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Soy Cuba
note moyenne
4,2
202 notes dont 39 critiques
51% (20 critiques)
31% (12 critiques)
3% (1 critique)
8% (3 critiques)
8% (3 critiques)
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Votre avis sur Soy Cuba ?

39 critiques spectateurs

jean-paul K.
jean-paul K.

Suivre son activité 1 abonné Lire ses 321 critiques

2,5
Publiée le 21/09/2016
Si ce film est magnifique pour sa mise en scène, la profondeur du noir et blanc et l'intensité des scènes avec la caméra à l'épaule, le film est beaucoup trop long et ennuyeux dans les chapitres 1 et 2; les chapitres 3 et 4 sont beaucoup plus intéressants. Nous avons bien compris que l'affreux dictateur Battista, à la solde des vilains impérialistes américains et du roi dollar, était responsable du malheur du peuple cubain, résident du plus beau pays du monde, selon Christophe Colomb. Mais si la propagande en voix off dans la deuxième partie du film semble excusable, les mines réjouies et les sourires béats des "révolutionnaires", travaillant au service de la Révolution sont insupportables (comme dans les films de Eisenstein).
Benjamin A
Benjamin A

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5,0
Publiée le 30/04/2015
Le début est assez éloquent, après avoir contemplé Cuba vu du ciel ainsi que ses belles côtes au bord de la mer, on découvre Cuba sous l'emprise du régime de Batista, un Cuba gangrené par l'argent des américains capables de tout acheter, même les humains. La première partie met très bien en valeur cet aspect-là, Kalatozov, marchant sur les pas d'Eisenstein, nous immerge au cœur d'un bar où le jazz est chaud et torride pendant que des riches yankees payent pour s'amuser avec des prostitués. Tout est déjà dans cette première partie, la virtuosité de Kalatozov derrière la caméra l'ambiance oppressante ou encore les propos visant à montrer la lente déchéance du Cuba de Batista, rendant salutaire la prise du pouvoir de Castro. Dans l'ensemble les quatre parties sont des claques, chacune nous montrant un des aspects de ce Cuba pré-Révolution, que ce soit dans le monde agricole, dans celui étudiant ou chez les rebelles. La première claque est d'abord esthétique où Kalatozov déborde d'idées ingénieuses et nous offre une symphonie visuelle éblouissante. Sa caméra virevolte avec grâce et poésie tandis qu'il retranscrit à merveille l'atmosphère oppressante, le vent de liberté et le ras-le-bol du peuple cubain. Ces plans-séquences sont parfois exceptionnels, à l'image de ceux qu'il compose caméra à l'épaule et sa virtuosité (à laquelle on peut ajouter son jeu d'ombres et de lumières ou ses cadrages permettant de nous offrir des images marquantes) n'est jamais trop lourde, bien au contraire, elle est éblouissante et sert au mieux son atmosphère et permet de mieux nous immerger au cœur des bas-fonds de Cuba, bien aidé par une très belle photographie. S'il retranscrit si bien cette atmosphère, c'est aussi car il met bien en valeur ses propos. Comme beaucoup d’œuvres d'Eisenstein, Soy Cuba dépasse le simple cadre du film de propagande et, à travers ces quatre histoires, dresse un triste bilan de la politique de Batista. Kalatozov ne se contente pas de faire un portrait glorieux de Castro, bien au contraire même, il en fait un émouvant témoignage d'une époque où les gens de pouvoirs, donc qui ont l'argent (ce qui va ensemble dans cette société, comme maintenant), et ce qu'il soit cubain ou américain de passage, profitaient du désespoir du peuple. Il s'en prend surtout à la politique capitaliste américaine où les plus démunis sont de suite condamnés, et, peu à peu, il met la révolution en marche où, en s'attardant sur quelques destins individuels, il donne aussi une dimension tragique et bouleversante à son récit. À travers quatre portraits dans la société cubaine de Batista aux heures où la révolution est de plus en plus proche, Kalatozov retranscrit toute l'émotion, la pertinence et les réflexions de son récit, et ce, avec une virtuosité technique éblouissante et servant avant tout l'immersion au cœur de ce peuple ainsi que l'atmosphère oppressante et bouleversante.
Adrien D.
Adrien D.

