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    Le Docteur Jivago
    note moyenne
    3,9
    3072 notes dont 146 critiques
    répartition des 146 critiques par note
    59 critiques
    55 critiques
    15 critiques
    11 critiques
    3 critiques
    3 critiques
    Votre avis sur Le Docteur Jivago ?

    146 critiques spectateurs

    Benjamin A
    Benjamin A

    Suivre son activité 425 abonnés Lire ses 1 901 critiques

    5,0
    Publiée le 15 septembre 2014
    Tout commence avec une longue ouverture accompagnée de la musique de Maurice Jarre, rappelant un cinéma, malheureusement, emporté par le vent, puis très vite, David Lean nous transporte dans la Russie de ce début du XXème siècle. Il adapte assez librement l'oeuvre de Boris Pasternak et nous fait suivre le destin de Youri Jivago, un docteur poète, tiraillé entre deux femmes et souvent rattrapé par les obligations de la révolution. Passé un flash-back introductif où l'on suit le demi frère de Youri Jivago, bien des années après le déroulement de l'histoire, rechercher la fille de ce dernier, Lean sépare distinctement son récit en deux parties. Dans la première partie, il met en scène des personnages perdus en plein bouleversement politique et sociale dans cette Russie du début du XXème siècle. On assiste, à travers le personnage de Jivago ainsi que de Lara et Victor Komarovsky, à cette chute du système de tsar, facilité par la première guerre mondiale et la difficulté du front russe. Dans la seconde partie, il se concentre sur le personnage de Jivago, tiraillé entre ses deux amours et rattrapé par la révolution. L'immense qualité du film tient à beaucoup de choses et notamment son écriture et la richesse de son histoire et de ses personnages. Lean ne retranscrit pas tout à fait fidèlement le livre d'origine mais se l'approprie et se concentre sur ce qui l’intéresse. L'histoire est approfondie, passionnante et attachante, tout comme les personnages, que ce soit Jivago dont Lean retranscrit bien ses idéaux, ses dilemmes et sa liberté ou Lara, ainsi que les relations qu'ils entretiennent. Comme la vie et les choix qui nous sont imposés, ce n'est jamais simple, que ce soit entre Youri Jivago et les deux femmes qu'il aimera ou entre Lara et Victor, une relation faite de fascinations, de soumissions et de dégoûts. David Lean en tire le maximum et en retranscrit à merveilles les enjeux. Le réalisateur britannique mêle plusieurs genres entre mélodrame, romanesque, épique et politique. S’intéressant d'abord à la bourgeoisie lors de l'ère des tsars, il met en scène une révolution qui gronde et qui va être inévitable avec la guerre. Puis peu à peu, il va vraiment se concentrer sur les relations romantique et mélodramatique entre Jivago, Lara et Tonia mais toujours avec la révolution derrière, qui va jouer un rôle majeur dans la vie de Jivago et qui va souvent, contre son gré, le séparé de celle qu'il aime. Lean en fait une chronique des tourmentes de la société Russe en ce début de siècle, l'effet néfaste et catastrophique de la première guerre mondiale qui plongea le pays dans la révolution, puis la guerre civile ainsi que les bouleversements dans les classes sociales et les dérives du régime totalitaire alors mis en place. Il arrive à en donner de l'intensité, à capter ses complexités et ses enjeux et à les rendre émouvantes, fortes et bouleversantes. Il met son personnage principale face aux choix et aux dilemmes dont la vie en est remplis. Derrière la caméra il montre tout son savoir faire, il sait prendre son temps lorsqu'il le faut et faire ressortir toute l'émotion des personnages, notamment lors de la seconde partie. Tous ses plans sont savamment pensés et d'une richesse incroyable, il ne laisse strictement rien au hasard, sa réalisation est fluide et ses plans-séquences superbes. La reconstitution est magnifique, il nous transporte littéralement en Russie et les décors sont sublimes, que ce soit en intérieurs avec le mobilier ou en extérieur. La photographie, tout comme le technicolor, est superbe. Il bénéficie aussi d'excellentes interprétations, que ce soit Omar Sharif dans le rôle de Jivago qui rend son personnage attachant et émouvant, Rod Steiger, Alec Guinness et surtout Julie Christie. Alors qu'on la découvre d'abord assise dans un bus tout de noir vêtu, elle illumine son personnage de ses magnifiques yeux bleus. "Docteur Jivago" est aussi porté par une partition mélancolique de Maurice Jarre alors au sommet de son art. Petite histoire dans la grande, celle d'un docteur libre intellectuellement, poète et attachant et de son amour de toujours puis celui de celle qu'il va rencontrer avec comme fond cette révolution d'abord dans les rues et qui gronde, puis mise en place dans une Russie enlisé dans la guerre et ses conventions. Une fresque romanesque, poétique, poignante, magnifique et intelligente.
    Guillaume182
    Guillaume182

