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onsefaitunetoile
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4,0
Publiée le 19 avril 2026
Voilà un film qui nous embarque dès la première scène, jusqu'à la fin, on ne scille pas, on ne reste scotché et on en prend plein les mirettes. Il faut naturellement remettre ce film dans son contexte, dans cette fin des années 60, où les droits civiques étaient en pleine mutation, où le racisme ordinaire avait encore lieu dans ce sud des Etats Unis. Donc, le film bouscule les conventions, cette gifle retournée illico presto est un summum dans le franchissement d'une ligne invisible, où l'on s'étonne que le shérif n'a pas simplement tué l'homme qui a osé porter le main sur un blanc, et on aurait prétexté un légitime défense. Les temps changent et ce film veut le démontrer, et de la plus belles des manières. Un bande son envoutante, et un Sidney Poitier au mieux de sa forme, pour ce film Rod Steiger a obtenu l'oscar du meilleur acteur, mais, à bien y regarder, est-ce que Sidney Poitier ne le méritait pas tout autant, sinon plus ? La question est pertinente...
Un notable est trouvé assassiné à Sparta, petite ville de l'Etat du Mississipi. Dans cette localité du Sud, culturellement raciste, le suspect tout indique est cet homme de couleur qui attend tranquillement son train de nuit. Sauf que l'individu en question est un policier du FBI. Norman Jewison développe une intrigue policière dont le suspense n'est pas indifférent mais dont on devine bien que la raison d'être est de traiter du racisme ordinaire dans les Etats du Sud. Décidé à rester en ville pour enquêter, le personnage de Sidney Poitier, et d'autant plus qu'il porte le costume-cravate et qu'il est compétent, s'attire la haine de quelques-uns et le mépris de la plupart. Le shérif Gillepsie (Rod Steiger) est de ces derniers, policier peu clairvoyant et pas très motivé pour assister un flic noir. Pour autant, le shérif saura peut-être surmonter ses préjugés et son évolution produit un réel intérêt. La sympathie et la connivence naissantes entre les deux hommes, inexprimées, voire refoulées, forment le thème central de ce film engagé, d'autant plus réussi que Jewison reconstitue parfaitement l'ambiance particulière, ségrégationniste, d'une petite ville sudiste.
Ce film policier se distingue moins par son intrigue que par son contexte social, riche et percutant. L’action se déroule dans une petite ville rurale du sud des États-Unis, dans les années 1960, une époque et un lieu où le racisme dictait les règles. Un policier noir, spécialiste des homicides et originaire d’une grande ville du Nord, se retrouve malgré lui plongé dans une enquête locale. Son arrivée ne manque pas de susciter l’hostilité des habitants blancs… Le film offre un portrait saisissant de ce que signifiait être noir à cette époque. Dès les premières scènes, certaines situations résonnent encore aujourd’hui, comme l’arrestation initiale, clairement motivée par un délit de faciès. Côté enquête, les rebondissements sont nombreux et maintiennent l’intérêt, même si certaines preuves ou pistes surgissent un peu trop facilement, comme par magie. Le dénouement, quant à lui, peut surprendre par son côté abrupt, presque improvisé. En définitive, c’est surtout la dimension sociale du film qui marque, notamment à travers l’évolution du chef de la police locale, bien plus que l’intrigue policière elle-même.
"Dans la Chaleur de la nuit" est mon premier film contenant Sydney Poitier au casting, et celui-ci impose le respect de part sa son abnegation et sa justesse.
Ce film est essentiel pour comprendre la vie des afro-américains au sein des Etats du sud des Etats-Unis et pour comprendre l'extrême persécution et l'extrême diabolisation de ceux-ci. On y voit tous les aspects du racisme allant de la discrimination au délit de faciès jusqu'a la simple volonté d'éliminé la personne. C'est avec ces films qu'on prend la mesure de l'ampleur de cette situation, surtout à l'époque mais qui persiste toujours aujourd'hui.
Cependant ce n'est pas un racisme subit, au contraire Sydney Poitier joue à la perfection le courage et la bravoure, risquant sa propre vie dans l'espoir de faire prévaloir la réalité et la justice. Au lieu de se sentir triste et désespéré pour Sydney, on ressent ces émotions pour ses persécuteurs et ces gens animés par la haine et le sentiment de supériorité. Sydney vient donné une leçon de vie et de courage dans cette oeuvre, montrant à quel point sagesse et intelligence sont des armes redoutables face à la haine et le mépris, face à l'impertinence et l'ignorance.
