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    Les Rapaces
    note moyenne
    4,1
    113 notes dont 12 critiques
    répartition des 12 critiques par note
    7 critiques
    3 critiques
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    Votre avis sur Les Rapaces ?

    12 critiques spectateurs

    gamorreen
    gamorreen

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    0,5
    Publiée le 6 décembre 2006
    Je ne comprends pas pourquoi ce film est resté!?? Ce n'est franchement pas intéressant, voir énervant à regarder... Le jeux des acteurs est catastrophique, je ne me rappelle d'aucune bonne idée de réalisation ou de scénario... Vraiment très très déçu... Je l'ai vu à la télé, mais j'aurais été bien énervé de payer pour le voir en salle... Pourtant, il y a des films contemporains de celui-là qui sont toujours intéressants à voir ou touchant ou drôle, même 80 ans après, il ne s'agit donc pas uniquement du fait que c'est un film muet...
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    4,5
    Publiée le 20 mai 2019
    Quand il débute le tournage des "Rapaces" en mars 1923 à San Francisco, Erich Von Stroheim est sur la corde raide. Sa progression a certes été fulgurante depuis son arrivée à Hollywood en 1914 et sa rencontre avec David W. Griffith qui en fit son assistant avant que le jeune homme ambitieux ne force la porte de Carl Leammle, le patron de la Universal pour le convaincre de le laisser réaliser "Les maris aveugles" (1919) à partir d'un scénario tout droit sorti de son imagination. Le succès est au rendez-vous et Stroheim devient rapidement un réalisateur au statut équivalent à celui de son maître (W Griffith). Mais l'autoritarisme et l'intransigeance qui sont sa marque de fabrique deviennent vite un problème dès que Laemmle embauche le tout jeune Irving Thalberg pour rationaliser les coûts de production. Cette nouvelle inclinaison du studio ne peut évidemment pas convenir à Stroheim que l'on nomme déjà pompeusement "der Direktor". Avant la fin du tournage des "Chevaux de bois", Thalberg obtient son renvoi. Encore très courtisé quoique déjà marqué à l'encre rouge, Stroheim passe un accord avec la MGM qui lui offre une liberté artistique totale en échange d'une certaine maitrise budgétaire. Il obtient avant de tourner "La veuve joyeuse", l'autorisation d'adapter "Mc Teague"", un roman de Frank Norris (1899). Mais comble de malchance, Irving Thalberg vient de rejoindre la MGM pour se voir confier exactement la même mission que pour Universal. Ce sera le début de la fin pour Stroheim qui verra son film long de plus de dix heures amputé jusqu'à être réduit à une version de 100 minutes telle qu'elle est connue aujourd'hui. Stroheim trouve dans le roman naturaliste de Norris tous les ingrédients qui lui permettront de mettre le public face à la vision la plus réaliste qui soit de la nature humaine. Pas très optimiste selon le réalisateur. Le sexe, la cupidité et l'envie dominent le parcours de Mc Teague (Gibson Gowland), homme rustre qui sorti de l'enfer des mines aurifères de Californie est devenu dentiste puis tombe amoureux et épouse Trina (Zasu Pitts remarquable) la fiancée de son ami venu se faire soigner. La nature avare de Trina va se révéler après que celle-ci a gagné 5000 dollars à la loterie. Dès lors toutes les perversions vont assaillir Mc Teague qui après avoir été déchu de son métier de dentiste, assassinera son épouse pour finir son parcours funeste dans la Vallée de la Mort. Stroheim qui expose les faits crûment sans pathos ni jugement dénote avec les réalisateurs de son époque qui nimbaient leurs mélodrames d'un lyrisme exacerbé grâce à la présence au générique de stars femmes-enfants dont les archétypes étaient Mary Pickford, Dorothy ou Lilian Gish. Zasu Pitts jusqu'alors abonnée aux rôles légers pourrait sans problème entrer dans cette catégorie, d'ailleurs Stroheim la pare de l'innocence et de l'ingénuité durant toute la première partie du film accentuant par contraste la brutalité de Mc Teague. Mais le gain à la loterie la révèlera à elle-même, brisant pour le coup l'image virginale du début. Cette manière frontale d'appréhender la nature humaine additionnée aux extravagances budgétaires de Von Stroheim n'a pas aidé le film à conquérir le public des années 1920. La chute était dès lors programmée. Le coup de grâce sera donné par le flop de "Queen Kelly" qui restera inachevé après le départ de Gloria Swanson. Erich Von Stroheim devra dès lors se contenter d'une carrière d'acteur de seconds rôles en France et à Hollywood. Les décennies passant ont rendu justice à la modernité de son art et confirmé "Les Rapaces" dans son statut de chef d'œuvre maudit.
    Yohan Marques
    Yohan Marques

