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    Le Joli Mai
    note moyenne
    4,0
    189 notes dont 32 critiques
    31% (10 critiques)
    31% (10 critiques)
    25% (8 critiques)
    6% (2 critiques)
    6% (2 critiques)
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    Votre avis sur Le Joli Mai ?

    32 critiques spectateurs

    syl7515
    syl7515

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    2,5
    Je suis partagé. Beaucoup d'attente, peut être trop, due aux critiques élogieuses et aux thèmes de ce documentaire. Je me faisais une joie en cette belle journée d'été d'aller voir ce film. Ce documentaire sorti des poussières des années "Gaulliennes" et d'outre tombe, véritable machine à remonter le temps, me transportait dans le Paris 62, où visiblement le printemps, tout comme cette année 2013, n'était pas au rendez-vous. Intéressant pour ce voyage temporel, d'écouter certains témoignages, pas tous, de voir comment vivaient les parisiens, beaucoup, dans des logements insalubres, sans eau, sans électricité et dans des bidonvilles. Intéressant de voir La rue Mouffetard si populaire à l'époque et boétisé et touristique aujourd'hui, les nouveaux HLM de banlieue, qui étaient non pas un cauchemar pour le parisien, une zone de non-droit, mais un rêve et l'amélioration de l'habitât pour bien des familles nombreuses. Intéressant de revoir La Bourse et le capitalisme de Grand Papa et ses grouillots, les bus parisiens et le trafic automobile déjà imposants au cœur de la ville, puis, la fin de la guerre d'Algérie, les premiers algériens venant et vivant en France, employés aux travaux les plus pénibles de la société, le témoignage de ce jeune algérien victime du racisme,d'un Africain venant étudier en France chez l'ancien pays colonisateur malgré toute les méfiances de sa grand mère. Je ne mentionne pas tout. Oui tout ceci est un véritable voyage intemporel, dans le passé. Ce passé qui prouve, au vu de ce document, qu'avant :"ce n'était pas mieux", malgré les trente glorieuses, avant: "c'était seulement avant"...et bien souvent...moins bien que maintenant. Beaucoup de poésie dans le texte du commentaire admirablement lu par Yves Montand, ainsi qu'une chanson magnifique, tout autant admirablement chanté. Ce qui par contre m'a beaucoup gêné, c'est que j'ai trouvé ce film documentaire extrêmement mal filmé, mal cadré ce qui, au bout d'un moment, est fatiguant pour les yeux et vraiment pas agréable. Il y a également des témoignages ou interviews pas toujours intéressants ou bien trop long pour leur intérêt. Ce qui peut, hélas provoquer, un certains ennui. Le film est trop long. Mais cela reste malgré ces derniers aspects négatifs à mon goût, un film à voir.
    joelecool
    joelecool

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    5,0
    Un des meilleurs films documentaire que je n'ai jamais vu, long, vivant, pas du tout ennuyux, a quand un dvd ? Chris marker, a fait entre autre "la jetée" (très connu pour son adaptation chez bowie et l'armée des 12 singes), ainsi que "sans soleil". Des films à voir et à déguster.
    Caine78
    Caine78

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    3,0
    Indéniablement, Chris Marker ne signait pas les documentaires de tout le monde, et « Le Joli Mai » en est une belle illustration. Qu'il est plaisant de voir un Paris loin des clichés touristiques, la caméra trouvant presque constamment l'angle à adopter, nous offrant ainsi un voyage parfois surprenant où l'on ne repasse pas devant la Tour Eiffel toutes les cinq minutes. Il y a ainsi pas mal de bons moments, notamment lorsque l'on constate qu'en cinquante ans certaines choses n'ont vraiment pas changé, si ce n'est l'incroyable naturel des gens de l'époque (pas encore habitués alors à l'exercice visuel), donnant un côté très vrai, sincère à ce que Marker (secondé par Pierre Lhomme) souhaite nous montrer. On apprend beaucoup de choses, et nous sentons parfois au cœur des problèmes de certains parisiens, d'autant que les deux réalisateurs font tout pour nous montrer la plus large palette possible, presque aucun sujet n'étant éludé. Après, il faut dire ce qui est : même si on ne fait pas un documentaire sur Paris en cinq minutes, j'avoue que ces deux heures et demi m'ont paru parfois longues voire légèrement répétitives. On aurait notamment préféré en savoir plus sur certains et moins sur d'autres, d'autant que certains témoignages ne sont pas captivants. De plus, Yves Montand a beau avoir une belle voix (euphémisme), il parle assez vite, tout comme beaucoup d'intervenants, eux peu habitués donc à s'exprimer devant une caméra. Malgré tout, et sans pouvoir dire que j'en suis sorti transcendé, la démarche reste vraiment originale et séduisante à bien des égards, éloquente lorsqu'il s'agit d'entendre certaines mentalités du moment (notamment sur le vote des femmes : un grand moment), subtile en alternant habilement réactions, balade dans la capitale et séquences historiques. Inégal donc, mais plutôt salutaire.
    gvnm73
    gvnm73

