Tueur d'élite
Note moyenne
2,3
166 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

37 critiques spectateurs

5
1 critique
4
3 critiques
3
8 critiques
2
13 critiques
1
9 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Pascal
Pascal

255 abonnés 2 427 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 mai 2025
Si " tueur d'élite" (1975) n' est pas un des meilleurs opus de Sam Peckinpah, cinéaste qui compte il est vrai quelques chefs d'oeuvre du septième art à son actif ( " la horde sauvage", " Patt Garrett et Billy the Kid") et plusieurs très bons films ( " Major Dundee", " apportez moi la tête d'Alfredo Garcia" ou " Getaway "), il mérite (selon moi) une reconsidération.

Avec le temps, le film a gagné un certain charme, ne serait ce que grâce à son casting de premier ordre ( James Caan et Robert Duvall) et son registre de film espionnage paranoïaque dont le nouvel Hollywood a produit plusieurs titres marquants pendant cette période.

Citons " les trois jours du condor" de Sidney Pollack ou " Conversation secrète " de Francis Coppola ( palme d'or à Cannes) sans doute certains des exemples les plus caractéristiques du genre.

Le scénario est une sorte de réflexion sur la portée des valeurs positives, de la confiance, dans un monde où la trahison systémique est tapie dans l'ombre, prête à surgir là où on ne l'attend pas.

Le scénario offre quelques scènes d'actions, mais l'intérêt du film est, bien évidemment, ailleurs.
Yetcha

1 081 abonnés 4 754 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 avril 2024
Ouille, il a pris une claque ce film. C'est mou mou mou et seule la toute fin apporte un vrai dynamisme. Pourtant le duo d'acteurs est de haut vol mais le tempo de 1975 n'est plus celui d'aujourd'hui et ici ça ne fonctionne plus dans ce genre de film. Une relique du temps passé qui vaut pour son côté "archive" cinéma.
soniadidierkmurgia