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4,0
Publiée le 15/11/2013
Soy Cuba est un film russo-cubain réalisé par Mikhaïl Kalatozov (Palme d’or en 1958 pour Quand passent les cigognes) qui fut tombé dans l’oubli à cause d’une très mauvaise réception en Russie, à Cuba et de censure en Amérique. 30 ans plus tard, en 1993, le film est redécouvert au festival de San Francisco puis, grâce à l’appui de Martin Scorsese et de Francis Ford Coppola, pourra s’offrir une distribution américaine. Le film de Kalatozov traite de la révolution cubaine, de Batista jusqu’à sa chute par Fidel Castro. Quatre portraits sont dressés, celui d’un Cuba occupé par une récente inégalité, celui d’un paysan exploitant de cannes à sucre, celui d’Enrique, un révolutionnaire s’opposant au régime de Batista et celui de Mario, qui vit pauvrement avec sa famille dans les montages. Ces quatre récits ont un double enjeux, prôner un idéal communiste et développer la trame de la révolution, en commençant par un mécontentement, par un ralliement puis par un passage à l’acte. « Soy Cuba », c’est par cette voix claire que commence chaque séquence, comme si l’île prenait pour cible, au hasard, quelque uns de ses habitants. Cette minorité censée représenter en fait l’ensemble des Cubains, les désignant comme des révolutionnaires anticapitalistes et patriotes. Soy Cuba pourrait alors effrayer par son côté propagandiste, il n’en est rien. Même si le fil conducteur, le récit, est basé sur la révolution des insurgés contre le système capitaliste de Batista et prône le communisme de Castro, la véritable réussite du film réside dans sa beauté visuelle, dans le lyrisme qui se dégage de Cuba et de ses résidents. Soy Cuba n’aurait pas été si poétique sans la collaboration de Sergueï Ouroussevski, fidèle chef opérateur de Kalatozov, qui dans un magnifique noir et blanc réalise des prouesses techniques, que ce soit les longs plans séquences, les contre plongées appuyées ou les gros plans en courtes focales. La suite ici:
Julien D
Julien D

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4,0
Publiée le 08/08/2013
Quelle plus belle preuve de la pertinence d’un film prônant la révolution communiste que de se voir interdit de diffusion sur le sol américain pendant plus de trente ans ? Aisément qualifiable de Cuirassé Potemkine cubain, Soy Cuba n’est pas entré dans la légende du 7ème cinéma que grâce à son engagement idéologique (que ses détracteurs ne sauraient s’empêcher de propagandiste) mais aussi et surtout par son incroyable qualité formelle car Mikhail Kalatozov a réussi à lui donner un aspect lyrique enivrant grâce à ses prodigieux mouvements de caméra vertigineux qui semblent, pendant d’inoubliables plans séquences, flotter en l’air et inspirent de le fait ce sentiment de liberté que recherchent les insurgés du système capitaliste mis en place par le président Batista. Sa maitrise de la photographie noire et blanche est telle que les contrastes entre ombres et lumières en viennent à faire des contours des personnages qu’il filme un autre appui de la puissance évocatrice de ce pamphlet politique onirique. Le scénario constitué de quatre histoires est bien écrit car propice à une reconstitution historique assez foisonnant mais l’absence de fil narratif entre ces récits amoindrit l’émotion que l’on peut ressentir pour leurs héros auxquels on a à peine le temps de s’attacher.
Mathias Le Quiliec
Mathias Le Quiliec

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4,5
Publiée le 24/06/2013
"Ce film redonne foi au cinéma" c'est Scorsese qui le dit, ça ajouté au fait que ce soit Kalatozov à la baguette (Quand passent les cygognes), il ne m'en a pas fallu davantage pour me jeter sur Soy Cuba comme un mort de faim. Le film débute magnifiquement avec un plan séquence sur une pirogue naviguant dans la misère cubaine. Accompagné d'une voix off féminine poétique au possible nous faisant comprendre que l'on assistera à une expérience visuelle/sensorielle comme rarement atteint. J'hésite encore à lui mettre 5 étoiles, Kalatozov une nouvelle fois encore mieux ici, joue avec sa caméra, joue avec le spectateur pour son plus grand plaisir. On a 2 plans séquences consécutifs dès le début, ce qui nous donnes un premier quart d'heure assez unique, agréablement contemplatif du moins. Vous rajouter le plan séquence de la révolution à vue d'oiseau mais aussi la scène dans le bar où la femme cubaine danse en se faisant balancer d'hommes en hommes, magistral réalisé. Emotion, décor, mise en scène, réalisation, visage, humanisme, utilisation du N/B (jeux d'ombres), tout y est pour faire jouir le cinéphile quelque soit ses goûts. Peu de réalisateur ont aussi bien maitrisé le noir et blanc et les plans séquences aussi bien que Kalatozov (Antonioni, Welles ou Murnau peut être). Ces films se ressentent beaucoup plus qu'ils ne se vivent, de vrais expériences. Il est regrettable que Kalatozov n'est pas était plus prolifique que ça ...
paysagiste
paysagiste

