La Jetée
Note moyenne
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150 critiques spectateurs

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Fodscraft
Fodscraft

29 abonnés 62 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 décembre 2021
A la suite de la troisième guerre mondiale, toute la surface de la planète a été détruite. Seuls les sous-sols des villes sont habitables. Afin de trouver une solution à la catastrophe, des scientifiques font des expériences sur un homme, visant à la ramener dans le passé…
Si le scénario vous dit quelque chose, c’est que l’Armée des douze singes est un remake de ce film de science-fiction original. Sous-titré « photo-roman », l’œuvre singulière du français Chris Marker est une succession de photos commentées par une voix off
TUTUR29
TUTUR29

46 abonnés 1 340 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 août 2021
La Jetée est un très bon court métrage, assez glaçant. La voix off et la photographie très sombre donnent un ton très grave au film, mais la musique et la plongée dans les souvenirs d'un homme apporte également une grande touche de nostalgie qui rende ce film très beau. Je recommande, même si le scénario est un peu difficile à comprendre.
Ykarpathakis157
Ykarpathakis157

6 196 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 13 juin 2021
Réalisé par le cinéaste français Chris Marker La Jetée est une histoire de science-fiction horriblement sèche et sans inspiration qui se déroule sois disant au début de la troisième guerre mondiale. Il n'y a pas d'images spectaculaires dans ce film et il n'y a pas non plus de dialogues car l'histoire est racontée par une narration ennuyeuse. Il n'y a pas d'action ce ne sont que des photos en noir et blanc dont les images sont recyclées plus d'une fois. Dieu merci il ne dure que 27 minutes mais il semblait s'éterniser pendant des heures. Heureusement que ce genre de concept cinématographique idiot n'a pas été adopté par d'autres réalisateur. Son histoire n'est ni profonde ni philosophique bien que je soupçonne fortement le réalisateur Marker d'avoir cru créer un véritable chef-d'œuvre d'intellectualisme cinématographique inutile. Pour moi la seule façon de regarder cette chose lamentablement ennuyeuse était de la regarder en mode avance rapide...
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 mars 2021
Court-métrage de science-fiction décrivant une expérimentation effectuée après une 3ème guerre mondiale qui aurait détruit Paris. En fait trois secondes de cinéma réel, le reste étant un roman-photo d’excellente qualité. Intéressant mais de là à crier au génie, il y a un gros pas que je ne franchis pas.
Stéphane D
Stéphane D

174 abonnés 2 357 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 mars 2021
Le monde se divise en 2 catégories : les plus de 60 ans qui peuvent trouver facinant cet objet de science-fiction à la narration datée (roman photo, Noir&Blanc, narrateur au phrasé d'époque avec voix nasillarde montrant les 60 ans qui ont passé).
Et les autres...pleins de bonne volonté, pas réfractaires aux films d'auteurs mais pour qui le visionnage ressemble plus à un ennui profond.
Rémi P.
Rémi P.

31 abonnés 48 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 mars 2021
"La Jetée", c'est le court-métrage qui a inspiré l'excellent film de Terry Gilliam "L'armée des 12 singes"'. Réalisé par Chris Marker et sorti en 1962, "La Jetée" se déroule après la destruction de Paris, causée par une guerre nucléaire, la Troisième Guerre Mondiale. Dans les bas-fonds, où les survivants se sont réfugiés pour fuir la radioactivité, une organisation de scientifiques dominent la micro société et opère des expériences, proche de la torture, sur des personnes choisies. On suit un de ces cobayes, marqué par la vision d'un assassinat sur la jetée d'Orly alors qu'il était enfant, qui est choisi par les scientifiques pour retourner dans le passé afin d'empêcher la catastrophe nucléaire. Conçu comme un photo-roman (quasiment aucun plan filmé, le film est construit comme une succession de photos) et dont l'histoire nous est contée par un narrateur, "La Jetée" est un film visionnaire sur le plan formel. Les photos, toutes plus magnifiques les unes que les autres, contribuent grandement à l'ambiance terriblement froide et triste qui se dégage du film. Cet effet est accentué par le fait que les photos se suivent sans transitions aucune, ce qui donne, dans les scènes les plus dures, un vrai sentiment d'oppression. Mais au delà de la forme, le film est aussi une vraie réussite sur le fond. On s'attache immédiatement à ce personnage du cobaye, seul personnage émotif, torturé par des scientifiques cruels et cyniques, portant perpétuellement des lunettes opaques, reflet de leur déshumanisation. On est littéralement plongé dans la peau de ce personnage avec de nombreux plans subjectifs qui rendent les scènes d'expérimentation encore plus terrifiantes (notamment les retours du passé au présent, avec des plans en contre-plongée sur le visage des scientifiques). Les seules échappatoires du héros sont ses retours dans le passé, où il tombe amoureux d'une femme dont la rencontre vient de la vision traumatique de son enfance. Les scènes du parc et du muséum sont d'ailleurs de très belles scènes, les seules joyeuses du film. Mais le héros est alors vite ramené à la dure réalité du présent, caractérisé par ces visions obscures de la pièce où il est torturé, des plans sur les visages des scientifiques et le silence, cassé par des murmures en allemand, le tout rendant ces scènes quasiment insoutenables de part leur froideur et leur aspect cauchemardesque. Vous l'aurez compris, "La Jetée" est un film très dur mais réellement fascinant par l'onirisme qui s'en dégage et par le regarde porté par Marker sur cet homme, au cœur d'une réalité sordide et atroce, et qui réussit pour de courts instants à s'échapper de sa condition par la rencontre amoureuse dans le passé. Mais ce bonheur n'est que de courte durée et Marker signe son film par un final absolument glaçant, symbolisant avec fatalisme la manipulation s’exerçant sur le héros, et son impuissance face à des forces inhumaines, contre lesquelles il ne peut combattre.
jroux86
jroux86