    Suivre son activité 98 abonnés Lire ses 1 194 critiques

    5,0
    Publiée le 16 avril 2012
    Quel film grandiose et je crois qu'aucun superlatif ne sera jamais assez fort pour décrire cette oeuvre! Le docteur Jivago est enrôlé de force dans l'armée au début de la révolution d'Octobre. Commence un long exode qui le sépare de la femme qu'il aime. Ce médecin russe idéaliste sera ballotté dans les remous de l'histoire, entre une vie conformiste auprès de son épouse et une passion aventureuse avec sa maîtresse. C'est seulement mon deuxième David Lean après Lawrence d'Arabie que je n'ai pas vu depuis plus de dix ans (faut que je rattrape mon retard). Une grande fresque historique sur la Russie, un pays que nous connaissons peu. Une histoire d'amour interdite sur fond de révolution, mais attention ça n'a rien à voir avec "Autent en emporte le vent" ou "Titanic". Un homme n'a de cesse de se retrouver séparé de sa famille à cause de la guerre dans son pays. Lean livre une vision réaliste sur cette cruelle révolution et la guerre entre communiste et capitaliste il n'oublie pas de traité de la dure histoire politique d'un pays ravagé et cultivé par la peur. On retrouve la fourberie, la barbarie des hommes en manquent de dignités. J'ai retrouvé aussi quelques plans dont s'est inspiré Spielberg (il pioche souvent des idées dans les films de Lean) comme la chute du soldat sur le chant de bataille, le point de vue de la caméra est fixée sur ses lunettes qui viennent de tomber, on retrouve le même plan dans "Minority Report" Une mise en scène géniale, des couleurs sombres magnifiques et très approprier, de grands plans panoramiques magnifiques. C'est beau, épique, émouvant, souvent cruel, bref une poésie sur grand écran. Un film comme Hollywood ne sait plus en faire depuis trèèèès longtemps. Omar sharif arrive à composer un personnage pour lequel on a de l'empathie, il livre une très grande prestation. Je me suis toujours demandé pourquoi il était si célèbre et bien je viens de comprendre. On retrouve aussi la fille de Chaplin, Géraldine très douce et belle. Et Julie christie mélancolique. Décors, costumes, photographie magnifiques et musique sublime. Un monument du cinéma!
    Caine78
    Caine78

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    4,0
    Publiée le 3 septembre 2015
    Choix difficile que celui de ma 6000ème critique, avant d'opter pour le grand classique de David Lean dont j'avais pourtant peur d'être déçu... Il n'en a rien été. Oui, c'est l'Histoire de Russie vue par Hollywood et le contexte de l'époque n'est pas toujours présenté de façon totalement clair, tandis qu'on pourra discuter de certaines ellipses parfois « costauds ». Mais au fond qu'importe : le résultat est tellement majestueux, renversant de beauté et de scènes inoubliables spoiler: (l'arrivée du train en gare, la maison de glace, les retrouvailles ratées entre les deux héros...) qu'on y prête à peine attention, l'ampleur de la réalisation de Lean faisant merveille pour nous raconter un récit captivant durant plus de trois heures, le tout peuplé de paysages grandioses et de personnages inoubliables. C'est intense, puissant, souvent grandiose et mené de main de maître par un cinéaste n'ayant décidément quasiment pas d'égal pour la fresque historique. Et puis il y a la musique de Maurice Jarre, la merveilleuse chanson de Lara et surtout, surtout Julie Christie, dont un simple regard suffit à nous foudroyer : une héroïne inoubliable pour une œuvre qui l'est tout autant. Bref, je pourrais continuer comme cela longtemps, mais autant aller à l'essentiel : « Le Docteur Jivago » est de ces superbes spectacles sur lesquels on pourra toujours émettre des réserves, mais doté d'un tel souffle, d'un tel lyrisme qu'il emporte tout sur son passage : un magnifique moment de cinéma, et donc un choix idéal pour fêter ce nouveau millier de critiques !
    Akamaru
    Akamaru

