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    L'Âge d'or
    note moyenne
    3,8
    189 notes dont 32 critiques
    répartition des 32 critiques par note
    9 critiques
    13 critiques
    5 critiques
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    32 critiques spectateurs

    Benjamin A
    Benjamin A

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    4,0
    Publiée le 24 avril 2014
    "L'Âge d'or", le deuxième film de Luis Buñuel co-écrit avec Salvador Dalí fut censuré dès sa sortie pour la violence du propos antipatriotique, antihumaniste et antichrétien. Et il faut dire que c'est bien osé, notamment pour l'époque (mais pas que finalement). Il nous livre un film surréaliste et imprévisible tournant autour du thème de l'amour et notamment "l'amour interdit" au nom de certaines conventions et autorité. Il n'hésite pas une seconde à mettre à mal la bourgeoisie et sa morale, idem pour l'église et la famille. Il se bat contre ceux qui empêche l'amour et les relations sexuelles. Pour illustrer ses propos, il n'hésite pas à provoquer et marquer (durablement même !) à travers certaines scènes ou images tels que la vache sur le lit de la bourgeoise, Jésus sortant d'une orgie, un enfant tué par son père dans l'indifférence générale ainsi que bien d'autres scènes ou symboles visant cette société. D'ailleurs, il n'y a pas vraiment d'histoire à proprement parler et sans que ce soit dérangeant, c'est un style unique et il nous passionne quand même, nous fait réfléchir et nous offre des images marquantes. Mais l'autre force de "L'Âge d'or" de Buñuel, c'est que 85 ans après sa sortie, le film frappe, marque et fascine toujours. Un film subversif, provoquant et qui marque et fascine, une ode à l'amour libre et contre les conventions et les morales venant notamment de la bourgeoisie, de la famille ou de l'église.
    Plume231
    Plume231

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    4,0
    Publiée le 22 juin 2011
    Le plus surréaliste des films surréalistes, inclassable, une des oeuvres les plus subversives et contreversées de tous les temps, "L'Âge d'or" est incroyablement jouissif. C'est barje, c'est bourré d'allégories anti-bourgeoises et anti-ecclésiastiques. Le visage complètement allumé de Gaston Modot, la vache sur le lit de la bourgeoise, cette dernière suçant l'orteil du pied d'une statut pour exprimer son besoin sexuel, le garde-chasse qui tue son fils parce qu'il est chiant devant l'indifférence amusée des bourgeois. Les bourgeois, les hautes-personnalités, sont pourris et quand on voit l'actualité on se dit que Buñuel était incroyablement lucide sur ces derniers. L'Eglise n'est pas mieux représentées avec cette étrange cérémonie des archevêques sur la plage qui finissent en squelettes et puis surtout l'image la plus scandaleuse du film pour la fin : Jésus présidant une orgie sadienne. Les films qui arrivent à faire mieux ressortir votre côté anarchiste, j'en vois pas beaucoup, et puis rien que par cette oeuvre Luis Buñuel peut concourir l'esprit tranquille au rang de cinéaste le plus subvertif de tous les temps.
    thierrydoree
    thierrydoree

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    5,0
    Publiée le 22 avril 2009
    Le chef d'oeuvre du maître. Un film dans lequel tout est dit ou plutôt suggéré. Tous les thèmes chers de Bunuel y sont déjà: poids des traditions, des conventions et de la religion jusqu'à empêcher les gens de vivre. Sublime démonstration par l'absurde.
    cylon86
    cylon86

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    2,0
    Publiée le 26 juin 2012
    Avec "Un chien andalou", voilà le film le plus emblématique du surréalisme qui déroute tout autant qu'il fascine. L'esprit de provocation est assez osé pour 1930 surtout quand Buñuel montre la figure de Jésus sortir d'un château où il est raconté qu'il s'y est passé les pires choses du vice ou alors quand un homme abat froidement d'un coup de fusil un gamin qui l'avait embêté. Mais en durant une heure le film perd de sa force à force de dérouter le spectateur de bizarreries en bizarreries. Il faut lui reconnaître son souffle d'insolence et la maîtrise de ses symboles pour y voir un film fort mais cependant cela n'empêche pas l'ennui de venir pointer le bout de son nez de manière assez récurrente.
    Eowyn Cwper
    Eowyn Cwper

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    2,0
    Publiée le 26 janvier 2017
    Premier long-métrage de Buñuel dont l'accueil qui lui était réservé en 1930 se devait partagé : les classes aisées, déroutées, devaient le prendre avec une perplexité polie tandis que les masses l'ont vu tout de suite pour ce qu'il allait devenir : un film anti-tout sous couvert d'un surréalisme encombrant. A ne surtout pas dissocier de son contexte historique sous peine d'y voir une suite d'images ennuyeuses (ce que les yeux non avertis verront d'ailleurs d'office).
    Alasky
    Alasky

