Dans ce court-métrage de 1984, le jeune Tim Burton ( encore a ses débuts) rend hommage au Frankenstein de James Whale ( 1931 ), interprété par Boris Karloff. Le casting de ce conte horrifique, réalisé en noir et blanc, est composé notamment de Shelley Duval ( révélée dans Shining ) et de Barett Oliver ( qui s’est illustré la même année dans l’Histoire sans fin ). Nous suivons l’histoire du jeune Victor Frankenstein, un petit garçon d’une grande intelligence qui se lance dans une expérience scientifique visant à ressusciter le cadavre de son chien, soulevant de vives réactions dans son entourage.
Avant d’en réaliser un célèbre long-métrage animé, Tim Burton a fait de l’histoire de Frankenweenie un court-métrage en noir et blanc, hommage aux films d’épouvante des années 30’ en reprenant l’histoire de Mary Shelley à sa sauce. Il nous mène auprès de Victor, un jeune garçon de 10 ans pour qui tout semble se rompre lorsqu’il perd Sparky, son chien auquel il tenait tant. Enrichi de ses recherches sur l’électricité, il ramène l’animal à la vie mais ce-dernier effraie le voisinage par sa différence. C’est un périple de près d’une trentaine de minutes qui semble sortir de la collection des Universal Monsters. On est en plein scénario fantastique : entre le rêve et la réalité sur fond de folie. Tout est étrange, étonnant à souhait, saupoudré d’une musique de tension. On reconnaît déjà là les prémices de l’exceptionnel Edward aux mains d’argent et l’univers de Tim Burton, début d’une lignée de belles idées - le carrelage noir et blanc est déjà présent. Il signe ainsi une plongée féroce et touchante dans la noirceur de son monde sensible.
Un superbe court-métrage réalisé par Tim Burton en 1984 ! "Frankenweenie" fait parti des premiers courts-métrages dit "professionnel" de Tim Burton, il est dur de ne pas faire de liens avec les films qu'il réalisera par la suite, il est donc dur de rester totalement objectif sur ce film. Ce court-métrage aborde des sujets vraiment très intéressant tels que l'acceptation des différences qu'il va mélanger avec l'innocence de l'enfance (comme on peut aussi le voir dans "Edward aux mains d'argents" que T. Burton sortira 6 ans plus tard). "Frankenweenie" a un cotés humoristique qui se mélange parfaitement avec les thématiques abordés et les acteurs. Bref, ce court-métrage de 30min réalisé par le jeune Tim Burton est réussi ! Ce sera donc un 4 étoiles pour ma part (= très bien).
Avant le long-métrage d’animation (enfin plus précisément en stop-motion il me semble) de 2012, Tim Burton avait déjà réalisé un court-métrage du même nom sorti en 1984, mais en version live. Et le résultat en est plutôt pas mal ! Je n'ai d'ailleurs pas vu la version de 2012 et ne pourrai ainsi pas comparer les deux (beaucoup de spectateurs ont d'ailleurs l'air de dire que le court-métrage est meilleur). Et ce qui ne m'étonne finalement pas plus que ça car je trouve l'histoire du court-métrage quelques fois un peu longue alors je ne l'imagine franchement pas étalée sur une heure et demie. Mais bref, c'est ici l'histoire de Victor qui fait revenir son chien à la vie, après avoir été écrasé par une voiture. Alors nous sommes évidemment dans une grosse référence à "Frankenstein", si bien que l'on peut même presque parler de remake ou même de préquelle ! Effectivement, étant donné que le gamin s'appelle Victor Frankenstein, nous pouvons facilement imaginer que le film raconte en réalité l'enfance du savant fou avec cette première expérience de réanimation après la mort. mais dans l'intrigue, nous sommes bel et bien dans une sorte de remake puisque nous retrouvons le même schéma narratif, le réalisateur ayant été jusqu'à reproduire la fin à plus petite échelle, ce qui est par ailleurs une excellente idée. Cela permet de plus de rendre hommage aux films Universal Monsters, tout en permettant à Burton de développer son style si particulier. Néanmoins, je dois avouer que j'ai quelques fois décroché de l'intrigue, ne trouvant pas cette dernière très passionnante ; le scénario n’échappant malheureusement pas à quelques longueurs. Cette version courte de "Frankenweenie" n'est donc, dans son ensemble, pas mal du tout !