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    2,0
    Publiée le 15 février 2011
    Cette fresque romantico-historique symbolise bien la rupture consommée entre la critique courroucée et les spectateurs conquis.Pour ma part,"Docteur Jivago"(1965),pompeux,solennel, souvent incohérent,et nunuche,ne mérite à aucun moment un statut d'oeuvre mémorable.David Lean échoue même à restituer les grands espaces de la Russie,malgré une photographie plaisante.Et que dire de son incapacité totale à aborder le réel sujet de base:la révolution bolchevique de 1917,et ses conséquences sur le peuple russe.Il préfère se concentrer 3 longues heures sur l'histoire d'amour contrariée entre un médecin féru de poésie,et une infirmière qui a le don de se mettre dans le pétrin.Pour sûr,le couple formé de Omar Sharif et Julie Christie attire le regard,et leurs expressions romantiques s'insèrent bien dans le ton général du film.Justement,l'excessive attrait pour le romanesque,surligné par la musique répétitive(bien que belle)de Maurice Jarre destinent le film à un public friand de destins amoureux compliqués.Il y a tout de même d'impressionnantes scènes de foules,lors de l'écrasement de la révolte sous la neige.Et Rod Steiger en notable cartésien à l'extrême,bonifie chacune de ses interventions.Mais l'émotion peine à affleurer,d'autant qu'après de telles épreuves,le final se révèle bien pauvre.Franchement passable.
    ElAurens
    ElAurens

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    4,0
    Publiée le 4 juillet 2011
    Maurice Jarre est à David Lean ce qu'est Ennio Morricone à Sergio Leone, un atout majeur pour ses œuvres, le générique s'ouvre sur l'un des thèmes les plus mémorables du cinéma, une musique magnifique, qui j'ai trouvé n'a pas été assez utilisé durant les trois heures. Petit bémol pour ce Docteur Jivago, je trouve les quarante-cinq dernières minutes légèrement longues (mais pas de problème les trois heures passent rapidement), ce qui n'empêche pas d'avoir un très beau final. Autre reproche, Lean s'est concentré uniquement sur les histoires de cœur, j'aurais aimé avoir au moins une scène de bataille spectaculaire, on en a à plusieurs reprises droit à des prémices, malheureusement le spectateur aura droit qu'aux préliminaires. Autre petit défaut, car j'aime bien les souligner, le vieillissement des personnages est raté, il n'y avait pas les maquilleurs de Benjamin Button à l'époque, dommage. A la base Lean voulait Peter O'Toole pour le rôle principal, qu'il refusa malheureusement en prétextant que son expérience pour Lawrence d'Arabie fut exténuante, il voulait aussi Marlon Brando et Audrey Hepburn, eux aussi ont refusé. Au final c'est un casting bien moins talentueux, mais efficace tout de même, Omar Sharif, Rod Steiger, Géraldine Chaplin ainsi que Julie Christie et Alec Guinness, sont tous très convaincants dans leurs rôles respectifs. Au final Docteur Jivago est un très grand film, avec quelques défauts, mais qui sont largement pardonnables vu le niveau de la mise en scène, de la reconstitution de l'époque ou encore de la photographie.
    ASSRANCETOURIX
    ASSRANCETOURIX

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    2,0
    Publiée le 9 mai 2020
    Après des chef d'oeuvres comme le pont de la rivière kwai et Laurence d'Arabie, David Lean se met à mettre en scène des rôles féminins et sombre ainsi dans le mélo commercial le plus infâme, c'est beau et écoeurant de niaiserie pour midinettes y compris la musique sirupeuse ! ce sera pire encore dans la Fille de Ryan qui n'a même pas la beauté des images. il est triste et surprenant que le metteur en scène n'arrive au grandiose qu'en s'en tenant aux rôles purement masculins (pas une femme dans Laurence et de tous petits rôles dans le Pont)
    Eldacar
    Eldacar