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    3,5
    voyage dans le temps au cœur de cette ville que j'aime tant, rencontres avec ces parisiens desquels je me sens si proche. Paris à toujours été une ville grise, dense, encombrée, polluée, mais merveilleusement belle, libre et pleine d'espérance les préoccupations des parisiens n'ont pas changé, famille, logement, et prendre du bon temps. ils sont pareils aujourd'hui, mais ils ont perdu une chose, la sympathie.
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Le joli mai…Un documentaire en noir et blanc, d’une durée de plus de deux heures, réalisé par Chris Marker et Pierre Lhomme en 1962-63, avec Yves Montand en voix off et Michel Legrand à la musique. On fait donc, artistiquement parlant, un très joli voyage dans le temps. Après les accords d’Evian, ce mois de mai est le premier mois de « paix » depuis longtemps. C’est un instant « T » où l’on a tout simplement demandé aux parisiens présents dans ce film, quels ont été selon eux les événements marquants du mois de mai 1962. Les réponses sont variées, graves ou saugrenues, émouvantes souvent, et l’on se rend compte bizarrement que les préoccupations des gens de cette époque sont quasiment les mêmes qu’aujourd’hui, à quelques nuances près. Le temps a passé, vite, mais les fondamentaux sont toujours là, bien ancrés dans les esprits, et apparemment pour longtemps encore. C’est un documentaire passionnant, plein de poésie et d’humanité, qui nous fait rencontrer des personnes de tous milieux, de tous âges, hommes, femmes, enfants, dont la particularité commune est avant tout de bien s’exprimer. Les bourgeois, les ouvriers, les enfants, les policiers, les kaïras de l’époque, les commerçants, les africains, les algériens, tous s’expriment dans un français impeccable, imagé, où les liaisons sont faites, la concordance des temps respectée, où les mots choisis sont justes, c’est un vrai bonheur d’entendre cela et un vrai malheur de se dire que notre langue ne sera plus tout à fait la même. Question langage, il n’y a pas photo, c’était bien mieux avant ! C’est un documentaire dans lequel on donne des chiffres aussi, où l’on fait des comparaisons, où l’on essaye de se projeter quelques années plus tard, afin d’imaginer comment sera la vie, meilleure ou pas. On voit le progrès se dessiner en même temps que l’espoir, mais aussi les illusions se perdre et le doute s’implanter dans les esprits. On ne reprochait pas grand-chose aux dirigeants, tout en les qualifiant de guignols, la guerre d’Algérie venait de se terminer, et l’on redoutait déjà la suivante…Je recommande vivement.
    Marc  Panofsky
    Marc Panofsky

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    5,0
    Un pure bonheur. Un grand film. Une conscience politique très aiguë. Les Godard & Co peuvent aller faire dodo. Chris Marker ne filme pas sa dulcinée du moment. Il nous montre le peuple de Paris jusqu'au bidonville de Nanterre. Un grand moment de cinéma. A ne pas rater.
    Patrick Braganti
    Patrick Braganti

