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    L'Homme en gris
    note moyenne
    2,9
    16 notes dont 5 critiques
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    60% (3 critiques)
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    5 critiques spectateurs

    Mylenos
    Mylenos

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    3,0
    Qui a écrit le synopsis de ce film sur Allociné ?! Assurément, cette personne n'a pas vu le film. Non, la méchante théâtreuse ne tombe jamais amoureuse de son partenaire ; au contraire, elle le déteste, et c'est son amie Clarisse qui en tombe en amoureuse. Et non, elle ne s'appelle pas Heather mais Hester (Esther). Quant au film, un format classique des années 40-50 avec peu d'anachronismes dans les décors & costumes assez riches. Un scénario reposant sur un principe déterministe au manichéisme répétitif : la blonde/la brune, la gentille/la méchante, l'amour/l'indiférence, la richesse/la pauvreté, la loyauté/la trahison, le soleil des Antilles/la pluie de Londres. Et tout à l'avenant. Même les quelques scrupules (vite oubliés) de la meurtrière ne sont pas là pour nuancer sa personnalité mais pour rappeler au spectateur à quel point la gentille est gentille et la méchante méchante. Néanmoins, le jeu des 4 acteurs principaux n'est pas accentué et l'on apprécie leur finesse d'interprétation. Faut dire que le scénario porte de tels gros sabots que le film aurait été une caricature si les acteurs avaient joué autrement. Donc merci à eux. Donc, si l'on aime les histoires dramatiques & simples de ce genre, on passera un bon moment. Une question me taraude : Pourquoi avoir peinturluré le petit page ? Ne pouvait-on engager un enfant noir ?
    Plume231
    Plume231

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    4,0
    Même si le film n'avait pas fait partie des "1001 films à voir avant de crever dans d'interminables et atroces souffrances", le synopsis et surtout le casting m'auraient poussé à le voir absolument. Bon à part un morveux peinturluré en noir totalement insupportable, rien à reprocher à cet excellent mélodrame gothique dont l'apparence évoque l'univers de Gainsborough (comme par hasard la boîte de production du film s'appelle Gainsborough Pictures !!!) et au fond très sombre et pas franchement guidé par un optimisme frais. Mais le meilleur réside dans un superbe casting. James Mason, dans son premier grand rôle majeur, la hyper-sexy Margaret Lockwood, alors dans une brillante période "garce", Stewart Granger, le sourire Colgate et sûrement aussi son premier rôle majeur, et Phyllis Calvert, très mignonne. L'autre grande force du film aussi ce sont les personnages par leur remarquable ambiguïté en particulier ceux de James Mason et de Margaret Lockwood qui tout en étant des salauds n'en sont pas moins touchants (surtout Margaret Lockwood poussée par des motifs compréhensibles qui inspirent la pitié !!!). Un splendide mélo tragique comme je les adore.
    Nelly Nerlow
    Nelly Nerlow

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    4,0
    En 1943, une jeune femme faisant partie de la marine britannique et un pilote de la R.A.F. font connaissance lors de la vente des biens de la famille Rohan, dont le dernier membre mâle vient de trouver la mort à Dunkerque en juin 1940. Après que le pilote a tenu des propos calomnieux sur ladite famille, la jeune femme lui révèle que le dernier des Rohan était en fait son frère ! Angleterre 1830 : la riche et fragile Clarissa Richmond est dans une pension de haute qualité et fait la connaissance d'une jeune fille qui est Esther Shaw, issue d'un milieu défavorisé. Un jour une gitane vient et met en garde Clarissa au sujet d'Esther qui lui fera du mal. Les deux amies se séparent lorsque cette dernière décide de suivre un jeune officier. Clarisse Richmond ne va au bout de ses études, pour sa part, épouse selon les plants de sa famille pour un mariage arrangé un dandy aristocrate libertin, le marquis de Rohan ou sa famille fut exilée en France pendant la Révolution française. Un fils né de cette union mais chacun à sa propre vie. Quelques années s'écoulent. Clarisse retrouve son amie par hasard, devenue actrice, et s'éprend discrètement de son partenaire, Peter Rokeby qui lui avait fait la cour dans une diligence. De ce fait, Clarisse introduit chez elle Esther, l'a fait passer pour gouvernante auprès de son mari. Puis, Esther séduit le marquis de Rohan et devient sa maîtresse. Cela commence à se savoir, et donne mauvaise image. Esther va assassiner sa véritable et sincère amie Clarisse par empoisonnement et fera tout pour se faire épouser par le marquis de Rohan. Le marquis de Rohan qui s'aperçoit de la réalité, frappe violemment Esther et la fait arrêtée pour meutre!
    chrischambers86
    chrischambers86

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    3,5
    Metteur en scène peu connu hors Angleterre, Leslie Arliss signe avec "The Man in Grey" un mèlo soignè à l'usage du public populaire en lançant trois remarquables comèdiens qui deviendront cèlèbres: James Mason, Stewart Granger et une Margaret Lockwood machiavèlique à souhait dont le physique ètrange et sensuel fait sensation! Adaptè d'un roman d'Eleanor Smith, cette intrigue criminelle est en fait un long flash-back dèbutant par une vente aux enchères où il est question de vendre le portrait par Hoppner du huitième marquis de Rohan, surnommè "L'homme en gris" et de son èpouse jouèe par l'excellente Phyllis Calvert! On y voit deux jeunes gens en 1943 (Calvert et Granger) poursuivant une histoire d'amour commencèe par leurs ancêtres au XIXe siècle! Avec naturel et dèlicatesse, Arliss fait preuve de sa maîtrise de la mise en scène dans une histoire qui obèit aussi à une logique! Le titre original est beau, le film aussi, il faudra bien le redècouvrir un jour parce que le rèalisateur insuffle une rèelle prèsence à ses personnages...
    il_Ricordo
    il_Ricordo

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    4,0
    L'Homme en gris est certainement le plus célèbre des films produits par les studios Gainsborough Pictures. C'est un film en costumes qui accorde une importance toute particulière aux décors pour mettre totalement dans l'ambiance d'une Angleterre du XIXème siècle. Les personnages, quant à eux, ne sont pas très intéressants, et c'est l'atmosphère baignée d'ombres et de jeu de regards qui exploite tout le potentiel de frayeur et de tristesse de ce film. Pourtant les acteurs sont tous très bons (James Mason impressionnant de fatuité, il regarde tout le monde de haut avec une suffisance et un ennui extrêmes). La frustration continuelle des personnages est suggérée par la photographie soignée et les dialogues étudiés : "même si elle est malheureuse, une grande dame ne doit pas se montrer sans afficher de sourire". Le récit joue sur l'opposition de deux personnages féminins : l'une blonde, l'autre brune. L'une répand sa bonté et son innocence sur un monde cruel et l'autre respire le faux et le machiavélisme. Cependant, on invoque les déterminismes sociaux pour expliquer une telle différence : l'une n'est qu'une enfant gâtée, l'autre a souffert toute sa vie de sa basse condition et du regard des autres. Chargée de symboles, la mise en scène de Leslie Arliss suffit à l'intrigue : les pages blanches du lire noircissent dans les flammes, pour indiquer que la méchanceté de Esther a tué Clarissa. Mais la scène la plus réussie du film, outre les morts successives de Clarissa et Esther (qui sont tout de même des actes terrifiants de jalousie ou colère passionnée), est la rencontre de Clarissa avec Stewart Granger, sur une route déserte au beau milieu de la lande plongée dans les ténèbres effrayantes de la nuit.
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