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    4,5
    Publiée le 30 juillet 2012
    Une superbe épopée réalisée de main de maître par David Lean. "Le Docteur Jivago" mêle habillement la petite et la grande histoire pour raconter la Russie de la révolution bolchevique. S'il simplifie la réalité historique, le film n'en reste pas moins un formidable témoignage de cette époque trouble. Suivant le point de vue politique déjà présent dans le roman de Pasternak, "Le Docteur Jivago" se montre critique envers la révolution, pas dans les idéaux qu'elle défend mais dans son exécution. Ainsi, on assiste aux dérives du système, qui détruit l'individualité et le droit à la vie privée au profit de l'esprit et de la vie communautaire, mais dépeint ici dans se qu'ils ont de pire. Pourtant, contrairement au roman, le film ne montre pas, ou peu, que les blancs (partisans du tsar) comme les rouges (communistes) commettent des atrocités et détruisent l'idéalisme des personnages, à commencer par celui de Jivago. Mais malheureusement, les personnages sont tous extrêmement simplifiés, et il faut tout le talent des comédiens (tous parfaits) pour parvenir à leur donner vie. Le personnage qui souffre le plus du passage du roman au film est bien celui de Pasha, fascinant car plein de faiblesses (comme son amour pour Lara qui l'étouffe), ce qui l'humanise au lieu d'en faire une simple « machine ». Son personnage d'idéaliste rêvant de révolution et d'égalité mais se transformant en bolchevique fanatique, cruel et impitoyable aurait pourtant était la métaphore parfaite de l'effet néfaste que se communisme corrompu peut avoir sur des hommes pourtant bons. Mais ne chipotons pas, car "Le Docteur Jivago" bénéficie tout-de-même de la maîtrise technique de David Lean, d'une reconstitution exceptionnelle (décors, costumes...), d'une musique culte de Maurice Jarre et d'une belle photographie dont l'utilisation est originale (les scènes de combat baignent dans la lumière alors que les scènes d'amour sont très sombres). Et comme dit plus haut, les acteurs sont parfaits. Le trio d'acteurs parvient parfaitement à rendre les sentiments ambivalents du triangle amoureux. Jivago (Omar Sharif), partagé entre sa passion pour Lara (superbe Julie Christie) et son amour basé sur l'amitié avec Tonya (charmante Géraldine Chaplin), tandis que toute deux s'acceptent et se respectent malgré les circonstances. Sans oublier les seconds rôles qui, de Rod Steiger en politicien sans scrupules à Alec Guinness en membre du parti suivant strictement les règles mais n'en pensant pas moins au fond, en passant par l'apparition de Klaus Kinski en anarchiste, sont tous excellents. Et puis comment oublier certaines scènes, comme la répression de la manifestation bolchevique, la découverte des corps d'adolescents enrôlés par les blancs ou le « palais des glaces » baignant la fin d'un onirisme inattendu.
    fandecaoch
    fandecaoch

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    4,0
    Publiée le 1 septembre 2015
    Docteur Jivago : Un film d’amour dramatique fort bien mené et interprété. Vraiment, il n’y a pas une nuance d’ennui pendant ses 3 heurs. C’est grâce à une époque et une histoire prenant. Je vais vous le dire tous de suite, ce n’est pas l’histoire d’amour qui m’a le plus touché, il se concrétise que vers le dernier quart du film et il y a pas une forte émotion comme je peux voir dans d’autre romance et c’est e qui peut un peu décevoir, et peu la fin aussi car on ne sait pas ce que devint des protagonistes assez important. Mais malgré tous, les personnages sont intéressants a suivent quoiqu’il se passe, ils sont bien écrits, surtout le docteur Jivago et sa vraie femme qui est très douce, très gentils, mais son amante au docteur est aussi très belle et a un fort caractère. D’ailleurs, ce que j’ai aimé, c’est que l’on suit sans se perdre plusieurs histoires qui se relisent même si l’histoire principale reste c’elle du docteur. Donc, je vous disais, ce n’est pas l’histoire d’amour que j’ai le plus apprécier mais plutôt le contexte et l’ambiance révolution de Russie, avec le froid, le coté très dur de la guerre… On est vraiment dedans et c’est cela qui m’a le plus transporté. Et c’est du aussi a une mise en scène très soignée, c’est très bien filmé, ça c’est du 7 art. Bon ensuite, la petite mélodie que l’on entend souvent est en parfait adéquation avec le ton du film mais le problème avec ce genre de film, c’est que l’on entend trop souvent, d’autre aurait était pas mal. Et pour finir, les acteurs sont irréprochables. Donc voila, un beau film tous simplement, a voir au moins une fois.
    chrischambers86
    chrischambers86

