effets de flou artistique ridicule) ; le jeu des acteurs est guindé et les costumes et coiffures n'aident pas ; le scénario commence avec un style harlequin, pas crédible pour deux sous et ressemble plus à du Hitchcock hystérisé sur la fin (grosses ficelles d'inspiration psychanalytiques, etc.). Bref, j'ai quelque fois eu envie de rire, le reste du temps je me suis ennuyé...
Eldacar
Eldacar

64 abonnés 357 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 septembre 2013
Tout le monde sait l'admiration que voue Brian De Palma à l'immense Alfred Hitchcock, s'inspirant allégrement de ses films, dans sa mise en scène comme dans ses scénarios. Mais jamais il n'a poussé la réappropriation d'un film hitchcockien aussi loin qu'avec "Obsession", variation plus que limpide autour de "Vertigo". La trame est la même. Un homme perd la femme qu'il aime et la retrouve dans une autre femme, qui lui ressemble étrangement. Dans les deux films on retrouve le thème de l'obsession (évidemment), l'idée d'un lien réel entre les deux femmes, la volonté du personnage masculin de reprendre son histoire là où elle s'était brutalement arrêtée, une relation morbide entre le héros et la femme « retrouvée » (la nécrophilie spoiler: auquel De Palma ajoute l'inceste, qu'il soit consommé ou non
)... Esthétiquement aussi l'influence de "Vertigo" se fait sentir. Même image surexposée et légèrement floue qui confère au film une atmosphère romantique et onirique, même étreinte filmée à l'aide d'un travelling circulaire autour des deux personnages pour traduire la violence et l'étendue de leurs sentiments l'un pour l'autre,... De Palma va jusqu'à engager Bernard Hermann, compositeur virtuose de Hitchcock, dont la superbe partition n'est pas sans rappeler par moments celle qu'il composa pour "Vertigo".
Mais c'est bien là que le bas blesse car le seul véritable intérêt du film est de le comparer à son illustre modèle, "Obsession" ne me semblant pas réellement exister pour lui-même où être particulièrement intéressant lorsqu'il est séparé de "Vertigo". C'est bien dommage car d'autres « réadaptations » de De Palma ont leurs qualités propres, comme "Blow Out" qui n'a rien à envier à son modèle "Blow Up".
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juin 2017
L'ombre de "Vertigo" plane évidemment sur "Obsession" que De Palma réalisa en 1976. Outre un synopsis très ressemblant, la présence de Bernard Herrmann à la musique qui renouvèle l'expérience après "Sisters" n'est sûrement pas anodine. Mais là où De Palma réalise un coup de maître, c'est qu'il ne se contente pas avec cet opus d'un seul hommage de l'élève au modèle. Au lieu de sombrer dans la pure et simple révérence, le cinéaste ne prélève que la substance chez Hitchcock pour mieux la transfigurer et l'agrémenter. Avec son propre style, De Palma signe un grand thriller, captivant de bout en bout jusqu'à l'implacable retournement final. Enfin, on sent également toute l'influence de la psychanalyse dans "Obsession", un film presque "freudien" grâce au scénario brillant de Paul Schrader enrichi de métaphores sur les thèmes du double et des apparences. Avec "Carrie" sortie la même année, 1976 fut décidément un excellent cru pour le cinéaste. Magistral.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 juillet 2013
Ce nouveau repompage de Brian De Palma dans la filmographie d’Hitchcock (il a, cette fois, poussé le vice jusqu’à embaucher Bernard Hermann pour en composer la bande originale) a au moins le mérite de faire preuve de bien plus de personnalité que des films comme Pulsions ou Body Double. C’est dans la profondeur psychologiques de ses personnages tourmentés que le scénario, à priori un remake vaseux de Vertigo, réussit à prendre son ampleur dramatique et grâce à la beauté éclatante de sa photographie bariolée et au charme de Geneviève Bujold que sa mise en scène devient séduisante. Mais la narration est d’une langueur déconcertante, voulant mettre lentement en place les pièces de ce jeu de séduction-manipulation, thème récurrent chez De Palma, pour mener difficilement le spectateur jusqu’à une révélation finale aussi grotesque que prévisible.
Claude DL
Claude DL

122 abonnés 1 918 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juillet 2013
Encore un excellent De Palma que j'avais vu il y a longtemps. L'auteur nous montre toute l'admiration qu'il avait déclaré avoir pour Hitchcock : on retrouve le style de musique, le scénario alambiqué, et la mise en avant de la psychologie des personnages. Pas le meilleur de sa filmographie, mais du tout bon tout de même.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 7 juillet 2013
Larmoyant, parfois grotesque et totalement irréaliste. Du sous-Hitchcock... en pire
EricDebarnot
EricDebarnot

