Main basse sur la ville
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Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 344 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 janvier 2026
La spéculation immobilière et la collusion des élus spoiler: (qui transforment des terrains agricoles en terrains constructibles) avec les promoteurs cupides ignorant les règles de sécurité en matière de construction et qui ne sont pas vérifiées [à travers le conseiller municipal de Naples, Edoardo Nottola (l’Américain Rod Steiger, 38 ans) dont le fils est promoteur]
reste d’actualité. Francesco Rosi fait un portrait sans concessions de la classe politique italienne (foire d’empoigne lors des conseils municipaux), cynique (« l’indignation morale ne sert à rien, l’important étant de ne pas être battu ») où tous les arrangements sont permis pour obtenir et/ou conserver le pouvoir, illustrant bien la citation culte du « Guépard » (1963) de Luchino Visconti, d’après le roman éponyme de Giuseppe Tomasi Lampedusa, « il faut tout changer pour que rien ne change ». Néanmoins, le film est un peu long (1h41) avec des passages où les dialogues surabondent et manquent de concision.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 28 octobre 2025
spoiler: THRILLER TEL QU'ON LE DéFINIE AUJOURD'HUI. HICONOCLASTE TEL QU'ON LE CONNAIT FAIT FIGURE DE PRéCURSSEUR;

Sauvage,criant et superbement complété par les effets scéniques,il rivalise d'audace,grandiose dans la démonstration et le feu de l'action sinon tant et plus dans les phases de au sens du mot,il peut semblé porter sur une fibre politique,reste à voir.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 850 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 mars 2025
Austère dans sa réalisation, en noir et blanc pour donner un faux air de documentaire à cette intrigue de corruption politique, l'intrigue, fictive "alors que sont réels le climat social et le milieu qui l'ont générée" dénonce avec un sautillant sarcasme la malhonnêteté (intellectuelle), l'hypocrisie, le déni d'hommes de pouvoir accrochés à leurs prérogatives et se préoccupant davantage d'obtenir les votes de leurs concitoyens que de les mériter... Mené par un captivant Rod Steiger, le casting donne corps avec un humour distancié à ces dédaigneux magistrats, cachés derrière de belles intentions éhontément incompatibles avec leurs actions cyniques. Une image lucidement réaliste des tractations et manipulations en coulisses: une juste satire.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 316 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 février 2025
Un film comme celui-là sera toujours d'actualité. Qu'on se le dise. Il est donc question de spéculation immobilière, d'affairisme et de corruption. Mais surtout de politique. Une société privée construit des logements à tours de bras. Ladite société est gérée par un mec qui siège au conseil municipal napolitain. Un immeuble se casse la binette, provoquant blessures et décès, le tout un mois avant les élections municipales. Le parti majoritaire (de droite) fait étouffer l'affaire. Le parti d'opposition (communiste) s'empare du scandale, demandant la mise en place d'une commission d'enquête, faisant croire que l'intérêt général est sa seule préoccupation. En clair, que nous dit-on ? Tout simplement ceci : le peuple ne fonctionne que d'une seule et unique façon. Même s'il sait très bien que l'attribution de chantiers immobiliers relève de la magouille, il ne demande qu'à avoir un toit salubre à se mettre au-dessus de la tête, par conséquent, il vote massivement pour le parti qui le lui donne. C'est là que se met en place la main basse sur la ville. Si grain de sable dans la mécanique, il se tourne alors vers l'opposition qui fait entièrement son beurre là-dessus. La conviction est ici absente. Tout n'est qu'électorialiste. On n'en attendait pas moins de Francesco Rosi. Mais, à force d'hésiter entre le documentaire (ce qu'il devait être à l'origine) et le cinéma, on se retrouve face à un ensemble qui passe en partie à côté de son sujet, malgré des enjeux claire et une vraie lucidité dans le propos.
Yannickcinéphile

