Le film bidonné par excellence. La mode était aux films qui dénoncent. Yves Boisset par exemple, seulement lui étayait ses scénarios. Il épluchait les faits, là, le clan Trintignant-Marquant au grand complet, plus quelques complices pour leur excellence de jeu, Charles Denner, Bernadette Laffont et Michel Bouquet sont la chantilly qui masque l'indigence de la génoise. Au passage on profite pour lancer la carrière de Marie qui se nomme Marie dans le film et qui devient le témoin numéro 1.
L'avocat mène l'enquête. Commis d'office pour trois francs six sous la prestation il se défonce. Il achète du sauciflard à la prévenue, il va houspiller un Politicien douteux et puissant, pléonasme (il devait être de droite à l'époque où tous les nantis du cinoche étaient de gauche, ils se sont bien rattrapés depuis, merci pour eux), vraiment l'homme qui dérange l'orde bourgeois, oh la la, ça faisait vraiment gauchiste, non mais !
Bon laissez tomber, c'est une insulte au cinéma que cette chose mal écrite, à la mise en scène approximative. Si, on nous fait le coup du Centre universitaire expérimental de Vincennes avec le Théâtre de la Tempête parce que pépère, le verreux politicard de droite à une fille rebelle communiste et à l'époque c'était obligatooire d'être encarté Mao, Trotskart, Marxiste, léniniste ou tout ça ensemble pour vendre son film, sa pièce, son truc mode. Bref, son fils petit SA de son service d'ordre et sa fille révolutionnaire coco théâtreuse expérimentale.
Inutile de développer plus ce serait faire trop d'honneur à cette chose lamentable.