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    La Porte du paradis
    note moyenne
    4,1
    1046 notes dont 131 critiques
    40% (53 critiques)
    31% (40 critiques)
    11% (15 critiques)
    11% (15 critiques)
    3% (4 critiques)
    3% (4 critiques)
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    131 critiques spectateurs

    nonoar
    nonoar

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    5,0
    Publiée le 19 avril 2008
    Un film d'une beauté fulgurante, jamais je n'ai vu des images de cinéma aussi magnifiques. Chaque plan est un tableau, une oeuvre d'art visuelle. Ensuite, ce film regorge de moments bouleversants, témoignant d'un bonheur fugace mais très intense, avec la scène de la danse, le pique-nique près de la rivière, la parade de la calèche dans la ville, et tout celà au son d'une musique très vivante et tout aussi belle. L'élan de ce western est à couper le souffle, mieux que quiconque, ce film fait ressentir le tourbillon de l'Histoire, qui entraîne les personnages victimes de sa violence sidérante. Ce film doit être vu dans sa version longue cependant. Certes, il est beaucoup plus long que la version normale (3h40 contre 2h20), mais cette dernière version lui fait perdre sa dimension de fresque, et donne à de nombreuses scènes des goûts d'inachevé. "Il faut s'embarquer dans la porte du paradis comme on se décide à lire "Guerre et paix". Alors, le ravissement vous gagne. Un chef d'oeuvre." TELERAMA
    Multiface
    Multiface

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    5,0
    Publiée le 7 novembre 2008
    Heaven's gate a la particularité d'avoir entrainé à lui tout seul la disparition des studios United Artists car prévu pour un budget de deux millions de dollars, le film en a coûté quarante et ne récolta qu'un million et demi de dollars de recettes. La faute de ce gouffre financier est très probablement dû aux critiques américaines qui ont descendu le long – métrage lors de sa première présentation, à tel point que United Artist décida par la suite de réduire le film d'une durée de 3h29 à environ 2h30, ce qui ne favorisa pas ensuite le bon accueil du public. L'histoire que le réalisateur unanimement reconnu après la réalisation de Voyage au bout de l'enfer, a entrepris de raconter semble avoir vraiment heurté l’opinion en s’en prenant à l’idéal américain. Elle relate un vrai fait divers se passant dans le Wyoming en 1889, celui d'un massacre de paysans polonais immigrants organisé par une association de grands propriétaires fonciers, avec le feu vert des plus hautes autorités fédérales et du Président des Etats-Unis lui-même. Le film commence avec l’élite américaine d’Harvard qui se projette dans des idéaux lors d’une cérémonie de fin d’étude puis quelques années plus tard, on retrouve les même gens s’acharner sans pitié contre la venue sur leur territoire d'immigrants à la recherche du rêve américain, excepté Jim Averill (Kris Kristoffeson) qui se range du côté des plus pauvres et aime la même femme, une prostituée (Isabelle Huppert) que Nathan (Christopher Walken) homme de main de l'Association, ami d’ Averill et lui aussi amant d'Ella. (suite sur mon blog)
    manu3
    manu3

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    4,0
    Publiée le 16 décembre 2008
    Un grand film que l'on dit western, mais qui appartient plutôt à une aventure épique et dramatique sur fond de guerre, dans la lignée de "Doctor Zhivago". Disposant pourtant d'un bon scénario, de scènes d'actions éfficaces, notamment la bataille finale, de très bons acteru et d'une superbe musique, le film fut l'objet de critiques américaines très variées et peux élogieuses. Popur ma part, un très bon film, pour les amateurs de grands films d'aventure de David Lean.
    JoeyTai
    JoeyTai

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    4,0
    Publiée le 22 janvier 2009
    Un "western" engagé qui dénonce sans concession le mythe de la terre promise américaine, derrière lequel se cachent l'intolérance des latifundiaires natifs, la corruption du gouvernement et de l'armée, ainsi que la faiblesse de l'ordre et de la justice dans les nouveaux territoires, délégués à des seigneurs locaux impitoyables. Les paysages sont beaux, les interprétations bonnes, le scénario intéressant. Plusieurs défauts m'ont cependant quelque peu gâché le plaisir. La narration est trop elliptique, l'enchaînement des scènes parfois bizarre, voire incompréhensible ou maladroit, et l'ensemble, à trop vouloir casser les codes de la narration, devient lent, pesant et manque de "punch". J'attendais mieux du film-qui-a-coulé-la-United-Artist ! La boucherie finale, digne d'un Peckinpah, est bien filmée mais contraste trop avec le reste du film, beaucoup plus pesé. Passer d'un extrême à l'autre est un choix de Cimino, pour ma part le final sanglant, digne de Rambo III, était de trop.
    Maqroll
    Maqroll

