Le Vol du Phénix
Note moyenne
3,5
180 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

25 critiques spectateurs

5
3 critiques
4
8 critiques
3
9 critiques
2
4 critiques
1
0 critique
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Redzing

1 451 abonnés 4 915 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 octobre 2025
Un groupe d'hommes se retrouvent coincés dans le désert libyen, après un crash aérien. Leurs réserves d'eau sont limitées, l'environnement est hostile : que faire ? L'un d'eux propose alors de reconstruire un nouvel avion à partir de la carcasse du précédent...
Je n'avais jusque-là vu que le remake de 2004, qui reprend la même trame et fait le job. La version originale de Robert Aldrich souffre peut-être d'une durée un poil excessive : 2h20, mais ce réalisateur aime les longs films !
Toutefois cela reste un joli tour de force, car l'essentiel de l'intrigue se déroule dans ou autour de la carcasse de l'avion. Et la tension est construite sur deux aspects. D'une part, l'immersion dans le quotidien de ces naufragés du ciel, et l'eau disponible qui diminue inlassablement alors que leurs corps se dessèchent. D'autre part, la grande qualité d'écriture des personnages, chacun disposant de failles béantes, sources de conflits avec les autres.
Il est amusant d'y voir James Stewart en presque contre-emploi. L'acteur incarne le pilote, se sentant responsable de l'accident, et voyant d'un mauvais œil les initiatives personnelles. Pour l'anecdote James Stewart fut réellement pilote de bombardiers pendant la Seconde Guerre Mondiale !
Mais on y trouve aussi Richard Attenborough en second bègue et peu confiant, mais davantage diplomate. Hardy Krüger en ingénieur sec et cartésien. Ernest Borgnine en travailleur qui a perdu les pédales. Ou Christian Marquand en médecin compatissant.
Le tout emballé par une réalisation professionnelle, qui propose des détails bienvenus. Dont par exemple les visages de nos héros qui sont de plus en plus abîmés par le sable et la chaleur...
chrischambers86

16 171 abonnés 13 133 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 septembre 2025
Une poulie de commande qui grince, un train d'atterrissage qui fait des siennes...et voilà comment un petit groupe de rescapès va se retrouver seul en plein dèsert du Sahara! spoiler: ils iront jusqu'à reconstruire un zinc avec les dèbris de celui à bord duquel ils se sont crashès!
Ce n'est pas le meilleur long-mètrage de Robert Aldrich mais la prèsence d'un grand nombre de comèdiens rèputès (James Stewart en tête) fait que l'on adhère assez vite à ce classique du genre! On voit ce qui a pu sèduire Aldrich dans cette histoire : l'instinct de survie, les tensions, la solitude, la folie...Bref, "The Flight of the Phoenix" (1965) est, à n'en pas douter, une aventure humaine à ciel ouvert qui remplit sans problème son cahier des charges! Même les nombreuses invraisemblances passent! Dans le remake de 2004 en revanche on peut faire l'impasse tant le divertissement et les acteurs sont mèdiocres...
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 247 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 juillet 2025
Dès les premières minutes, on est dans le vif du sujet et Robert Aldrich ne s’en écartera jamais malgré une durée de 2h20. D’un rythme bien trop lent à mon goût, ce film de survie peut heureusement compter sur la solidité de son casting masculin dominé par James Stewart, Richard Attenborough et surtout Hardy Krüger.
Marc Taton (Belgique)
Marc Taton (Belgique)

42 abonnés 1 031 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juin 2025
Un bon film d'aventure en forme de huis clos extérieur, signé Robert Aldrich. Le duo charismatique formé par James Steward et Hardy Krüger est au cœur du film, ou une bataille d'égo éclate rapidement. Cette histoire où un avion s'écrase en plein désert , et où les secours se font attendre, a eu droit à un remake avec Dennis Quaid reprenant le rôle tenu par James Steward. Personnellement, j'ai vraiment apprécié autant l'original que le remake.
selenie