Frankenstein est un personnage mythique. Malgré le succès du roman de Mary Shelley et des pièces de théâtre adaptées de celui-ci, c’est véritablement sa transcription au cinéma par James Whale qui l’a fait devenir une figure incontournable de la culture populaire. Personne marquée à vie par le cinéma fantastique et gothique, Tim Burton ne pouvait qu’être profondément influencé par cette histoire. Il n’est donc pas étonnant de découvrir qu’un de ses courts-métrages en était une variation. Frankenweenie est comme son nom l’indique une œuvre fortement influencée par ce film au point de conter un récit très proche de celui-ci mais où le monstre n’est plus un homme reconstitué mais un chien ressuscité par son jeune maître : une espèce de Frankenstein vu par et fait pour des enfants. On y retrouve déjà certaines thématiques récurrentes de l’œuvre future de Burton (la critique des banlieues américaines et une esthétique fortement influencée par les films fantastiques de la Universal des années 30 et par l’expressionnisme : le travail sur les ombres, les cadrages appuyés…). Ce court-métrage est donc une déclaration d’amour à ce type de cinéma et à l’œuvre de James Whalespoiler: (la seconde mort de Sparky a lieu dans un moulin à vent comme dans Frankenstein de James Whale, la chienne dont tombe amoureux Sparky à la fin possède une version canine de la coupe de cheveux d’Elsa Lanchester dans La Fiancée de Frankenstein du même cinéaste…) tout en laissant poindre certaines autres inspirationsspoiler: (lors de la résurrection de Sparky, inspirée une fois encore du film de 1931, on trouve une espèce de cerf-volant en forme de chauve-souris rappelant le logo de Batman, héros qui sera porté à l’écran 5 ans plus tard par le même Tim Burton) . En outre, le cinéaste met tellement de lui-même dans ce projet qu’il arrive sans problème à faire accepter une happy-end (production Disney oblige) qui s’éloigne de l’histoire originale : l’histoire étant une version enfantine du mythe, cela passe sans problème. Au final, Frankenweenie est un petit chef-d’œuvre qui annonce l‘univers si typique de Tim Burton : les prémices d’un des auteurs les plus marquants de la fin du XXème siècle.
L'initial court métrage de 30 minutes filmé noir et blanc du dessin animé 28 ans après, certaines scènes sont similaires. Le court métrage contient une histoire un peu condensée, il manque un peu de cohérence à cause de cela, celai aurait pu faire un long métrage. On y retrouve notamment Barret Oliver qui a tourné toute une série de bons film en premier rôle au même âge 10-12 ans dont L'histoire sans fin et D.A.R.Y.L. Le film est un hommage aux films d'horreur mais avec des touches un peu humoristique et surtout de bons sentiments et une belle fin. Le fait d'avoir des acteurs bien choisis fait que ce film initial me fait une meilleure impression que le dessin animé.
Un film canin fantastique revenu d’outre-tombe par la jeune science éclair du petit lord Victor Frankenstein, un court-métrage tendre et drôle, pour toute la famille de Frankenweenie, le ptit monstre de ce film spectacle excellent acteurs, du burlesque.
Produit en 1984 par Walt Disney Pictures, ce format court en N&B nous offre une jolie Comédie familiale. "Frankenweenie" est la cinquième réalisation de Tim Burton. Son scénario, coécrit avec Lenny Ripps, nous conte une aventure fantastique, naïve et tendre, ne manquant pas d'humour. Ce scénario est une ébauche du long métrage d'animation du même titre que réalisera Tim Burton 25 ans plus tard. Le pitch : Mr et MmeFrankenstein ont un fils âgé de 10 ans. Le jeune Victor a perdu son chien Sparky suite à un accident de Baballe. Le dernier cours de physique-chimie va lui donner une idée.