2 882 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 décembre 2024
Main basse sur la ville est un très bon film politique. Il aborde des sujets franchement pesants et pas du tout cinématographiques de prime abord. Des bavardages politiques, des commissions politiques, des trahisons politiques, le tout dans le milieu napolitain bien corrompu des années 60, le métrage prenait un risque, d’autant qu’il fait ça avec une sobriété de chaque instant. Pas de mafieux, pas de règlement de compte sanglants histoire de pimenter l’ensemble, non, on est dans une approche très factuelle qui pourrait faire penser plus à du cinéma vérité par moment. Rien de surprenant, Rosi était un cinéaste engagé et son film en témoigne. Le réalisateur emploie son film comme un véhicule pour dénoncer la misère des plus pauvres, la corruption, les magouilles politiques au détriment du peuple, les arrangements foireux, et finalement, le fait qu’un politique pourri finit toujours au sommet. La vision de la gauche de Rosi rappelle également à quel point ce bord politique s’est complètement perdu depuis cette époque ! L’intrigue est vraiment intéressante par son réalisme, son côté coup de poing, la manière dont elle creuse ce monde assez austère et verbeux de prime abord en le rendant divertissant. Ok, ça parle beaucoup, ça parle fort parfois, mais c’est très bien écrit. Maintenant, je reconnais que la deuxième partie, celle de la campagne politique, traine parfois un peu en longueur et que la conclusion est un peu abrupte. Rosi cherche à faire passer un message, et du coup, il faut avouer qu’il délaisse parfois l’histoire qu’on sentait se mettre en place avec la catastrophe du début et ses conséquences pour explorer les rouages d’une campagne électorale pas déplaisante mais plus classique.
Le casting est brillant, et il fallait cela pour porter une telle histoire. Rod Steiger est imposant, et j’aurai probablement vu qu’Orson Welles pour camper ce personnage à sa place. Il est Nottola à un point assez étonnant, et son personnage est délicieusement déplaisant, mais pas complètement cliché non plus. C’est aussi un élément à souligner dans le film, là où de nos jours les films de ce genre sont archi-clichés (vilains flics, pauvres jeunes de banlieue ; politiciens méchants vs politiciens gentils), ce film délaisse les clichés. Nottola est un sale type, mais en même temps il fait bouger les choses, certes à son profit mais ça amène un mouvement de modernité que la gauche n’amène pas (Rosi étant communiste) même si elle cherche à respecter la loi. Autour de Steiger, d’excellents interprètes italiens, en particulier Carlo Fermariello que j’ai trouvé parfait en tribun de gauche !
Visuellement Rosi signe un film moderne. Les décors sont parfaitement choisis, authentiques à souhait, on voit la transformation de la ville de Naples, le noir et blanc est sublime, la réalisation impeccable. La catastrophe est remarquablement filmée. Toutefois, et même si elle est parfois agaçante (volontairement je pense pour accentuer le malaise), c’est la musique qui m’a le plus bluffé par sa modernité et son audace.
Pour moi, Main basse sur la ville est encore une démonstration de force du cinéma italien de cette époque. C’est superbe, c’est intelligent, c’est parfaitement campé. Alors oui, Rosi se laisse un peu trop embarqué dans son message politique et transforme parfois son film en débats politiques longuets, en passe d’armes idéologiques, il y a quelques mollesses dans la seconde partie du métrage qui pour moi est un peu trop en rupture avec la première partie, mais quand même, un film politique de cette trempe, il y en a pas beaucoup. 4.5
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 septembre 2024
Film édifiant, intéressant et malgré qu il date de 1963 il reste actualité.
En effet rosi nous démontre le mécanisme sournois de l intrication d une organisation mafieuse et la politique, ici illustre par l immobilier ou rod steiger joue un entrepreneur véreux favorisé par le maire rachetant des terrains pour construire de véritable taudis
La catastrophe arriva ou un immeuble va s effondrer, un jeune garçon va périr.
Suite à cela qui va amener une enquête dont les manipulations et les manoeuvres vont s intensifier pour protéger l entrepreneur.
Un film éminemment politique, avec des scènes parlementaires brillantes.
Yves Echard
Yves Echard

1 abonné 97 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 août 2024
Cet excellent film italien me fait immédiatement penser à ce qu'il s'est passé il y a quelques années à Marseille où plusieurs immeubles se sont effondrés suite à des travaux.ce qui va contribué à la défaite de la mairie de droite implantée à Marseille depuis des décennies aux élections municipales qui ont suivi cet catastrophe.
Hotinhere

791 abonnés 5 474 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 août 2024
Plongée minutieuse et édifiante dans le monde politico-financier de la ville de Naples, entre magouilles, jeux de pouvoir, et corruption immobilière.
obligeance française
obligeance française

6 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 février 2024
Malgré des critiques parlant de chef d'oeuvre, ce film m'a procuré un ennui sans pareil. C'est bavard avec de nombreuses longueurs et le spectateur reste peu concerné par cette histoire pointant du doigt la corruption.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 janvier 2022
D’abord voulu comme un documentaire, Main basse sur la ville en a gardé l’âme et ne se laisse pas voir facilement. Plongée en apnée dans l’administration et la politique napolitaines, c’est une vision crue et dense des malversations qui grandissent dans l’ombre de l’opinion publique. On n’a plus de doutes que le mot imbroglio vient d’Italie, pays où le progrès s’est fait souvent fait dans la discorde et où l’on ne se cache pas d’abuser des masses en mélangeant sans vergogne démocratie et démagogie.

Voyage dans les racines mêmes de la politique, l’œuvre de Rosi essaye de peindre avec une complétude rare un tableau dont le cinéma social se contente de faire les esquisses : la misère, les taudis, la constructomanie sous le regard cauteleux du Vésuve... le réalisateur veut donner le pourquoi de ces circonstances sociales dramatiques, destructrices des droits humains fondamentaux au vu et au su de tous : "en politique, l’indignation sociale est inutile".

C’est un film très ciblé dans le temps, le contexte et l’espace, mais son enseignement est intemporel.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 692 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mai 2020
Main basse sur la ville est un film de mafia avant l'heure extrêmement convaincant.
Le film fait preuve d'un indéniable réalisme. Tout y est : la violence, la corruption de fonctionnaire, l'achat d'influence, les ralentis bureaucratiques, le secteur de l'immobilier napolitain même si le nom de la ville n'est pas mentionnée (ville et secteur particulièrement gangrenés par le syndicat du crime) …
Les acteurs sont très convaincants à commencer par Rod Steiger. Son personnage est très intéressant à suivre.
L'intrigue n'est certes pas forcément imposante en termes de rebondissements et de péripéties mais elle délivre une photographie parfaite de la situation de l'époque. Situation qui n'a d'ailleurs pas évolué tant que ça, puisque, occasionnellement, il arrive encore que certains bâtiments s'écroulent et qu'en enquêtant, on découvre que le permis de construire a été délivré de manière très occulte alors que les conditions de sécurité n'étaient pas complètes.
À la limite du documentaire (même s'il s'agit d'une fiction), un film que je recommande.
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 732 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 janvier 2020
Film politique sur le pouvoir de l'argent.
Intéressant dans son sujet mais presque documentaire et ennuyeux dans son côté film.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 19 août 2019
Un pamphlet qui prend pour cible la spéculation immobilière et l’asservissement du politique aux intérêts privés dans la ville de Naples. Le message est bien sûr très louable et l’aspect purement politicien, quasi-documentaire, est intéressant (bien qu’un peu obscur parfois). Malheureusement, tout à sa leçon finale, délivrée dans une scène de débat parlementaire joliment mise en scène, le film ne s’embarrasse pas de romanesque et oublie même de caractériser ses personnages au-delà de leur bord politique et de leur rapport à l’honnêteté. Le résultat n’est pas tout à fait ennuyeux, mais pas loin de l’être.
Prad12
Prad12

122 abonnés 1 086 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 décembre 2018
Un chef d'oeuvre qui décrit de main de maître les jeux de pouvoirs, la corruption, la concussion et les abus de biens sociaux. Un scénario solide porté par des comédiens talentueux. Et aussi un film sorti en 1963 qui est toujours d'une actualité brûlante..... un remake ne servirait pas mieux le propos.
Jrk N
Jrk N

48 abonnés 245 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 décembre 2018
Francesco Rosi est un pur cinéaste politique : pour lui le cinéma sert à expliquer et démontrer le rôle des organisations sur les individus. Il ne dénonce pas les pourris. Il les explique: c'est plus cruel et surtout c'est plus efficace.
L'alliance entre le maire monarchiste-profasciste Achille Lauro, élu ostensiblement en payant les votes populaires, et la démocratie chrétienne (puissante) permet à la municipalité napolitaine de donner le champ libre aux promoteurs qui saccagent le centre ville et spéculent sur les alentours en arrosant largement. Loin de caricaturer les rapports politiques, Rosi montre la complexité des relations de pouvoir entre le promoteur Nottola, la DC et Achille Lauro. L'effondrement d'un immeuble du miséreux quartier espagnol ouvre une crise qui se conclut par une commission d'enquête réclamée par le PC et l'élection d'un nouveau maire, probablement tout aussi pourri et mafieux que le précédent. La camorra n'est jamais citée mais chacun la sent présente dans les transactions.
Naples est sans doute une des seules grandes villes du monde dont la texture ouvrière ait été détruite systématiquement dans le détail, laissant place à un urbanisme délirant mettant face à face une architecture moderniste et laide pour les riches et d'immenses zones d'habitat populaire en barres de béton, totalement laissées à l'abandon. C'est le résultat de la politique pourrie des années 60-70 que décrit Rosi. Aujour'hui la politique mafieuse s'est plus concentrée sur les déchets créant les problèmes d'hygiène dramatique que l'on connaît.
Le promoteur est joué par Rod Steigner, le leader communiste du conseil municipal toujours sur la brèche est joué par lui-même et le leader socialiste par un député socialiste. Le rythme est celui d'un film noir mais l'objet est une action politique.
Indispensable pour connaître Naples mais aussi pour apprécier la question du Sud de l'Italie.
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