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    3,0
    Publiée le 12 novembre 2012
    Avec "Doctor Zhivago", David Lean a mis en scène une rèduction romantique d'un roman capital signè Boris Pasternak! D'où cette impression de froideur qui se dègage tout au long du film! A la lecture du roman, Lean considère que c'est le meilleur roman qu'il est jamais lu! Son "Doctor Zhivago" est une fois encore une histoire de train et d'adultère, à l'instar de "Brief Encounter". De ces trains traversant la plupart de ces films, hommage du grand voyageur qu'il est, de "The Bridge on the River Kwai" à "A Passage to India", où de cette adultère dont il semble se faire une spècialitè, avec une touche sociale à la Dickens aussi! Le souci majeur pour un cinèaste illustratif de la trempe de Lean, est que son personnage est cette fois loin d'être un aventurier! A la diffèrence de "Lawrence of Arabia", Youri Zhivago ne fait pas l'histoire mais là subit, là constate parfois avec impuissance! Dès l'ècriture, Lean et son scènariste imaginent "Doctor Zhivago" en noir & blanc et en 70 mm! Pour des raisons doublement èconomique, la couleur l'emporte pour l'audience et le 35 mm gonflè pour le studio! Qu'à cela ne tienne, la nuit et la neige offrent au chef opèrateur Freddie Young un Oscar et l'opportunitè de satisfaire l'idèe initiale de Lean! Omar Sharif trouve sans doute son rôle le plus cèlèbre même si ce dernier est dèpourvu de sex-appeal, ce qui rend son interprètation de hèros tourmentè guère attachante (à noter que Lean avait d'abord choisi Peter O'Toole pour incarner Youri Jivago). Heureusement, il y a la magnifique Julie Christie qu'on croirait sortie tout droit d'un roman russe, l'hèroïne romantique par excellence où le spectateur se noie presque dans le bleu de ses yeux! Pas le meilleur film de David Lean car son rècit manque de souffle et souffre ègalement de quelques hiatus, mais une belle et triste histoire d'amour sur fond de Rèvolution russe, où tel un rosebud, la musique envoûtante et inoubliable de Maurice Jarre voyage à travers le film et les personnages entre rèvolution d'Octobre et amours tumultueux...
    TCovert
    TCovert

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    4,0
    Publiée le 25 septembre 2011
    David Lean montre une nouvelle fois qu’il est un très bon réalisateur de fresques épiques et qu’il sait faire de belles images, allant jusqu’à prolonger ses tournages pour capturer les quatre saisons de l’année. L’intrigue est romantique au premier plan mais s’inscrit dans un arrière plan qui décrit l’histoire russe de ce début de 20ème siècle avec pas mal de précision, la durée de 3H15 du film aidant. Un russe rigolerait sûrement du casting du film qui n’en comporte aucun, on a du mal à croire que Sharif ou Christie puissent être moscovites. Cependant l’ensemble de la distribution joue très bien, mention particulière à Rod Steiger et Alec Guiness qui incarnent des personnages que l’on voit peu mais qui sont très marquants. Maurice Jarre utilise un joli leitmotiv et le répète souvent, jusqu’à l’excès, mais globalement la bande originale est de très bonne facture et parfaitement adaptée à la situation. Bref, Docteur Jivago est film qui prend son temps et raconte pas mal de choses, il manque cependant de force et ne transmet pas assez les émotions qui touchent les personnages principaux.
    Redzing
    Redzing

    Suivre son activité 309 abonnés Lire ses 3 422 critiques

    5,0
    Publiée le 22 novembre 2014
    David Lean délaisse les sables de "Lawrence of Arabia", pour se concentrer sur les étendues glacées de Russie (filmées en Espagne !). En effet, le "Doctor Zhivago" est un médecin russe, pris dans la tourmente de la 1ère Guerre Mondiale et de la Révolution d'Octobre, mais qui va vivre une histoire d'amour forte avec une jeune infirmière. C'est là que le film surprend, l'histoire est orientée vers une romance tragique plutôt que vers les événements politiques, qui passent au second plan. Néanmoins, le film demeure une puissante fresque, montrant la violence du régime du tsar et celle des bolcheviks. La mise en scène de Lean est superbe, que ce soit la gestion des paysages, les séquences de masses en rue ou sur les champs de bataille, ou les passages intimistes où les personnages se retrouvent dans des intérieurs misérables. Le tout étant accompagné par la belle BO de Maurice Jarre, et porté par un poignant Omar Sharif. A ses côtés, des seconds rôles de qualité : Julie Christie en mère célibataire charismatique, Rod Steiger en homme d'affaires répugnant, Alec Guinness en officier moins rigide qu'il n'y parait, et une petite apparition de Klaus Kinski en prisonnier illuminé. Un grand film.
    Sergio-Leone
    Sergio-Leone