En bref, j'ai assisté à un très grand film, véhiculant un message fort et douloureux tout en observant une relation complexe et délicate entre les deux personnages principaux ; Sydney Poitier et Rob Steiger (obtient l'oscar du meilleur acteur). Notons quand même que Sydney Poitier ne fut nominé dans aucunes catégories aux Oscars, reflétant très bien l'ambiance des Etats-Unis de l'époque, ce qui était le but du film...
Au travers son enquête policière « Dans la chaleur de la nuit » ausculte le racisme présent dans le sud des Etats-Unis des années 60. Un film engagé d’un franc classicisme marquant davantage pour son humanisme et la forte prestance de Sydney Poitier devant l’écran que pour son intrigue au final secondaire.
Norman Jewison utilise la campagne profonde américaine comme toile de fond de ce film d'enquête. Dans la chaleur étouffante d'une nuit où un meurtre est commis, un homme noir attendant le train ne pouvait pas faire meilleur suspect dans ce Mississippi rural ultra conservateur et profondément raciste. Et encore raciste est un mot faible! C'est une profonde haine d'une violence innouie que doit subir l'agent Virgil Tibbs interpreté par un Sydney Poitier très convaincant dans ce rôle qui lui va comme un gant. Rod Steiger est tout aussi remarquable par son excellent jeu de "chief" de Police, raciste mais qui se soigne, en mâchouillant frénétiquement son chewing-gum. Norman Jewison réussit à faire d'un banal film d'enquête, une belle description d'une amérique suprémaciste blanche, archi violente et raciste, fière du drapeau des confédérés. Une amérique qui n'a pas disparu et qui persiste durablement,même de nos jours.
Un classique du cinéma. Quel dommage qu'il ne soit pas diffusé beaucoup plus souvent à la TV. Il faut que les jeunes générations le voient !
Comment oublier le passage où Virgil Tipps répond "Ils m'appellent très courtoisement monsieur Tipps" au chef Gillespie qui lui demande comment i les gens l'appellent à Philadelphie et aussi le passage où Virgil gifle Endicott un blanc, après que ce dernier l'ait giflé. c’est la première fois que l’on voit un Noir frapper en toute impunité un Blanc à l’écran. (je rappelle que le film est sorti en 1967 et que l'action se passe dans le sud des USA...)
Au début, il y a une sorte d'hostilité mutuelle entre Tipps et Gillespie mais petit à petit, on voit qu'ils s'apprécient
Sidney Poitier est parfait dans le rôle de Virgil Tipps et Rod Steiger est parfait dans le rôle du chef Gillespie
Le générique chanté par le regretté Ray Charles est inoubliable aussi
Si vous ne l'avez pas dans votre vidéothèque, achetez le d'urgence !
Photographie triste mais teintée d'espoir d'une Amérique profonde, en proie à un racisme primaire. Encore aujourd'hui, le film garde sa pertinence. Un certain pan de la police exprime son racisme, de manière plus ou moins dissimulée, tantôt en inculpant sur le faciès, tantôt en fondant ses jugements sur des préjugés tenaces. Pas de chance pour les agents, l'homme noir qu'il soupçonne de meurtre est un expert en criminologie, précieux dans le cadre de l'enquête.
S'ensuit une série de scènes progressistes bienvenues, notamment pour un film sortie en 1967, où Virgil montre une grande maîtrise de soi, qualité qu'on devine acquise à force d'avoir été confronté à la bêtise discriminatoire de ses interlocuteurs. Sans s'emporter, il leur montre que ses compétences sont indispensables pour retrouver l'assassin.
La grande scène revient quand même à la riposte de la gifle donnée par le vieil homme, où, suprémaciste blanc qu'il est, il en vient à regretter le temps où ils pouvaient maltraiter les Noirs avec l'assentiment de la police – quoique ce bafouage des droits humains persistent encore.
Bill est un flic autoritaire, aux préjugés racistes assimilés non par conviction de supériorité, mais par ignorance, mimétisme ou facilité. Dans cette ville campagnarde, où les personnes noires travaillent dans les champs de contons et entrent peu en contact avec la population blanche, nombreux en viennent à croire que ce traitement décliniste est naturel, car hérité des traitements esclavagistes de leurs ancêtres.
Cette exploration du racisme en tant que symptôme délétère d'un manque de métissage culturel et social, entre autres, n'est, malheureusement, que l'arrière-plan d'une enquête policière, du reste, peu passionnantes. On regrette que des scènes comme celle où Bill, chez lui, livre son sentiment de solitude à Virgil soient aussi rares dans le film. Car elles contribuent à épaissir les personnages et à mieux appréhender leurs interactions.
