Glen ou Glenda
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Guillaume.G
Guillaume.G

8 abonnés 854 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 juin 2026
Glen Or Glenda d’Ed Wood est un film légendaire que s’en est un chef d’œuvre tout comme son film Plan 9 From Outer Space.
Ed Wood nous livre une fois de plus un de ses nanar qui a su construire le cinéma par son film
CloakBack
CloakBack

6 abonnés 350 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 octobre 2025
En 1953, dans une Amérique corsetée par la morale, un cinéaste ose aborder un sujet tabou : le travestissement et la quête d’identité. Glen or Glenda n’est pas un simple film d’exploitation, mais une confession filmée, fragile et sincère, sur le droit d’être soi.

Ed Wood y raconte la double vie d’un homme partagé entre son apparence masculine et son désir d’exprimer sa part féminine. Sous sa forme chaotique, mélange de pseudo-documentaire, de rêveries absurdes et de monologues mystiques, le film dévoile une sensibilité rare. Derrière l’amateurisme et le non-sens apparent, il y a une détresse authentique, celle d’un homme qui cherche à comprendre et à être compris.

Le film est un paradoxe. Sur le plan formel, tout semble vaciller : narration éclatée, inserts surréalistes, symbolisme naïf, jeu approximatif. Mais cette maladresse devient touchante, presque poétique. Glen or Glenda parle avant tout de la peur du jugement, du poids de la norme et de la difficulté à concilier identité intime et regard social. À travers Glen, Ed Wood se met à nu et transforme un sujet scandaleux en un plaidoyer pour la tolérance.

Replacé dans son époque, le film impressionne par son audace. En 1953, traiter du travestissement relevait du suicide artistique. Wood contourne la censure en mêlant science, religion et morale, tout en livrant, sous couvert de pédagogie, un message profondément humain : comprendre avant de condamner. Ce courage, autant que la sincérité du propos, fait oublier la maladresse du résultat. Et, malheureusement, ce message reste d’une actualité brûlante : la tolérance et la bienveillance qu’il prônait il y a soixante-dix ans sont encore loin d’être acquises.

On peut sourire de ses excès, s’agacer de son ton moralisateur ou de ses scènes absurdes. Mais difficile de ne pas voir, derrière le ridicule, la sincérité d’un homme en lutte avec son époque. Glen or Glenda n’est pas un grand film, c’est un film nécessaire : un cri de détresse enveloppé dans le kitsch, une œuvre bancale mais émouvante, faite avec le cœur plutôt qu’avec la technique.

Un témoignage aussi maladroit que courageux, unique en son genre.
Anonyme M Ciné
Anonyme M Ciné

96 abonnés 1 712 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 avril 2025
Glen or Glenda est l'ère des des début de l'homosexualité en 1958 puis la transidentité (rien a voir avec la sexualité, les personnes transgenres sont hétéros). il est reconnu comme étant le PIRE PIRE film de toute l'histoire du cinéma pas seulement pour avoir pris les personnes transgenres et homosexuel comme des bêtes sauvages diabolique(ce qui pourtant est déjà une très bonne raison de détester le film) mais aussi pour sa mise en scène et ces coupures qui n'ont absolument aucun sens et hors sujet entres chaque scènes, des dialogues qui ne veulent rien dire.... bref Glen or Glenda est un naufrage sur le plan sociale, technique, acteurs, musique et ambiance qui ne vont pas du tout.
Fêtons le cinéma

