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La Rue de la honte
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "La Rue de la honte" et de son tournage !

Mizoguchi tardif

La Rue de la honte est le dernier film réalisé par Kenji Mizoguchi, qui disparaît, des suites d'une leucémie, le 24 août 1956, soit trois mois après la sortie du film au Japon.

Wakao, star du cinéma japonais

La rue de la honte offre un de ses premiers grands rôles à Ayako Wakao, star du cinéma japonais des années 50 et 60, adulée pour son talent et sa beauté. Cette comédienne, qui suivit une formation à l'école d'acteurs des Studios Daiei, deviendra l'égérie du réalisateur Yasuzo Masumura, avec qui elle tournera pas moins de vingt films, entres autres La Femme de Seisaku. Avant de lui confier le rôle de Yasumi, la jeune prostituée de La Rue de la honte Mizoguchi avait déjà fait appel à cette actrice pour Les Musiciens de Gion en 1953

Un film sur la prostitution

La Rue de la honte, qui a pour héroïnes les pensionnaires d'une maison, fait écho à un débat qui agite la société japonaise dans les années 50 : l'abolition de la prostitution. Le cinéaste avait abordé ce thème vingt ans plus tôt dans Les Soeurs de Gion, dans lequel apparaissait déjà Eitaro Shindo, mais également dans Une femme dont on parle.

Les idéaux de Nagata

La Rue de la honte est un des films produits par une personnalité majeure du cinéma japonais, Masaichi Nagata. Producteur de Mizoguchi dès les années 30 au sein de sa société Daiichi, il sera notamment directeur des studios de Kyoto en 1936. Six ans plus tard, il est à la tête de la "Société cinématographique du Grand Japon", bientôt connue sous le nom de DAIEI, qui regroupe plusieurs sociétés. C'est la DAIEI qui produit Rashomon de Akira Kurosawa, mais également des films populaires comme la série des Zatoichi. Mêlé à des affaires de corruption, Nagata règnera néanmoins sur la DAIEI jusqu'à la faillite de la firme en 1971.

L'avant-gardiste Mayuzumi

La partition de La Rue de la honte a été composée par Toshiro Mayuzumi (1929-1997), un grand nom de la musique contemporaine. Après des études à Paris, au cours desquelles il découvre notamment Pierre Boulez, il devient dans les années 50 un pionnier de la musique éléctronique (comme on peut l'entendre notamment dans La Rue de la honte). Rapprochant les traditions orientale et occidentale, influencé par la musique bouddhiste, il signe des dizaines de musiques de films, collaborant avec Yasujiro Ozu et Shohei Imamura, mais aussi, à deux reprises, avec John Huston (Reflets dans un oeil d'or et La Bible).

Un grand chef-opérateur

Le directeur de la photographie de La Rue de la honte est Kazuo Miyagawa. Ce chef-opérateur, né à Kyoto en 1908 et décédé en 1999, travailla avec les plus grands cinéastes japonais, de Mizoguchi (huit longs métrages, dont Les Contes de la lune vague après la pluie à Yasujiro Ozu (Herbes flottantes) en passant par Akira Kurosawa (Rashomon) et Kon Ichikawa (Le Pavillon d'or).

Présenté à Venise

La Rue de la honte a été présenté en 1956 à la Mostra de Venise.

Une performance remarquée

En 1957, l’interprète de Tatsuko Taya, Sadako Sawamura, a reçu le prix du meilleur second rôle féminin au Mainichi Film Concours.
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