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    5,0
    Publiée le 30 septembre 2009
    Superbe film de Luis Buñuel, du précieux cinéma...
    Flavien Poncet
    Flavien Poncet

    Suivre son activité 158 abonnés Lire ses 1 024 critiques

    5,0
    Publiée le 28 février 2007
    Suite au «Chien andalou» (France, 1928), le surréalisme s’affiche et dérange, différemment, dans «L’Âge d’or» (France, 1930) de Luis Bunuel. Là où le premier court-métrage dérangeait par son illogique narration et par la folie onirique de son contenu, «L’Âge d’or» (France, 1930) possède une histoire plus réelle, tout en étant à des milliers d’années lumières du réalisme. Grosso modo, c’est l’histoire d’un homme (Gaston Modot) qui a pour mission de venir au secours d’enfants, de femmes innocentes et de pauvres vieillards. L’homme semble donc incarné le modèle type du héros, à la rescousse de la pauvre et de l’orphelin. Mais l’ironie grinçante de Bunuel, ironie qui ne retrouvera son mordant efficace qu’avec «La Voie lactée» (France-Italie, 1969) et «Cet obscur objet du désir» (France-Italie, 1977), fera croiser au présumé héros le chemin de la folie passionnelle. L’ironie pèse tout le long du film, elle pèse tellement qu’elle est le négatif de la légèreté que dégage l’oeuvre. Sommes de barbarie : meurtre sauvage d’un enfant comme un vulgaire canard, violence gratuite sur un aveugle inoffensif et une bourgeoise servile, etc… Bunuel ri de cette gravité, il en ri pour ne jamais en pleurer car ici l’art n’est pas dans sa valeur illustrative, elle y est expérience avant de devenir politique pour «Terre sans pain» (France, 1932). Heureusement le film, bardé de surréalisme, grâce à une causalité des plus démunis de logique, n’affiche jamais d’irresponsabilité. «L’Âge d’or» l’est peut-être du cinéma artistique. Le plan final de «L’Âge d’or» tout aussi étrange que le reste laisse une ouverture immense vers l’œuvre bunuelienne. «L’Âge d’or» et «Un chien andalou» se révèlent a posteriori les immenses introductions de l’œuvre de Luis Bunuel.
    Camusduverseau
    Camusduverseau

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    5,0
    Publiée le 21 janvier 2007
    Chef-d'oeuvre du cinéma surréaliste. C'est totalement délirant. Les scènes sont oniriques à souhait. Génial quoi !
    babar3
    babar3

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    3,0
    Publiée le 6 mars 2012
    Complétement se film et choquant par certaine scène et qui demeurent ainsi malgré son age. Ceci est bien le manifeste surréaliste.
    Estonius
    Estonius

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    3,0
    Publiée le 8 janvier 2020
    L'un de films préférés de coupeurs de cheveux en quatre, je n'entrerais pas dans ce petit jeu qui consiste à analyser chaque scène, j'ai autre chose à faire. La bonne question est de de se demander si la vision de film fonctionne encore aujourd'hui. La réponse est oui mais avec de grosses réserves. Le film n'a aucun sens mais puisqu'il s'agit de surréalisme on ne lui fera pas ce procès. L'histoire n'existe pour ainsi dire pas et nous avons là un catalogue des scènes avec un vague fil rouge amoureux. Alors évidemment il y a des choses surprenantes, spoiler: la vache sur le lit, les évêques transformés en squelette, un autre évêque défenestré , Mais la plus belle séquence reste cette scène de flirt entre Gaston Modot et la délicieuse Lya Lys sur fond de musique de Tristan et Isolde, spoiler: comportant deux passages culte, le léchage mutuel des doigts et Lya Lys faisant pratiquement une fellation à l'orteil d'une statue. Reste qu'à côté de ces surprises, nous avons des scènes incompréhensible ou pire ; volontairement méchantes et dont on se demande l'utilité comme quand spoiler: Modot s'en prend à un chien ou à un aveugle ou quand il gifle la jolie marquise Et puis il y a ce final hors sujet (si toutefois il y a un sujet) formaté pour faire scandale et qui se réfère au marquis de Sade, comme si c'était une référence !. Bref ça se regarde comme une curiosité, mais ça ne vaut guère sa réputation et ma note vaut surtout pour la magnifique séquence de flirt décrite plus avant.
    Arthur Debussy
    Arthur Debussy