7 446 abonnés 6 661 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juin 2025
Un contexte aride et caniculaire qui paraît comme l'antiothèse des plus récents "Les Survivants" (1993) et "Le Cercle des Neiges" (2023), avec la différence majeure que ces deux derniers films racontent un événement réel. Le cahier des charges du genre est rempli à la perfection, une dizaine de protagonistes très différents, qui vont devoir s'entendre (ou pas !) afin de survivre, la lutte contre la faim et surtout la soif, le temps qui passe, jusqu'à cette volonté de recréer un second avion à partir de l'épave. Les caractères associés aux capacités de chacun donne un récit dense et constructif avec un suspense fragile qui va virer vers un suspense bien plus intéressant après la révélation de Dorfmann/Krüger. On apprécie aussi le personnage du pilote/Stewart où l'acteur n'est pas aussi vertueux qu'à son habitude, presque à contre-emploi. Il manque peut-être un charme féminin au milieu de toute cette virilité ou un rebondissement plus forte encore, mais le film repose surtout sur les relations humaines et psychologiques et c'est tout aussi remarquable. Un très bon moment.
Site : Selenie
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

93 abonnés 4 268 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 juin 2025
Ça commence par le krach d'un petit avion dans le Sahara avec quelques ouvriers du pétrole à bord et ça se prolonge par l'existence des rescapés dans un désert hostile. Cet aspect aventureux et la notion de survie qui l'accompagne constituent une part dramatique du sujet, l'autre relevant des rapports plus ou moins solidaires qui déterminent la vie du groupe.
Comme à son habitude, Robert Aldrich entre vite dans le vif du sujet, et ses naufragés du désert sont tout de suite confrontés aux réalités. Sous une forme de huis-clos, autour des décombres de l'avion qu'on tente de retaper, le récit examine sobrement -ce qui l'éloigne des films "catastrophe, généralement niais- le comportement de chacun et, plus particulièrement, la querelle entre Hardy Krüger et James Stewart, le pilote.
Le concept n'est pas forcément inédit et les rôles ne sont pas véritablement profonds ; cependant, le réalisateur est efficace, la preuve en est qu'on se prend à espérer, avec les personnages, que l'avion redécolle, tel un phénix.
Pascal
Pascal

255 abonnés 2 427 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 septembre 2023
Généralement pas considéré comme un des opus majeur de Robert Aldrich, " le vol du Phoenix" (65) est pourtant tout sauf un opus inintéressant de l'auteur de " En quatrième vitesse".

Certes le scénario laisse craindre d'avoir affaire à une sorte de film catastrophe superficiel et grand public, pourtant il n'en sera rien : en traversant le désert lybien, un avion qui transporte des occidentaux expatriés doit atterrir d'urgence. Mais une fois au milieu des dunes, comment s'en sortir ?

Ce huis clos en plein air constitue le prétexte à une description psychologique et comportementale de la nature humaine exposée ici dans tous ses aspects des plus vertueux, aux plus lâches.

Mais surtout Aldrich valorise ici ( le thème sera souvent repris par le cinéaste, par exemple dans " les douze salopards" , " quatre du Texas", " the longest yard") la force de l'entraide et de la solidarité.

Le casting exclusivement masculin est surtout particulièrement relevé. Il est constitué par une pléiade d'acteurs formidables ou James Stewart ( il fût pilote pendant la seconde guerre mondiale) et le futur cinéaste Richard Attenborough ( "Gandhi " sera un de ses opus les plus connus ) tirent la part du lion.

Aldrich parvient à présenter un opus de presque 140 minutes sans presque aucune rupture de rythme et démontre s'il en était encore besoin, la portée du talent du jeune et exceptionnel créateur du cinéma hollywoodien qu'il fût une décennie plus tôt.