1 436 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 février 2024
Quand il entame le tournage de « Tireur d’élite », Sam Peckinpah navigue au sein de l’industrie cinématographique hollywoodienne depuis quatorze ans et compte dix longs métrages à son actif. Ses démêlés avec les studios sont devenus légendaires, le réalisateur ne cédant en rien sur ses ambitions artistiques et agrémentant ses exigences d’une humeur massacrante fortement amplifiée par sa consommation d’alcool et de diverses autres substances. Pourtant si quelques-uns de ses films ont été des échecs commerciaux, malgré tout modérés, comme « Major Dundee », « Junior Bonner » ou « Apportez-moi la tête d’Alfredo Garcia », Peckinpah est globalement un réalisateur rapportant de l’argent.
C’est en réalité son intransigeance additionnée à son refus de se plier aux règles en vigueur qui en font assez tôt un paria répondant au sobriquet de « Bloody Sam » et dont beaucoup guettent le moindre faux pas. Englué dans l’enfer de son addiction qui ne fait que croître, Peckinpah se trouve sans discontinuer en situation précaire. Après un projet avorté pour la Fox, il est sollicité par Mike Medavoy qui vient d’être embauché par United Artists comme producteur, pour l’adaptation d’un roman de Robert Syd Hopkins (Monkey in the middle). James Caan alors au sommet de sa carrière après sa prestation remarquée dans « Le Parrain » de Francis Ford Coppola est choisi pour le rôle principal. Peckinpah qui l’a apprécié dans « Le flambeur » de Karl Reisz un an plus tôt est ravi.
Toutefois Caan qui sera entouré de Robert Duvall et de Burt Young qu’il connaît bien et qui vient de tourner « Rollerball » de Norman Jewison à Munich exige que l’intrigue soit déportée aux États-Unis. Le scénario initial de Marc Norman est donc retouché par Stirling Silliphant avec consigne donnée par Peckinpah d’y introduire une bonne dose d’ironie. Silliphant ne se fait pas prier qui, connu pour avoir été l’élève de Bruce Lee, en profite pour y introduire quelques scènes de karaté qui ne seront malheureusement pas très crédibles. Les choses semblent s’engager pour le mieux, Peckinpah ayant la confiance d’Helmut Dantine et de Martin Baum qui en qualité de producteurs l’ont déjà soutenu contre vents et marées lors du tournage d’« Apportez-moi la tête d’Alfredo Garcia ». Mais comme toujours « Bloody Sam » n’en fera qu’à sa tête, continuant de modifier le scénario au gré du tournage. Celui-ci sera malgré tout bouclé en trois semaines suivies du montage effectué dans la foulée en duo avec Monte Hellman, copain de boisson de Peckinpah.
Le film qui aujourd’hui ne figure pas parmi les plus estimés de son réalisateur fera tout de même bonne figure au box-office, sauvant pour un temps Peckinpah de l’excommunication définitive. Film de commande, « Tueur d’élite » tout en respectant les codes du film d’action, met en lumière selon les convictions de Peckinpah, les dérives de la C.I.A en charge de toutes les opérations troubles des gouvernements américains sur les théâtres d’opérations extérieures qui sont multiples à l’époque. Le recours à des filiales privées aux contours imprécis permet à la corruption de certains des cadres de la célèbre agence de trouver son terrain d’expression. La ComTeg est justement l’une de ses officines où exercent Mike Locken (James Caan) et George Hansen (Robert Duvall) deux barbouzes rompus aux risques du métier que Peckinpah comme à son habitude nous présente en action dès l’entame. Les deux hommes apparemment liés par une solide amitié vont se révéler être les victimes d’une vaste manipulation prenant pour racine une trahison qui va laisser l’un des deux salement amoché.
À partir d’une mise en train comme toujours plantant efficacement le décor et les enjeux de ce qui va suivre, Peckinpah va pouvoir développer les thèmes parfois antinomiques qui lui sont chers comme la trahison et le code de l’honneur, l’instinct suicidaire et la soif de vivre, la solitude et la fraternité ou encore le cynisme et le panache. Les cow-boys de l’Ouest finissant qui peuplaient jusque-là le cinéma de Peckinpah ont brutalement laissé la place à des mercenaires revenus de tout, évoluant dans un monde trop étroit pour eux comme le montre le départ final de Locken et de Mac (Burt Young) voguant sur un voilier pour franchir le Golden Gate en quête de nouveaux horizons. Parfaitement rythmé et mis en image par le très expérimenté Philip H. Lathrop, « Tueur d’élite » film au ton désabusé comme son réalisateur reste trop injustement décrié, remplissant parfaitement son office malgré le mariage souvent bancal entre film de karaté et film d’espionnage. Sam Peckinpah même embarqué dans une commande improbable parvenait toujours à poser sa patte sur tout ce qu’il touchait et souvent pour le meilleur.
Scofield
Scofield

37 abonnés 946 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 décembre 2023
Film policier assez pathétique avec des dialogues nazes et des scènes de combats ridicules. J'ai pensé à OSS117, version Dujardin pour les combats. Les tolérants diront que le film a mal vieilli. Je pense qu'il n'était déjà pas fameux à l'époque.
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 janvier 2023
Ma cinquième incursion dans la filmographie de Sam Peckinpah pour une plongée très étrange dans l'un de ses films les plus difficiles d'accès et pour lequel il m'est délicat de dire si j'ai apprécié ou pas. Une intrigue qui semble partir dans tous les sens, prétexte à un grand n'importe quoi, mêlant espionnage, vengeance et films de ninjas. Un rythme pas toujours trépidant mais suffisamment accrocheur, des dialogues surprenants qui font penser, en tant que spectateur français, à du Audiard. Un ensemble au final très particulier qui vaut surtout pour la présence au casting de James Caan ou Robert Duvall mais qui se révèle pas franchement marquant, une oeuvre mineure dans la filmographie du réalisateur américain.
Norbert Sautelles
Norbert Sautelles