239 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mars 2013
"Obsession" a longtemps été l'un de mes films préférés de Brian De Palma - même s'il ne saurait rivaliser en délire kitsch avec le sublime "Phantom of the Paradise", ni en rigueur "hitchcockienne" avec "Body Double", ni en perfection classique avec "l'Impasse" : simplement, ici comme nulle part, De Palma nous proposait un cours pratique sur l'application des thèmes et de la forme inventés par Alfred Hitchcock au cinéma "moderne" (n'oublions jamais que les années 70 ont marqué l'apogée et la mort du cinéma moderne, avant l'engloutissement dans le cinéma de divertissement qui a suivi au cours des années 80, et dont nous ne sommes pas - encore - sortis...). A partir du thème de "Vertigo" - et d'intuitions issues de "Rebecca" et du "Crime était presque Parfait" -, De Palma, assisté brillamment par Bernard Herrmann, décline donc fidèlement la syntaxe hitchcockienne pour en extraire une perspective différente, à la fois respectueuse de celle du Maître, et évidemment décalée. C'est ici le thème de l'inceste qui est introduit comme un poison au sein de la machinerie classique (au lieu de la nécrophilie, ce qui n'était pas mal quand même...), et qui fait dérailler le mélodrame classique vers un ailleurs innommable. Le jeu figé - et extatique - d'un Cliff Robertson, que De Palma semble manipuler à loisir, ajoute une froideur malaisante à un film qui use et abuse pourtant de ficelles mélodramatiques, tandis que Genevieve Bujold, dans son meilleur rôle, insuffle la vie, la passion et le désespoir au sein de la démonstration théorique de De Palma. Suivant son humeur, on adhérera ou non aux péripéties policières de l'intrigue, mais il est indéniable que là n'est nullement le sujet du film, tant De Palma expédie cavalièrement les aspects les plus "logiques" de son intrigue. Evidemment, vu depuis 2013, cette indifférence aux règles du spectacle désarçonne un peu, et fait que "Obsession" exige plus du spectateur actuel qu'en 1977, année de sa sortie.
Christian B.
Christian B.

20 abonnés 696 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 mars 2013
Le scénario du film est pas mal , mais on sent la présence du style des films des années 70 , grosse musique pour faire sentir le suspense , mais après avoir passé ce cap le film reste passable , même si on sent très vite l'intrigue
Dicidente
Dicidente

50 abonnés 691 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 mars 2013
C'est un film qui effraie par sa bande-son efficace typique aux anciens film, et trop peu utilisés dans les films modernes. Les acteurs sont bons, ça il n'y a pas de problèmes. Mais le film est super mollasson et on est bien content que le film se termine.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 331 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 mars 2013
Précédant Pulsions ou Body double, Obsession est, après Soeurs de sang, le second de la série de films de Brian de Palma à être entièrement basé sur une réécriture du cinéma hitchcockien. Les références sont multiples (l'installation de Sandra chez Michael rappelle Rebecca, le meurtre final est une copie de celui du Crime était presque parfait...) mais la réelle inspiration est celle de Sueurs froides (Vertigo). De Palma est donc constamment confronté au jeu des comparaisons qui ne peuvent qu'être défavorables si on cherche véritablement du suspense (quand on connait le film d'Hitchcock, on se doute que la ressemblance entre les deux femmes n'est pas un hasard). Sachant cela, le futur réalisateur de Blow out ne cherche pas spécialement à nous plonger dans l'émotion (les séquences de début sont traitées tellement rapidement, un peu comme la première séquence de Vertigo, que l'on sait que c'est un flash-back et que le réel récit commence après) et à rendre crédible son histoire (la révélation finale est assez dure à croire). Il préfère donc s'amuser avec ses références (outre celles à Hitchcock, il multiplie celles à l'histoire artistique de l'Italie permises par le métier de Sandra et par le fait que le client italien de Michael s'appelle d'Annunzio) et avec des plans virtuoses (la première séquence laissant entrevoir un revolver dans le pantalon du serveur crée d'emblée une ambiance d'angoisse). Même si l'aspect mélodramatique habituel chez de Palma peut parfois énerver, c'est surtout ce jeu sur les références qui constitue à la fois l'intérêt et la limite de ce film. Cette oeuvre, possédant une magnifique musique de Bernard Herrmann (le musicien de Sueurs froides bizarrement) et une grande interprétation de Geneviève Bujold (étrangement crédible même lorsqu'elle interprète une enfant), est donc plus une oeuvre que l'on peut apprécier en tant que cinéphile qu'en tant que spectateur contrairement aux remakes non-hitchcockiens de de Palma (Scarface, Les Incorruptibles, Mission : Impossible) ou à ses créations non-référentielles (L'Impasse, Snake eyes...).
annatar003
annatar003

74 abonnés 852 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 février 2013
Thriller réalisé par Brian De Palma en 1976, "Obsession" marque encore une fois les inspirations hitchcockiennes du remaker de "Scarface".
En effet, outre les thèmes utilisés, on retrouve également une mise en scène jumelle de celle du maître du suspens ainsi qu'un usage typique des ingrédients qui constituent l'intrigue du long-métrage.
Récit aux allures de romance, "Obsession" travaille à nous dévoiler les mystères enfouis dans le cœur d'un homme à la recherche de l'introuvable. Mais que se passerait-il si cet homme venait à trouver ce qu'il désire tant ? "Obsession" répondra à cette question tout en vous bombardant d'autres interrogations qui ne trouveront de réponses que lors d'un cliffhanger tonitruant.
Malheureusement, la retenu et le manque de partage émotionnel présents dans ce film empêcheront le public de vivre cette aventure comme il se doit ce qui tant à diminuer notre appréciation de l’œuvre. La présence de Cliff Robertson contribue également à cela. Peu communicateur, le comédien intrigue dans un premier temps puis lasse par la répétitivité de ses mimiques.
Au final, "Obsession" impressionne par son fond mais déçoit par sa forme trop distante et trop peu immersive.
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