La Jetée
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Sebmagic
Sebmagic

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3,0
Publiée le 21 janvier 2013
Je suis loin d'être aussi emballé que la majorité des gens. même si La Jetée est un film original pour le traitement des images et le scénario, il n'en demeure pas moins que je m'attendais à quelque chose de plus percutant, de plus marquant. Peut-être que mes attentes étaient démesurées, d'autant qu'il est difficile sur ce thème de faire mieux que le remake. Je n'ai pas trouvé l'histoire terriblement passionnante, d'autant plus pressé de connaître la façon dont ça allait finir que la façon dont ça allait évoluer. Bien que le dénouement soit assez beau et surprenant, et que la voix off sérieuse et posée soit un atout, j'admets que cet enchainement de photos ne m'a pas fait beaucoup d'effet. Seules subsistent quelques idées intéressantes, comme certaines images qui se meuvent soudainement. Pour le reste, heureusement que ça ne dure que 25 minutes.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 10 janvier 2013
un film beau,puissant,touchant et une fin que vous serais incapable de deviné.Au moins le voir une fois dans sa vie
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 août 2013
Magnifique et troublant.
La Jetée est un court métrage de science fiction, post-apocalyptique dans la forme d’une « roman photo ». Si l’idée est simple, le traitement est surprenant.

Il faut apprécier la qualité des photos : ce grain peu usé, cadrage, les traitement du noir et blanc, proportions, contrastes, ces en partie par ces éléments que passe une partie du sens du film. Tout est déjà forcément concentré dans un court métrage, mais il y a tellement plus que ce que raconte la voix, qui passe à travers l’image en-soi : une évidence, et pourtant, combien laissé de côté dans la plupart des film aujourd’hui. Les sensations de douceur exprimées à travers les courbes multipliées, les horizontales, les contrastes, légers, les images lumineuses, et le choc, le désarroi, c’est des verticales, abruptes, contrastes violents, blanc intense contre noir profond, le visage dur du gardien taillé dans un bloc d’ombre tranchant les courbes douces et lumineuse des « souvenirs » ou encore le personnage, scellé dans sa diagonale, dans un cadre désaxé, tandis qu’il tente désespérément de s’échapper sur le quais… L’image parle ! …Non il ne s’agit pas de « photos de vacances » prises à l’arrachée !

Puis c’est le montage qui parle, il donne le rythme, en une adéquation étroite du propos et de la forme chosie : image battante au rythme d’un cœur qui s’emballe de peur, image qui glissent en fondus dans un moments de douceur partagée dans un lit, glissant de plus en plus vite jusqu’à sembler en mouvement… puis un mouvement, fugitif, une seconde à peine de « cinémas » tandis « qu’elle » regarde la caméra. C’est beau, simplement. Et cela est si proche de cet effort terrible que l’on fait soi-même pour préserver parfois nos quelques moments de sublime : Ne sont-ils pas figé dans des images, plus ou moins floues, retouchées ? Parvient-on à réellement souvent se souvenir d’un mouvement ?

Quant à l’histoire, pour les amateurs du nouveau « totall recall », « des ch’tis » ou du « transfosporteur » je veux bien croire qu’ils décrochent ! Le rythme, le ton, le style de l’écriture du narrateur n’est pas sans rappeler Barjavelle, Huxley ou Victoriya Lajoye, simple, épuré, un rien « crade », ou pas net comme le grain des photos, sensuel. L’histoire mêle un scénario, aujourd’hui classique (rappelons que le film est encore antérieur à terminator quand même) de fin du monde, de voyage dans le temps, et quelques réflexions sur le souvenir, la mémoire, encore que plutôt que des réflexions philosophique à proprement parler il s’agisse plus de ressentis comme les apartés de raison dans le poème.

Enfin, le cinéphile se régalera bien sûr, du jeu de références cinématographiques, à Hitchcock, essentiellement, et surtout la façon dont il est amené, je n’en dit pas plus.