    Suivre son activité 75 abonnés Lire ses 375 critiques

    4,0
    50 ans après sa sortie, le documentaire de Chris Marker (décédé en 2012) et de Pierre Lhomme ressort en version numérisée et remaniée selon les volontés du premier et grâce au travail du second. Si la forme a sans doute un peu vieilli (la voix off de Yves Montand récitant avec emphase et lyrisme le texte écrit par Marker, la longueur des interviews, les questions parfois intrusives, l'intérêt inégal des personnes interrogées), il faut reconnaitre à ce long film scindé en deux parties séparées par une chanson de Montand une authentique dimension de témoignage sociologique et anthropologique sur une époque vieille d'un demi-siècle, qui apparait à la fois très lointaine (physionomie, vocabulaire, naissance de la technologie) et très actuelle (certaines problématiques traitées résonnent en écho en 2013, comme si la situation actuelle était déjà en gestation au début des années 1960. Ce mois de mai 62 à Paris est un peu particulier. C'est le premier mois de paix depuis sept années avec l'achèvement de la guerre d'Algérie et la signature des accords d' long et terrifiant conflit a cependant laissé des traces dans une France encore largement ouvrière, où le communisme le dispute à la religion, où la consommation nouvelle et croissante des biens d'équipement accompagne peu à peu la diminution de la misère et la disparition des bidonvilles, où le racisme envers les Arabes et les Noirs comme la place réservée aux femmes attestent d'une société corsetée et repliée. On regrettera juste que les magnifiques panoramiques de la capitale jouant de la lumière et des ombres et proposant des angles et des vues inédits de Paris cèdent petit à petit le pas sur l'enregistrement de longues conversations (celle avec la costumière de théâtre m'a fait, je l'avoue, décrocher du film). Il est tout à fait intéressant néanmoins de revoir cette époque de peur et de clandestinité, de secrets et de non-dits. Dans les rues parisiennes, les interviews réunissent une foule de curieux et de badauds surveillés de près par les 'képis noirs'. Chris Marker et Pierre Lhomme exposent une succession de visages, presque des trognes, à eux seuls témoins irréfutables d'une France en pleine mutation.
    champignac
    champignac

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    3,5
    Le début des années 60 marque le début des matériels légers , à la fois pour l image et plus encore pour le son, révolutionnant à la fois le travail journalistique audiovisuel (la vidéo débarquera 10 ans plus tard ) et le documentaire cinématographique ambitieux. Un arrière plan politique lourd et la montée en charge continue des approches sociologiques structurent les contenus de façon similaire. Aussi le joli mai n est il pas tellement éloigné des reportages de cinq colonnes à la une, dont la qualité impressionne 50 ans plus tard. Il faut reconnaître à Chris Marker un certain respect des personnes filmés et/ou interrogés et la grande liberté qu'ils leur laissent, leur donnant ainsi de l'épaisseur. En contrepartie les images ne sont pas au premier plan et les lieux sont filmés sans génie dans un montage peu créatif .(les montages de 2h26 le sont rarement). C'est bien finalement les plans silencieux sur les visages , notamment des ouvriers de Renault , les plus poignants L'ensemble est plus que plaisant, jamais ennuyeux et finalement plus réussi que "chronique d'un été", le film de Rouch, sans doute trop cérébral.
    Christoblog
    Christoblog

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    5,0
    Tourné en 1962 au coeur de Paris, juste après la fin de la guerre d'Algérie, Le joli mai est un documentaire remarquable à plus d'un titre. Premier point, j'ai été sidéré par la modernité des sujets abordés par Chris Marker et Pierre Lhomme, qui sont souvent encore d'actualité ou qui entrent en résonance avec celle-ci : précarité sociale, irrationalité des réactions de la Bourse, problématique des grands ensembles urbains, racisme ordinaire, condition de la femme... On est à la fois inquiet et fasciné de voir que les progrès dans nombre de domaines sont nuls ou limités. Le deuxième aspect fascinant du film est la capacité qu'ont les réalisateurs de mêler l'intime et l'historique. Ils arrivent magnifiquement à extraire ce qu'il y a de profondément personnel .... la suite ici :
    Misoramengasuki
    Misoramengasuki

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    1,0
    Le sujet autorisait tous les espoirs, mais ceux-ci laissent vite la place à une gêne profonde. On a certes droit par moment à des images intéressantes de la vie parisienne des années 60, avec en particulier ces taudis que les gens fuient pour aller peupler les barres HLM nouvellement construites dans les banlieues (les mêmes qui ont été envahies aujourd'hui par les populations immigrées et qu'on dynamite à grands frais). Mais on a droit le plus souvent à des "conversations" qui n'ont pas grand chose de spontané, pesamment orientées par les questions lourdingues des "enquêteurs" ("L'argent, ça représente quoi, pour vous ?") quand elles ne sont pas commentées avec morgue ("Quand même, juste votre travail et vos distractions... ça va pas très loin, tout ça"). Ca sent à plein nez le cinéaste gaucho qui veut se faire sa petite démo idéologique. Très dommage.
    axelstefor
    axelstefor

    Suivre son activité 33 abonnés Lire ses 117 critiques

    3,5
    Une leçon de cinéma documentaire. Jamais plus sérieux que nécessaire et toujours au plus prêt de la réalité.
    Yves G.
    Yves G.

