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Une provinciale monte à Paris, rencontre divers hommes dans un milieu snob, et décide de rentrer retrouver son mari. Les années soixante ont vu fleurir de nombreux films d’étude de mœurs sur les femmes françaises, peu ou prou réussis (les parisiennes, la française et l’amour, etc.). Schéma connu donc, mais ici, intérêt absent : tout tombe à plat. Les personnages sont extrêmement stéréotypés (Darry Cowl et ses voitures, Ventura et sa brutalité, l’insupportable Brialy et sa logorrhée pseudo-littéraire, les discours pontifiants de Darrieux, seule Cardinale apporte un brin d’authenticité). Le scénario est d’une platitude incroyable : Albertine (Claudia Cardinale) passe d’homme en homme et décrit son ressenti, point final. Les dialogues ont quelque valeur, on sent qu’Audiard souhaiterait inclure la production dans la veine des « liaisons dangereuses », dont Vadim avait d’ailleurs fait une transposition en 1959, mais il n’y a ni intensité dramatique, ni ambiance, ni progression du récit, il n’y a rien qu’une heure quarante-cinq d’ennui à supporter.
Ajoutée le 22 mai 2010 à 18h29 Signaler un abus
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