David-Hainaut
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2.5 - Moyen
En 1961, le Festival de Cannes eut la particularité de faire concourir deux films Italiens, dans lesquels Jean-Paul Belmondo y détient chaque fois un rôle : La ciociara, et La viaccia. Deux films magnifiques qui témoignent, parmi bien dautres, de la réelle valeur de Jean-Paul Belmondo, bien distincte des rôles plus « musclés » de sa seconde partie de carrière. Lacteur, pour évoquer le contexte transalpin, qui bondit dailleurs un jour en apprenant la réelle signification de son surnom dans la presse locale : Il brutto, soit Le laid, et non La brute, tel quil le pensa durant des années ! Notez, à lépoque du film, et aux yeux du réalisateur Mauro Bolognini, Bebel (Amerigo, dans le film) devait probablement encore avoir de bien jolis traits, pour incarner celui qui allait tenter de séduire Claudia Cardinale, campant ici le rôle dune prostituée de luxe. Ayant quitté la terre pour travailler en ville, Amerigo, un jeune homme sans le sou, vole son oncle pour revoir cette femme. Et surtout, pour lui parler, ce qui nest pas aisé, car le cur de Bianca est de pierre. Une histoire dans laquelle le drame règne en permanence, Bolognini recréant fort bien lambiance misérable et déprimante de la fin de XIXè siècle. Le seul reproche serait peut-être le manque dentrain, rythmant le film de manière parfois pesante. Si jeunes, Belmondo (27 ans) et Cardinale (22) offrent heureusement un tantinet de fraîcheur, alors quun autre français, Paul Frankeur joue le rôle de loncle dAmerigo, un véreux commerçant. Quoiquil en soit, Bebel savait de quelles actrices issues de la botte sentourer, après Sophia Loren dans La Ciociara et avant Gina Lollobrigida dans La mer à boire, Claudia Cardinale dans La viaccia : sur trois ans à peine, il y aurait pu avoir plus maussade comme bilan
Ajoutée le 18 sept. 2006 à 22h22
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