Notons qu'un cascadeur et pilote émérite perdra la vie lors du tournage.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 316 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 février 2021
Que ce "Vol du Phénix" ne soit pas le film le plus personnel d'Aldrich est une histoire entendue. Ici, la seule chose qui est recherchée, c'est le divertissement. Mais, on retrouve quand même la patte du cinéaste. C'est un film d'hommes, joué intégralement par des hommes mais qui n'est jamais machiste. Certains disent que l'histoire est peu vraisemblable, elle l'est, c'est un fait, mais quelle importance ? Après tout, la fonction première du cinéma n'est-elle pas de laisser libre cours à l'imagination, d'apporter un peu de fantaisie et de donner du plaisir à celles et ceux qui lâchent du blé pour avoir un siège ? On a tous envie de voir, quitte à ce qu'elles ne soient pas crédibles, de belles aventures humaines. Et franchement, voir ces mecs perdus dans le désert se mettre à la colle (malgré leurs différences de caractère) pour reconstruire un avion et se donner l'espoir de s'en sortir, moi, je trouve ça beau. Voilà un film que j'ai adoré, qui a aussi ses petites faiblesses (quelques longueurs en fin de parcours) et qui remplit parfaitement son office.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mars 2020
"Le vol du Phénix" est un curieux film d'aventure car il est ouvertement populaire dans la mesure où il s'agit d'un collectif qui doit passer par diverses étapes progressives pour culminer vers un but (la construction d'un avion pour quitter le désert et donc échapper à la mort) et en même temps pas du tout conventionnel dans sa gestion des péripéties, du rythme et son traitement des personnages. C'est toute la beauté du film que de proposer une aventure logiquement construite et à l'enjeu simple (l'accident, l'attente, l'idée trouvée pour s'en sortir et les conflits qu'elle engendre, la construction de l'avion, la résolution) tout en faisant ressentir la folie et la violence qui gagnent chacun des personnages. Aldrich ne se contente pas de mettre en scène des formidables batailles d'ego, notamment entre un James Stewart pour une fois dans un rôle peu sympathique et Hardy Krüger, mais rend compte de l'impact de la situation en représentant le plus souvent implicitement la chaleur, la frustration et l'instinct de survie comme moteurs de la déraison et du chaos qui se dévoilent au fur et à mesure que les chances de survie s'amenuisent. "Le vol du Phénix" n'est pas le film le plus flamboyant d'Aldrich mais, alors que son introduction ne présageait pas grand chose de bon tant le ton était académique, il emporte finalement le morceau par sa morale singulière et provocante qui place la solidarité forcée au-dessus d'une véritable amitié.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2016
Pas mal, mais j'ai préféré le rythme du remake, et surtout la BO. Le scénario est tout de même génial. J'aime bien ce que font les personnages. Notamment l'ingénieur et ses calculs. Manquant d'humanité et agissant sur l'aspect purement mathématiques et intellectuel, il étudie de suite les questions principales spoiler: (Eau, temps et redécollage)
. Un film bien ficelé. Je ne lui reproche que son rythme. Il est cependant tourné avec intelligence et les questions que se posent les personnages, ainsi que leurs actions sont, pour la plupart, sensées. Cela manquerait peut-être d'humour, mais en se rapprochant de la fin... Le film ne prend que de l'intérêt... Je mentirai si je ne disais pas que je l'ai apprécié autant que son remake, mais différemment. A voir !
Thibault F.
Thibault F.

83 abonnés 824 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 septembre 2015
Le Vol du Phénix est une légère déception tant son propos, ses acteurs et sa situation aurait pu tendre vers quelque chose de beaucoup plus exceptionnelle. Ce n'est pas pour autant que le film est totalement dénudé d'intérêt mais il en reste trop convenu et classique. A commencer par une réalisation pas nécessairement inspiré, une pléiade d'acteurs qu'on a dut mal à identifier et des situations qui tournent rapidement en rond. James Stewart ainsi que Richard Attenborough ont beaux êtres excellents, cela ne permet pas de hisser le film vers les classiques du genre d'aventure alors que le pitch du film le prêtait assurément. Moyen !
onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

85 abonnés 1 487 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 février 2014
Un huit clos au grand air qui tient en haleine encore grâce à un jeu d’acteurs hors norme. James Stewart est parfait dans son rôle de vieux de la vieille, et la folie du créateur de modèle réduit. La tension est palpable, on entre dans les faiblesses des uns et des autres, le courage n’est pas la panacée de tous et la folie guète chacun qui se croit plus fort. L’ombre d’un cinéma classique s’envole sous les ailes de cet avion cargo, attention à l’atterrissage.
Plume231