17 abonnés 47 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 février 2024
Persistance rétinienne et persistance du souvenir :
Il est donc question du visage d’une femme. Ou plutôt de l’image d’un visage. "Photographié" juste avant le tumulte. Entre "les avions en partance" (cette réplique est pour moi inoubliable), les coups de feu, la foule dominicale venue assister aux départs des avions sur "le décor planté de la jetée" ; et surtout juste avant la guerre.
Une image de visage donc, gravée dans la mémoire du personnage (alors enfant), et destinée, comme toutes les images de visage, à subir les inévitables dommages du temps : les transformations, les petits arrangements avec la réalité des traits, un visage qui va se mélanger aux mille autres rencontrés par après.
Mais cette image, notre héros va s’y accrocher éperdument. Comme à un souvenir arraché à la vie en temps de paix. Magie du cinéma, cette image se fait femme, telle que dans le souvenir - vertigo véritable, parfaitement illustré par l’unique plan filmé ! Se projettera sur elle tous les désirs : salut de l’humanité, amour, réparation du passé, espoir d’un avenir meilleur. Tant et si bien qu’elle poursuivra le héros jusque dans sa mort, dans un final vertigineux où passé, présent et futur s’entrechoquent, où la femme redeviendra image et où l’on se demande encore si cette image est le visage de l’amour ou celui de la mort - Eros et Thanatos sous les mêmes traits.
En voilà une belle allégorie pour nous autres cinéphiles, friands (parfois jusqu’à l’excès) d’images de toutes sortes, allant jusqu’à s’en marquer l’esprit au fer rouge des visionnages et revisionnages "pour ne pas qu’elles s’échappent" - et Chris Marker savait bien de quoi il parlait, lui qui dit avoir vu Vertigo 19 fois dans Sans soleil. Des images dont on aime tant se nourrir et qui nous poursuivront peut-être (sûrement), nous aussi, jusqu’à la mort ?
Enfin, là où cette "impression" de l’image dans l’esprit prend tout son sens, c’est que tout le film (enfin presque tout) est composé d’images fixes. Et c’est dans cette étrange fixité, si peu habituelle au cinéma, que l'image va s’imprimer, se figer dans la mémoire avec tant de force. Quel affront au 7ème art, quand on y pense, qui s'est construit sur l'illusion du mouvement. Comme ce film est puissant.
Shawn777
Shawn777

