Identity démarre par des scènes mystérieuses liées au procès de Malcolm Rivers, un tueur accusé de six meurtres. Cependant, sans trop comprendre pourquoi, le récit passe brusquement à autre chose en nous racontant l’histoire de dix personnes se retrouvant coincées dans un motel pendant une nuit pluvieuse. On croit d’abord assister à un film choral. La mise en scène est très dynamique avec des flashbacks constants montrant les différents points de vue des personnages qui, mis bout à bout, permettent de comprendre progressivement l’histoire. Une série de meurtres mystérieux élimine les personnages un à un, les laissant dans l’incompréhension, tandis que chacun semble cacher un secret. Ed, joué par John Cusack, un ancien policier, et Rhodes, interprété par Ray Liotta, un policier transportant un prisonnier, enquêtent pour découvrir l’identité du tueur dans une ambiance macabre dominée par une pluie diluvienne.
Le film tente aussi de créer une dimension mystique avec les références aux tombes tribales indiennes, même si cet aspect reste assez peu développé. Identity est surtout un film à twists, car il ne repose pas sur une seule révélation mais sur plusieurs. La principale est que toute
l’histoire se déroule en réalité dans l’esprit de Malcolm, atteint d’un trouble dissociatif de l’identité. S’ajoutent ensuite d’autres retournements concernant l’identité du meurtrier. Au départ, nous pensons que le coupable est le prisonnier, mais Rhodes se révèle être lui aussi un criminel. Pourtant, ce n’est finalement ni l’un ni l’autre le véritable tueur, mais l’enfant, soit la personne à laquelle on s’attendait le moins et qui symbolise l’enfance brisée de Malcolm.