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    3,5
    Publiée le 11 août 2010
    Un des films les plus mégalomaniaques de l’histoire du cinéma, qui a entraîné la disparition d’United Artists (rien moins) et fait un bide mémorable dans son pays d’origine. Grande fresque de trois heures et demie, faux western mais vrai pamphlet contre les Etats-Unis et leur loi du plus fort. Film à certains moments passionnants tant il contient de cinéma pur et à d’autres irritant tant ces qualités peuvent être gâchées en n’étant pas exploitées jusqu’au bout. On a une gigantesque impression de travail en chantier non fini. Kris Kristofferson n’est pas toujours à son aise dans un rôle d’homme qui cherche sa voie sans jamais la trouver. Christopher Walken est beaucoup plus convaincant dans la composition difficile d’un personnage ambivalent qu’il parvient à rendre crédible. Isabelle Huppert est étonnante de justesse. Un film à l’image de son auteur : courageux, mais brouillon.
    stillpop
    stillpop

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    4,5
    Publiée le 5 février 2012
    Comment peut-on se déclarer cinéphile du dimanche et n'avoir pas vu tous les Cimino ? C'est après 10 ans que j'ai enfin pu approcher ce monument, qui a tant fait trembler Hollywood en son temps, culturellement et financièrement ! Et finir ma panoplie Ciminesque. Tout d'abord, 3h45 c'est évidemment long, mais la salle était pleine un samedi après-midi et personne n'est parti, même pendant l'entracte. Et c'est vrai qu'à part quelques lenteurs, et un manque criant de "belle" photo, on reste scotché par les chorégraphies, par le nombre de figurants dans la plupart des scènes, et par la véracité des acteurs. Le scénario est en béton, l'éternel combat entre les nantis qui vivent de leurs rentes en étouffant injustement toute possibilité de concurrence, et les nouveaux pauvres d'entre les pauvres, qui se battent plus ou moins légalement pour un bout de pain ou un moment de rêve. On ne peut blâmer personne, on peut juste vomir devant les incohérences du rêve américain, encore dans les limbes de la violence animale lorsque l'Europe était déjà à l'âge de raison. Le propos est original, avec ses américains de souche (entendez-par là plus de 20 ans sur place) confrontés aux nouveaux émigrants, russes, polonais, lituaniens, ukrainiens, juifs d'Europe de l'Est ou d'Allemagne, et quelques anglais ou françaises qui boivent pour oublier qu'ils ont fait le mauvais choix de partir dans un pays de sauvages (même une fois les indiens massacrés) où si peu font finalement fortune. Toutes les scènes de massacre ou de liesse portent la signature Cimino, même si les erreurs de script sont nombreuses, signe que le tournage a du largement dépasser les capacités de l'être humain. Les acteurs, tous plus ou moins proches du réalisateur (à part la parfaite Isabelle Huppert) donnent l'impression d'une grande famille, comme dans "Retour vers l'Enfer". On se sent chez soi, mais on est content de ne pas y être ! Jusqu'à la dernière minute, tout le malheur du monde se fait sentir, et on a sans doute pas de meilleur auteur de film passionnés et grand spectacle qui soit aussi existentialiste. Avec les (trop) nombreuses histoires, on a parfois l'impression d'un peu de simplisme, ou de mièvrerie. Mais le propos, le rythme, la tension palpable, même dans les scènes tranquilles, ce danger de l'Ouest américain toujours présent, tout fait penser que l'on voit un vrai chef d'œuvre, sans autre concession que le manque de recul ou de virtuosité du réalisateur. Ici, moins de scènes d'anthologies pour acteurs comme dans "L'année du dragon" ou "Deer Hunter", mais les scènes de groupe en sont aussi fortes, et la bataille de la fin, dantesque. Bref, si votre postérieur est résistant, courrez voir ce monument (mal) restauré mais intégral (surtout la scène finale pas très réussie), signe d'une industrie qui savait encore prendre des risques, sans penser au retour sur investissement. Dernier signe de ce que l'on appelle désormais pompeusement le 7ème art. On n'entend plus parler de Cimino, qui était pourtant le successeur tout trouvé de Sergio Leone, dans son côté entier et contradictoire sur le rêve américain. Il est passé à Paris dernièrement, mais rien de concret en vue, il faut dire que ce qu'il a enduré ne doit pas lui donner envie de bosser. Respect pour son œuvre en tout cas, où le seul faux pas fut le sombre et facile "Canardeur" et où tous les autres furent de grands moments de cinéma entier, loin des réflexions faciles au deuxième degré des Tarentino et autres Soderbergh. C'est peut-être pour ça qu'on l'aime, il est fait du bois brut dont on fait les hommes, pas les équilibristes mondains, aussi doués soient-ils.
    jidefan
    jidefan