4 407 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 décembre 2013
On est ici en plein archétype du film de survie où Robert Aldrich dirige ici un casting de luxe. Il donne quelques grands temps forts, les scènes ayant directement un lien avec la construction de l'avion...
A part ça, Aldrich dirige certes un casting de luxe mais on se peut demander à quoi ça sert d'avoir autant d'acteurs, en plus d'aussi bons, si c'est pour résumer certaines interprétations à quelques courtes apparitions et donc sans bien les exploiter, en mettant par exemple en scène quelques intrigues secondaires. Seuls James Stewart et Hardy Krüger parviennent à se distinguer au final parce qu'ils jouent les seuls personnages vraiment essentiels à l'histoire.
Un phénix qui manque vraiment de chair, Robert Aldrich a fait bien mieux...
Malevolent Reviews

1 104 abonnés 3 207 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mai 2013
En 1965, Robert Aldrich change clairement de registre en s'attaquant à l'adaptation du roman "Le Vol du Phénix" de Trevor Dudley Smith qui narrait les mésaventures de l'équipage d'un avion perdu en plein désert libyen et qui va se mettre en tête de rebâtir leur véhicule pour repartir. Seuls, isolés, étouffant et mourant peu à peu de soif dans ce désert torride, les membres de l'équipage vont découvrir les liens puissants de la solidarité pour ne pas sombrer dans la folie. Mais un membre au début discret et reclus, l'Allemand Heinrich Dorfmann, va très rapidement s'imposer comme leur nouveau leader en proposant de reconstruire l'appareil, quitte à s'attirer les foudres du téméraire pilote Frank Towns... Ce dernier, c'est l'impérial James Stewart, toujours aussi imposant, toujours aussi masculin, un homme un vrai qui de par son regard sérieux et sa carrure effraie et laisse coi le spectateur le plus aguerri. À ses côtés, l'excellent Richard Attenborough, dans l'un de ses meilleurs rôles, ici parfait en co-pilote désœuvré. Face aux pilotes, le sournois et impressionnant Hardy Krüger dans la peau de ce leader opportuniste profitant de la situation pour progressivement s'approprier le reste des passagers, les menant à la baguette pour mettre en œuvre son projet de reconstruction. Étant dans la conception d'avions, cet Allemand « qui n'a pas participé à la Seconde Guerre Mondiale » s'avère être aussi bien le seul homme à les tirer de ce trépas mortel mais également le pire chef, usant de son pouvoir pour s'octroyer une sorte de trône invisible. Véritable survival en milieu désertique, Le Vol du Phénix est une incroyable aventure humaine où six hommes vont tenter de survivre, de se surpasser physiquement et moralement alors que le soleil tape fort au-dessus de leurs têtes et que l'eau s'affaiblit de jour en jour. Robert Alrich réussit à créer une atmosphère pesante, pleine de tensions et de rebondissements en n'utilisant qu'un seul décor : cette place vide où ne résident que des dunes ardentes. Malgré ses 2h15, le film reste passionnant de bout en bout et, malgré quelques longueurs en fin de parcours, arrive à nous captiver du début à la fin grâce à des moments forts et une pression grandissante de passages en passages, faisant du long-métrage une réussite surprenante qu'on ne se lasse pas de contempler.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 mai 2013
Un avion s'écrase en plein milieu du désert et les survivants s'organisent, pensant que les secours ne vont pas tarder. Perdant peu à peu leurs espoirs et leur raison, ils décident alors de se lancer dans la construction d'un avion à partir des débris de celui qu'ils ont, se sachant condamnés à mort s'ils ne sortent pas rapidement de cet enfer. Le postulat de départ est aussi simple qu'il est efficace et Robert Aldrich est très doué pour mettre en scène les tensions entre les personnages au fur et à mesure que les jours avancent et que l'eau s'épuise. Misant tout sur son décor unique (magnifique désert) et sur ses acteurs et les personnages qu'ils incarnent, le cinéaste réalise un film dont la tension est constante (qui va craquer en premier ? Quels obstacles risquent de leur tomber dessus ? Sont-ils voués à mourir ou à réussir ?) et dont les péripéties sont imprévisibles. Si en prime, le casting est formidable (James Stewart, Richard Attenborough, Hardy Krüger...), à quoi bon refuser de voir ce chef-d’œuvre du genre ?
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse