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Moorhuhn
167 abonnés
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4,5
Publiée le 15 janvier 2011
La Jetée est un moyen-métrage (pour ne pas dire court) très réussi. Déjà le principe du photo-roman est génial (de plus je ne savais pas du tout que le film était comme ça avant de le voir, d'où une surprise qui fut heureusement très positive), par ces quelques plans minutieusement choisis Chris Marker nous emmène dans un périple tout aussi prenant que fascinant. Ce qui est fou c'est que l'on parvient à s'identifier aux personnages, à s'intéresser à eux alors qu'à la base ils n'ont pas de dialogues et on ne voit d'eux que leurs visages, leurs expressions et les situations narrées par une voix mélancolique mais accrocheuse. Ce film aborde le voyage dans le temps et confronte un homme forcé d'y voyager, avec de forts risques, pour y trouver des ressources nécessaires à la survie des hommes réfugiés sous terre après un cataclysme. Il y a aussi ses retrouvailles avec l'enfance, cette rencontre avec cette femme qui le fascine depuis toujours. La Jetée est un film merveilleux où se mêlent réalité, inconscient et poésie, car oui de cette rencontre avec cet homme voyageur du temps et cette femme bien ancrée en son époque et qui pourrait paraître comme un rêve découle une forme de poésié qui ne laisse pas indifférent, à l'instar de ce grand film qui avec un budget dérisoire et en 30 minutes arrive à nous émerveiller et à nous fasciner. Du grand art!
Une véritable expérimentation cinématographique. La Jetée est construit comme une succession de photogrammes et comme une réflexion globale sur le temps. Le montage est bien présent et central, notamment par l'introduction des correspondances: récurrence du visage d'une femme, récurrence des situations notamment dans la scène finale, variation de la vitesse de succession des photogrammes. La Jetée se comporte aussi en définitive comme ce que pourrait être un film ralenti à l'extrême, où l'on passerait de 24 images/seconde à une image toutes les quelques secondes selon les besoins. Une telle mise en abime est-elle encore du cinéma ? Je n'en sais rien. en tout cas, c'est proprement fascinant.
Certainement génial pour l'époque, mais complètement dépassé à l'heure actuelle (roman-photo (ouille), noir-blanc (reouille), effets "spéciaux" plus que risibles). Maintenant si cette réalisation a ouvert la voie, tant mieux.
Un film expérimental personnel et intéressant. La Jetée est en fait un roman-photo, soit un montage de photos narré par une voix et accompagné par de la musique, ce qui permet d'utiliser l'imagination du spectateur. En effet, les souvenirs du personnage sont segmentés et nous laissent dans l'expectative jusqu'à la fin. Un film qui a influencé Terry Gilliam
Film de Chris Marker, plutot un court métrage car sa durée est de 30min. L'originalité du film réside dans sa construction car il est composé que d'image fixe (a part dans une scéne), la musique colle trés bien aux images et la voix off est efficace. Mais l'originalité reside aussi dans son intrigue qui est plutot pas mal. Bon film qui a inspiré Terry Gilliam pour le film l'armée des douze singes des années plus tard.
Roman photo de Chris Maker , la jetée surprend au départ . Principalement par sa narration, et parce que le medium diffère des films traditionnels .Mais on s'habitue sans tarder, et très vite, on est happé par le récit , puis tout se met en marche jusqu'à se recouper et donner une fin splendide.Chaque élément aura été utile. A voir, au pire, oserai-je dire que le tout dure 30 minutes et que vous risquez pas grand chose à tenter l'expérience?
Le film qui a inspiré Terry Gilliam pour "l'armée des douze singes"... vraiment génial, tres différent du remake (partiel oserais-je dire) cependant, il est d'ailleurs plus interessant de regrader la jetée comme s'il était le seul film qui soit, car sinon on est trop tenté de faire des comparaisons et c'est futile, ce court-metrage est vraiment unique en son genre. Un film roman/photo avec un budget si mince qu'il parait un documentaire des années 30 ... allez 40 peut-etre, mais pas plus ! Cependant il est charmant a souhait, tres artistique, plein d'imagination, plein de poesie aussi, c'est vraiment génial ... le film est tres modeste et vraiment réussi... c'est beau ...
