Nick La Main Chaude !
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3.5 - Bien
Doté d’un casting prestigieux qui confronte plusieurs générations (Steve McQueen en jeune loup opposé au magnifique Edward G. Robinson), " Le kid de Cincinnati " réunit une équipe technique de grande envergure. On remarque la présence de Hal Ashby au montage, mais aussi de Lalo Schifrin à la musique et de Philip H. Lathrop, le directeur photo attitré de Blake Edwards. Cette combinaison de talents a permis à Norman Jewison de signer un divertissement de grande qualité, mais peut-être un peu limité par un script qui n’approfondit pas assez les enjeux humains. Si la première partie du film tente bien de mettre en place une intrigue passionnante sur fond de revanche sociale, de corruption et de trahison, la seconde se concentre finalement davantage sur une gigantesque partie de poker qui tourne plutôt à l’exercice de style. Alors que la première heure met en place des oppositions intéressantes entre les différents protagonistes, la longue séquence finale ne permet pas de conclure de manière satisfaisante toutes les sous-intrigues qui ont été développées précédemment.
Séduisant de bout en bout, " Le kid de Cincinnati " parvient en partie à masquer ces défauts d’écriture par la maestria de la réalisation et du montage. Même ceux qui ne comprennent absolument rien aux règles du poker seront ainsi pris dans les filets de cette dernière séquence au suspense implacable. De même, on ne peut qu’être admiratif devant l’interprétation magistrale de l’ensemble du casting. Il est donc dommage que tout ceci ne serve pas un propos un peu plus consistant. En l’état, " Le kid de Cincinnati " ressemble finalement à un remake déguisé de " L’arnaqueur " (Robert Rossen, 1961), mais sans en posséder la puissance, ni la spontanéité.
Ajoutée le 22 févr. 2012 à 10h39
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