852 abonnés 3 663 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 janvier 2020
Il suffit aujourd’hui de lire le nom d’Ed Wood pour aussitôt penser en termes de « pire réalisateur de tous les temps ». Or, Glen or Glenda constitue une preuve parmi d’autres d’un statut à réévaluer, d’une filmographie à redécouvrir afin de leur restituer un tant soit peu d’autorité et de sérieux. Non que le film ici critiqué fasse figure de chef-d’œuvre. Mais s’y tiennent suffisamment de qualités tant du point de vue de son scénario et de sa construction que de celui de sa réalisation, proposant un ensemble de plans composés avec pertinence et créativité, qui nous invitent à dépasser cette cécité critique. Car Glen or Glenda est l’un des premiers longs-métrages à aborder le thème du travestissement et à le penser comme sujet scientifique à retombées sociales. D’entrée de jeu, nous sommes accueillis par l’imposante figure de Bela Lugosi qui annonce, comme à son habitude, un récit d’épouvante, mais ici déplacé : il ne s’agit pas d’épouvante comme genre cinématographique, mais comme effroi suscité par la publication dans un journal d’un article relatant le travestissement d’un homme en femme. Dès lors, la voix du conteur sera celle d’une instance parodique qui se sert des codes inhérents à l’horreur pour dire quelque chose de la société contemporaine, pour commenter l’action en des termes volontairement impropres et métaphoriques. Cette figure d’autorité est redoublée par l’importance des scènes à portée discursive et argumentative : dans un commissariat, au sein de la cellule conjugale, près de la fontaine à eau se confrontent des points de vue que la voix off reprend à son compte ou met à distance. On sait en outre que les longues scènes de discussions ou de démonstrations scientifiques constituent un lieu commun qui se retrouve dans toutes les séries B et Z de l’époque ; or, ce qui fait l’originalité et la qualité du film d’Ed Wood, c’est que ces réflexions revêtent une place à part entière dans l’intrigue qu’elles commentent à juste titre, si bien que s’esquisse à grands coups de lourdeurs rhétoriques (parfois fort creuses, reconnaissons-le) une défense et illustration du travestissement plutôt pertinente et extrêmement novatrice pour l’année 1953. L’instance narrative oppose les points de vue et bat en brèche les opinions bien-pensantes, offrant à la sexualité une peinture de sa complexité et sans tabou ni hypocrisie. Voilà l’une des grandes thématiques du film qui se dessine alors : le refus de se mentir et de mentir à autrui. Glen or Glenda repose sur la notion de mensonge que tout couple fidèle et décidé à tenir dans la durée refuse de voir grandir en lui, un mensonge que le protagoniste principal se refuse de vivre en acceptant sa sexualité, un mensonge que le couple écarte en s’écoutant mutuellement, en faisant preuve de compréhension. Dès lors, nos héros vont à contre-courant des idées reçues et des normes en usage dans la société, ils échappent ainsi à la massification pointée du doigt par Bela Lugosi dès son introduction – l’incrustation le montre placé au-dessus de la foule, tel un marionnettiste contemplant sa triste création. Et contre le mensonge, la simplicité de l’amour qui dépasse les apparences. « Vous l’aimez ? Elle vous aime ? Alors où est le problème ? » Cette suite de trois questions, entrecoupée par les réponses affirmatives de Glen/Glenda, dit avec une simplicité déconcertante que l’essentiel est d’aimer et d’être aimé(e). Toutefois, Glen or Glenda ne se cantonne pas à l’illustration d’une thèse : il prend le risque de l’incarner, d’extérioriser la lutte intérieure qui tourmente l’esprit du personnage principal sous la forme d’une séquence hallucinée avec l’intervention d’un diable – ou « dragon vert ». Si les moyens techniques laissent à désirer, notons cependant la recherche d’une esthétique proche de l’expressionnisme qui déforme la réalité par accumulation de perceptions différentes. Et l’ingéniosité que déploie Ed Wood ici suffit à incarner son univers marginal, pourtant porteur des germes d’une révolution sexuelle imminente et toujours d’actualité aujourd’hui. Il faut voir Glen or Glenda, le voir pour le défiger de son emplacement atrophique, le voir pour penser le genre dans le temps et dans l’art, le voir pour réhabiliter un réalisateur mineur mais qui mérite mieux que ce petit bout de terre nanardesque sur lequel il survit, exilé.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 11 décembre 2018
Un film drôle et bizarre venant de cette célébrité du nanarland, on sait au moins de source sûre que c’est le plus personnel d’un réalisateur sans ambiguïté. Un hommage connu dans son adaptation semi-biographique « Ed Wood » 1994. Son thème du travestissement est intéressant, le trouble d’un homme baigné dans une éducation patriarcale et né d’une étrange volonté maternelle d’avoir une fille au lieu d’un garçon, habillé telle une poupée grandissant et en prend goût, confortant son hétérosexualité malgré cela. La complexité de sa poésie de rime teintée d'ennui, de mise en scène absurde, la gaffe de cinéaste dont on s'en moque, de rapport de force en une scène chic choc du cinoche muet. Bela Lugosi est à l’image de son vrai personnage, la ressemblance avec un vampire défoncé à coup de substance planante.
brianpatrick
brianpatrick

116 abonnés 1 864 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 9 mars 2018
Il faut se le farcir ce film, il reste imbuvable. Bon à la base le film parle de la transsexualité mais c'est très mal entreprit, c'est un suite de narration imbuvable. Ton unique et tout le temps la même histoire et tout le temps le même propos. Il faut être doué pour tenir jusqu'au bout.
.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 14 décembre 2015
La seule véritable tentative d'Ed Wood pour faire passer un vrai message de fond. Raté sans aucun doute. C'était pourtant bien parti jusqu'à ce qu'on en vienne aux scènes inutiles et aux tirades surréalistes types dragon vert mangeur de petits garçons, de queues de chiens et de gros escargots.
Moorhuhn
Moorhuhn

167 abonnés 579 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 juillet 2015
Franchement, Ed Wood vient de me prendre à contrepied là. Je suis juste incapable de dire si j’ai aimé ce film ou non, c’est dire à quel point il m’a dépassé. J’ai toutefois été moins déçu que par La Fiancée du Monstre qui s’avérait nul mais pas tant que ça (je m’attendais quand même à un nanar de choc). Ici on a le droit à un film que l’on n’aura vraiment vu nulle part ailleurs, c’est juste un énorme n’importe quoi. Le problème c’est que ce n’importe quoi est tantôt drôle, tantôt ennuyeux. Dans le panthéon des scènes d’anthologie, on peut déjà citer toutes les apparitions de Béla Lugosi. Entre ses mises en garde sur on-ne-sait quoi (« Bivère… Bivère… ») et ses monologues improbables sur les escargots et les queues de petits chiens, difficile de ne pas succomber à chaque intervention de l’ancien comte Dracula. A quoi sert-il ? Est-ce un narrateur lambda ? Un Dieu ? On n’en sait rien mais ce n’est pas grave vu que c’est juste hilarant ! Comme quoi Ed Wood avait raison d’insister pour avoir Béla Lugosi dans ses films. Il était clairement mon plus gros point d’appréciation dans la Fiancée du Monstre également.

Après il y a une partie du film assez hallucinante vers le milieu où on vire dans la fantasmagorie pure et dure, un peu comme si on s’enfonçait dans un cauchemar nébuleux et halluciné. Et mine de rien ce n’était pas si mal foutu que ça dans l’idée. Bon clairement ça s’étire un peu et il n’y a aucune maîtrise mais le film propose une atmosphère inquiétante et déstabilisante qui fonctionne plutôt bien. Le problème est que Glen or Glenda est tellement perché que tu te demandes si Ed Wood l’a fait exprès. Bon une fois ce passage terminé, on retourne un peu dans le n’importe quoi assez plan-plan qui navigue entre psychologie de comptoir et crise identitaire. Tu sens que Wood a voulu faire une œuvre engagée pour la libre expression des fantasmes les plus secrets. Et mine de rien, ce film est quand même plutôt couillu et osé. Le film offre notamment un ou deux passages bien érotisants durant le trip sous acides plutôt intéressants. Chose assez rare à l’époque de l’application du code Hays.

Après je suis peut-être un vendu vu que j’avais adoré le film de Burton et le traitement du personnage d’Ed Wood qui se révélait juste très naïf et attachant. Du coup, j’avais envie d’aimer ce film. J’imagine sans problème ce réalisateur sans grand talent essayer de faire une oeuvre à sa sauce en inventant des ingrédients au fur et à mesure, porté par sa passion et sa détermination sans failles. Reste que son Glen or Glenda m’a tantôt fait rire au second degré, tantôt intrigué au premier degré et parfois juste sacrément emmerdé. En tout cas je recommande l’expérience, ça vaut clairement le détour surtout pour Lugosi et les quelques passages complètement hallucinants du film. Rien que pour cette capacité à captiver, je trouve quand même que le qualificatif de « pire réalisateur de tous les temps » ne colle pas à Ed Wood. Il y a (et avait) bien pire que lui. Ça fourmille d’idées mais celles-ci sont juste mal accolées et/ou abordées. Puis c’est tellement généreux que je ne peux vraiment pas être méchant avec ce film.

Pull the strrrings ! Pull the STRRRRINGS !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 mai 2012
Le pire film du monde ? Je ne dirais pas. Une curiosité, plutôt, un mélange bizarre entre autobiographie, documentaire et métaphores/analogies maladroites, avec un acteur dont on ne sait pas trop ce qu'il vient faire là, à part philosopher avec des sentences manifestement improvisées, des plans coupés -volontairement où non- en plein milieu. On sent bien une tentative plus ou moins ratée d'Ed Wood de nous faire passer un message. Fascinant, voire hypnotique, mais à regarder en tant que nanar, sous peine d'être déçu.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 15 mars 2012
Mon dieu... My god....Quel désastre! Mais quel désastre! Après avoir vu "Plan 9", j'ai voulu donner une seconde chance à Ed Wood...Le résultat est le même... Je suis encore incapable de terminer le film! Des scènes longues, très longues... qui s'enchaînent les unes sur les autres sans aucunes cohérences! Je ne parle pas des effets car à cette époque il n'avait non seulement pas les moyens ni les inventions d'aujourd'hui, donc c'est pardonnable! Rien est à sauver dans ce film... sauf l'idée: "La lutte interieur d'un etre pour savoir qui l'emportera en lui, l'homme ou la femme.". Cette dernière est malheureusement mal exploitée... Que j'admire la persévérance d'Ed Wood malgré tout! Je crois que c'est ce qu'il fait l'atout numéro 1 d'un réalisateur. Ed Wood était très certainement un être incompris et manquant de technique. Sans cela, je suis sûr qu'il aurait été un bon réalisateur.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 3 mars 2012
Que dire a part "pire film du cinema"
Nul nul et re nul. Sont les seules mots pour decrire ce nanard deja pourri a son epoque
Grouchy
Grouchy

140 abonnés 1 033 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 février 2012
Navet typiquement autobiographie de Ed Wood, le film est long et la pseudo philosophique qu'il veut transmettre est proprement ridicule.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 novembre 2011
Surréaliste et extravagant, ça résume bien la personnalité d'Ed Wood. Donc ne voyons pas ces films comme des nanars, mais des folies extravagant. Lugosi pour une fois, utilise à bien son coté à en faire trop.
Frédéric L
Frédéric L

22 abonnés 127 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 février 2017
Docu-fiction audacieux pour l'époque (les années 50) puisqu'il a pour sujet le travestissement et intéressant car le metteur en scène, Ed Wood, revêtait sous ses habits de ville des dessous féminins dans la vraie vie. Mais entre deux saynètes très mal joués par les acteurs, il y a des scènes inexplicables dont seul Ed Wood a le secret et qui teintent le film d'une aura d'OVNI filmique : scène de strip tease et de viol en muet, apparition disparition du Diable, Bela Lugosi figure du Dracula dans les années 30 qui déclame un "Pull the String" résonnant encore après la fin du film. Des fulgurances surréalistes qui mènent le spectateur dans la 4ème dimension du grand n'importe quoi. Ed Wood signe là un nanar magistral !
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 9 juin 2011
Si "Plan 9" est mauvais du début à la fin à un point inimaginable, "Glen or Glenda" est tout de même bien moins ridicule, et on pourrait même dire que la première demi-heure est relativement acceptable, malgré le manque de moyens, grâce à une approche frontale d'un sujet bouillant : le travestisme. Le fait est qu'on ne voit pas trop qui d'autre que Wood aurait pu aborder un sujet pareil dans les années 50. La première partie est donc relativement intéressante, si bien qu'on se montre indulgent envers les décors pourris, les acteurs médiocres, le montage raté et les propos incompréhensibles de Bela Lugosi, et on se dit même qu'il y a quand même eu (et qu'il continue d'y avoir, chaque semaine en salles) bien pire. Mais quand Lugosi commence à s'emballer avec ses "Beware" et ses histoires de dragon vert et de gros escargots, le constat est flagrant : le film n'a plus aucun sens. Pendant deux minutes, Wood insère dans son film des images de guerre. On a également affaire à une sorte de viol par un démon, bien avant "Rosemary's Baby". Et là, il faut l'avouer, ça devient tellement ridicule que c'est juste énorme. Mais au moins, Wood y croyait, et c'est peut-être son "meilleur" film.
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