L'horreur s'émisse dans notre subconscient de bien différentes manières, c'est pour cela que ce genre est sans fin. Ici, la catalyseur est cette grotte, qui nous fait ressentir une peur primaire, celle de la claustrophobie, et arrivé à nous rendre claustro en regardant un film, c'est déjà un exploit. La tension ensuite se focalise sur autre chose, il y a bien naturellement les caractères différents de toutes ses femmes, leur relation à la survie, leur relation à l'amitié, et surtout, l'arrivée de ces créatures hybrides. On passe dans autre chose, une peur plus cinématographique, avec ses effets gores.
L'héroïne pauvre femme, qui est à la limite de la dépression, arrive à surpasser ces angoisses, et nous offre en fin de parcours un regard déterminé, revanchard, limite halluciné, qui n'est pas sans nous faire rappeler la force de caractère de Ripley. (Héroïne Alien).
La fin pourrait être rater, mais il n'en est rien, elle propose deux lectures, et chacun se choisira son option, ce qui est certain, c'est que même si elle arrive à retrouver le ciel bleu, elle n'en reste pas moins prisonnière de cette grotte.
Oppressant et consensuel avec de bons moments de frayeur.