16 171 abonnés
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4,0
Publiée le 28 février 2010
Film vertigineux, difficile et insoutenable, "La jetèe" rèussit le miracle de nous faire pènètrer de plain-pied dans un monde tout ensemble absolument familier et complètement ètranger! Nous sommes en une èpoque de survie souterraine, dont on sent qu'elle prèlude à la fin de toute vie! Un monde où les hommes dont les yeux se dissimulent derrière de terrifiantes lunettes (sans la lumière du regard, l'image d'un homme est dèjà morte) n'ont pas non plus le choix: tout se chuchote! Ces chuchotements sont d'ailleurs le plus souvent incomprèhensibles au spectateur! Ces hommes sans voix et sans regard se penchent sur une crèature humaine infiniment prècieuse, car une image de son passè (d'enfant) l'obsède, l'image d'une femme, le souvenir sans doute d'un amour! Les savants de cette civilisation en voie d'extinction tentent de sauver ce qui reste de l'humanitè en renvoyant cet homme dans son passè! Doit-il rapporter la vie ? Cela n'est pas dit! On sent seulement que cette continuitè rètablie est essentielle! L'effort auquel est soumis l'homme "cobaye" est plus qu'èprouvant, douloureux! Chaque fois qu'une image revient de son passè, Chris Marker la bloque, l'immobilise et, par ce coup de poignard de l'immobilitè, nous fait ressentir la souffrance et la violence! Procèdè absolument nouveau en 1963, date de sortie de ce moyen-mètrage! "La jetèe", c'est une sorte de "photo roman", les images sont fixes! Mais elles èclatent par leur insoutenable violence! L'homme voit son passè, fût-ce par èclairs seulement! il le revit en quelque sorte! On l'envoie aussi vers le futur, d'où il revient, porteur du salut! Mais il revient à son obsèdant passè! Enfant sur cette jetèe, il avait dèjà vu sa mort! "La jetèe", c'est aussi une poignante histoire d'amour, sur le bonheur et sur la paix...
Roman photo réalisé par Chris Marker, la Jetée est devenu une oeuvre mythique. Le thème du temps y est traité de manière intelligente et vertigineuse, notamment grâce à la fin du film, absolument incroyable. Mais la Jetée, c'est surtout l'histoire d'un homme qui veut retrouver une image de son passé, celle d'une femme. Le cinéaste nous propose d'ailleurs une scène très subtile avec ce personnage féminin, allongé dans son lit. La suite photographique rend cette femme vivante, jusqu'au moment où on la voit véritablement respirer. L'image prend vie, la femme devient réelle. Cependant, le héros perdra une nouvelle fois cette femme, comme dans son enfance. Transposition du mythe d'Orphée, la Jetée est surprenante. Le travail de Marker sera d'ailleurs repris par Terry Gilliam dans l'armée des douze singes.
On est obligé de dire que c'est bien ? On ne peut pas regarder les choses en face et admettre que si Chris Marker a parfois réussi de beaux essais, celui-ci (le plus reconnu) est d'un ennui à faire se suicider les morts ? Franchement, vous aimez, vous, les romans-photos ? Ca vous intéresse ces trucs-là ? Ca vous prend des fois de regretter ce type d'âneries qu'on trouvait dans les journaux il y a quelques décennies ? Vraiment ? Parce que moi... Que Marker ait fait quelque chose qui se différenciait des spectacles de masse, je veux bien ; mais enfin, ce n'est pas une raison pour s'extasier dessus. Andy Warhol avait bien filmé un mec en train de dormir. Cool... A quoi ça rime ? A quoi ça rime de commenter des images qui n'ont en soi rien d'exceptionnel ? A quoi ça rime de faire une histoire avec ses photos de vacances ? On est dans une séance diapo là ? Qui plus est pour raconter des âneries dont on se fiche éperdument... Forcément, quand c'est prétentieux, que ça se prend au sérieux mais que ce n'est pas crédible, t'as du mal à t'y attacher à tes personnages et à ce qui leur arrive ! Et puis, t'as cette impression très bizarre et non moins désagréable d'être face à une sorte d'artiste fumeux qui se croit poète, que dis-je philosophe en nous déversant tout un tas de salade... Sorte de rencontre entre BHL et le mec chiant de ta famille qui te repasse en boucle l'album-photo de ses voyages. C'est vrai, Marker était en avance sur son temps, il avait anticipé l'utilisation de la musique pour ce type d'événements ; aujourd'hui, avec powerpoint, t'as toujours le même crétin dont je parlais qui te refait le même speech en te rajoutant un truc très solennel, très grandiose, très pédant aussi pour te montrer que lui en plus est cultivé. Mais au final, il te pompe l'air... Ben là, c'est pareil sauf que ça s'appelle "La Jetée", que c'est signé Chris Merker et que du coup, on est obligé de le considérer comme partie intégrante de notre patrimoine culturel. Je t'en foutrais...