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    La Rue de la honte
    note moyenne
    3,8
    84 notes dont 21 critiques
    10% (2 critiques)
    48% (10 critiques)
    33% (7 critiques)
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    21 critiques spectateurs

    Matis H.
    Matis H.

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    3,5
    "La rue de la honte" déçoit dans son échec à créer un drame intime, mais passionne dans sa vision du collectif. Mizoguchi parvient à donner vie à cette maison close par une mise en scène qui joue sur la profondeur, les différentes problématiques et enjeux cohabitent dans le cadre et complexifient un propos qui se déploie alors sur plusieurs niveaux : humain, politique et social. De plus, les ruptures d''échelles de plan rendent compte d'une proximité entre les protagonistes au sein du groupe, de leurs inquiétudes ou de leur affection les uns pour les autres. Cependant, lorsque le cinéaste délaisse le groupe au profit de l'individu, le long-métrage se fait plus lourd. Dans son écriture tout d'abord, les dialogues explicitent des sentiments et des angoisses jusque là sous-jacents, dans sa forme ensuite, qui fait surgir ces instants sans leur donner de relief, mais surtout dans sa construction dramatique, attendue et finalement peu captivante. Jamais plus à l'aise que dans l'interaction de ses différents protagonistes, Mizoguchi filme leurs corps avec désir, mais les traite avec la distance nécessaire pour leur offrir une dignité mérité. Une œuvre à hauteur humaine, qui dépeint sans complaisance, mais montre l'évolution d'un Japon d'après guerre. Il se nourrit des sacrifices et des drames personnels de ses personnages, mais les met en scène avec une simplicité désarmante, et finalement bouleversante.
     Kurosawa
    Kurosawa

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    3,5
    Le dernier film de Kenji Mizoguchi se centre sur une maison de geishas et raconte la vie de prostituées, que ce soit leur vie quotidienne et collective ou leur vie individuelle. Malgré une capacité à très vite donner vie à ses personnages et à leur donner une singularité, Mizoguchi peine dans un premier temps à faire s'imbriquer la vie au sein de cette maison et la vie privée, la faute à un montage lourd qui peine à complexifier les destins de ces femmes. C'est par la puissance d'un récit admirablement simple et regorgeant d'enjeux dramatiques forts que le film va s’élever et réussir à dresser un constat social et politique du Japon en lien avec la question de la prostitution et de sa potentielle interdiction. En attendant les délibérations du gouvernement sur cette proposition de loi, les femmes continuent d'exercer leur métier, espèrent le quitter, se marier et gagner assez d'argent pour pouvoir mener leurs futurs projets; elles tentent enfin de renouer avec des proches qui refusent la situation dans laquelle elles sont, à l'image de ce fils honteux de voir sa mère et incapable d'accepter les sacrifices qu'elle a fait pour lui. Jamais jugées mais, au contraire, filmées dans toute leur colère, leur tendresse et leur mélancolie, ces prostituées gardent à travers le regard du cinéaste une dignité bouleversante.
    Benjamin A
    Benjamin A

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    4,0
    Ultime oeuvre de Kenji Mizoguchi qui décèdera d'une leucémie peu après, La rue de la Honte nous emmène au coeur du quartier des plaisirs de Tokyo, où une nouvelle loi discutée au parlement et prévoyant l'interdiction de la prostitution provoque l'inquiétude. Mizoguchi dresse le portrait de quelques prostitués vivant dans ce quartier, où Mickey, une nouvelle employée sans complexe, semble en marge du groupe, elle qui fait cela pour l'argent alors que d'autres sont ici pour des raisons particulières (aider un proche à sortir de prison, pouvoir offrir le meilleur avenir à son fils, s'occuper de la maladie d'un mari etc). Il fait preuve d'une vraie justesse, ne tombant pas dans la facilité, la surenchère ou le pathos mais captant la dure réalité de la vie et mettant ces femmes face aux mensonges, hontes, désirs ou cynismes. L'écriture est d'une grande justesse et profondeur tandis que chacune de ces femmes est rendue intéressante. Kenji Mizoguchi met en avant leurs motivations, avec souvent l'argent comme base principale mais aussi le cycle infernal et terrible dans lequel elles peuvent tomber et les pièges que l'on trouve sur ce chemin. Il se montre humaniste, ne jugeant pas mais filmant tout simplement la vie par le prisme de ces femmes. Le destin individuel de chacune est bien traité et l'équilibre est toujours juste tandis qu'il aborde aussi la violence et la famille, mais avec réalisme, sans retenue mais sobriété. Il arrive à faire ressortir toute la richesse, voire l'émotion dans certains cas, de ces destins, s'attachant aussi à une certaine science du détail ne faisant qu'accentuer la richesse et l'intérêt pour l'oeuvre. Derrière la caméra il se montre là aussi brillant, sublimant chaque ligne de script et faisant bien ressortir l'atmosphère que ressentent les prostituées. Il montre bien la façon dont cette société est hypocrite, notamment à travers des scènes chocs et mémorables. La mise en scène est assez élégante, sachant nous immerger aux côtés des personnages tandis que le montage est lui plus sec, voire nerveux. La belle photographie en noir et blanc participe pleinement à l'ambiance mise en place tandis que devant la caméra, les interprètes sont impeccables, Machiko Kyō et la magnifique Ayako Wakao en tête. Peu de temps avant de mourir, Kenji Mizoguchi livre une dernière oeuvre où il dresse un portrait de la société japonaise à travers le destin de quelques prostituées durant l'après-guerre, et c'est avec justesse, talent, réalisme et sans concessions qu'il le fait.
    ferdinand
    ferdinand

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    4,0
    La rue de la honte est le dernier film de Mizoguchi. Se déroulant à l'époque contemporaine (année cinquante) c'est la chronique d'une maison de geishas, (un bordel japonais, à vrai dire), avec les histoires de ses pensionnaires genre Maison Tellier. C'est superbement réalisé et parfaitement réussi (contre exemple l'Appollonide de Bonello) mais sans véritable intérêt autre que sociologique. Les techniques de racolage des geishas sont directes et surprennent! A noter que c'est une 4CV qui vient chercher l'une d'elles, et que enquête faite, la 4CV Renault fut fabriquée au Japon dans les années 50!!
    Kiwi98
    Kiwi98

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    3,0
    C’est une rue qui semble comme les autres, mais c’est une rue des plaisirs, honteuse, ou s’emmêlent les geishas qui sont toutes sans pareille. Réfugié dans les confins de la pudeur, « La rue de la Honte », le testament de l’un des plus grands. De l’un des plus grands des poètes, metteurs en scènes et réalisateurs de l’histoire du cinéma asiatique, Kenji Mizoguchi, un interprète de la vie, du quotidien, un grand parmi les tons gris qui façonnent sa filmographie. Bizarrement, « La rue de la Honte » est probablement le film le plus encré dans l’univers du cinéaste, en ne se révélant que à travers les rapports humains que tissent ensemble ces femmes, leurs corps vulgairement hachés comme de la marchandise. Dans cette rue tumultueuse, les sentiments sont soigneusement rangés, ils sont éparpillés dans des situations misent en valeur par une réalisation d’une modernité considérable. Les personnages gardent toujours leur dignité, leur caractère qui les définit en dehors de leurs destins respectifs. Et au coin de la rue apparaît toujours la tragédie, quelques séquences qui prêtent à rire, comme quand la femme de l’un des clients va remercier involontairement l’une des prostitués pour ses « services » auprès de son mari. Un contexte comique totalement bienvenu. Et loin d’un comte qui prend de haut, « La rue de la Honte » donne aussi à prouver une énième fois le talent de son géni(teur), dans cette chronique d’un bordel, Mizoguchi se dépasse littéralement et dépeint une cruauté inouïe qui se cache derrière les rapports sociaux, la violence est crue, elle est verbale notamment, mais aussi moral, comme cet enfant qui abandonne sa mère en lui criant sa haine. Ces femmes s’effacent, au même titre que Kenji Mizoguchi, qui s’éteint l’année même de la sortie du film à l’âge de 58 ans. Comme dira Jean Luc Godard « Le 24 août 1956 mourait à Kyoto le plus grand cinéaste japonais. Et même l'un des plus grands cinéastes tout court. Kenji Mizoguchi était l'égal d'un Murnau ou d'un Rossellini... Si la poésie apparaît à chaque seconde, dans chaque plan que tourne Mizoguchi, c'est que, comme chez Murnau, elle est le reflet instinctif de la noblesse inventive de son auteur ».
    Chris Art
    Chris Art