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2,5
Publiée le 25/04/2013
Ne connaissant pas trop l'histoire de Cuba, je suis parti un peu à l'aventure en regardant ce film. Ce dernier nous fait découvrir l'île a partir de plusieurs histoire. Le réalisateur nous fait découvrir une facette de Cuba mais aurait peut-etre dû nous faire voir aussi certains bons côtés.
Paul M.
Paul M.

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4,5
Publiée le 18/01/2013
Un film assez extraordinaire et très surprenant ! J'ai vu récemment Quand passent les cigognes du même Kalatozov et il m'avais énormément plus, le film avec sa très classique mais très belle histoire alignait de magnifiques scènes doublée d'exploits techniques assez incroyables pour l'époque. Pour Soy Cuba le réalisateur toujours accompagné de son chef opérateur Ouroussevski va encore plus loin au niveau de son style en composant le long métrage exclusivement de longs plans séquences virtuoses pour donner un résultat d'une grande modernité et un style visuel souvent déroutant mais très impressionnant. Alors certes si cette fois ces plans ne sont pas forcément toujours au service d'une réelle avancée du récit ils ne sont en aucun cas superflus et donnent des choses magnifiques comme les 4-5 premières minutes du film par exemple. Après, un film découpé en quatre histoire et censé faire l'éloge de la révolution et du communisme ne m'attirait pas vraiment et j'avais peur de voir un lourd film de propagande au contenu sans grand intérêt ( même si il est vrai que le cinéma russe de propagande à livré certains des plus grands chef-d'oeuvres du cinéma avec les films d'Eisenstein ou encore la terre de Dovjenko). Mais c'est bien tout l'inverse, chaque histoire posséde sa propre identité et dégage une réelle émotion; ma préférence va au deuxième segment sur le rachat des terres cubaines par les entreprises américaines qui est juste bouleversant. Au final Soy cuba est techniquement une prouesse unique dans l'histoire du cinéma, doublé d'un film profondément humain.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

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4,0
Publiée le 16/05/2012
Dépassant une simple apologie du communisme révolutionnaire à la cubaine, «Soy Cuba» est un magnifique long métrage sur la quête de liberté et de justice des hommes, sur la lutte universelle de l'humanité contre l'oppression, non sans rappeler dans la démarche et l'esthétique un certain «Que Viva Mexico!» du russe Eisenstein. «Soy Cuba» connaîtra le même sort funeste et attendra longtemps sur une étagère, mais sera enfin redécouvert dans les années 90 par Martin Scorsese et Francis Ford Coppola. Scorsese se demandait d'ailleurs quel aurait été l'impact de ce film s'il avait été sorti plus tôt, dans les années 60 comme il aurait dû l'être : il est difficile de l'imaginer, tant «Soy Cuba» est novateur, même s'il est certain qu'il aurait révolutionné le cinéma. Kalatozov et son génial opérateur Ouroussevski enchaînent les travellings impossibles (étudiés avec soin par l'ami Martin), bravant les lois de l'apesanteur sans guère se soucier de quelconques contraintes physiques, tout en construisant des plans déments d'inventivité, l'ensemble respirant une insolente liberté des plus réjouissantes. Sans compter le magnifique travail de la photographie, capturant avec brio la chaleur et la luminosité d'un Cuba fantasmé. A l'esthétique incomparable du film s'ajoutent les bouleversantes histoires de ces hommes et de ces femmes misérables mais courageux, affrontant sans relâche l'asservissement dans une lutte inégale mais obligée. «Soy Cuba» est ainsi divisé en 4 récits montrant différentes facettes du Cuba d'avant la révolution dans un soucis de propagande, mais la qualité de ces portraits en font plus un émouvant témoignage de cette époque difficile qu'un vulgaire manifeste idéologique. Bref «Soy Cuba» est un long métrage virtuose et fascinant, saisissant et sublime, un film « à redonner confiance dans le cinéma » (dixit Scorsese). Un chef-d'oeuvre, tout simplement. [4/4]
bdeneufeglise
bdeneufeglise

