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    Opera
    note moyenne
    3,5
    140 notes dont 27 critiques
    22% (6 critiques)
    30% (8 critiques)
    33% (9 critiques)
    7% (2 critiques)
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    27 critiques spectateurs

    rogerwaters
    rogerwaters

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    4,0
    Publiée le 7 janvier 2018
    Vu au début des années 90 dans une version tronquée et au format modifié en VHS, Terreur à l’opéra était restée pour moi un très mauvais souvenir. Pour moi il s’agissait du premier film du déclin d’Argento. A revoir aujourd’hui dans la superbe édition collector du Chat qui Fume, je change totalement mon fusil d’épaule et j’estime désormais qu’il s’agit du dernier grand film d’Argento. Certes, le film est plutôt mal joué (ou plutôt mal doublé), mais il bénéficie d’une réalisation virtuose absolument démentielle qui place son auteur au niveau d’un Brian De Palma et des grands techniciens du septième art. Si l’on ajoute à cela une histoire bien perverse, une ambiance déstabilisante, des meurtres bien sadiques et affreusement gore ainsi que des décors grandioses, on comprend que ce {Opéra} mérite largement d’être réévalué à sa juste mesure. Imparfait, certes, mais qui propose en 100mn plus d’idées de cinéma que tout ce que l’on a pu voir sur grand écran depuis plus de 10 ans.
    Joes
    Joes

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    5,0
    Publiée le 24 novembre 2014
    Probablement le plus grand Giallo que Dario Argento ait réalisé. D'extraordinaires mouvements de caméra accompagnent le spectateur dans cette aventure macabre, véritable Macbeth des temps modernes, entre Shakespeare et Verdi. Par la suite, jamais plus Argento ne retrouvera cette inspiration. Lorsque l'on touche au sublime, il devient difficile de se maintenir à ce niveau. Scénario alambiqué, invraisemblances en tout genre, tout fan de Dario Argento est coutumier du fait. Violence, voyeurisme malsain, décors impressionnants, trompes l'oeil, et beaucoup d'ingéniosité au service de visuels d'une puissance rarement égalée ou le jeu des acteurs parfois approximatif finit par passer pour secondaire. Très grand classique du genre. Le Giallo à posséder absolument dans sa vidéothèque, et à voir sur grand écran pour ceux qui ont eu ou auront la chance de le voir ou revoir.
    Yannickcinéphile
    Yannickcinéphile

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    3,0
    Publiée le 14 septembre 2016
    Argento est un réalisateur pour le moins inégal. Capable du meilleur il est aussi capable du pire. Opera se trouve dans le milieu de la filmographie du réalisateur en terme de qualité, s’avérant ni décevant, ni très enthousiasmant, souffrant de maladresses évidentes, et témoignant parfois de moments de génie manifestes. Le métrage est indéniablement très réussi sur la forme. Porté par des décors de grande qualité, avec cette atmosphère d’opéra parfaitement retranscrite, Opera est aussi emmené par une mise en scène opulente avec des fulgurances d’une grande originalité. Même si le maniérisme d’Argento peut parfois confiner au ridicule, ici ça passe fort bien avec de vraies audaces et une réelle volonté d’originalité. On sent qu’on est dans un Argento et pas chez quelqu’un d’autre, et cette volonté de créer de la singularité, de se démarquer fait d’Opera, rien que pour cela, une curiosité de premier ordre. La qualité formelle du film se retrouve aussi dans une bande son variée et soignée, bien qu’inférieure aux toutes meilleures partitions qu’avaient notamment pu signer les Goblins. Formellement très réussi, le parent pauvre du film c’est à l’évidence son scénario. Pas vraiment riche en suspens, si l’on se retrouve avec un métrage rythmé et dynamique, malheureusement pas autant de surprise qu’on aurait pu l’espérer, des dialogues assez laborieux, quelques invraisemblances notables et une fin décevante. Opera possède des moments de fulgurance réjouissant (les scènes de meurtre sont souvent très sympathiques par exemple), mais le réalisateur se perd un peu, semblant même parfois vouloir s’auto-citer dans un exercice qu’il ne réussit pas franchement ! Au contraire même, drôle d’idée de faire une fin renvoyant directement à Phenomena, ces dernières dix minutes souffrent scandaleusement de la comparaison ! Le casting est plutôt moyen. Cristina Marsillach se débrouille mais n’est pas exceptionnelle. Elle a un petit côté Jessica Harper d’ailleurs, mais s’avère plus tiède. Face à elle une Daria Nicolodi très remontée mais qui apparait peu, un Ian Charleson solide mais pas très bien utilisé, tandis qu’Urbano Barberini fait le boulot de façon très honorable. Dans l’ensemble on peut regretter qu’un acteur ne se démarque pas vraiment pour porter tout le film, si les prestations sont pros et globalement appréciables, les interprètes n’ont pas un charisme fou et ça patine parfois un peu. Néanmoins ne boudons pas notre plaisir, Opera est un Argento comme on les aime, c’est-à-dire visuellement très réussi, et se laissant donc apprécier par son atmosphère et son ambiance comme la majorité des films du réalisateur. Pax exceptionnel, mais ça reste un divertissement assez propre, mais avec un potentiel un peu gâché. 3.
    cylon86
    cylon86

