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Du même niveau que ''L'ange de la rue'', c'est à dire absolument parfait. Je pense même que l'on passe encore plus temps avec ce couple qui est l'incarnation de l'amour mystique au cinéma. Le film commence fort lorsque Chico sort comme un diable de son égout, secoue Nana au dessus du puits béant puis fait monter Diane prés des étoiles. La suite ne faiblira jamais et ce film qu'il faut voir avec la naïveté d'un enfant et l'âme d'un adolescent romantique nous transporte aux pays des rêves. Peu importe le contexte réaliste douloureux de l'époque, seul compte l'apparition de l'amour absolu entre ces deux êtres et la façon dont Borzage le fait vivre pour nous, spectateurs comblés. Respecter autant ses personnages est rare, c'est peut-être là que se trouve l'explication de toutes les émotions dégagées. Un simple plan tel que lorsque Nana, souffrant pourtant du vertige, connaissant à peine Chico, tente de le protéger d'une chute imaginaire, se retrouve avec son bras sur ses épaules est bouleversant. Il y en a comme cela,en veux-tu en voila. Onze heures, l'heure suprême ne se raconte pas, elle est incontournable pour tout cinéphile. Depuis plus de vingt ans Claude -Jean Philippe en a fait son heure de départ de son film du dimanche matin à l'Arlequin: hasard ou clin d'oeil d'un ange cinéphile?
Ajoutée le 27 févr. 2012 à 15h05 Signaler un abus
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