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    4,0
    (...) La grande force du cinéma japonais se situe dans le fait que, de tout temps, chaque période historique marquante de l’archipel ait engendré une période faste dans sa création artistique. C’est en effet dans ses soubresauts mémoriaux les plus sombres que les plus grands noms du 7éme art ont accompagné cette difficile reconstruction identitaire. Cette « marque de fabrique » – si elle a pu pâtir de la relative bonne santé économique du pays dans les années 90 -, est en passe de faire émerger une des plus puissantes industries cinématographique depuis une dizaine d’années, suite à la crise mondiale qui touche de plein fouet l’ile. Le souvenir des Kurosawa, Mifune, Kobayashi (moins connu mais pas moins important) et autre Oshima, reste fondateur de la construction brillante de cette cinématographie. Dans ce même esprit, Mizoguchi appartient à ce prestigieux cercle mythique des pères fondateurs. Sa filmographie est truffée de ces films frondeurs envers cette nouvelle société nipponne, où tradition et modernité ne cohabitent que dans une difficile dualité idéologique (...)
    chrischambers86
    chrischambers86

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    4,0
    Par comparaison à une oeuvre prècèdente de Kenji Mizoguchi, "Une Femme dont on parle", beaucoup de critiques jugèrent "La rue de la honte" comme un film trop dèprimant et d'une noirceur extrême! A tort, car Mizoguchi ètait avant tout le peintre de la vèritè et il laissait le spectateur juger seul des personnages, sans apporter, pour sa part, de jugement moral! La prècision de son travail de metteur en scène est exceptionnelle, comme son souci de vèritè! Ainsi, pour reconstituer en studio le dècor et l'atmosphère dans lesquels vivent continuellement les prostituèes, Mizoguchi n'hèsita pas à se cacher dans les haies, près de certaines maisons closes, èquipè d'une petite camèra, afin de filmer tout ce qui se passait! il put observer à son aise pendant des nuits entières et enregistrer fidèlement le comportement des prostituèes, leurs gestes, leurs sourires, leur façon de faire des avances, de marcher, de s'habiller, etc...Cette base documentaire fut largement utilisèe et stylisèe jusqu'à l'artifice! Classique incontestè du cinèma japonais où les comèdiennes sont remarquables de pudeur et de retenue, "La rue de la honte" fut malheureusement le dernier long-mètrage de ce gèant du 7ème art! La mort de Kenji Mizoguchi en 1956, fut ressentie au Japon comme une très grande perte pour le cinèma et la culture japonaise en gènèrale...
    Sionsono2
    Sionsono2

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    3,0
    Ce n'est pas que je n'aime pas ce film, c'est juste que je trouve qu'il a mal vieillit, bien que le sujet soit bien traité, il y a eu des films entre temps qui ont fait bien mieux (je pense à Sion Sono), de leur conditions et qui sont bien plus proches de la réalité. Il y a une situation d'après guerre difficile pour tout le monde même pour ce métier comme on peut le voir pendant tout le film. Pas le meilleur Mizoguchi mais une bonne critique de la situation de la femme japonaise.
    il_Ricordo
    il_Ricordo