19 abonnés 679 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 mai 2022
Très bonne surprise que ce polar de Sam Peckinpah. Le nouveau master fourni par le Blu Ray est probablement en grande partie responsable: la photo est superbe. Nous avions un souvenir gêné de film ridicule. Et bien pas du tout. C'est un vrai film de Sam Peckinpah avec son empreinte à tous les niveaux.
Les acteurs sont formidables et la direction d'acteur subtile: Robert Duvall, James Caan, Burt Young et Bo Hopkins. Les décors sont lumineux et de toutes beautés, avec des arrière-plans de San Francisco et sa région. Un scénario de complotisme permanent ou tout le monde ment bien dans la lignée misanthropiste. Et l'expressivité du montage: la séquence au début où Robert Duvall trahit James Caan qui est sous la douche est exemplaire.
Le film est peut-être un peu daté par certains chromos (le polar à la Dirty Harry - 1971 - et ses suites; le kung-fu et les Ninjas), mais un scénario équilibré centré sur le personnage de James Caan (tueur d'élite d'une agence qui travaille pour la CIA, il se retrouve handicapé et souhaite coute que coute revenir au top et reprendre son job), des séquences qui ne déroulent pas comme on l'imagine (nous ne sommes jamais dans les clichés ici), un sens des décors, en partie urbains, mais aussi le lieu de la conclusion du film.
Nous sentons d'ailleurs que Burt Young et Bo Hopkins sont les personnages que Sam Peckinpah aime le plus: Bo Hopkins est présenté comme fou, mais s'avère cool, Burt Young est présenté comme un gros balourd, mais semble le plus subtile et profond (il n'a aucune illusion sur ce qu'ils ont fait et font). Leur relation avec James Caan est décrite avec subtilité, sans lourdeur explicative.Les rôles féminins, bien que peu présents, voire limités à des apparitions, ne sont pas bâclés: la femme de Burt Young ou l'infirmière de James Caan.
Roub E.

1 308 abonnés 5 375 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 mars 2021
Une histoire de vengeance entre tueurs, un film d’action à la fois violent et divertissant, un peu de complot à la sauce 70’s, un super casting voilà ce que propose en résumé ce tueur d’élite, qui il faut bien l’avouer n’est pas le meilleur Peckinpah. La faute sûrement à une trame un peu trop classique et l’apparition des tueurs ninja qui font vraiment too much, surtout que la manière de filmer de Peckinpah ne convient pas du tout à leur style martial. Dommage car la seule histoire de vengeance se suffisait à elle même. On trouve quand même quelques scènes vraiment réussies et puis il y a le personnage de « Simon le tueur » qui vaut pour lui seul de découvrir le film.
Redzing

1 451 abonnés 4 915 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 février 2021
"The Killer Elite" démarre vraiment bien, avec ce contractuel de la CIA abattu par son meilleur ami et collègue. Survivant mais désormais handicapé, il se bat pour retrouver un niveau d'efficacité opérationnelle, au grand dam de ses supérieurs qui préfèrent le voir à la retraite. Cette première partie est intéressante, portée par un James Caan charismatique, que le désir de vengeance permet de remettre plus ou moins sur pied. D'autant que certaines séquences d'entraînement à la canne sont originales, et laissent entrevoir une traque sympathique. Malheureusement, le reste du film enchaîne sur une histoire de protection d'une personnalité asiatique, qui s'embourbe au fur et à mesure qu'elle avance. Entre des "cibles" dont on se contrefiche (le personnage de Mako et son entourage seront à peine développés), des soi-disant agents secrets qui commettent les pires bévues, où le handicap du héros qui n'est finalement peu ou pas utilisé par le scénario, on a du mal à se sentir concerné par l'intrigue. Et ce jusqu'à un final à la limite de n'importe quoi, avec des ninjas qui sembleraient presque sortis de chez Godfrey Ho ! Pour autant, Sam Peckinpah n'est pas n'importe qui, et l'ensemble demeure bien filmé. En particulier les scènes d'action, mêlant ralentis et montages parallèle, qui sont assez réussies. Mais quand l'écriture et les situations ne suivent pas...
Xavier D
Xavier D

82 abonnés 1 146 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 février 2021
De bon comédiens, James Caan, Robert Duvall et Burt Young, de bon dialogues mais une réalisation un peu mou malgré de bonne séquences d'action orchestré par le maître de l'époque des seventies. Un bon scénario quand même et le charme de San Francisco.
soulman
soulman

140 abonnés 1 404 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 janvier 2021
Ce "Tueur d'Elite" a mauvaise réputation (film de commande, ninjas ridicules), c'est pourtant un film qui passe assez bien l'épreuve du temps, mieux, finalement, qu'"Alfredo Garcia", longtemps considéré comme un des meilleurs Peckinpah.
Bref, cette oeuvre mineure se laisse voir avec plaisir, bénéficie d'un scénario habile qui ménage intelligemment le suspens et d'un face à face entre deux excellents comédiens. Certes, l'irruption des ninjas est assez farfelue mais jamais grotesque, les combats étant filmés avec la maestria dont le cinéaste est coutumier.
Jacques C
Jacques C

