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    Hallelujah
    note moyenne
    3,3
    17 notes dont 6 critiques
    répartition des 6 critiques par note
    2 critiques
    1 critique
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    6 critiques spectateurs

    spider1990
    spider1990

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    3,0
    Publiée le 12 août 2013
    Le film se résume vite: Une leçon de morale, un démon personnifié et pour finir un chœur survolté. On ne peut qu'avoir l'envie de sortir au bout d'un moment s'ils ne trouvent pas une idée lumineuse qui tombe du ciel: nommé la femme fatale. Le roi essaie de nous faire croire en quelque chose, mais nous avons perdu la foi en ce film dès que sa voix fut brisée. spoiler: La prochaine fois écoute ton cœur au lieu de te laisser tenter par le diable.
    Plume231
    Plume231

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    2,0
    Publiée le 7 décembre 2013
    Considéré par plusieurs critiques comme le premier chef d'oeuvre du cinéma parlant américain, "Hallelujah !" a deux originalités : d'abord tous les acteurs sont afro-américains, ensuite King Vidor, grand réalisateur novateur trop oublié par la postérité, se fait un malin plaisir d'éviter la platitude technique à une époque, celle du tout début du parlant, où on se contentait de filmer sans la moindre créativité la parole ; il nous réserve même un ou deux beaux moments de lyrisme très typique de son cinéma, notamment la scène où le protagoniste traverse une suite d'extérieurs en chantant "Going Home"... Reste que la vision des noirs, si elle est tout de même à mille lieues de celle ultra-raciste de "Naissance d'une Nation" où ils avaient comme seules fonctions soit d'être paresseux soit de tenter de violer de la blanche, est très condescendante en les représentant comme des grands gamins un peu bébêtes. Eh oui, il faudra attendre les années 50 pour voir enfin une vision égalitaire des noirs dans le cinéma hollywoodien... De plus, l'histoire est assez simpliste, les rebondissements sont parfois mal amenés (pourquoi elle attend que son bonhomme revienne avant de tenter de se barrer alors qu'elle avait toute la journée tranquille pour le faire ???) et le discours évangéliste est lourdaud. Reste l'originalité, la technique et les moments de lyrisme...
    chrischambers86
    chrischambers86

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    3,5
    Publiée le 31 juillet 2011
    Premier film sonore de King Vidor, "Hallelujah" tèmoigne de la facilitè avec laquelle le cinèaste sut mettre à profit les possibilitès offertes par cette nouvelle technique! A l'inverse de la plupart des grands maîtres du muet (comme Charles Chaplin ou Renè Clair par exemple) qui, dans un premier temps, commencèrent par dèprècier les vertus expressives du parlant, Vidor fit d'emblèe une utilisation vraiment originale de la bande sonore! Son "Hallelujah" est un film musical qui offre une description sentimentale et paternaliste des Noirs du sud des Etats-Unis; mais il surprend aujourd'hui encore par son audace formelle avec une camèra intelligente ou complice! On peut considèrer ce drame musical de Vidor comme un monument du cinèma sonore avec des happening ètonnants pour un film datant de 1929...
    joliguimapou
    joliguimapou

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    5,0
    Publiée le 6 janvier 2010
    Hallelujah est le premier bijou cinématographique parlant de l'histoire du cinéma. King Vidor, déjà reconnu, signa son chef-d'oeuvre, film musical étincelant, interprété uniquement par des acteurs noirs (1929, je vous le rappelle) swinguant sur des mélodies entraînantes, enterrant quasiment les derniers soubresauts du muet par l'intelligence de l'utilisation du son, du rythme que ce nouvel outil donne à l'écriture filmique (il n'y aura qu'un génie tel que Chaplin pour pouvoir continuer dans le muet, après le film de Vidor.) C'est d'une beauté renversante.
    David F.
    David F.

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    5,0
    Publiée le 17 mars 2013
    1er film véritablement parlant après Le Chanteur de jazz en 1927, qui ne l'était que partiellement, Hallelujah donne la voix à la communauté noire qui n'avait jamais été filmée au cinéma, loin des caricatures que le muet s'en faisait par le maquillage des blancs en noirs, notamment. Ici, on suit une famille de fervents chrétiens qui récoltent le coton pour vivre mais l'un des frères, Zecke, se fera piéger par la chair, représentée par Chick, une prostituée, qui va le tromper pour avoir l'argent de sa récolte. Toute l'intrigue du film se fait au son de la musique jazz et des chants populaires avec un caractère en partie documentaire dans la façon de montrer le travail du coton et dans celui de la croyance comme la scène du baptême dans le lac. On peut remarquer que le film est très stéréotypé avec des méchants bien distinguées, c'est souvent surjoué (sans doute parce que la plupart des acteurs viennent du théâtre), idéalisé à certains points (pas un seul blanc dans le film, la dureté du travail est mise à l'écart) mais on apprécie ses mouvements de caméra, l'utilisation magnifique de la lumière et des ombres et la musique, encré dans une nouvelle époque et dans un tout nouveau cinéma qui ose plus de choses grâce aux possibilités du parlant. Vidor réussit a manier son sujet avec passion, humour et tristesse. Un grand film!
    Nicolas B
    Nicolas B

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    4,0
    Publiée le 5 décembre 2018
    "Une sorte de symphonie avec des allegro, des andantes et des largo, des presto agitato, où la parole elle-même ne se mêle que comme un élément rythmé" (André Gide Premier film parlant de King Vidor. Double ambition : dans cette ère du balbutiement du parlant : faire parler la musique et la communauté noire (qui l'intrigue depuis un certain temps pour son mysticisme au delà de son projet cinématographique). 1929, deuxième film au casting entièrement noir (mais seul Hallelujah aura la postérité qu'il mérite comme étant surement le plus vieux film parlant encore abordable aujourd'hui) et film principalement musical. Vidor ne se contente pas de faire un drame dans un contexte noir, il offre au cinéma une synthèse de la culture afro-américaine (vie religieuse, travail, vie sociale, musique) en inventant un type de cinéma mort-né, le drame musicale, qui sera éclipsé par la comédie musicale — et il n'est pas question de différence de genre ; cette grossière appellation de drame musical inclue l'idée d'intégrer des passages musicaux ancrés dans la diégèse, en l'occurrence : blues, jazz, negro spirituals, gospel. Si le film est social en un sens (scènes de labeur dans les champs de cotons, scènes de vie quotidienne au foyer après le travail...), il ne prétend pas montrer ce qu'est être Noir dans le sud des Etats-Unis des années 20. C'est un film sur la passion. Un jeune prédicateur tiraillé par son attirance pour une chanteuse de cabaret et son statut religieux. "Ils étaient pour moi des gens attirants, d'une autre race que la mienne (...) en me laissant gagner par leur musique, j'étais heureux et émerveillé de sentir quelle admirable sentimentalité renfermaient leurs chants (...) je puis dire que ces gens exquis ne jouaient pas, ils vivaient selon les épisodes de l'histoire. A leur sujet il est inutile de prononcer le mot sincérité." (King Vidor)
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