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    4,0
    Ce n'est ni un tableau complaisant, ni une condamnation de la prostitution que dresse Mizoguchi dans son tout dernier film. Mais, fidèle à ses films précédents, il s'attache à décrire des personnages en proie à une situation dramatique, le plus souvent croupissants dans une pauvreté dévastatrice, qui les conduit ici à la prostitution, voire à la folie et au suicide. Mizoguchi tourne autour de quelques prostituées et observe l'impact qu'a leur condition sur leur entourage (parents, enfants) et sur elle-mêmes. Son constat est ainsi que ce n'est pas tant la prostitution qui est un vice à combattre et à supprimer, mais la pauvreté elle-même, dans cette société japonaise meurtrie de l'après-guerre. Chacun des portraits est touchant à sa manière : la maman qui fait honte à son fils, la jeune mère de famille dont le mari est au chômage, la fille de riche attirée par le vice... C'est parfois très pathétique, mais jamais mièvre chez Mizoguchi : les lents mouvements de caméra toujours, on tourne dans la maison du "Rêve", on se rapproche des femmes, on s'éloigne d'elles, on rentre jusque dans l'intimité de leur vie, mais jamais on ne les juge. Et c'est sur cette dernière tragédie sociale, sur ce plan d'une jeune fille effrayée de ce qu'on ne voit pas, n'osant l'interpeller franchement et se réfugiant dans les ténèbres, c'est sur ce plan que se clôt l'une des plus belles carrières du Cinéma, celle d'un immense cinéaste japonais, Kenji Mizoguchi.
    Arthur Debussy
    Arthur Debussy

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    4,0
    L'oeuvre monumentale de Kenji Mizoguchi s'achève en beauté avec «La Rue de la Honte»! Le film vaut le coup d'oeil rien que pour Machiko Kyô (l'inoubliable interprète de «Rashômon») : fascinante dans un rôle complexe, elle crêve l'écran dès sa première apparition. Mais quand on sait qu'il s'agit en plus d'un long métrage de Mizoguchi, qui plus est son dernier, regarder «La Rue de la Honte» c'est avoir la chance de contempler le talent à l'état pur, une maîtrise cinématographique sans égale, point d'orgue d'une carrière exceptionnellement riche et brutalement arrêtée par la mort du cinéaste. Il est troublant de constater que son art n'avait en rien perdu de son génie après plus d'une centaine de films réalisés, s'offrant même le luxe de défricher des territoires inconnus : Mizoguchi a en effet choisi pour une fois un sujet contemporain (la loi contre la prostitution allait réellement être votée), il n'hésite pas à employer de la musique « électronique » dissonante, et son style rejoint celui d'Akira Kurosawa et de Masaki Kobayashi dans ce mélange de critique sociale, d'humanisme prononcé et d'esthétique recherchée. Formellement, bien que moins poétique que certaines de ses oeuvres, le film est parfait. Le cadrage, la mise en scène, le montage, la photographie... Ajoutons à cela un propos dense et fort, des personnages attachants brillamment écrits, une interprétation sans failles, et nous obtenons l'un des sommets du cinéma mondial. Un pur chef-d'oeuvre, apothéose de l'un des plus grands cinéastes ayant jamais existés. Une merveille. [4/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
    Mr-Orange
    Mr-Orange

    Suivre son activité 16 abonnés Lire ses 64 critiques

    4,5
    Pour son ultime film et le premier que je voie de lui, Mizoguchi rend hommage aux femmes et traite d'un problème récurrent dans les bas-fonds du Japon après la seconde guerre mondiale : la prostitution. Certaines font ça pour l'avenir de leur enfant, mais en sont ingratement remerciées. "Nous ne sommes ni des voleurs, ni des criminels, nous ne pouvons vivre qu'avec mon métier." L'un des plus grands réalisateurs japonais réussit un véritable coup de maître, traitant aussi habilement un sujet dur et dense, qui indigne, choque et est toujours d'actualité. Il signe également une sublime photographie, fruit d'un travail de lumière hallucinant et magnifique. Réaliste et poignant.
    benoitparis
    benoitparis

