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    La Rue de la honte
    note moyenne
    3,8
    84 notes dont 21 critiques
    10% (2 critiques)
    48% (10 critiques)
    33% (7 critiques)
    10% (2 critiques)
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    Votre avis sur La Rue de la honte ?

    21 critiques spectateurs

    anonyme
    Un visiteur
    3,5
    Le dernier Mizoguchi n'est à mon avis pas son meilleur et ne propose rien de nouveau par rapport à ses précédents films. Restent néanmoins, et ce n'est pas rien, de magnifiques plans et cadrages d'une intelligence qu'on a rarement revue au cinéma.
    Kiwi98
    Kiwi98

    Suivre son activité 197 abonnés Lire ses 91 critiques

    3,0
    C’est une rue qui semble comme les autres, mais c’est une rue des plaisirs, honteuse, ou s’emmêlent les geishas qui sont toutes sans pareille. Réfugié dans les confins de la pudeur, « La rue de la Honte », le testament de l’un des plus grands. De l’un des plus grands des poètes, metteurs en scènes et réalisateurs de l’histoire du cinéma asiatique, Kenji Mizoguchi, un interprète de la vie, du quotidien, un grand parmi les tons gris qui façonnent sa filmographie. Bizarrement, « La rue de la Honte » est probablement le film le plus encré dans l’univers du cinéaste, en ne se révélant que à travers les rapports humains que tissent ensemble ces femmes, leurs corps vulgairement hachés comme de la marchandise. Dans cette rue tumultueuse, les sentiments sont soigneusement rangés, ils sont éparpillés dans des situations misent en valeur par une réalisation d’une modernité considérable. Les personnages gardent toujours leur dignité, leur caractère qui les définit en dehors de leurs destins respectifs. Et au coin de la rue apparaît toujours la tragédie, quelques séquences qui prêtent à rire, comme quand la femme de l’un des clients va remercier involontairement l’une des prostitués pour ses « services » auprès de son mari. Un contexte comique totalement bienvenu. Et loin d’un comte qui prend de haut, « La rue de la Honte » donne aussi à prouver une énième fois le talent de son géni(teur), dans cette chronique d’un bordel, Mizoguchi se dépasse littéralement et dépeint une cruauté inouïe qui se cache derrière les rapports sociaux, la violence est crue, elle est verbale notamment, mais aussi moral, comme cet enfant qui abandonne sa mère en lui criant sa haine. Ces femmes s’effacent, au même titre que Kenji Mizoguchi, qui s’éteint l’année même de la sortie du film à l’âge de 58 ans. Comme dira Jean Luc Godard « Le 24 août 1956 mourait à Kyoto le plus grand cinéaste japonais. Et même l'un des plus grands cinéastes tout court. Kenji Mizoguchi était l'égal d'un Murnau ou d'un Rossellini... Si la poésie apparaît à chaque seconde, dans chaque plan que tourne Mizoguchi, c'est que, comme chez Murnau, elle est le reflet instinctif de la noblesse inventive de son auteur ».
    ferdinand
    ferdinand

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    4,0
    La rue de la honte est le dernier film de Mizoguchi. Se déroulant à l'époque contemporaine (année cinquante) c'est la chronique d'une maison de geishas, (un bordel japonais, à vrai dire), avec les histoires de ses pensionnaires genre Maison Tellier. C'est superbement réalisé et parfaitement réussi (contre exemple l'Appollonide de Bonello) mais sans véritable intérêt autre que sociologique. Les techniques de racolage des geishas sont directes et surprennent! A noter que c'est une 4CV qui vient chercher l'une d'elles, et que enquête faite, la 4CV Renault fut fabriquée au Japon dans les années 50!!
    Matis H.
    Matis H.

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    3,5
    "La rue de la honte" déçoit dans son échec à créer un drame intime, mais passionne dans sa vision du collectif. Mizoguchi parvient à donner vie à cette maison close par une mise en scène qui joue sur la profondeur, les différentes problématiques et enjeux cohabitent dans le cadre et complexifient un propos qui se déploie alors sur plusieurs niveaux : humain, politique et social. De plus, les ruptures d''échelles de plan rendent compte d'une proximité entre les protagonistes au sein du groupe, de leurs inquiétudes ou de leur affection les uns pour les autres. Cependant, lorsque le cinéaste délaisse le groupe au profit de l'individu, le long-métrage se fait plus lourd. Dans son écriture tout d'abord, les dialogues explicitent des sentiments et des angoisses jusque là sous-jacents, dans sa forme ensuite, qui fait surgir ces instants sans leur donner de relief, mais surtout dans sa construction dramatique, attendue et finalement peu captivante. Jamais plus à l'aise que dans l'interaction de ses différents protagonistes, Mizoguchi filme leurs corps avec désir, mais les traite avec la distance nécessaire pour leur offrir une dignité mérité. Une œuvre à hauteur humaine, qui dépeint sans complaisance, mais montre l'évolution d'un Japon d'après guerre. Il se nourrit des sacrifices et des drames personnels de ses personnages, mais les met en scène avec une simplicité désarmante, et finalement bouleversante.
    Sionsono2
    Sionsono2

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    3,0
    Ce n'est pas que je n'aime pas ce film, c'est juste que je trouve qu'il a mal vieillit, bien que le sujet soit bien traité, il y a eu des films entre temps qui ont fait bien mieux (je pense à Sion Sono), de leur conditions et qui sont bien plus proches de la réalité. Il y a une situation d'après guerre difficile pour tout le monde même pour ce métier comme on peut le voir pendant tout le film. Pas le meilleur Mizoguchi mais une bonne critique de la situation de la femme japonaise.
    tomPSGcinema
    tomPSGcinema

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    3,5
    Dernier film de Kenji Mizoguchi, " La Rue de la honte " est une étude bien réussi sur les conditions de vie des prostituées dans un établissement qui se trouve dans un quartier de Tokyo. Le thème n'est pas des plus simples à aborder, et pourtant Mizoguchi arrive avec une réelle finesse et de manière très réaliste à nous faire suivre la vie de ses personnages qui redoutent la fermeture de leur établissement comme le voudrait le gouvernement japonais. Ces femmes sont interpréter de manière pudique, notamment par Machiko Kyo, qui possède le rôle de Mickey, une femme, sans complexe qui est bien décidé à gagner le plus d'argent possible ; par Michiyo Kogure, émouvante dans le rôle d'Hanae, une épouse qui nourrit son mari, chômeur ainsi que son enfant ; ou encore par Aiko Mimaso, qui est d'une grande fragilité à travers son rôle de mère qui décide de se prostituée pour payer les frais d'éducation de son fils. Un film japonais bien tragique et qui se trouve donc à ne pas renier pour les fans du cinéma asiatique.
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