1 critique Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 octobre 2020
Soyons constructifs: ce film est une grosse daube. Pas de direction d'acteur, pas de scénario, rien. Et selon Télérama c'est une formidable leçon de cinéma. On croit rêver. Peckinpah a fait bien mieux mais c'est d'abord un auteur surcôté qui a impressionné tout le monde dans les années 70 parce qu'il mettait en scène et en images la violence.
selenie

7 446 abonnés 6 661 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 août 2020
Le film mixte deux intrigues, l’une de vengeance, et l’autre d’espionnage. Si la vengeance est comme souvent trop classique, la partie espionnage est largement la plus intéressante avec la CIA en arrière-plan, ses ramifications et ses secrets. La première partie est excellente et particulièrement efficace, lors de la rééducation on espère encore que le scénario devienne plus dense notamment niveau espionnage, les acteurs sont bons et semblent pourtant y croire avec des séquences efficaces … Et patatras, la partie espionnage nous laisse sur notre faim, les ninjas sont risibles et on s’aperçoit que Robert Duvall est sous-exploité. Finalement on ne peut que constater l’improbable, que ce film de Peckinpah est d’une médiocrité à laquelle il ne nous avait pas habitué.
Site : Selenie
RamiValak
RamiValak

7 abonnés 188 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 juillet 2020
Ce film est une incohérence dans la carrière de Peckinpah, il arrive juste après son Alfredo Garcia, qui marque son départ d'Hollywood, hormis quelques gimmicks de réalisation par ci par là l'esthétique est totalement impersonnelle, les couleurs sont très ternes et urbaines, aucun sentiment d'étouffement et de chaleur ambiante. On retrouve quelques ralentis typique de Peckinpah, mais c'est tout ce qu'il y de lui dans ce film. L'intrigue est bête comme pas permis, cette histoire de mafia chinoise, rien que sur le papier ça fait lever un sourcil, le cadre ne parle clairement pas à Peckinpah, les personnages sont bien trop simples pour lui, James Caan est très gentil, Robert Duvall est très méchant, il n'y a presque aucune ambiguïté dans leurs caractères, le thème de la médiocrité chez l'humain n'est pas présent, c'est lisse. Avec ça on obtient un film nul, parfaitement inutile et insignifiant, malgré son statut étrange au sein de la carrière de Peckinpah, une vraie anomalie, qui marque une vraie tâche noire dans la filmographie du metteur en scène, plus qu'une simple sortie de route. Ce film me dérange profondément, car il me fait me poser des questions sur son contexte de fabrication, et malheureusement je n'ai aucune informations à ce sujet. Cependant, les quinze dernières minutes apportent au film une saveur inattendue, jusqu'ici le film est simplement mauvais, mais il prend une dimension nanardesque jouissive quand James Caan et Burt Young se mettent à affronter des ninjas. La mollesse des combats ajoute à la franche rigolade que m'a provoqué ce "climax", les chorégraphies sont d'une lenteur d'exécution atroce, au début je pensais que Peckinpah avait juste abusé sur les ralentis, mais non, c'est juste que c'est naze. Mais la nullité ne suffit pas à faire de Tueur d'élite un Z génial, non, c'est quand la nullité devient méta qu'elle est incroyable. Durant ce combat de sabres à mourir de rire qui conclut le film, James Caan dit "Ils sont ridicules" en parlant des deux guignols en train de se battre au ralenti. Le film devient soudainement conscient de lui-même, grâce à cette réplique qui colle bien à ce dernier quart d'heure. Le visionnage ne fut donc pas une perte de temps, puisqu'il m'aura au moins amusé.
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2020
Un très bon film sur un tireur d'élite avec James Caan et Robert Duvall avec le légendaire Arthur Hill
Prad12
Prad12

122 abonnés 1 086 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 septembre 2016
Sam Peckinpah a fait quelques merveilles et quelques navets, celui ci fait parti des légumineuses.... on y croit pas du tout ni au scénario ni au jeu grotesque des acteurs et encore moins aux ninjas..... mon dieu que c'est débile.....
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse