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    Lancelot Du Lac
    note moyenne
    2,4
    57 notes dont 20 critiques
    5% (1 critique)
    10% (2 critiques)
    25% (5 critiques)
    20% (4 critiques)
    25% (5 critiques)
    15% (3 critiques)
    Votre avis sur Lancelot Du Lac ?

    20 critiques spectateurs

    Grouchy
    Grouchy

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    2,5
    Publiée le 1 mai 2013
    Ne vous attendez pas à voir une fresque épique arthurienne. Nous avons encore droit à l'éternelle adultère entre Lancelot et Guenièvre, plutôt que de se concentrer sur le Graal. Surtout, quand le film est réalisé par Bresson, qui livre plus un aspect poétique que guerrier. Il est difficile de parler de superproduction : les armures peinent à cacher la pauvreté des décors qui contiennent une certaine modernité ( la vieille fermière est trop contemporaine par son habit ). Ce sont les acteurs qui font reconnaître le style de Bresson : l'amateurisme peut décontenancer le spectateur, mais on ne peut le reprocher puisque le "modèle" est un choix voulu. Cela n'empêche pas que l'on puisse rire de phrases totalement en décalage avec le ton : "j'ai peur.", "je t'ordonne de te taire". Même les éclats de rire sonnent faux. L'absence de musique est en partie responsable de la monotonie progressive, sans ajouter les henissements de chevaux tournant en boucle et qui agacent très vite. Restent les scènes qui bougent plus que les nombreux dialogues, à savoir les combats : ceux du début font sourire par le grotesque et l'absurde ( ou le manque de moyens ? ), et les scènes de tournois sont très longues. Sorti en même temps que Sacré Graal, le film, mineur dans la filmographie de Bresson, est intéressant mais a été détruit par sa comparaison avec le film des Monty Python ; le sujet semblait d'ailleurs incompatible avec le style bressonnien.
    chrischambers86
    chrischambers86

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    2,0
    Publiée le 29 août 2010
    Le film de Robert Bresson commence après la quête mythique et vaine du Graal par les chevaliers de la Table ronde! il faut tout de même avouer que son "Lancelot du lac" manque cruellement de spectaculaire et on reste frustrè face à un tel sujet plein de bruit et de fureur! Une oeuvre mineure de Bresson qui laissa perplexe le public pour un film austère, dèpouillè et un poil languissant! Si le cinèaste dèpouille ses personnages, c'est au sens propre...
    Jean-François S
    Jean-François S

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    0,5
    Publiée le 21 avril 2007
    Evidement ça ne sent pas la super-production, mais l'équipe technique avait réussi une belle prestation sur ce film vu leurs moyens. Malheureusement les acteurs amateurs l'ont ruinés! C'est incroyablement mal joué, chacun d'eux se pétrifie dès qu'ils ont une ligne de texte et la récite avec un manque de conviction évident. Ce film est vraiment la caricature même du film intello.
    loulou451
    loulou451

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    1,0
    Publiée le 23 août 2007
    Qu'y a-t-il à dire sur ce film ? Tout a déjà été écrit par les autres critiques. Interprétation misérable, mise en scène catastrophique, décors pitoyables, action inexistante, prises de vue nullissimes, scénario famélique... On en vient à regretter les bonnes vieilles séries B américaines des années 50. Le comble, c'est qu'au bout d'une heure de visionnage, on en vient à penser que les acteurs sont un peu moins mauvais qu'au début ! Bref, ce "Lancelot du lac" de Bresson vient un peu tard dans la carrière du réalisateur. A croire que son "Procès de Jeanne-d'Arc" (sans doute l'un des 5 plus grands films français jamais tournés) avait déjà tout dit. Une étoile pour feindre de croire que tout ceci n'est que pure parodie.
    CineRepertoire.free.fr
    CineRepertoire.free.fr

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    1,5
    Publiée le 26 juin 2013
    Robert Bresson adaptant les romans de chevalerie de Chrétien de Troyes, ce pourrait être une blague, mais non. Il l'a fait. À sa manière. Autant dire que l'on est à mille lieues des flamboyants Chevaliers de la Table ronde de Richard Thorpe, ou encore d'Excalibur, de John Boorman. On ne pouvait rêver adaptation plus triste. Voix blanche des acteurs, jeu désincarné, décors de misère, austérité narrative... Un film sans passion, sans vie. D'une grande rigueur, certes, mais formidablement ennuyeux. À bas la dimension romanesque et spectaculaire, vive le jansénisme ! Prix de la critique internationale au festival de Cannes 1974.
    Arthur Debussy
    Arthur Debussy

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    4,0
    Publiée le 20 mai 2012
    Sans être l'un des tous meilleurs films de Robert Bresson, son «Lancelot du Lac» ne mérite assurément pas tout le mal qu'on dit de lui. À tous les amateurs de sensationnel, de batailles rangées, de lyrisme débridé et d'emphase, revenez voir ce long métrage dans 10 ou 20 ans et comparez-le avec les films qui vous servent de référence aujourd'hui. Je peux vous garantir que le film de Bresson n'aura pas vieilli quand tous les autres seront démodés. La raison : l'art de Bresson va à l'essentiel, a pour but la vérité même s'il doit passer par l'inexactitude, l'anachronisme, tant qu'il reste bien sûr relatif. Son objectif est de suggérer le Moyen-Âge et non de le recréer, ambition de toute façon vaine car personne ne peut approcher à la perfection la représentation de cette époque vue à posteriori et toujours caricaturée, volontairement ou non. Si l'on peut regretter la relative brièveté de «Lancelot du Lac», c'est pour autant un véritable plaisir que d'avoir affaire à une version si simple, si épurée mais aussi émouvante et subtile que cette version là. L'art de Bresson s'accorde à merveille avec le sujet, et ne rend que plus belle cette histoire d'amour cornélienne, ce récit mythique mille fois vu et revu et pourtant retrouvant une fraicheur bienvenue dans les mains du cinéaste français. Son travail sur le son et l'image est comme toujours remarquable, un exemple : les chevaliers sont durant tout le film toujours en armure, et Bresson supprime tout bruit pour ne laisser que celui du cliquetis de l'armure, suggérant ainsi la lourdeur et la rusticité de la chevalerie comme leur emprisonnement dans un code difficile à porter. Et il ne rend ainsi que plus fort le seul moment où un chevalier quitte son armure : lorsque Lancelot s'abandonne à Guenièvre. Il est évident qu'il ne vaut mieux pas découvrir le cinéma(tographe) de Bresson avec ce «Lancelot du Lac», toutefois ce film moyenâgeux stylisé et sobre au possible s'adresse à tous. De son affiche aux dernières minutes, un très beau long métrage! [3/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
    Teresa L.
    Teresa L.

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    4,0
    Publiée le 10 mars 2013
    Rarement tel film aura donné un tel ressenti d'irréductibilité- le montage est un hachoir dans certaines séquences, un marque-page dans d'autres, le tout est infiniment doux et poétique avant d'enchaîner les manifestations d'une violence d'ampleur inédite. Bâti sur des antithèses et des contrastes, Lancelot du lac donne par moments l'impression que le temps s'arrête. Lorsque toute rencontre était encore une aventure dans les tenants de l'humanité, telle chose nous était familière. Le film suivant illustrera la même situation, mais, cette fois-ci, il n'y aura plus aucun idéal, fût-il à revoir à la baisse, juste du malheur s'abattant sur des poupées déshumanisées.
    benoitparis
    benoitparis

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    3,0
    Publiée le 24 juin 2012
    L’image du cheval emballé et sans cavalier qui clôt « Lancelot » est un peu la métaphore de la manière de Bresson arrivée à ce film : un procédé de dépouillement lancé au galop, parfois pour le mieux, mais mettant aussi à coté de la plaque. Il sert parfois la profondeur spirituelle du propos, comme le ferais la nudité de certaines églises romanes. C’est surtout vrai des scènes d’intérieur, de celles de dialogues. Mais ça reste beaucoup plus problématique dans la stylisation des scènes d’action. On a par exemple du mal à comprendre pourquoi le tournoi n’est plus guère qu’une gestuelle répétitive à la limite du comique. L’ellipse est poussé tellement poussé dans le final qu’on a l’impression qu’il est bâclé.
    Trelkovsky
    Trelkovsky

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    3,0
    Publiée le 22 avril 2013
    L'œuvre de Bresson se fait ici des plus ambiguës. La première séquence du film pourrait illustrer la quête du Graal selon le cinéaste ; une quête qui se résumerait alors aux combats passablement sanglants entre quelques chevaliers un peu balourds (on penserait presque à « Sacré Graal »). On se dit alors qu'on va assister à une véritable entreprise de désacralisation d'un mythe, ce que la suite ne semble pas tout à fait démentir : la forteresse du roi Arthur se résume à un ensemble de pièces grisâtres, les tournois sont filmés comme des systèmes mécaniques tournant à vide, les préoccupations des chevaliers n'ont pas grand chose de noble … Mais en même temps, il y a une sorte de pérennité du verbe, comme une force particulière accordée aux dialogues, seuls à pouvoir préserver la grandeur et le lyrisme de l'œuvre d'origine. À cet égard, on notera que, comme souvent chez Bresson, le jeu d'acteurs est des plus minimalistes, comme si ces derniers étaient forcés à réciter leur texte. Se crée alors une sorte de discordance interne au film, où deux mouvements antagonistes s'affrontent – l'un vouant une œuvre à l'usure, l'autre s'employant étrangement et faiblement à lui faire garder quelque souffle épique.
    lucyinthesky4
    lucyinthesky4

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    3,0
    Publiée le 6 janvier 2011
    Lancelot du lac est, avec Le procès de Jeanne d'Arc, le seul film d'époque de Robert Bresson. Autant on peut aisément comprendre l'intérêt du cinéaste pour la confrontation verbale entre la pucelle Jeanne touchée par la grâce et ses juges incrédules, autant le lyrisme et l'héroïsme de la geste arthurienne semblent a priori mal lui convenir. Un a priori que paraissent confirmer les premiers plans de Lancelot du lac, quelque un peu risibles : un combat très lent où seul le bas du corps des chevaliers est filmé. Ceux-ci lancent des « Oh! » et des « Ah! » assez peu convaincants, et les « effets spéciaux » (décapitation, sang qui coule) laissent pour le moins perplexes. Heureusement, le film abandonne vite la dimension épique du récit pour se concentre sur l'intime - et en particulier sur le conflit intérieur de Lancelot, tiraillé entre son amour pour la reine Guenièvre et son devoir envers le roi Arthur (qui s'appelle ici Artus, je ne sais trop pourquoi). Minimaliste, Lancelot du lac est unique en son genre et a le mérite de ne pas paraître daté ou kitsch. C'est que Bresson fait du Bresson, et évite de se confronter trop directement à l'imagerie du film de chevalerie. La scène du tournoi est exemplaire de ceci. Bresson n'y filme quasiment que les sabots des chevaux et les duels sont hors champ : on entend uniquement les bruits des armures et des lances qui s'entrechoquent. Cette sobriété est un peu hors-sujet mais elle sert le film, dont les quelques tentatives de faire « chevaleresque » sont des échecs. Bresson filme un moment de relâche dans la quête du Graal, s'attarde sur les gestes quotidiens et les scènes d'intérieur. La reconstitution est minimale (bien que Lancelot bénéficie du budget le plus important parmi tous les films de Bresson) et l'on peut se demander si le beau sens de l'ellipse dont le cinéaste fait preuve n'est pas dû à son embarras vis-à-vis de son sujet... On pariera plutôt qu'il cherche à rester fidèle à lui même : et en effet, le dépouillement du style et la diction neutre et épurée de ses modèles sont bressoniens au possible. Le film dégage une espèce de raideur qui finit par restituer au mythe sa puissance brute et son réalisme (il est filmé comme s'il était contemporain). Ni kitsch, ni épique, ni ludique, ce Lancelot, pour décalé et déconnecté qu'il soit, n'en est pas moins fort beau.
    dionys r.
    dionys r.

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    5,0
    Publiée le 29 septembre 2006
    Le plus poétique et le plus lyrique des films de Robert bresson. "Batis ton film sur du blanc, sur le silence et l'immobilité." (Robert bresson)
    fesaga
    fesaga

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    0,5
    Publiée le 24 juillet 2007
    j'avoue que j'ai pas vu le film en entier parceque c'est assez mou, assez mal filmé mais surtout un jeu d'acteur qui meriterait un oscar pour leur nullité... depuis the hillside strangler je ne pensais pas un retrouver des aussi nuls, a se demander si c'est pas une parodie. Donc au debut j'etais morte de rire, mais au bout d'une demi heure... stop.
    Attila de Blois
    Attila de Blois

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    1,0
    Publiée le 2 décembre 2015
    Robert Bresson frappe là où on l'attend pas en s'attaquant au mythe arthurien et principalement sur ce personnage légendaire qu'est Lancelot du Lac. Bien sûr, il l'adapte à sa manière. Loin des fresques visuellement impressionnante et pleines d'action que sont les films de Richard Thorpe ("Les Chevaliers de la Table ronde" de 1953) et de John Boorman ("Excalibur" de 1981), ce "Lancelot du Lac" propose, dans une ambiance presque intimiste, une vision iconoclaste du célèbre chevalier. L'intrigue est donc centrée sur les états d'âme de Lancelot et sur la psychologie des chevaliers de la table rondes après l'échec de la quête du Graal. Une approche intéressante pourtant gâchée par plusieurs défauts. Le premier et principal d'entre eux est assurément les comédiens eux-mêmes. Ils nouent tous plus mal les uns que les autres. Ils n'insufflent aucune vie à leurs personnages et se contentent de réciter, sans passion, leur texte. Ensuite, il faut bien admettre que si la réalisation typée de Bresson colle parfaitement à certains de ses films précédents, elle ne fait pas des merveilles pour une oeuvre comme celle-ci. La mise en scène et en effet laborieuse, maladroite et le plus souvent répétitive. Il ne nous reste pas grand-chose digne d'intérêt à se mettre sous la dent. Et ce n'est pas la pauvreté des décors et des costumes qui changera la donne. Décevant de la part de Bresson qui nous avait habitué à beaucoup mieux.
    aaber
    aaber

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    2,5
    Publiée le 28 mars 2007
    A mille lieues des couleurs chatoyantes des "Chevaliers de la table ronde" de Thorpe, plus proche du carton pâte de "Perceval le Gallois" de Rohmer, le "Lancelot du lac" de Bresson est une belle fresque automnale, faite de châteaux forts en ruine et de couleurs froides, de héros aux armures anachroniques et de chevaux filmés au garrot, mais en partant des sabots, de batailles terminées et d'un nom prononcé, dans un dernier souffle, "Guenièvre" ! Quant au "Monty Python Sacré Graal", datant de la même année, 1974, rien à voir avec la choucroute, Joyce ! Mais, dans les deux cas, il y a des décapités !
    petrus75012
    petrus75012

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    1,5
    Publiée le 30 avril 2012
    Cinéaste mallarméen adepte de la pellicule blanche, Bresson aura eu le mérite, avec Godard, de ne pas réussir à tuer le cinéma comme son maître spirituel avait tué la poésie - c'est dans doute un des avantages du cinéma - comme du roman - que d'avoir besoin d'un public nombreux et ayant toute sa tête, afin de ne pas succomber sous les traits des nihilistes modernistes qui ont fini par bousiller tant d'arts (architecture, arts plastiques, poésie, musique...). Certes tout n'est pas dénué d'intérêt dans ce film glaçant si l'on ferme les yeux sur certaines situations véritablement grotesques comme ces hennissements de chevaux pré-enregistrés. Il n'était pas ainsi vain de dépouiller la narration car après tout les romans de Chrétiens de Troyes sont eux aussi quelque peu dépouillées : mais ici on dépouille tant qu'à la fin il ne reste vraiment plus grand chose. Car enfin, Chrétien de Troyes ne s'intéressait pas tant que ça aux pattes des chevaux pour meubler le vide et décrivait les combats sans hésiter à recourir aux clichés : ce que refuse avec bêtise anti-spectaculaire le cinéaste. Eh oui... Hollywood est tout de même plus fidèle que Bresson à l'esprit de ces romans. Car malgré tout, chez Bresson, c'est bel et bien le contresens qui l'emporte... et l'attrape-gogo à snobinards distributeurs de subventions.
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