« Frankenweenie » avait-il besoin d'un remake ? Non bien sûr ! Ce court-métrage de 30 minutes est époustouflant ! Il a tout ! Pas besoin de plus ! Burton est alors âgé d'une vingtaine d'années et a déjà réalisé bon nombre de courts-métrages, il a déjà un univers bien à lui ! Un univers qui lui vaut, toujours à l'heure actuelle, des expositions à son effigie ! D'aucuns auront eu la chance de pouvoir voir celle de la cinémathèque française, j'en garde un souvenir impérissable ! Rien d'étonnant avec ce titre, « Frankenweenie » adapte à la sauce Burton le mythe de Frankenstein, une histoire qui fascinera le cinéaste probablement jusqu'à la fin de sa vie ! À l'aube de sa carrière, il consacrera beaucoup d'oeuvres au service de cette même histoire ! Frankenweenie se verra d'ailleurs attribuer un remake animé bien des années plus tard. La création d'un être qui prend vie et indépendance sera bien entendu mise à l'honneur dans son chef-d'oeuvre indétrônable : « Edward aux mains d'argent » mais également grâce au personnage féminin de « L'étrange Noël de Monsieur Jack », etc... Il est d'ailleurs sympathique de constater que tous les ingrédients qui fonctionnent en ce court-métrage seront réutilisés pour « Edward aux mains d'argent » qui les sublimera ! Aussi, le final montrera tout le village qui part en chasse du « monstre » ! La différence ici, c'est qu'après avoir « tué » l'animal, ils vont se remettre en question pour une fin particulièrement touchante : cette fameuse scène des voitures rassemblées destinées à donner suffisamment d'énergie à Sparky pour que ce dernier puisse « repartir »! Un humour satirique, propre à Tim Burton, traverse l'oeuvre de bout en bout. Le choix des acteurs est astucieux ! Barret Oliver, qui se montrera fabuleux dans « Darryl » prouvait déjà toute l'étendue de son talent en ce rôle de Frankenstein ! Ce petit film de 30 minutes comblent toutes nos attentes ! Même si le remake importait à Tim Burton, celui-ci n'était pas nécessaire ! Au contraire, l'ensemble des éléments nouveaux déforcent le tout.
« Frankenweenie » est un court-métrage de Tim Burton réalisé en 1984. Il signera une version en long-métrage d’animation en 2012. Le film d’épouvante dès dix ans s’inspire fortement de « Frankenstein » mais en version canine. Après la mort soudaine de Sparky, son chien adoré, le jeune Victor fait appel au pouvoir de la science afin de ramener à la vie celui qui était aussi son meilleur ami. Tourné en noir et blanc dans une photographie sublime, la patte de Burton se fait déjà sentir lors de la mort de Sparky et sa résurrection ou la séance couture de Shelley Duvall. Un parfait premier film d’horreur, avec bien entendu un happy-end. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Un moyen-métrage de Tim Burton qui asseoie déjà son style unique, oscillant entre le gothique, l'expressionnisme allemand et la pléiade de références filmiques au cinéma d'horreur des années 30 à 50. Somptueux dans son histoire et son casting impeccable, le format court du film l'empêche toutefois d'être vraiment émouvant, et on lui préfèrera certainement sa version longue animé de 2012 (enfin, pour ma part, cette dernière version me fait toujours verser la larme). Le chien est cependant très touchant, son dressage est bluffant de réalisme, et l'intrigue qui reprend beaucoup au Frankenstein de James Whale est intéressante. On ne décroche jamais durant cette petite demi-heure, et les plans en clair-obscur déformé et aux angles exagérés comme savent le faire les expressionnistes sont d'une rare beauté. La musique n'est pas encore celle de Danny Elfman, mais accompagne honorablement ce somptueux petit film en noir et blanc qui rappelle les classiques du cinéma d'horreur. Mignon, touchant et purement cinéphile, on adore ce petit Sparky !
Un moyen-métrage de Burton qui ressemble étrangement à du Spielberg. C'est sympa et les images aspirent à l'univers tant exploité par la suite du réalisateur...
assez marrant même si le noir et blanc gâché un peu l'image du court métrage il en reste néanmoins le meilleur de Tim Burton. Je le déconseille aux moins de 7 ans. 3/5