A part quelques exagérations, ce film n'est pas manichéen et reflète correctement je pense les tensions raciales au Mississippi en particulier, d'après ce que nous rapportent les médias, encore aujourd'hui. Ce qui importe avant tout c'est la qualité cinématographique. Norman Jewison est un honnête réalisateur canadien. De lui j'ai vu "l'affaire Thomas Crown", film bien fait et bien joué, mais sans talent particulier, dont, outre le jeu de Steve Mc Queen et Faye Dunaway, on retient surtout la musique prenante de Michel Legrand. Ici c'est un peu la même chose avec l'air de Ray Charles et la musique de Quincy Jones. Le tandem d'acteurs Sidney Poitier et Rod Steiger fonctionne parfaitement et leurs échanges évoluent intelligemment en même temps que l'action dramatique. Sidney, le black du nord, impeccable, élégant, compétent et raffiné, finit par se trouver des points communs avec Rod, plouc blanc local, mâcheur de chewing-gums qu'il crache régulièrement, flic en uniforme qui malmène des subordonnés pas reluisants comme la faune locale. Le scénario est un peu biscornu, et Jewison peine par moments à nous raconter cette histoire policière. Cela manque de personnalité, de style, d'à côtés accrocheurs, et reste un peu lourd. Mon objectif en visionnant ce film était de revoir Rod Steiger treize ans après "Sur les quais" et deux ans après le "docteur Jivago". Il a pris quelques kilos. Son jeu, toujours actor's studio, n'est pas trop surchargé, beaucoup moins qu'en Napoléon pour Bondartchouk en 1970. Film probablement surcoté, mais intéressant, à voir.
Enquête policière sur fond de ségrégation raciale. Scénario intelligent qui joue avec certains préjugés pour les démonter et évite une vision purement manichéenne. L'intrigue est parfaitement portée par le tandem Poitier/Steiger et se suit sans une once d'ennui. Du solide et un plaisir toujours intact malgré les années passées.
Il faut voir Dans La Chaleur De La Nuit en ayant en tête qu'il a été tourné seulement trois ans après la loi sur les droits civiques aux États-Unis. Le racisme ordinaire s'y exprime de la manière la plus basique. C'est donc quasiment un témoignage contemporain des faits. Plus d'un demi-siècle plus tard, on a du mal à croire que les Noirs étaient été traités de cette manière à cette époque au pays de l'Oncle Sam. Ce genre de film contribue à faire évoluer les mœurs. En montrant d'abord ce qu'on ne montre pas. On peut saluer à ce titre l'engagement des acteurs à commencer par Sidney Poitier et Rod Steiger dont les personnages évoluent bien. En amenant ensuite le spectateur à réfléchir. Le tout sur fond d'une musique remarquable écrite par Quincy Jones et chantée par Ray Charles. À (re)voir en se rappelant du contexte historique de la sortie du film.
Le film est clairement un marqueur utile, celui d'une époque où l'Amérique a vouli dénoncer son racisme systèmique en mettant en scène un duo d'acteurs antagonistes (Sidney Poitier, inspecteur noir citadin et posé, face à Rod Steiger policier blanc rural, pétri de clichés, et raciste) dans les années 60 et dans un Sud profondément raciste. Un meurtre vient d'être commis et si l'inspecteur Tibbs est d'abord le parfait suspect pour des flics bas du front, spécialiste criminel, il va se retrouver à aider à faire avancer l'enquête. 5 oscars pour ce film, c'est clairement politique, car il fourmille de défauts, et notamment un Rod Steiger cabot, des comportements peu crédibles : le shérif en est le meilleur exemple, il ne fait que pousser Tibbs à rester ou partir, Tibbs est peut être un modèle de maîtrise mais il semble parfois absent de son corps, l'enquête avance tièdement sans indicateurs de durée, d'ailleurs Tibbs ne se change pas, ne dort pas mais il reste toujours impeccable dans son costume. Par contre certaines scènes ou tirades transpirent la vérité. Un bon film, mais surcôté.
Un Oscar qui se mérite ! Le jeu des acteurs dans son ensemble est excellent, et le thriller tient bien la route, avec des séquences pleines de suspense et un intrigue qui nous tient jusqu’à la toute fin. Le film marque par la critique et monstration du racisme, dont la fameuse séquence du “retour”, seul bémol il manque des personnages féminins avec du caractère (chaque chose en son temps…).