    Suivre son activité 128 abonnés Lire ses 1 093 critiques

    4,0
    Publiée le 5 avril 2009
    Il y a quand même un lyrisme particulièrement rare que l'on retrouve chez David Lean, pas étonnant que Sergio Leone "himself" en soit tombé amoureux pour le reproduire merveilleusement dans ses films. Jivago mêle le savoir-faire d'un réalisateur pour conter des histoires épiques avec une histoire fabuleuse issue d'une nouvelle de l'écrivain russe "Pasternak". Le mélange crée un romantisme sublime sous fond de révolution russe et de paysages vastes, froids, durs et magnifiques à la fois. Cependant pour un film aussi long, il est ennuyeux de constater une narration manquant de limpidité et souffrant périodiquement de légers sauts brusques dans tous les sens. Le montage semble perdu parfois au milieu de toutes ces intrigues et n'arrive pas à juxtaposer de la meilleure manière qu'il soit le romantisme incarné par la passion de Jivago pour Lara et l'amour pour Tanya, avec la révolution revancharde et violente des rouges contre les blancs. Un très beau film romantique, mais pas l'un des meilleurs films épiques de tous les temps.
    reymi586
    reymi586

    Suivre son activité 219 abonnés Lire ses 2 443 critiques

    5,0
    Publiée le 13 juin 2010
    Une grande aventure! David Lean réalise comme toujours un grand film qui nous fait participer à un voyage dans toute la Russe pendant la Révolution de 1917. Du grand cinéma!
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 5 janvier 2016
    Il y a des films comme ça où la presse française est totalement à côté de la plaque (Forrest Gump, La ligne verte, Les évadés, Le lauréat ou Retour vers le futur 2), mais là je ne comprends pas ! Comment on peut encenser David Lean avec Lawrence d'Arabie et le descendre avec Le docteur Jivago ? Surtout qu'outre Atlantique le film a été acclamé par la critique ! Bon, le film est un pur David Lean : contexte historique passionnant (parce que la Russie est quand-même un pays qui a une histoire incroyable), réalisation posée, paysages sublimes, interprétation de haut niveau (ah ce regard pétillant qu'a Omar Sharif !), belle musique de Maurice Jarre (même si elle est un peu répétitive)... C'est un film auquel personnellement j'ai totalement adhéré, une grande épopée, une histoire d'amour tragique... Ça me donne énormément envie de revoir Lawrence d'Arabie que dans mes souvenirs j'avais moyennement aimé. Une fresque historique qui vaut le coup d'œil !
    Davidhem
    Davidhem

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    5,0
    Publiée le 6 juillet 2008
    Trois années après "Lawrence d'Arabie", le cinéaste britannique David Lean retrouve Omar Sharif cette fois dans le premier rôle dans une grande fresque de plus de trois heures qui illustre parfaitement la révolution russe de 1917. Le réalisateur, comme à son habitude livre un film en tout point magistral. Les décors qui composent le film sont extraordinaires, la photographie est enchanteresse, les dialogues sont très bien écrits, le scénario est riche possédant de multiples rebondissements qui densifient cette intrigue. Il faut savoir que ce film fut interdit très longtemps en Russie et pour cause, le long-métrage de David Lean, réalisé en pleine guerre froide faut-il le préciser, montre les communistes comme des envahisseurs et des voleurs. Le film ne manque pas d'audace et permet souvent au spectateur de garder l'oeil manianime et de penser que le réalisateur britannique ne se soulève pas contre l'idéologie qui s'est installée en Russie pendant la première guerre mondiale. Le milieu bourgeois et capitaliste ne comporte pas que des victimes et certains usent de leur statut pour abuser de jeunes femmes et les traiter comme des prostituées. Un film qui ose donc s'attaquer à une période cruelle de l'histoire de la Russie et qui distille le chemin sinueux et tragique d'un orphelin qui au fur et à mesure de sa vie va connaître l'amour, les drames de la guerre, la jalousie des autres, leur oppression, le dilemme continu à choisir son destin entre deux femmes qu'il aime l'une autant que l'autre. David Lean élabore un film fort, une vision de cette période jalonnée par une continuité d'un désespoir qui grandit de jour en jour. Le film le plus connu de David Lean est aussi un des plus déchirants et on ne peut qu'être chaviré devant ce drame qui malgré sa noirceur délivre une beauté extraordinaire par le jeu sans erreur et avec sobriété de tous les acteurs présents ainsi que d'une réalisation comme toujours remarquable. Ce film ne vieillit pas et restera indémodable!
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