807 abonnés 3 939 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 novembre 2020
Bon voilà, encore quelque-chose considéré comme un chef-d’œuvre que je n'arrive pas vraiment à comprendre. Enfin ce n'est pas l’œuvre que je ne comprends pas mais tout l'engouement autour d'un court-métrage qui n'a, enfin à mes yeux du moins, rien d'extraordinaire. Chris Marker ne cesse d'expérimenter à la télévision, au cinéma etc. et le voilà qui arrive en 1962 avec ce court-métrage, qui inspirera d'ailleurs plus tard "L'Armée des 12 singes" de Terry Gilliam. Suite à la Troisième Guerre Mondiale, tous les habitants de Paris vivent dans des sous-terrains. Ils envoient un homme dans le passé, grâce à son excellente mémoire visuelle. Bon, le fait que l'histoire ne me plaise pas plus que ça ne m'étonne pas vraiment puisque je n'avais pas non plus accroché à celle de Gilliam. Néanmoins, je suis forcé d'admettre que le film a une ambiance vraiment austère et limite angoissante qui nous prend dès le début du film, qui nous oppresse. Mais ensuite, je me suis un peu lassé de ce roman-photo. Je vais être très pragmatique mais Marker n'a pas fait quelque chose d'extraordinaire, le principe du roman-photo ne date pas d'hier, c'est vrai qu'ici le procédé est vraiment très bien mis au service de l'histoire puisque le tout à un sens (notamment l'image photographique que l'on se fait d'un souvenir, ce qui est très intéressant) mais faut pas déconner, c'est pas dingue non plus (je ne veux pas blesser les fans non plus, je respecte totalement l’œuvre de Marker). Et ce n'est parce-que "ça bouge pas" et que je suis bêtement habitué aux blockbusters que je n'apprécie pas tellement, les photographies sont par ailleurs très réussies, notamment celles dans le musée du Jardin des Plantes qui sont magnifiques et apportent toute la poésie à l'ensemble, c'est tout simplement que je n’appellerai pas ce court-métrage un chef-d’œuvre, mais un film bien pensé, tout simplement (d'ailleurs en France, on a vite fait d'appeler un truc un peu chiant qui sort de l'ordinaire un chef-d’œuvre, j'en soupçonnerai presque une certaine hypocrisie culturelle et artistique mais c'est un autre débat !). Bref, "La Jetée" reste tout de même une expérience très intéressante et très bien imaginée mais qui n'a, encore une fois, rien de bien abracadabrant.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 14 octobre 2020
Unique œuvre de fiction dans la filmographie du prolifique Chris Marker, la Jetée est atypique au sein du paysage cinématographique français. Si le film use pleinement des codes instaurés par la Nouvelle Vague, il n'en demeure pas moins singulier et inégalable à bien des égards. D'un matériau pauvre, c'est-à-dire quelques photographies plus ou moins retravaillées et une caméra louée le temps d'un après-midi, Marker tire une œuvre majeure de science-fiction dont la célèbre Armée des douze singes de Terry Gilliam sera un remake tout à fait honorable. En écartant la technique du 24 images par secondes chère aux chantres du cinématographe, Marker revient aux sources du septième art en donnant une place prépondérante à la photographie. Le premier plan est un cliché de l'aéroport d'Orly dézoomé à l'aide d'une caméra. Il implique directement l'idée de mouvement. La Jetée est une œuvre hybride, à l'image de l'animation traditionnelle. Elle capte l'essence du cinéma dans la mesure où chaque diapositive est pensée selon son association avec les suivantes. C'est le principe de l'image-mouvement ; le film n'y déroge pas, il en propose même une variation saisissante. En outre, la musique semble fluidifier le rythme de défilement, ce qui harmonise l'ensemble. La Jetée est une sorte de seconde naissance pour le cinéma.
Ce récit visuel narré en voix off suggère également une seconde naissance pour le protagoniste. Au cœur d'un monde en décrépitude, Marker expose ses inquiétudes du moment liées au temps forts de la guerre froide et au supposé avènement d'une troisième guerre mondiale. Au présent, cette dernière a réduit le monde en cendre, il ne reste que des figures anonymes terrées dans les catacombes. Cette guerre ne connait pas de vainqueurs, des prisonniers sont soumis aux expérimentations quasi-désintéressées de scientifiques improvisés. Les perspectives d'avenir sont obstruées. À l’effervescence des découvertes scientifiques des années 50/60 succède l'épuisement et l'indifférence au sein d'une communauté post-apocalyptique fictive, mais pourtant réversible avec notre réel. L'espoir se conjugue à l'avenir, mais surtout au passé. Sélectionné pour son aptitude à se focaliser sur une image mentale précise, le protagoniste est soumis à diverses expériences dans le but de le projeter vers le futur afin qu'il puisse y puiser un élément salvateur.
Toutefois, c'est à partir des acquis du passé que l'on peut construire l'avenir. Ainsi, le prisonnier doit renaître dans le passé, mais cette fois-ci à l'âge adulte. Bouillant de vie et de sublimations sensitives, le passé est en totale contradiction avec le présent. Chaque individu semble doté de sa propre personnalité. Ce constat m'amène à penser que l'homme ne peut vivre dans un monde dénué de souvenirs. Au fil des réminiscences une obsessionnelle figure féminine s'impose à l'imaginaire du héros. Au cours d'un instant fugace, la vitesse des diapositives s'accélère, jusqu'à ce que son regard soit capté au-delà du seuil de la persistance rétinienne. Ainsi, le cinéma devient la forme picturale par excellence pour stimuler l'imaginaire à travers l'espace-temps. Ce n'est plus cette image, mais ce sont ces images inscrites dans un mouvement qui restent gravés après la séance.Grâce aux résultats obtenus, le cobaye peut désormais s'acclimater à l'avenir. Cependant, ce qui n'est pas encore écrit est insondable. Aux souvenirs succède l'incompréhension face à des formes et des représentations inconnues. Le réel s'échappe car aucun souvenir, aucune idée ne peut s'y référer. Une fois sa mission accomplie, le prisonnier ne pourra vivre qu'à travers les souvenirs forgés par son expérience dans le passé. À l'image de ces créatures hors du temps que l'on peut visiter au musée d'histoire naturelle, le prisonnier fait le choix de l'immortalité quitte à vivre dans son propre imaginaire. Au final, l'homme ne peut se nourrir d'illusions, le réel ne tolère pas les grands rêveurs. Spectateur de sa propre mort, le héros s’effondre tels les condamnés en sursis imaginés par George Orwell dans 1984.
En 2020, le cinéma, l'un des derniers bastions prolifiques de l'art est directement menacé par de nouveaux modes de consommations de masse. Quelle sera la place des rêveurs ?
Hal9000
Hal9000