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5,0
Publiée le 22/03/2012
Un chef-d'oeuvre dont on ne ressortira pas indemne, que ce soit la réalisation, les acteurs, les scénarios etc... Tout est Sublime. Un film de propagande à l'origine qui se révèle être un pur et simple chef-d'oeuvre à ranger parmi des Dolce Vita ou Païsa.
bidulle3
bidulle3

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5,0
Publiée le 18/01/2012
Réalisé en 4 petite partie, chacune s'aditionne aux autres pour formé "Soy Cuba". La première nous met directement dans le ton, les différences entres les riche et les pauvres, les blanc qui profite de leur argent et les cubains qui vivent dan la misère. La deuxième est celle des paysans qui sont a la merci des propriétaire sans etat d'âme, la troisième est le tournant, la révolution est en marche, Cuba est à l'aube de voir son pays renversé la tyrannie et la dernière est le soulevement. Chaque point est filmé avec une maîtrise incroyable, chaque plan est somptueux, mais surtout, la voix off restera longtemps gravé dans les mémoires. Récité tout au long du film tel un poème, c'est l'oeuvre entière qui est poésie, une source d'espoir, un ras le bol, une dénonciation honteusement interdit a sa sortir au Etat-Unis. Et c'est grâce à Martin Scorsese et Francis Ford Coppola que "Soy Cuba" à vu le jour dans leur pays. Mikhail Kalatozov signe un film d'une grande puissance, avec un style magnifique, jamais une caméra à l'épaule n'aura eté aussi bien réalisé, les mouvements de caméra sont bluffant, le noir et blanc également et le jeu d'ombre remarquable. Et que dire des long silences, qui ferais presque passé ce long métrage pour un semi-muet. A la fois étourdissant, violent, et authentique, "Soy Cuba" est un chef d'oeuvre, nous forcant le respect tant il est réussit.
Plume231
Plume231

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4,0
Publiée le 17/10/2011
Avec "Soy Cuba", le réalisateur de "Quand passent les cigognes" avait fait en quelque sorte son "Que Viva Mexico" sauf que si la puissance du film d'Eisenstein venait en grande partie de son montage, là elle vient des mouvements de caméra longs et souples jouant systématiquement sur l'objectif grand angle. Composé de quatre histoires, les trois premières sont des dénonciations cinglantes du régime dictatorial de Batista, régime léchant les bottes de l'impérialisme américain, aspect véridique largement montré dans ce film, à travers les thèmes de la prostitution, de la pauvreté et de la répression. La quatrième et dernière histoire tourne autour de l'espoir castriste, socialisme oblige bien qu'en 1964 on savait déjà pertinemment que la Révolution a été juste une "putain" qui a permis à Castro d'imposer sa propre tyrannie. L'ensemble est loin de manquer de poésie surtout quand une voix-off représentant Cuba se fait entendre et certaines images sont de véritables coups de poing pour le spectateur. Une oeuvre forte et visuellement splendide.
Antoine Renaud
Antoine Renaud