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    4,0
    Publiée le 19 mai 2012
    Ah le surréalisme... Le terme est tellement galvaudé de nos jours, le concept tellement flou et tant d'oeuvres se réclament de ce mouvement qu'il est parfois synonyme de farce intellectuelle ou artistique, caution de biens des aberrations. Visionner «L'Age d'Or» permet de revenir au sources du surréalisme, et permet d'appréhender l'intérêt d'une telle conception de l'art : la subversion qu'elle peut apporter aux divers conformismes et autres convenances étriquées, l'affirmation du rêve sur la réalité, le retour à une certaine « vérité » de la pensée, bref la matérialisation d'une liberté artistique absolue, idéal suprême pour bien des esthètes. Le problème, c'est qu'à trop vouloir « choquer le bourgeois » ou à trop privilégier l'écriture automatique, les oeuvres surréalistes prennent le risque de se vider de toute substance, de ne rester qu'une suite d'images vides de sens et d'intérêts, que l'on parle de littérature ou de cinéma. Fort heureusement, Buñuel était suffisamment talentueux pour ne pas tomber dans le piège, il n'empêche, lorsqu'on regarde «Un Chien Andalou» ou «L'Age d'Or», on ne peut s'empêcher de se poser la question d'une possible fumisterie. Mais malgré l'amateurisme certain de ces deux oeuvres, leurs qualités sont indéniables, surtout que le second film de Buñuel s'avère plus maîtrisé que le premier à bien des égards. Il offre (malgré lui?) des pistes de réflexion d'un grand intérêt, des séquences magnifiques, comme des passages provocateurs inoubliables. La multiplicité des interprétations est toujours aussi bienvenue, bien que l'on s'interroge sur leur contradiction avec certains principes surréalistes : les associations d'idées sont elles voulues ou non? Sont-elles porteuse de sens? Là est la question. A la fois salutaire et mortifère pour l'Art (annonçant en un sens le funeste « post-modernisme »), fascinant et intriguant, le surréalisme trouve à l'évidence en «L'Age d'Or» l'un de ses meilleurs représentants! Incontournable. [3/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
    garf25
    garf25

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    5,0
    Publiée le 24 avril 2009
    Deux choses géniales dans ce film : l'humour du surréalisme tant dans les dialogues que dans certaines scènes ou images ; le questionnement sur la morale et principalement sur la relation entre faute et punition. Pourquoi considérons-nous la violence gratuite comme mauvaise ? (sur les animaux notamment) mais aussi pourquoi cette violence est-elle en nous ? Comment mesurer la valeur d'une faute et la valeur de la punition infligé au fauteur ? (la scène du gamin et du fusil...). Rien que pour ces deux points, c'est un grand film !
    Santu2b
    Santu2b

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    4,0
    Publiée le 21 mars 2015
    "Un Chien andalou" serait orphelin si l'on omet "L'Âge d'or" que Luis Buñuel tourne juste après, bénéficiant à nouveau de la collaboration de Salvador Dalí. Même si celle-ci met un terme à leur amitié, les deux hommes signent en 1930 un sommet du surréalisme, scandale absolu interdit de projection jusqu'en 1981 ! À sa sortie, l'œuvre s'attire les foudres de l'Église et des ligues d'extrême droite. Le cinéaste a choisi de s'attaquer selon ses dires aux "idéaux de la bourgeoisie : famille, patrie et religion". En une heure, ce parti pris est comblé au moyen d'intenses images subliminales plus ou moins tranchantes, dépassant ainsi la portée strictement esthétique de "Un chien andalou" ; un couple auquel on empêche de faire l'amour ou encore une flamboyante transposition de Sade où l'un des pervers s'avère être le Christ. Sur le plan esthétique, "L'Âge d'or" est un déluge d'images saisissantes reflétant incroyablement ce fond idéologique ; une réflexion sur un scorpion, une vache dans un lit, des corps malmenés... Un cri de rage et d'art, le symbole même de l'anticonformisme au cinéma.
    gabdias
    gabdias

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    3,0
    Publiée le 23 janvier 2015
    Véritable pamphlet contre l'amour fou, la religion et tous les moeurs, Salvador Dali et Luis Buñuel n'y vont pas avec le dos de la cuillère, plus compréhensible que le chien andalou, on a quand même quelques scènes complètement loufoques et surréalistes. Bref le message passe bien avec une mise en scène unique et brillante.
    Cinéphiles 44
    Cinéphiles 44

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    4,5
    Publiée le 4 mai 2019
    Un documentaire sur les scorpions, des bandits qui s’échappent, des évêques en plein rituel sur une plage, un couple en plein acte érotique à même le sol, une vache sur un lit, une femme qui suce l’orteil d’une statue, une scène d’orgie avec le Christ… Réalisé par Luis Buñuel et co-signé par Salvador Dali, « L’âge d’or » repose sur l’idée surréaliste de l’amour fou quitte à manifester du mépris pour la bourgeoisie et la religion. Laissant de côté toute morale, ce chef d’œuvre inestimable a rapidement été interdit de projection mais a marqué à jamais l’histoire du cinéma. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
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