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    5,0
    Publiée le 24 décembre 2011
    Rares sont ceux qui ont vu la version originale de 9 h (!!!). Stroheim rentré en conflit avec le patron de la MGM, Irving Thalberg, avait finalement accepté de raccourcir son film à 4h00 avant que le studio ne finisse par confier le métrage... à un monteur au rabais qui le réduisit encore à 140mns. En 1999, un restaurateur inspiré mit en circulation une nouvelle version de 4 heures reconstruite à l'aide de photos originales et du script de tournage. C'est cette version que j'ai eu le privilège de voir aujourd'hui et qui est la seule, à mon sens, qui permet de mesurer la radicalité et la noirceur de ce film unique, tellement en avance sur son temps qu'il ne pouvait que déplaire fortement à ses commanditaires. Von Stroheim n'y va en effet pas avec le dos de la cuillère... Son film est sans concessions, à la fois naturaliste et métaphorique. L'or et l'argent qui rendent fou et déforment les visages, qui pourissent et pervertissent jusqu'à l'aliénation, la cupidité et la folie qu'elle engendre, la vénalité comme un cancer. Et le pire dans tout cela, c'est que Von Stroheim ne semble en fin de compte vouloir décrire que des êtres ordinaires, ordinaires jusqu'au desespoir. Anatomie d'une déchéance de personnages pathétiques, "Les Rapaces" est un film incroyablement brillant, magnifié par une dernière partie époustouflante se déroulant au beau milieu de la Vallée de la Mort où, sous un soleil accablant et au cours d'un face à face tragique entre les deux personnages rivaux du film, explosera la vanité de leur médiocre existence. Ils crèveront au milieu du rien comme ils avaient vécu... Comme des chiens.
    Spiriel
    Spiriel

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    5,0
    Publiée le 18 décembre 2008
    Film mythique pour tant de raisons, Greed a été sauvagement mutilé. Pourtant, contrairement à The magnificent Ambersons, le montage définitif n'est pas honteux il me semble (peut-être changerais-je d'avis si j'avais l'occasion de voir la version initiale de 9h30). Le film est extrêmement moderne, vision brillante des bassesses humaines, que Von Stroheim insuffle à ses personnages patiemment et violemment. Cynique et parfois un peu "fou", le film me paraît néanmoins moins puissant que Broken blossom dans sa peinture de la brutalité et de la cupidité, crasse humaine. Reconnaissons toutefois que cette description d'un monde où l'avoir l'emporte toujours sur l'être n'a pas pris une ride, toujours plus d'actualité. Le raccourcissement du film lui confère une belle densité et un rythme soutenu, ce qui le rend sans doute plus accessible aujourd'hui (même si ce n'était pas le but).
    stebbins
    stebbins