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    5,0
    Publiée le 4 mars 2013
    Chef-d'oeuvre absolu. Fresque magnifique soutenue par des acteurs merveilleux. Parisiens, allez le voir au Max-Linder INDISPENSABLE
    calliopee J.
    calliopee J.

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    5,0
    Publiée le 23 mars 2013
    "la porte du paradis" mise en scène superbe, musique et lumière extra, acteurs époustouflants.. splendide.
    Henri L
    Henri L

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    4,0
    Publiée le 3 janvier 2014
    Un petit peu long c'est vrai, mais il y a des scènes grandioses, la fin sur le bateau, pas trop compris.
    Léa H.
    Léa H.

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    5,0
    Publiée le 31 mai 2014
    Le cinéma de Cimino est celui d’un homme seul, luttant envers et contre tous pour imposer un projet singulier et non référentiel (contrairement aux Scorcese, Spielberg, Coppola ou De Palma). L’attirance du cinéaste pour les paysages sauvages et la nature inviolée traduit son désir de filmer un endroit, un groupe, comme si c’était pour la première fois, sans être influencé par une vision antérieure. C’est ainsi que l’espace de l’Ouest n’aura jamais été aussi bien rendu que dans La Porte du Paradis. Se dessine le rêve d’une autosuffisance absolue, d’une orgueilleuse indépendance (celle de Salvatore Giuliano sur son île, décrit comme s’étant «inventé lui-même ») que la figure favorite du cinéaste, le cercle, laisse clairement deviner. Les sept films de Cimino sont bâtis sur une mythologie personnelle des plus puissantes que la mise en scène habille de vérité par un scrupuleux travail sur le détail. Ce sont ces détails, parfois reconstitué à force de décors spectaculaires ou de descriptions précises des us et coutumes d’une époque (l’ouverture de La Porte du Paradis en serait le parangon), qui aboutissent à des épisodes souvent étirés démesurément au détriment de la narration mais qui en deviennent, par leurs correspondances et leurs résonnances, les pièces maîtresses d’un vaste poème épique. Le récit de « La Porte du Paradis » est organique, par opposition au « récit synthétique » prédominant dans le cinéma américain. Le film apparaît comme formé de blocs où l’action dramatique parfois se dilue ou s’accélère. Plus important est le prodigieux enchevêtrement de rimes et d’associations qui fournit au film sa vraie texture et son énergie. « La Porte du Paradis » est ainsi une superproduction expérimentale, dans le sillage de certaines grandes œuvres de Kubrick (2001) qui fonctionnent avant tout aux niveaux poétique et musical. Ces œuvres, comme certains films muets, sont souvent composés de différents volets, chacun annoncé par un carton, parfois sans rapport de causalité évidente les uns par rapport aux autres (ou tout du moins reliés par des ellipses conçues comme des béances narratives). Loin des habitudes normatives du récit classique, Cimino ne nous expliquera ainsi jamais comment son personnage principal, après de brillantes études à Harvard se retrouve simple marshall en plein Wyoming, ce qui le pousse dans les bras d’une prostituée ou comment amasse-t-il la fortune qui lui permettra de vivre comme un prince sur un yacht. De même, on ne saura jamais rien de la mystérieuse amitié qui le lie avec Nate Champion (Christopher Walken), le personnage le plus opaque (et fascinant) du film. Le prologue du film établit pourtant, de façon diffractée, la plupart des ressorts formels et thématiques. Il souligne d’abord des divisions et des contrastes qui seront celles de l’histoire : entre le discours du Révérend (Joseph Cotten) qui appelle les finissants à un « devoir impératif », éduquer une nation hostile au savoir et à la réflexion, et celui de Billy (John Hurt) qui loue pour rire la loi de la gravité, allégorie de la fatalité, et partant l’inutilité de forcer son talent, donc le refus de toute vocation, c’est l’antinomie de l’humanisme démocratique et du sarcasme imbu d’impuissance. Entre Billy, que l’ivresse fait tituber, et Jim (Kris Kristofferson), plein d’ardeur juvénile, l’amitié n’efface pas l’antithèse du bouffon pitoyable et d’une ébauche de héros qui ne se réalisera jamais. Mais l’alternative la plus importante de ce