Regardez ce film, ça ne vous prendra pas trop de temps au pire, au mieux, j’espère que vous apprécierez le travail de ce réalisateur tellement trop méconnu.
Shékiinä .
Shékiinä .

66 abonnés 678 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 décembre 2012
Une oeuvre avant-gardiste et d'une noirceur encore jamais égalée pour un court métrage. Sur grand écran ça doit être sensationnel. Je trouve l'idée audacieuse : faire un court métrage de science-fiction, à base de photographies défilants en noir et blanc (à l’éclairage savamment travaillé), et, servi par la présence d'un narrateur ; narrateur nous faisant transporter, dans ce récit singulier, par les mots qu'il emploie. Les photos sont sublimes, c'est comme si elles étaient en mouvement par moment. Elles font appel au rêve, au souvenir. En l'espace de 28 minutes, le temps semble s'arrêter devant ce défilé d'images sombres, troublantes, poétiques, mystérieuses, angoissantes, et montrant un monde post-apocalyptique, sous l'imagination de Chris Marker (l'homme à tout faire dans le monde de la presse et du spectacle).
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 novembre 2012
preuve que les origines de la sciences fiction sont ici. tout est dans ce court-métrages. un exemple, un model! on me l'avait conseillé, je le conseil à mon tour. c'est vraiment le point de départ d'un nouveau genre! la S_F, les origines, c'est vraiment çà!
JeffPage
JeffPage

42 abonnés 534 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 septembre 2012
Court métrage expérimental sorti en 1962, ce film nous entraîne dans un Paris dévasté où le voyage dans le temps semble la seule solution pour l'humanité.
N'étant pas à proprement parler un film, La Jetée se présente comme un "photo roman" (selon le générique) dont la narration se fait par des photos et une voix off. Grace à ce choix visuel, le film se démarque des autres court métrage de cette époque et vous marque avec des images fortes et un montage incroyable. Le film inspira plus tard Terry Gilliam pour l'armée des douze singes.
Un film très étrange mais qui mérite vraiment le détour.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 22 septembre 2012
Chris Marker a toujours été un personnage spécial, refusant de parler de lui, lançant lui-même des fausses pistes concernant sa vie, et surtout ayant des idées hors du commun pour réaliser des films, fictions comme documentaires, atypiques. Dans le domaine de la fiction, il y a son oeuvre la plus connue qui a inspiré notamment Terry Gilliam pour son "Armée des 12 singes", "La Jetée". Fantastique film de science-fiction traitant des craintes de l'époque comme la peur du nucléaire suite aux incidents post-Hiroshima, mais aussi de la guerre, le film démarrant avant la 3ème guerre mondiale. "La Jetée" est aussi atypique dans sa force créatrice. Marker ne filme pas ses acteurs, ses lieux. Il les prend en photo et en tire un montage au rythme très musical. Musical suivant les notes de musiques, évidemment. Musical suivant la voix rauque du narrateur Jean Négroni, sombre et douce allant de pair avec l'ambiance règnante. Musical dans la beauté même des photos prises, révelant toute la subtilité dont Marker a fait l'objet pour cet ovni cinématographique. Le scénario en lui-même rappelle le cinéma de science-fiction d'Andreï Tarkovski, avec toujours ces grandes questions métaphysiques qui taraudent le spectateur. Comme chez Tarkovski, "La Jetée" parle de la vie, de l'amour et de la mort, tout en partant d'une image que notre héros a vu durant sa jeunesse: la mort d'un homme sur le quai d'Orly. Image qui sera le fil conducteur de l'histoire. Le garçon, devenu adulte et prisonnier dans un futur souterrain, la majeure partie de la Terre étant soumise aux radiations (Troisième guerre mondiale oblige), se voit victime d'expérimentations dans lesquels des savants tentent de connaître les mystères du temps. Le temps qui passe. Voilà aussi un point essentiel, plus encore que l'amour, la vie et la mort. Le temps qui passe ou comment sauver la présent en partant à la recherche du temps perdu. Tous ces thèmes font de "La Jetée" une oeuvre singulière et culte, à la réflexion poussée et intelligente, oeuvre d'une grande poésie aussi, mais doté d'un certain pessimisme, notamment pour cette séquence finale, cruelle mais magnifique, et donnant tout son sens à l'histoire.
GodMonsters
GodMonsters