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5,0
Publiée le 26/08/2010
Bien plus qu'un chef-d'oeuvre, c'est un véritable diamant cinématographique aux majestueux plans-séquences qui génèrent des sentiments très forts sur le spectateur... D'une virtuosité éblouissante, Soy Cuba vous transporte dans un trip dont on on ne voudrait plus en sortir tellement le film vous attrape plan par plan, scène après scène sans jamais vous lâcher... C'est très intense, c'est magique, c'est déchirant... Ce film fascine tant par son résultat visuel et émotionnel que par sa fabrication cinématographique... Un film dont on en ressort différent, avec l'impression d'avoir déniché un véritable trésor... Regardez-le, vous ne l'oublierez plus jamais. Soy Cuba, un puissant chef-d'oeuvre universel, intemporel et éternel...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16/07/2009
Dépassant une simple apologie du communisme révolutionnaire à la cubaine, «Soy Cuba» est un magnifique long métrage sur la quête de liberté et de justice des hommes, sur la lutte universelle de l'humanité contre l'oppression, non sans rappeler dans la démarche et l'esthétique un certain «Que Viva Mexico!» du russe Eisenstein. «Soy Cuba» connaîtra le même sort funeste et attendra longtemps sur une étagère, mais sera enfin redécouvert dans les années 90 par Martin Scorsese et Francis Ford Coppola. Scorsese se demandait d'ailleurs quel aurait été l'impact de ce film s'il avait été sorti plus tôt, dans les années 60 comme il aurait dû l'être : il est difficile de l'imaginer, tant «Soy Cuba» est novateur, même s'il est certain qu'il aurait révolutionné le cinéma. Kalatozov et son génial opérateur Ouroussevski enchaînent les travellings impossibles (étudiés avec soin par l'ami Martin), bravant les lois de l'apesanteur sans guère se soucier de quelconques contraintes physiques, tout en construisant des plans déments d'inventivité, l'ensemble respirant une insolente liberté des plus réjouissantes. Sans compter le magnifique travail de la photographie, capturant avec brio la chaleur et la luminosité d'un Cuba fantasmé. A l'esthétique incomparable du film s'ajoutent les bouleversantes histoires de ces hommes et de ces femmes misérables mais courageux, affrontant sans relâche l'asservissement dans une lutte inégale mais obligée. «Soy Cuba» est ainsi divisé en 4 récits montrant différentes facettes du Cuba d'avant la révolution dans un soucis de propagande, mais la qualité de ces portraits en font plus un émouvant témoignage de cette époque difficile qu'un vulgaire manifeste idéologique. Bref «Soy Cuba» est un long métrage virtuose et fascinant, saisissant et sublime, un film "à redonner confiance dans le cinéma" (dixit Scorsese). Un chef-d'oeuvre, tout simplement. [4/4]
max6m
max6m

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5,0
Publiée le 14/04/2009
Soy Cuba est un film de propagande russe, dans la tradition des grands muets de l’ère soviétique, de Dovjenko à Eisenstein. Mais, porté par une audace visuelle rare et une approche plus sensible et poétique que la rhétorique idéologique, le film effraya ses commanditaires et fut censuré. C’est à Scorcese et Coppola, subjugués par les qualités cinématographiques de Soy Cuba, qu’on doit aujourd’hui la redécouverte de cette merveille. Soy Cuba est une œuvre formaliste, dans le sens où le travail sur la forme atteint un tel niveau de maîtrise et de beauté qu’il en devient l’élément central. Le propos devient alors secondaire, sans pour autant être inexistant. Ainsi, certains archétypes du film de propagande, bien que assez rares, sont traités avec une telle virtuosité et une telle franchise, qu’au lieu d’être exaspérants, ils en deviennent universels. A mon sens, nous ne sommes plus ici dans la rhétorique communiste, mais dans une forme d’idéal révolutionnaire utopique : la lutte contre la soumission, le diktat, au nom de la liberté (ce qui fit peur certainement aux dirigeants russes). Pour en revenir aux qualités visuelles, Soy Cuba est une œuvre éblouissante, enchaînant des plans séquences magiques parmi les plus renversants de l’histoire du cinéma, grâce à la mobilité d’une caméra en transe, et à un travail sur la perspective sidérant. Le traitement de la lumière, notamment sur les contre-jours, est hallucinant, comme peuvent en attester ces plans extraordinaires du vieillard dans son champ de cannes à sucre. Kalatozov est également un portraitiste de génie, tant les visages qu’il filme sont emplis d’une humanité d’une sincérité bouleversante. Découpée en 4 épisodes, la structure narrative est elle-aussi révolutionnaire, faisant de la Terre cubaine le personnage central du film. Un chef d’œuvre indispensable, et essentiel au cinéma (le film bouleverse tous nos repères et pose un nouveau jalon dans l’histoire de cet art), réalisé par une équipe en état de grâce.
d_elfe
d_elfe

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5,0
Publiée le 16/03/2009
Une perle, une pure merveille ce film. Des effets vraiment incroyables, ça nous tourne la tête autant qu'aux acteurs, la manière de filmer, les images, tout est magnifique. Les 4 histoires montrent plusieurs facettes de Cuba, on comprend mieux ce qu'il s'y passe (ou s'y passait ?). Autant le film montre les côtés sombres du pays, autant je l'ai vu comme une hymne à la vie, à l'espoir. Magnifique.
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