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    3,5
    Publiée le 23 novembre 2017
    Mal-aimé dans la filmographie de Dario Argento, longtemps invisible dans sa version complète, "Opéra" se dévoile enfin à nous grâce à une superbe édition du Chat qui fume, riche en bonus, permettant de découvrir la puissance du film en version restaurée. Tournant dans la carrière du cinéaste, "Opéra" continue de marquer le désintérêt d'Argento pour ses personnages, ses acteurs et son intrigue au détriment de la forme. Ici, les ficelles sont énormes (on peut devenir l'identité du tueur assez rapidement si on y met du sien), les acteurs sont en roue libre (heureusement que Cristina Marsillach est agréable à regarder) et l'on se désintéresserait assez rapidement de l'histoire si Argento n'y concentrait pas tous ses efforts formels. Visiblement frustré de n'avoir pu diriger le Rigoletto de Verdi, en pleine séparation avec Daria Nicolodi, engagé dans des conflits incessants avec son actrice principale, marqué par la mort d'un membre de l'équipe durant le tournage, déçu du départ de Vanessa Redgrave prévue pour jouer la cantatrice, Argento retranscrit dans "Opéra" une grande colère et une grande frustration s'exprimant à merveille dans sa mise en scène. On trouve dans ce film certains de ses plans les plus audacieux, de ses trouvailles les plus marquantes (les aiguilles près des paupières de l'héroïne pour la forcer à regarder les meurtres, le plan d'ouverture dans l’œil d'un corbeau, le plan révélant l'identité de l'assassin...) et pour cela, "Opéra" vaut largement le détour, nous plongeant dans la psyché d'un cinéaste visiblement tourmenté. On ignorera alors cette fin ridicule, ces acteurs approximatifs et ces morceaux de heavy-metal soulignant les meurtres pour se concentrer sur la beauté de la forme qui impressionne encore aujourd'hui par son audace.
    jamesluctor
    jamesluctor

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    4,5
    Publiée le 27 mars 2011
    Des films de Dario Argento, ça doit être celui qui a le plus la classe (Dario ne parviendra même pas à l’égaler dans son futur « fantôme de l’opéra »). Les décors sont tout simplement splendides, les personnages sont merveilleusement interprétés, et surtout, Dario nous livre ici les meilleurs meurtres de sa filmographie, où l’héroïne est forcée de contempler chaque meurtre barbare (deux scènes vraiment sadiques et bien mises en scène). On retrouve aussi malheureusement quelques scories du ciné italien (le jeu approximatif par moments, les quelques incohérences, sacrifices faits à l’ambiance du film…), mais le film reste de haute tenue tout au long de son histoire (les oiseaux y tenant ici un joli rôle, il est vrai). Malgré une fin évasive, je classe ce film parmi les meilleurs d’Argento (derrière Suspiria et Inferno).
    Carne
    Carne

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    5,0
    Publiée le 26 février 2008
    Malgré quelques invraisemblances scénaristiques et un final lorgnant vers le nanar à l’état pur, Opera est une bombe en puissance car la maîtrise visuelle totale dont fait preuve Dario Argento à l’aide de plans démentiels et la beauté esthétique de certains meurtres (notamment celui au ralenti à travers une porte qui tient du génie) portent cette œuvre au panthéon de la riche filmographie de son maestro de cinéaste. Et rien que pour ça, ce giallo flirtant avec le fantastique (la scène des corbeaux en est le plus parfait exemple) vaut tout l’or du monde et, au passage, Cristina Marsillach est tellement jolie qu’elle ajoute un petit intérêt supplémentaire à ce chef d’œuvre qui laissa l’occasion à Dario Argento d’exprimer tout son amour artistique pour l’opéra. Une oeuvre absolument dantesque !
    NomdeZeus
    NomdeZeus

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    2,5
    Publiée le 8 août 2013
    Ce film marque le début de la longue déchéance cinématographique de Dario Argento. Finit les chefs-d’œuvre baroques, ici on assiste juste à une série de meurtres, certes inventifs et sanglants, mais noyés dans une histoire improbable qui se termine en eau de boudin. Le maitre de l’horreur nous gratifie au passage de quelques plans impressionnants de maitrise (le vol plané des corbeaux au dessus de la salle d’opéra est saisissant) mais cela ne suffit pas à masquer les carences scénaristiques de cette œuvre. Et puis les morceaux de hard rock intempestifs au moment des meurtres, ça ne fait rêver que toi Dario…
    pietro bucca
    pietro bucca

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    3,0
    Publiée le 8 décembre 2012
    Un Argento sympa,pas le meilleur,certes.Mais un bon petit film,avec quelques meurtres sadiques.
    Yves G.
    Yves G.

