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Paul Vecchiali s’est constamment attaqué aux tabous dans son cinéma, dans « En haut des marches » il en aborde un qui le touche familialement : celui de Vichy, des règlements de compte de la Libération. Il le fait en montrant des gens dépassés par les évènements, gagnés par l’obsession de la survie ou par une forme de désengagement sceptique. On n’est pas forcément totalement convaincu par sa vision des choses, mais on est obligé de lui reconnaître une honnêteté et une originalité foncières dans son approche. « En haut des marches » est aussi un hommage à sa mère et on voit tout le talent du réalisateur pour dresser des portraits de femmes. La chronique familiale, sa sentimentalité, exclut par moment le spectateur. On se demande aussi si la fascination de Vecchiali pour le cinéma des années trente, sa volonté de le faire revivre, ne leste pas sa propre inventivité. Mais bon, on reste touché au cœur.
Ajoutée le 12 déc. 2010 à 20h27 Signaler un abus
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