Derniers Avis : L'Espion qui venait du froid - Page 2
L'Espion qui venait du froid
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Un visiteur
2,5
Publiée le 8 janvier 2017
Ambiance "guerre froide" à souhait et à volonté, ambiance typique du "vrai" film d'espionnage en circonvolutions quelque peu alambiquées et superbe prestation de Richard Burton, un acteur d'une présence et d'une rare intensité.
Film froid donc et en même temps d'une aridité certaine au niveau de son histoire que l'on parvient à comprendre in extremis à la toute fin, une fin qui fait preuve d'ailleurs d'un machiavélisme éhonté pour ne pas dire totalement abusé...
Or donc, il ne faut pas piquer du nez -ce qui s'avère parfois difficile devant ce film-tortue (on dirait qu'il rampe pour aller pondre...- car si vous piquez, c'est foutu et vous n'aurez rien entravé. C'est tiré d'un John Le Carré, ceci expliquant cela.
LA TAUPE. Vive l'age de glace. John Le Carré et ses romans d'espionnage n'arrive toujours pas à m'emballer. Trop complexe, à l'ambiance froide et tortueuse, je reste frigorifié sur la guerre froide. Richard Burton aurait du partager sa bibine.
C'est l'exemple même du film d'espionnage froid et calculateur, à 100 lieues de James Bond, qui décrit un univers sec, presque déshumanisé et d'où les gadgets fantaisistes sont exclus. Le réalisateur respecte ces règles établies par le roman exemplaire de John Le Carré, en imposant notamment une photo en noir & blanc semi-documentaire marquée par la pluie et le froid berlinois (en fait, le tournage eut lieu à Dublin). Cette histoire d'agent broyé et manipulé par un système n'avait donc rien de séduisant par son côté plus verbeux que physique pour attirer un public plus habitué au bric à brac bondien ; on adhère au concept ou pas, moi j'avoue que je suis un peu entre les deux. Le film n'eut d'ailleurs que peu de succès en dépit de la formidable prestation de Richard Burton qui fut nommé à l'Oscar, mais il est instructif pour découvrir un autre visage de l'espionnage, le vrai, sans artifices, celui de la guerre froide.
Un film d'espionnage plus axé sur les personnages, sur la psychologie, sur les dialogues que sur l'action elle-même et ce n'est pas toujours une réussite. On s'ennuie beaucoup devant cette histoire un peu alambiquée, qui a un meilleur rendu en livre. L'action étant au second plan, le rythme est très lent et pas mal de scènes résonnent par leurs silences, leurs longueurs. Une résonnance qui fait du bruit et qui détourne notre attention !!
Première adaptation cinématographique d'une oeuvre de John Le Carré, " L'espion qui venait du froid" déballe une histoire d'espionnage sur fond de guerre froide. Au contraire d'un James Bond, le travail de l'espion est ici plus subtil et ce dernier manie plus la ,parole que le flingue. Ne vous attendez donc pas à un film d'action! L'intrigue est intelligemment construite et amène le spectateur à douter du rôle réel de chacun des protagoniste et à se demander qui manipule qui. Le long métrage de Martin Ritt souffre toutefois de quelques longueurs mais demeure captivant malgré tout. A voir.
Premier film tiré d’un roman de John Carré, L’espion qui venait du froid pose les bases du style propre de cet auteur britannique spécialisé dans les récits d’espionnage dont le réalisme a pour but premier de contrecarrer le mythe du super-agent secret incarné par James Bond. Le traitement du métier d’espion comme étant fait de manipulations parfois perverses et de jeux d’infiltrations mais aussi de longues négociations dans des espaces clos assez oppressants est donc déjà très présent, tout comme la complexité de l’intrigue que l’on reprochera à beaucoup des adaptions suivantes de Le Carré. Le peu d’action et le scénario tordu sont donc les deux caractéristiques de ce film auquel Martin Ritt apporte une mise en scène qui, comme l’annonce le titre, est très froide mais surtout par le recours à un Burt Reynolds taillé pour le rôle. Malheureusement, ce récit, une fois porté à l’écran, est embarrassé de terribles longueurs, du fait justement de ses dialogues étirés et de cette intrigue retors dont les rebondissements sont noyés dans le flot de paroles, le rythme ne reprenant que dans le dernier quart d’heure avec une scène de procès d’une intensité implacable.
Un film d'espionnage, un vrai ! Certes, le rythme est lent et on peut s'ennuyer mais la trame psychologique remplace aisément les habituelles courses poursuites et fusillades auquel on a droit . Richard Burton fait un excellent espion, alcoolique et manipulateur, à milles lieux d'un James Bond coureur de jupons et son interprétation très convaincante d'Alec Leamas reste une bonne surprise . Une adaptation de John Le Carré plutôt réussie .
Pour un fan de James Bond, ce film est une sacrée claque. Les vrais espions n'ont pas d'armes car elles sont aussi inutiles que compromettantes. Ils ne fréquentent pas les tripots de luxe, ni les grands hôtels. Et surtout, ils n'ont rien à voir avec l'image du chevalier en armure qui s'accroche à des grandes idées. A l'exception, peut être, de Alec Leamas, un agent de l'ouest désabusé et habitué à ce qu'on lui confie les missions les plus dégueulasses imaginées par les cerveaux les plus tordus et pourris de l'intelligence service. Alec Leamas est charger d'aller à l'est pour confondre un supposé traitre en infiltrant l'opposition et en se faisant passer pour un transfuge aigri, alcoolique et sans respect pour la hiérarchie. L'ironie du sort est qu'il l'est vraiment et qu'à certains moments, on ne sait plus si il joue ou pas. spoiler: Au final, ce sont ses dernières miettes d'humanité qui finiront par le perdre, juste après avoir réaliser qu'il a été manipulé par son service , comme un vulgaire pion.
Contrairement à Ian Fleming, John le Carré fut un véritable espion de premier plan et son univers , quoique très pessimiste,est plus proche de la réalité que n'importe quel roman de gare. Ceux qui disent aimer le réalisme des premières aventures écrites de James Bond me font donc un peu sourire.
Cette adaptation du roman éponyme de John le Carré a quelque chose d'implacable, de fataliste. Richard Burton campe un personnage qui, de manipulateur, se découvre manipulé. Il prend conscience, à ses dépens, d'une mécanique qui broie les hommes, les individus, pour servir un intérêt national, collectif. Un jeu logique où le sentiment n'a pas de place. Le scénario développe une intrigue complexe et maîtrisée. Le noir et blanc est glacial. Et les acteurs parfaits de sobriété. Il manque juste une réalisation plus inspirée, moins académique, pour faire un chef-d'oeuvre.
"On ne peut pas toujours être une machine, on a besoin parfois de se divulguer comme être humain"
Avant d’entamer sa dernière mission Alec Leamas agent secret au bout du rouleau traine la savate dans les rues d’un Londres sombre et pluvieux.
Amer, frigide, Titubant, l’œil glauque, sa violence verbale et physique envers ses contemporains n’est peut-être qu’une couverture afin de produire de dernières étincelles professionnelles dans une ultime chorégraphie avant de s’endormir usé par les aspects procéduriers de son métier.
L’espion qui venait du froid lourdement critiqué pour sa lenteur lors de sa sortie mérite certainement une seconde vision. Ces images interminablement lentes donnent à cette œuvre étrange le statut de film d’auteur.
L’intérêt pénètre avec de grandes difficultés cette configuration logistique d’espions statiques, automatisés par une mission inlassablement répétée. Une écoute intensive de propos maussades altère davantage le contenu de cette besogne cinématographique obscure.
Une lassitude entretenue de manière royale par une récurrence en boucle.
L’œuvre possède une valeur c’est sur mais notre entendement n’est pas à la hauteur de telles exigences. Le passionnant contexte de guerre froide n’est ici qu’une toile de fond. Elle cède le pas devant le choix douteux d’un conversationnel trop abondant argumentant le besoin d’en finir devant ce bourdonnement verbal sans fin.
Quelques scènes d'un faux procès illumine un peu les bornes de cette mécanique complexe dont les rouages nécessitent un livret explicatif d'accompagnement.
Il s'agit d'un bon film d'espionnage. Il se déroule en pleine guerre froide, donc c'est un attractif pour ceux qu'en aiment. Pendant tout le film, j'étais motivé pour savoir ce qui venait par la suite. Certes, il n'est pas un chef d'oeuvre, mais avec des bonnes performances de Richard Burton et Claire Boom, le film garde une originalité intéressante.
Rarement vu un film aussi inintéressant. Tout est froid comme l'indique si bien le titre. Richard Burton, lui, est carrément de glace et indéniablement antipathique au point d'incarner l'archétype du héros avec lequel "classe et décontraction" ne rime pas. Posez ce protagoniste tête-à-claque dans un récit aussi mal écrit qu'inutilement compliqué et vous vous retrouverez face au plus qu'ennuyant L'Espion qui venait du froid, dont le seul argument justifiant sa fadeur au tendance neurasthénique et hypocondriaque, est de raconter l'espionnage comme il l'était vraiment. Quitte à faire dans le réalisme, ayez au moins la courtoisie d'écrire des dialogues recherchés et déclamés avec crédibilité que de ne se contenter que du strict minimum essentiel à la progression et la compréhension de l'histoire, dans la froideur la plus totale.
Chef d'oeuvre des polars à propos de la guerre froide encore invieilli; la resolution de l'intrigue semble impossible et le ton singulier du tout met en balance une réalité qu'on croyait stable.
Un film d'espionnage dur, sec, froid et ultra-réaliste, à mille lieues de la fantaisie de l'imagerie populaire "genre James Bond". Contrairement à beaucoup de films du genre, "L'Espion qui venait du froid" ne s'enlise pas dans une intrigue confuse et Martin Ritt a su maintenir un rythme égal à la narration de son film. En outre, le réalisateur a su tirer tout le potentiel de l'immense talent de Richard Burton et de Claire Bloom qui livrent des prestations remarquables. Le seul réel reproche que l'on puisse donner au film est que celle-ci est une oeuvre peu attachante paradoxalement à cause de ses principales qualités. Faute d'être un chef d'oeuvre, cette oeuvre est un des meilleurs films d'espionnages jamais réalisés, ce qui n'est déjà pas mal.