    Suivre son activité 320 abonnés Lire ses 364 critiques

    4,0
    Comme le printemps 2013, le printemps 1962 fut l'un des plus froids et des plus pluvieux que la France ait connus. Mais les ressemblances s'arrêtent là. Les Parisiens que Chris Marker et Pierre Lhomme sont allés interroger sont bien loin de nous. En noir et blanc, au son nasillard, ce joli mai a un parfum d'ORTF, même s'il n'en a pas le conformisme idéologique. Chris Marker, théoricien du "ciné-ma vérité", réussit à interviewer des personnages hauts en couleurs : un vendeur de costumes obsédé par l'argent, un jeune agent de change, un prêtre défroqué, un étudiant dahoméen en butte au racisme ordinaire des Français ... Leurs propos sont moins anodins qu'il n'y paraît et dressent en filigrane un portrait sociologique et anthropologique du Paris des années 60. Je m'en faisais une image extrêmement moderne : les Trente glorieuses, Kennedy président, les films de la Nouvelle Vague, Brigitte Bardot, Claude François ... 1962 a longtemps été l'époque à laquelle j'aurais adoré vivre. Le Paris que filme Chris Marker est au contraire peuplé de petites gens enfoncées dans leurs archaïsmes. Leur parler est celui du titi parisien - dont on ne trouve aujourd'hui plus guère de traces. L'architecture de Paris est encore celle du début du XXème siècle : les Halles en son centre, le CNIT qui sort à peine de terre, entouré des bidonvilles de Nanterre. Le joli mai 1962 est sans doute plus réaliste mais bien moins séduisant que celui où je rêvais de vivre.
    csest
    csest

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    3,5
    très joli portrait de Paris des années 60. certains témoignages sont emouvants et offrent un moment de sincérité sur la vie d'alors.
    solalraiman
    solalraiman

    Suivre son activité 58 abonnés Lire ses 5 critiques

    5,0
    Ballade magique dans un Paris révolu Montand + Marker
    FandeDQ
    FandeDQ

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    2,5
    Jusque-là j'étais plutôt fan de Chris Marker, et je me suis dit qu'avec un tel documentaire - avec une idée simplement géniale - je le serais encore plus. Malheureusement s'est produit l'effet inverse. La première partie est pourtant extrêmement réussie, Marker parvenant, sous le délicieux récit parlé par Yves Montant, à allier vues de Paris et interviews prises au hasard, sur des parisiens, leur vie, leurs espoirs, leur définition du bonheur... Notamment le premier - très drôle d'ailleurs - où l'on se rend compte que finalement les préoccupations de cet homme étaient semblables à celles de gens d'aujourd'hui. L'argent, la vie de couple, les petits loisirs... Deuxième histoire avec cette mère de 9 enfants, puis troisième avec ces jeunes bcbg prêts à investir dans la bourse, il y a une sincérité (au-delà de tout ce que l'on peut penser, notre avis) touchante, avec des commentaires à côté, c'est sympathique. Et ce en gros ainsi de suite jusqu'à la fin de la première partie. Pari osé, écran noir pour l'entracte, avec la musique d'Yves Montand, le Joli Mai, un régal. Et puis s'amorce cette seconde partie, un peu moins naïve visiblement, avec ce "retour de Fantomas", et là je dois dire - et ce que jusqu'à la fin - j'ai été déçu. Non pas par les propos véhiculés (qui reflètent sans doute la pensée du moment de cette société) mais par l'idée qui les traverse, qui en échappe, comme si un propos voulait être amené un spectateur. On enchaîne des discussions sur des propos bien précis - économique, politique, religieux, racisme, etc... - et j'ai la désagréable impression qu'on sort totalement du cadre du "hasard", comme si tout était calculé, et franchement ça m'a gêné. Car le début montrait vraiment cette sensation "d'accoster les gens dans la rue", et là non, comme si on voulait toucher à tel et tel sujet... Cela m'a passablement déçu. Puis cette toute fin, presque moralement douteuse (dont je tairai la signification), qui a comme enfoncé le clou. Bref c'est bien dommage, j'aurais espéré mieux.
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