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Dodes'ka-den
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note moyenne
3,9
181 notes dont 34 critiques
41% 14 critiques
32% 11 critiques
12% 4 critiques
9% 3 critiques
6% 2 critiques
0% 0 critique

34 critiques spectateurs

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Critiques les plus utiles
Maitre Kurosawa

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2,0Pas terrible
• Publiée le 02/02/2014

Un film décevant de la part de Kurosawa. Si la science du cadrage du réalisateur japonais est toujours aussi appréciable, car elle permet une objectivité totale par rapport à ses personnages, elle ne fait pas oublier les défauts du film. La poésie n'est pas très émouvante, l'humour employé est assez facile, et les différentes histoires ne sont pas vraiment intéressantes. D'ailleurs, la maîtrise du film-choral se révèle ici moyenne, avec une étrange utilisation de la focalisation. Quelques belles scènes dramatiques pour un ensemble peu convaincant.

soniadidierkmurgia

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3,5Bien
• Publiée le 14/07/2012

Dodes'Kaden est une oeuvre charnière dans la filmographie d'Akira Kurosawa. Reconnu mondialement le réalisateur aborde avec la décennie 1969-1977 une période difficile de sa carrière. Son dernier film "Barberousse" a été un échec et marque la fin brutale de sa longue collaboration avec son acteur fétiche Toshiro Mifune. Séduit par les sirènes d'Hollywood, il se lance dans l'aventure de "Tora! Tora!Tora!" une épopée sur l'attaque de Pearl Harbour dont il est censé réaliser l'épisode japonais mais le projet vire au fiasco et Kurosawa peu en accord avec les accommodements de l'industrie hollywoodienne finit par être congédié. C'est dans un état d'esprit mélancolique qu'il effectue son retour au Japon . Trois de ses amis réalisateurs (Kinoshita, Kobayashi et Ichikawa) viennent à son secours à travers une société de production nommée le Club des Quatre Chevaliers pour lui permettre de revenir sur le devant de la scène. Ce sera donc un retour derrière la caméra avec "Dode's Kaden" inspiré tout comme "Barberousse" d'un roman de Shugoro Yamamoto qui sera le premier film en couleur de Kurosawa. Pas de doute, Kurosawa est bien dans une période sombre, son film sorte de fable à mi chemin entre le constat social et le fantastique est une dénonciation sans équivoque de ce qu'est devenu le Japon après la reconstruction. Le tableau dépeint par le réalisateur au sortir de la guerre dans "L'ange ivre" (1948) s'est encore assombri vingt après. Les bidonvilles sont toujours bien là, même s'ils ont été repoussés à la lisère des grandes villes devenant une sorte de no man's land où toute une faune bigarrée livrée à elle-même s'invente ses propres codes. Le scénario un peu touffu et sans véritable ligne directrice constitué de huit récits suit le destin de marginaux regroupés autour de Tamba, vieil artisan qui fait office de sage pour tenter de vertébrer quelque peu cette communauté vivant dans un paysage dévasté presque post apocalyptique comme si le Japon ne s'était jamais réellement remis des catastrophes d'Iroshima et de Nagasaki. Dans cet environnement hostile toutes les turpitudes humaines se donnent libre cours (les jeunes maris s'alcoolisent au saké à longueur de journée, l'oncle viole sa nièce puis la force à avorter), ceux qui ont des aspirations plus élevées doivent recourir au rêve pour s'échapper de ce quotidien désolant comme le jeune Rokuchan qui conduit vaille que vaille sa rame de métro imaginaire au sein du bidonville ou comme le père qui raconte par le menu à son jeune fils la construction de la villa qu'ils n'auront jamais. Cinq ans plus tard Ettore Scola donnera lui aussi avec "Affreux sale et méchants" sa vision des bidonvilles romains en la teintant de l'humour et de la dérision du cinéma italien. Celle de Kurosawa est au contraire étouffante et à aucun moment il ne laisse entrevoir un avenir meilleur pour ses personnages qui devront continuer à survivre dans ce petit bout d'enfer terrestre. Le film sera incompris à sa sortie , trop noir sans doute et sans ligne scénaristique claire. La difficulté croissante à obtenir des financements amènera Kurosawa à faire une tentative de suicide en 1971. Heureusement pour lui l'apport de financements étrangers lui permettra de réaliser encore de grandes épopées lyriques avant de succomber à 88 ans au terme d'un parcours en tout point exceptionnel.

chrischambers86

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3,5Bien
• Publiée le 24/10/2011

Dodes'kaden, Dodes'kaden, Dodes'kaden, c'est en fait l'onomatopèe du bruit du tramway produit par ce jeune gars quand il le conduit! Akira Kurosawa, surnommè au Japon, "L'empereur", a failli arrêter sa carrière après 1965, annèe de son dernier succès à la Toho avec "Barberousse". il a ensuite fondè une compagnie indèpendante avec trois autres cinèastes connus, "la Yonkino-Kai" (mais qui a fait faillite), qui lui a permis de tourner en 1970 ce fameux "Dodes'kaden". Adaptation du "Quartier sans soleil" de Satsuo Yamamoto, ce film raconte la vie de marginaux dans les faubourgs misèrables d'une ville avec un pauvre dèbile mentale qui conduit toute la journèe un tram qui n'existe que dans son imagination et qu'on surnomme "le zinzin du train", avec une orpheline violèe par un oncle abusif ou avec un père et son fils qui bâtissent un palais idèal...Et Kurosawa le fait en couleurs comme s'il voulait dresser devant le monde un drapeau bariolè pour dire que les misères existent encore et que les malheurs des uns coexistent avec les bonheurs matèriels de beaucoup d'autres! Un Kurosawa très formel et entièrement tournè en studio qui rappelle le goût du cinèaste pour la peinture (les ciels bleus en arrière plan par exemple sont de simples draps tendus) et surtout son goût pour l'humanitè profonde de ses personnages...

