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Reds
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Reds" et de son tournage !

Un projet de longue date pour Beatty

Il s'agit du deuxième long métrage réalisé par l'acteur Warren Beatty, qui joue également le rôle principal. Le comédien avait commencé à préparer Reds durant les années 70, alors même qu'il était en train de mettre sur rails sa toute première réalisation, Le Ciel peut attendre (1978). Il avait même filmé des entretiens avec d'authentiques témoins qui ont connu la Révolution Bolchévique de leur vivant.

Reed, le plus rouge des américains

John Reed, journaliste américain de gauche, a écrit un vaste reportage intitulé Dix jours qui ébranlèrent le monde, exclusivement consacré à la révolution bolchévique de 1917. Cet ouvrage eut un écho considérable auprès des soviétiques et est remonté jusqu'à Lénine, lequel en recommanda la lecture. Reed est mort à Moscou en 1920, peu après la publication de son reportage. Il reste à ce jour l'un des seuls américains à être enterré au Kremlin, reposant auprès des grands leaders communistes de l'ex-URSS.

Julie Christie, premier choix

Pendant un long moment, Warren Beatty a imaginé l'actrice anglaise Julie Christie dans le rôle de Louise Bryant, du fait que les deux acteurs vivaient ensemble au moment de l'écriture du projet cinématographique. Christie avait suivi Beatty en Russie, et a apporté une contribution non négligeable au scénario. Pour ce dernier, Reds était censé être "leur film" à tous les deux. Quand Beatty a débuté ses premières prises de vue, Christie a soudainement fait marche arrière. Selon elle, le rôle devait être joué par une Américaine. Et c'est ce qui est advenu, Diane Keaton ayant été engagée pour incarner Bryant à l'écran.

Des désaccords techniques

Vittorio Storaro a failli quitter le plateau de tournage pendant la réalisation de Reds. Motif ? Un désaccord important entre le directeur de la photographie et Warren Beatty. Storaro voulait utiliser des mouvements de caméra dynamiques et fluides, tandis que Beatty voulait des plans fixes. Les deux hommes ont finalement trouvé un compromis. Ainsi, le film commencerait avec des plans fixes. Peu à peu, la caméra prendrait plus de liberté et se déplacerait dans l'espace.

Pas plus de 100, promis !

Mythique scène que celle où le personnage joué par Gene Hackman annonce à Jack Reed que sa compagne a perdu son job. En effet, Warren Beatty n'est pas prêt d'oublier toute la peine qu'il a eue à la mettre en boite. Il lui a fallu très exactement 100 prises avant d'être véritablement satisfait. Arrivé à la centième prise, devant tant de lassitude, Gene Hackman a promis de se donner à fond afin qu'il n'y ait pas de cent-et-unième prise. Promesse tenue !

Un poème sincère

Le poème que Jack Nicholson livre à Diane Keaton dans le film a été écrit en toute sincérité par l'acteur en personne.

A deux doigts d'une crise diplomatique

Warren Beatty a rencontré des difficultés alors qu'il s'apprêtait à tourner plusieurs séquences en Finlande. Les autorités locales devaient demander l'autorisation de Moscou avant d'accueillir l'équipe de tournage. Les Soviétiques ont finalement accepté de délivrer des saufs-conduites pour Beatty et ses techniciens, afin que les relations entre la Finlande et l'URSS ne s'enveniment pas.

130 heures de rushs

Lorsque le tournage de Reds fut achevé, Warren Beatty s'est trouvé avec plus de 130 heures de rushs sous les bras, soit 40 fois plus que ce que devait être le montage final du film ! Mais les producteurs avaient anticipé ce détail technique et avaient pris des dispositions. Un coursier faisait sans cesse la navette entre le laboratoire de traitement Technicolor à Rome et la salle de montage à Los Angeles où les monteurs du film s'attelaient aux premières coupes alors même que la réalisation de Reds n'était pas encore bouclée.

Malade et affaibli

Alors que le tournage prenait fin, Warren Beatty s'est avéré être très amoindri physiquement. Le cinéaste-acteur, atteint d'une laryngite depuis un moment, avait perdu environ 13 kilos pendant la réalisation du film. Il n'a pas pu assurer la promotion de Reds ni faire d'interviews dans les médias.

L'Empire du Mal à la Maison Blanche

On connaissait ses positions vis-à-vis de l'Union Soviétique, qu'il qualifiait d'"Empire du Mal". Et pourtant, Ronald Reagan, président des Etats-Unis au moment de la sortie de Reds, a invité Warren Beatty à une projection privée du film à la Maison Blanche. Les deux hommes s'étaient connus à l'époque où Reagan faisait encore carrière à Hollywood.

Un record de nominations

A ce jour, Reds reste l'un des seuls films à avoir été nommé aux Oscars dans les quatre catégories d'interprétation (meilleur acteur, meilleure actrice, meilleur acteur dans un second rôle, meilleure actrice dans un second rôle).

Diffusé en un tragique contexte

Reds a été diffusé à la télévision nationale anglaise la nuit même où la Princesse Diana est morte à Paris. Durant le générique de fin, un bulletin d'information est apparu à l'écran, annonçant que Lady Di venait d'être victime d'un grave accident de voiture.
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