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    5,0
    Publiée le 21 janvier 2008
    Quand les larmes coulent, les mots me manquent...Les Rapaces est un film bouleversant, d'une richesse et d'une puissance émotionnelle inoubliable. Le chef d'oeuvre d'Erich Von Stroheim n'en finit pas d'émerveiller le spectateur que je suis. Une poésie visuelle que seul le cinéma muet peut offrir. Une histoire d'amour qui tourne à la rancoeur et à la cupidité. Les personnages de Greed n'ont en effet rien de naïf, excepté Mac Teague : Trina patauge dans son avarice et Marcus ( le prétendu meilleur ami de Teague ) trahit le héros de ce film épique et tragique. Pas d'échappatoire pour ce dentiste ingénu : seulement le désert, la Death Valley s'étalant à perte de vue, et la privation d'aspirer à la liberté. Des images magnifiques ( le célèbre gros plan sur l'oiseau embrassé par Mac Teague au début du film ), un sujet simple mais authentique construit sur le principe du triangle amoureux. Hélas, l'amour est celui que portent Trina et Marcus à l'argent, et les sentiments sont trop rares, même pour Mac Teague ( Gibson Gowland irradie dans la noirceur, sa présence vous comblera d'émotions à elle seule ). Les Rapaces, l'un de ces films maudits du XXeme siècle, entièrement tourné en décors naturels et d'une durée initiale de 9 heures, est un joyau du cinéma muet, à ranger dans le Panthéon des grands classiques tels que Le Cuirassé Potemkine ou L'Aurore. Incontournable.
    Plume231
    Plume231

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    5,0
    Publiée le 14 juillet 2010
    Peu de films aura critiqué avec autant de crudité la cupidité et la pourriture humaines que cette oeuvre, chef d'oeuvre mutilé d'un réalisateur aussi génial que mégalomane du nom d'Erich Von Stroheim. C'est dans la version longue d'une durée d'environ quatre heures que j'ai revu cette merveille. Si le cinéaste avait prouvé avec sa mise en scène magistrale qu'il était le plus grand réalisateur naturaliste ayant existé, il a su user aussi avec maestria du symbolisme. Comment oublier ces plans revenant fréquemment de ces bras décharnés en train de se complaire à manipuler de l'or ou cette image mystérieuse extraite d'une scène de rêve coupée au montage final ? Et ce n'est qu'une mince parcelle des scènes marquantes dans ce long délire qu'engendre l'argent dans lequel que Von Stroheim nous a invité à plonger. Le paroxysme de la crudité de cette oeuvre trouve son point culminant dans les vingt dernières minutes qui ont été vraiment tournées dans la fournaise qu'est la Vallée de la mort. Et si les défauts des personnages nous sont nullement épargnés, Von Stroheim a nuancé suffisamment leurs portraits pour qu'au contraire de les détester on s'attache malgré tout à eux. Le réalisateur a su tirer tout le potentiel de sa distribution que ce soit de la bestialité qui ressort du physique de Gibson Gowland, la maigreur étrange de celui de Zasu Pitts avec son mémorable tic de mettre son doigt dans la bouche et de l'ambiguïté pour celui de Jean Hersholt. Un film marquant et cruel sur le pouvoir destructeur de l'argent et une des oeuvres majeures du cinéma mondial.
    Alasky
    Alasky

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    5,0
    Publiée le 15 mai 2009
    Une oeuvre entre tragique et réalisme, à classer parmis les plus grand films muets et réalisée par Erich von Stroheim qui me fascinera toujours.
    Lotorski
    Lotorski

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    2,0
    Publiée le 5 juin 2014
    De nos jours, faut être quand même assez motivé pour arriver au bout de ce genre de films ! Ca paraît extrêmement long, on s'ennuie beaucoup. Pourtant, l'histoire est évidemment bonne, le jeu des acteurs excellent… Alors un cinéphile digne de ce nom appréciera peut-être, pour les autres je ne conseille pas.
    ritonard
    ritonard

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    4,5
    Publiée le 30 janvier 2011
    Incroyable! Un film muet qui n'est absolument pas démodé. On a l'impression en le regardant que ce n'est pas du cinéma: c'est plus que ça! D'ailleurs il passe encore parfois à la télé et c'est totalement justifié
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