1 385 abonnés 2 645 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 août 2012
'La Jetée' est un bon court-métrage visuellement unique et ambitieux, avec un scénario très particulier ! A voir car c'est vraiment une œuvre majeur dans la carrière de Chris Marker...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 août 2012
Vraiment bien à voir car c'est bien pour l'époque !!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 août 2012
Un court-metrage originale utilisant uniquement des photos et une voix-off.Le resultat est beau et emouvant et constitue une magnifique realisation
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 11 mai 2012
Excellent moyen-métrage (ça ce dit au moins?)! La sobriété de la réalisation et la simplicité des images au service d'une nouvelle temporelle digne des grands de la sf. Essentiel.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 mai 2012
Coup de cœur. Ce n'est pas un film et c'est paradoxalement l'une des plus belles réussites du cinéma. Un chef-d’œuvre, poétique et bouleversant, sur la puissance des images et des souvenirs.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 mai 2012
La première fois que j'avais vu La Jetée , je me souviens ne pas avoir du tout compris ce film . Il m'a fallu un an pour que l'envie me vienne de revisionner à nouveau ce film de trente minutes de Chris Marker très singulier et particulier mais aussi magnifiquement écrit et mis en scène se situant à la Troisième Guerre mondiale . Le cinéaste livre ici un film d'une dureté où l'on voit des images sublimes souterraines , un homme soumis à des expériences . Tout est parfait dans le film et notamment , la romance évoquée par le point de vue interne du narrateur avec les nombreuses images avec le visage magnifique d'une très belle femme ( Hélène Châtelain ) . Le film qui est un diaporama de photos comporte aussi de très beaux moments comme la fin spoiler: où le personnage principal voit sa propre mort ce qui apparaît comme une chute , une surprise
. Bref , ce long-métrage est une éblouissante réussite , un objet cinématographique épatant .
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 avril 2012
Qu'elle agréable surprise fut ce film. Je ne le connaissait pas et je suis tombé dessus par hasard.
Ce court métrage (28minutes quand même) de science fiction m'a surpris, fasciné et séduit.
Ce film est tout a fait original puisque c'est un photo-roman. Les photos défilent (en noir et blanc) et un narrateur place des mots sur les images nous expliquant l'histoire et son déroulement. Il nous amène dans un monde situé après la 3ème guerre mondiale où peut d'Hommes ont survécu. Cette histoire prenante joue avec le temps et la mémoire. Le futur, le passé, les souvenirs et les images que nous gardons en tête.
Un homme est choisi pour les voyages temporelles car il a une mémoire visuelle hors du commun. C'est alors qu'il voyage dans le temps et sauvegarde des informations. On y retrouve l'image récurrente d'une femme issu des souvenir de cet homme qui cherche à trouver de qui il s'agit et c'est ce qui formera l'intrigue de l'histoire.
Ce court métrage a inspiré Terry Gilliam pour son film 'L'armée des douze singes' et n'a vraiment rien à lui envier.
Regardez le, vous n'avez rien à perdre (hormis 30 petites minutes qui passeront très vite).
Schwann
Schwann

19 abonnés 261 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 janvier 2012
C'est la deuxième fois que je vois la Jetée, à quelques années d'intervalle, et cela m'a une fois de plus fasciné. C'est un film puissant et magnifique en "roman-photo", une histoire étonnante, des photographies en noir et blanc stupéfiantes. Le temps, l'amour, la mémoire, la guerre, l'inquiétude se côtoient dans une narration impitoyablement neutre et distancée jusque dans la conclusion finale. C'est remarquable, et ce n'est pas sans rappeler le mythe d'Orphée ou même "Rappelle-toi, Barbara" de Prévert. Un homme, une femme, une guerre, un regard, des regards : la femme se met à cligner des yeux ; est-ce un rêve ?