    Suivre son activité 54 abonnés Lire ses 1 277 critiques

    4,5
    Le dernier film de Mizoguchi. C’est à l’évidence, par l’équilibre de l’œuvre, le film d’un auteur confirmé. Le drame ne tombe jamais dans le pathos mélodramatique grâce au réalisme, à la distance critique. Et même si la noirceur domine, la cocasserie n’est pas complètement exclue (la scène de la prostituée rencontrant un client avec femme et enfants…). La construction dramatique est très habile, c’est en fait une suite de scénettes montant vers une touche, une chute sèche, percutante, très révélatrice. La prostitution est surtout le prisme exacerbé du manque et du besoin d’argent (ce en quoi le phénomène reflète bien la société dans son ensemble). Qu’ils viennent de la pauvreté ou de la compulsion de dépense. L’ostracisme, la honte de soi pesant sur les prostituées sont mis en miroir d’une exploitation d’autant plus odieuse qu’elle dégouline de bonne conscience, et d’une hypocrisie sociale généralisée. Mizoguchi évite le manichéisme facile en montrant des clients souvent eux aussi pitoyables. Grand film. Pour l’acuité sociale et l’art de filmer en extérieur comparable au néo-réalisme italien de la même époque.
    nekourouh
    nekourouh

    Suivre son activité 48 abonnés Lire ses 686 critiques

    3,5
    Bel ensemble. Mizoguchi utilise l'image action à la perfection (réalisme important), tout en conservant une grandiosité dans sa mise en scène.
    tomPSGcinema
    tomPSGcinema

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    3,5
    Dernier film de Kenji Mizoguchi, " La Rue de la honte " est une étude bien réussi sur les conditions de vie des prostituées dans un établissement qui se trouve dans un quartier de Tokyo. Le thème n'est pas des plus simples à aborder, et pourtant Mizoguchi arrive avec une réelle finesse et de manière très réaliste à nous faire suivre la vie de ses personnages qui redoutent la fermeture de leur établissement comme le voudrait le gouvernement japonais. Ces femmes sont interpréter de manière pudique, notamment par Machiko Kyo, qui possède le rôle de Mickey, une femme, sans complexe qui est bien décidé à gagner le plus d'argent possible ; par Michiyo Kogure, émouvante dans le rôle d'Hanae, une épouse qui nourrit son mari, chômeur ainsi que son enfant ; ou encore par Aiko Mimaso, qui est d'une grande fragilité à travers son rôle de mère qui décide de se prostituée pour payer les frais d'éducation de son fils. Un film japonais bien tragique et qui se trouve donc à ne pas renier pour les fans du cinéma asiatique.
    Plume231
    Plume231

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    4,0
    "La Rue de la honte" est certainement le film qui parle avec le plus de réalisme, sans misérabilisme aucun mais aussi sans concession, de la prostitution pour ce film à la mise en scène pourtant incontestablement belle et élégante. La dernière scène où on voit une très jeune fille obligée de se prostituer fait froid dans le dos. Ce sujet permet de montrer en tous les cas, qu'avec George Cukor et Pedro Almodovar, Kenji Mizoguchi était un des plus grands directeurs d'actrices de tous les temps à travers les interprétations magistrales pour des personnages forts de ses cinq comédiennes Ayako Wakao (décidément la plus belle actrice japonaise!), Machiko Kyô (qui n'est pas mal aussi!), Aiko Mimasu, Michiyo Kogure et Hiroko Machida. Le réalisateur critique fortement aussi l'hypocrisie de la Société, par l'intermédiaire notamment de la figure paternelle lors d'une scène mémorable, et en nous laissant sur l'idée que si on veut réussir à faire notre trou il faut se montrer aussi pourri que cette dernière. Très triste constat mais ô combien réaliste sur lequel nous laisse le grand Mizoguchi pour ce qui est sa dernière oeuvre, en tout point remarquable.
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