prologue demeure celle de l’individu et du groupe : Jim rejoint en courant le défilé des diplômés, Billy sort des rangs. Pour l’un comme pour l’autre, appartenir à un camp et se détacher d’une foule forment l’intrigue. Le mariage, la relation avec les femmes, concernent Jim à tout moment. L’adhésion de Jim à la cause des faibles, son souci persistant du droit et son courage sont malheureusement vains, mais affirment son rôle antinomique à celui de Billy, pitre impertinent. Ils illustrent pourtant l’un et l’autre l’échec pratique des deux discours d’Harvard : la mission civilisatrice se brise devant le cynisme des puissants, tandis que l’insouciance ne peut rester folâtre quand l’histoire devient tragique. On reprochera au film de commencer un western dans une université pour le terminer dans la cabine d’un yacht comme on avait signalé, au sujet de 2001, l’étrangeté d’un film de science-fiction débutant dans la préhistoire et s’achevant dans une chambre Louis XVI. A la manière de Kubrick, Cimino cherche à dépasser le film de genre pour explorer de nouveaux territoires cinématographiques, d’où sa structure inattendue et originale. L’idée ici est que l’énergie dramatique et l’émotion sont moins amenées par les scènes elles-mêmes que par le « jeu » ou le « manque » existant entre les différentes scènes. Contrairement à « Voyage au bout de l’enfer » ou « L’Année du dragon », « La Porte du Paradis » ne joue pas la carte du romanesque. Doté d’une trame très linéaire, il ne possède pratiquement pas de progression dramatique. Cimino revendique cette intention dès le prologue à Harvard, lorsqu’il fait dire à Billy Irvine (John Hurt) : « Tout est fini ! ». L’essentiel de l’intrigue (la liste noire et le massacre des immigrants) est annoncé dès le début du deuxième volet et tout le film n’est que l’attente d’une tuerie inévitable qui ne surprend pas lorsqu’elle arrive enfin. On voit que la part de suspens est assez réduite et que, manifestement, Cimino a préféré s’intéresser à autre chose (comme Coppola s’était délibérément écarté du livre de Conrad pour « Apocalypse Now »). Le film tel que l’entendent ces metteurs en scène doit avant tout être une « expérience sensorielle, une expérience « non verbale », comme dirait Kubrick. Pour Cimino, il s’agit moins de raconter la Johnson country war que de faire ressentir l’Ouest, ou un rêve de l’Ouest. Cette dimension onirique, au-delà de la lumière dé-réalisante de Zsigmond, est soulignée par l’épilogue sur le yacht. Lorsque la femme demande une cigarette à un Averill encore hanté par le souvenir d’Ella, c’est toute l’horreur d’une existence dorée résumée en une seule phrase, laquelle par sa banalité même fait ressentir la parenthèse du Wyoming comme un fragment de vie rêvée. On songe à la dernière image d’Il était une fois en Amérique qui possèdera elle aussi cette façade onirique. Dans le regard halluciné de Kris Kristofferson, les questions semblent se bousculer : « Ma vie s’est-elle vraiment déroulée comme dans mon souvenir ? Comment en suis-je arrivé là ? Comment et pourquoi ai-je survécu ? L’Ouest n’a-t-il été qu’un rêve ? ». Dans ce questionnement mélancolique , se concentre le projet même du film : faire se croiser réflexion historique (le fantasme de l’Ouest comme l’imposture d’une violence séminale), existentielle (les idéaux de jeunesse confrontés aux renoncements adultes, la vieillesse, la vie comme un rêve) et cinématographique (le fantasme d’un art cinématographique pur, la position de l’artiste hollywoodien, annonçant spectaculairement la prochaine chute du cinéaste). L’Ouest aura toujours été un rêve, pour Cimino comme pour tous les poètes, tous ces hommes qui durent se déplacer pour aller à sa rencontre, reproduisant en cela le mouvement des pionniers. Certains étaient originaires de la côte Est (Ford, Vidor, Walsh, Cimino), d’autres venaient de plus loin (Léone), mais tous virent leur passion pour l’Ouest naître en même temps que leur attirance pour le cinéma (alors que les grands cinéastes nés dans l’Ouest cherchèrent souvent à le fuir : Welles, Losey…). Ce sont ceux qui en ont rêvé qui le filment le mieux et c’est probablement en cela que « La Porte du Paradis » est l’un des plus beaux films « rêvés » de l’histoire du cinéma.
    webaurel
    webaurel

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    5,0
    Publiée le 10 octobre 2015
    Un chef d'oeuvre absolu et qui pourtant a fait un bide lors de sa sortie aux Etats-Unis. Regardez ce film et vous comprendrez pourquoi et comment l'Amérique n'a pas voulu célébrer cette oeuvre majeure qui piétine le pseudo rêve américain de liberté...
    fabrice d.
    fabrice d.

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    3,0
    Publiée le 3 mai 2017
    La porte du paradis, Heaven's gate, est un film de Cimino, réalisateur de film d'action plutôt. Comme à son habitude ce film est très bien réalisé. Sa version longue est longue, plus de 3h30 mais ça va. Les 1eres scènes qui se passent à Harvard en 1870 restituent un peu de la splendeur et du charme de ces classes aisées qui pouvaient aller à l'université. On y découvre l'amitié entre Averill et Irvine qui va rester un fil conducteur pendant tout le film. Ensuite on part dans les terres lointaines du Wyoming 20 ans après. Averill y est shérif et Irvine, éleveur de bétail prospère, de père en fils. La tension va petit à petit monter entre les éleveurs, et les habitants, qui cherchent à cultiver leurs terres nouvellement acquises. Pris entre les 2 Averill va devoir choisir entre aider les habitants ou se ranger du côté des éleveurs qui ont la loi de la coté. Va s'ensuivre une lutte à mort. A noter la présence d'Isabelle Huppert et celle de beaux paysages de montagnes, de lacs et de forets.
    Léo M.
    Léo M.

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    4,5
    Publiée le 11 février 2019
    Attention chef d’œuvre! Cimmino frappe un nouvelle fois sur son propre pays et la barbarie dont il s'est rendu coupable, avec toujours autant de maestria et autant, sinon plus, de brio. Dans Voyage au bout de l'enfer, c'était le Vietnam, jours bien peu glorieux dont les pages de l'Histoire sont entachés de sang. Dans La porte du paradis, c’est une période sans doute moins connue mais tout aussi sanglante: dans le Wyoming, des migrants massacrés au nom du gouvernement, par des mercenaire,s se croyant dans leur bon droit et tuant, violant, menaçant à la va comme je te pousse. Une amitié déchirée par une femme, un amour impossible et l'émergence de la pensée communiste sont quelques uns des nombreux thèmes sous tendus ici.
    Kiwi98
    Kiwi98