2 abonnés 28 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 août 2020
Créé à une époque où tout était possible, un objet cinématographique fascinant dont la substance est la mémoire et le temps.
Uchroniqueur
Uchroniqueur

220 abonnés 2 578 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 avril 2020
La Jetée (1962), formidable film expérimental de Kris Marker sous forme de photodrame qui a servi de propos au film de Terry Gilliam " L'armée des 12 singes" (1995). Un chef d'oeuvre cinématographique qui inspire et ouvre la voie à un bon nombre de polars temporels, dont "L'armée des 12 singes", à "Looper" (2012) ou "Predestination" (2014). A voir, tout simplement.
ORHVETKTA
ORHVETKTA

42 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 février 2022
Lorsque la littérature nous suggère des images et que l’imagination fait le reste, s’élève alors dans un coin de la tête; un film, notre film, bien plus passionnant que n’importe quel autre, et surtout, inoubliable.
Une belle expérience cinématographique.
Thierry D
Thierry D

45 abonnés 317 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 octobre 2019
Il est important de prévenir que La Jetée, finalement plus connu comme base pour l'armée des 12 singes de Terry Gilliam que pour ce qu'il est réellement n'est pas un film au sens classique du terme. C'est un roman-photo sur pellicule habillé de voix off au format moyen-métrage. En ce sens, il s'agit plus d'une œuvre d'art au sens générique du terme que d'un film de cinéma. Une œuvre qui aurait sa place dans un musée d'art contemporain plus qu'au cinéma. Mais une œuvre majuscule. Majuscule parce que magnifiquement construite, autour d'un scénario étonnant sur les boucles temporelles, mis en image avec un ton monocorde sur des images figées mais magnifiques qui prennent aux tripes dès la première minute et qui ne nous lâchent pas jusqu'à la fin. Parce que le final, désormais plus connu, reste extraordinaire de force émotionnelle. Parce que c'est singulier, intelligent, poignant et que ça donne à réfléchir. Pas accessible à tout le monde mais tellement important, il faut avoir vu La Jetée comme il faut avoir vu les œuvres les plus importantes de l'histoire du cinéma. Si le film peut être obscur pour certains, il est possible de se forger un peu de culture en 30 minutes, alors prenez votre courage en mains et jetez-vous dans la jetée.
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 juillet 2019
En seulement 25 minutes, avec pour seuls artifices de belles photographies, une bande-son mystérieuse et un texte merveilleusement bien écrit, Marker parvient à nous transporter dans un autre monde. Un chef d'oeuvre.
Ron Burgundy
Ron Burgundy

32 abonnés 351 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 avril 2019
Ah la la un film de science fiction audacieux! La jetée nous raconte l’histoire après l’apocalypse nucléaire d’un homme utilisé par des scientifiques afin de remonter dans le temps pour aller chercher l’aide du passé
Il utilise un système sous exploité: de simples images fixes et un narrateur en fond, on a l’impression de les voir bouger. Un film sombre et poétique avec un twist surprenant.
A voir absolument