Vladimir.Potsch

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5,0Chef-d'oeuvre
• Publiée le 18/03/2006

Ce personnage d'attardé mental, qui répète inlassablement "Dodes'kaden" en imitant le tramway qui passe, car c'est ainsi qu'il l'entend dans la réalité, est un des plus marquants de l'oeuvre de Kurosawa. Foncièrement différent des samouraïs, des gangsters, des villageois, ou des seigneurs de ses autres films, il incarne la vision humaniste que Kurosawa tentait de véhiculer en 1970. Pour ce faire, il réalise un film maniériste, où les couleurs exacerbées sur plusieurs couches, à l'image d' un tableau de Van Gogh, ont une fonction particulière : elles rendent encore plus aigüe, plus prégnante, la vision dramatique que Kurosawa donne d'un quartier défavorisé de Tokyo. Il passe d'un personnage à l'autre, d'une histoire à l'autre, pour nous raconter la misère et l'indifférence. Difficile d'oublier cet enfant mourant faute de soins, ni le visage de son père. C'est une tragédie du vingtième siècle racontée par un maître incontesté du septième art. A l'époque boudé par le public, car trop déroutant dans l'oeuvre du cinéaste, le film est sans doute l'un de ses meilleurs.

ClashDoherty

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5,0Chef-d'oeuvre
• Publiée le 21/09/2006

Sans doute un des meilleurs films du Maître Kurosawa, un des plus grands cinéastes (le plus grand ?) au monde. Humaniste, désenchanté, beau, poignant, prenant, parfois drôle aussi, "Dode's Kaden" est sans doute un de mes films de chevet, même si il m'a fallu un certain temps pour me décider à le voir... On ne peut pas comparer ce film magistral avec les autres monuments de Kurosawa (tels que "Sanjuro" ou "La forteresse cachée"), ça n'a rien à voir. Ce film magnifique est inclassable dans sa filmographie, voilà ce qui le rend si intéressant, voilà ce qui le rend sans aucun doute meilleur (même de peu) aux autres. A voir si possible en V.0.S.T. (et en DVD, qui propose le film come vous ne l'avez jamais vu)...Un grand, grand moment du 7ème Art.

willydemon

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2,0Pas terrible
• Publiée le 07/02/2012

Vraiment dur de tenir tout le film, pourtant les personnages sont intéressants et on s'émerveille au départ mais tout traîne en longueur et se demande ce que Kurosawa à voulu dire au final. Je comprend totalement le four de ce film qui n'est vraiment pas facile d’accès.

AMCHI

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4,0Très bien
• Publiée le 09/10/2011

Considéré comme un film à part dans sa filmographie Kurosawa réalise un film assez décalé (bien que je l'imaginais plus étrange) et utilise pour la 1ère fois la couleur avec une grande maîtrise car visuellement ce film est splendide mais c'est aussi la description de la pauvreté dans un pays que bizarrement on semble à tort épargner par elle. Parfois amusant parfois triste Dodeskaden c'est des portraits de personnages variés et comportant quelques scènes fortes et comme vous je présume j'ai eu un faible pour le sympathique zinzin du train. En attendant d'avoir tout vu de ce grand cinéaste Dodeskaden est l'un des mes Kurosawa préférés. Malheureusement ce film fut un flop et j'ai une attirance et une grande curiosité pour les échecs des grands réalisateurs et avec Dodeskaden ma curiosité a été pleinement attisé.

tomPSGcinema

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4,0Très bien
• Publiée le 22/01/2010

Ce n'est pas le film le plus connu d'Akira Kurosawa, mais Dodes'kaden est une de ses oeuvres les plus poignantes. L'histoire se déroule dans un bidonville, où l'on cotoie en autre : un homme qui conduit un train imaginaire ( difficile d'ailleurs de ne pas penser à Buster Keaton et Charlie Chaplin quand ce personnage apparait à l'écran ), une orpheline qui est violée par son oncle ou encore un enfant et son père qui s'imaginent bâtir un magnifique palais . Il est vrai que le récit qui à pour thème principal la pauvreté est parfois un peu lent, mais la mise en scène de Kurosawa est comme à son habitude parfaite, certaines séquences nous restent gravées dans les mémoires et nous plongent à la fois dans la tristesse, l'angoisse ou encore le rêve. Il s'agit d'un long métrage intelligent, mais qui n'est pas non plus dénué d'humour, et qui possède aussi une photographie admirable ( et très ancrée dans l'univers de la peinture ) et une interprétation impeccable de la part de l'ensemble des comédiens. Une oeuvre à ne donc pas sous estimer dans la filmographie de Kurosawa.

gimliamideselfes

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5,0Chef-d'oeuvre
• Publiée le 17/08/2009

C'est très beau, triste, ce bidonville s'anime sous la caméra de Kurosawa, les rêves de ses habitants, leurs désirs, leurs craintes. Au final on a un film simple, sans artifice, mais très vrai.

fuck-les-modérateurs-allociné

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1,0Très mauvais
• Publiée le 17/12/2008

Les personnages sont intéressants mais l'ensemble est trop décousu, on décroche assez vite.

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