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    4,5
    Publiée le 12 septembre 2014
    Avec Voyage au bout de l'Enfer, Michael Cimino s'est fait un nom de prestige dans le cinéma d'auteur américain en prenant des positions très claires en dénonçant les conséquences de la guerre sur les soldats. Le film fait un carton plein public et critique et Cinimo obtient une liberté absolue pour son film suivant s'intitulant La Porte du Paradis et mettant en scène la guerre civile qui frappa les Etats Unis dans le Wyoming entre les migrants d'Europe de l'Ouest et les riches possesseur du bétail. Une durée de plus de trois heures, un budget qui explose (50 millions de dollars en faisant le film le plus cher de tout les temps à son époque), un tournage qui n'en fini pas et Cimino atteint de mégalomanie aiguë. Le cinéaste est près à tout pour nous livrer en quelque sorte son plus grand film de l'histoire du cinéma, il va faire retourner la même scène plusieurs fois, choisir des inconnus en tête d'affiche, il est prêt à attendre des heures pour avoir une bonne lumière, fait venir une locomotive à vapeur … le bougre à eu les yeux plus gros que le ventre sur ce coup. Après nous connaissons la suite. Le studio ampute le film de une heure et le distribue dans un petit circuit après les réactions très négatives de la première. Le résultat de cette catastrophe est apocalyptique, United Artist, la fameuse société mise en place par Charles Chaplin est ses amis met la clé sous la porte, les grands réalisateurs américains (Scorsese, Coppola …) n'auront plus jamais de grande liberté pour leurs films. Pour un budget de 50 millions de dollar le film n'en rapporte que 3 faisant de lui l'échec le plus cuisant de l'histoire du cinéma américain. Mais heureusement il ressort en 2013 comme neuf en version totalement restaurée et rencontre un franc succès. Il est aujourd'hui en haute place dans la liste de prestige et plus grands films de tout les temps et bénéficie de l'amour de son public qui en somme est la plus belle récompense pour un film. Mais il faut dire qu'à une époque ou Ronald Regan venait d'être élu les américains n'avaient pas envie d'entendre que leur nation a été fondée dans le sang et le génocide et c'est là que le film de Cimino parait très choquant puisqu'il s'agit d'immigrés pauvres sauvagement tués pas les riches exploitants locaux avec sang froid. Le réalisateur nous immerge dans les yeux de James Averill, un bourgeois que nous suivons dès son sacre à Harvard jusqu'à ce qu'il tombe amoureux de cette prostituée incarner brillamment pas Isabelle Huppert. C'est un mélange très habile entre romantisme touchant et violence épique auquel nous assistons, romantisme touchant pour les scènes entre Isabelle Huppert et Kris Kristofferson et violence épique pour la bataille finale et certaine des plus belles scènes d'actions de notre histoire du cinéma. Le tout renforcé par une mise en scène flamboyante n'hésitant pas à nous faire jouir de ces paysages d'une beauté à tomber, des décors qui font en partie la renommée actuel du film et bien sur sa BO culte. La Porte du Paradis est également une aventure épique et terriblement touchante mettant en scène des personnages vivants et complexes s'enfonçant dans un cauchemar impossible à raconter. Mais le film souffre aussi, les longueurs viennent perturber le plaisir en pensant notamment à l'introduction à Harvard qui donne l'impression de durer des heures, également des personnages sous exploités comme Christopher Walken ou bien irritants comme John Hurt. Mais ces défauts ne représentent finalement pas grand chose par rapport à ce visuel grandiose et cette histoire profonde à l'audace presque sans précédant hantant encore notre esprit après sa vision. Assez maigre pour en faire un des pires films de tout les temps. Bilan: Oeuvre absolument colossale à la beauté identifiable entre mille et d'une richesse folle, La Porte du Paradis marque autant le spectateur autant qu'il continu de marquer le cinéma.
    Wingnut7
    Wingnut7

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    5,0
    Publiée le 11 avril 2015
    Film maudit, qui parle d'une histoire enfouie des Etats-Unis, sous la grandeur et le rêve américain, ici totalement détruit par M. Cimino, qu'il dépeint avec un talent fou et une précision hors du commun. C'est simple, il fait du grand cinéma avec une histoire simple, des personnages ultra-développé et des relations compliquées, humaines et vivantes. Les décors sont somptueux, les acteurs géniaux et la violence horrible. Il ne glorifie rien, tout est montré avec une réalité impressionnante et la mise en scène magnifique, en plus d'être imposante, donne au film des moments uniques et magiques. Une simple danse en patin à roulettes devient un moment de contemplation merveilleux où le pur plaisir de la rétine est sollicité. De surcroît, le film arrive a allier les deux. Grand profondeur dans son propos et pur plaisir visuel. Et il atteint le climax du film dans un torrent de violence et de poussière ahurissants tout autant qu'assourdissant qui n'a rien a envier aux films épiques de maintenant. Surtout, qu'ici, l'histoire est menée avec tellement de précision et de sens, que l'éclat de violence final est une suite logique à l'histoire en plus d'être horriblement vraie. Un film où la postérité a pu redonner ses lettres de noblesses et le juger à sa juste valeur.
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