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    2,5
    Publiée le 30 juin 2018
    À l'initiative du distributeur Les Films du Camélia, six films de Dario Argento ressortent en salles le 27 juin. C'est l'occasion de découvrir ou de redécouvrir sur grand écran l’œuvre du maître italien de l'épouvante peu ou mal distribué - ainsi "Opéra" (1987) était-il jusqu'à ce jour inédit. Né en 1940, Dario Argento est le maître incontesté du giallo, ce genre italien inimitable qui doit son nom à la couverture jaune des polars. À la frontière du film policier, du film érotique et du film d'horreur, le giallo transcende les genres. "Les Frissons de l'angoisse" (1975) en constitue sans doute l'apogée. Le personnage principal est un pianiste de jazz à la poursuite d'un mystérieux assassin. Le film bluffe par ses audaces visuelles, ses scènes gore, ses mouvements de caméra renversants, sa musique angoissante signée par le groupe de rock progressif Goblin. Mais sa durée excessive et l'accumulation de scènes sanglantes risquent de lasser même les plus endurants. Dario Argento a tiré le giallo vers le fantastique. C'est le cas dans "Suspiria" (1977), considéré parfois comme son meilleur film. "1001 Movies You Must See Before You Die" le classe d'ailleurs dans son anthologie. C'est un film d'une grande violence visuelle et sonore dont l'action se déroule dans une école de danse allemande où une jeune ballerine enquête sur une succession de crimes atroces. Un remake vient d'en être tourné par le réalisateur de "Call me by your name" et "A bigger spash" avec Dakota Johnson, Chloë Grace Moretz et Tilda Swinton, excusez du peu, au casting. Il sortira sur nos écrans à l'automne. "Opéra" (1987) est le film le plus récent distribué dans cette rétrospective. La violence y est plus moderne, plus impressionnante. Dario Argento y laisse parler son goût pour la musique lyrique, imaginant des crimes en série autour d'une représentation de "Macbeth" à la Scala de Milan. Comme dans les deux films précédents, l'intrigue ne brille pas par son originalité. Une fois encore, il s'agit d'une série de crimes, tous plus violents les uns que les autres. Le film est gâché par son dernier quart d'heure où le scénario en roue libre perd toute crédibilité, provoquant des fous rires dans la salle au lieu des cris d'horreur qu'il est censé susciter. Dario Argento suscitera l'enthousiasme ou la détestation. Musique stridante, effets de caméras étourdissants, jeu outré des acteurs, hémoglobine grossièrement artificielle, fétichisme... On pourra lui reprocher ses outrances. On ne saurait critiquer sa cohérence.
    AMCHI
    AMCHI

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    3,5
    Publiée le 18 mars 2011
    Ce gialllo d'Argento débute fort bien avec ce côté baroque de l'opéra et une atmosphère de suspense bien maîtrisée et tout au long du film Dario Argento nous réserve pas mal d'effets de caméra saisissants et comme à son habitude il adore nous faire plonger dans les couloirs de plus au niveau des meurtres c'est sanglant et on aime bien les séquences avec les corbeaux (peut-être un hommage à Hitchcock) malheureusement l'intrigue est légère et les personnages notamment Betty ont des réactions peu logiques. C'est regrettable car Opéra n'était pas loin d'être un giallo quasi parfait. Cependant Opera reste un bon film dans son genre qui devrait plaire tant aux fans d'Argento qu'aux fans des thrillers transalpins ; il y a aussi la scène finale dans la montagne qui a fait beaucoup grincer des dents et il est vrai qu'elle frise le ridicule et semble inutile.
    JimBo Lebowski
    JimBo Lebowski

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    3,5
    Publiée le 25 juillet 2016
    Argento pousse l’ironie un peu loin dans l’ultime partie, quitte à perdre les pédales pour flirter avec le nanar, pourtant globalement il y a encore et toujours ce petit degré de mise en scène qui fait la différence, certaines séquences en plan subjectif rappellent les grandes heures de De Palma (je ne me souviens pas avoir déjà vu ça chez Dario) avec un parallèle évident (et volontaire ?) au "Phantom of the Paradise", où pour le coup l’action bascule dans le meurtre bien sanglant entre deux tortures oculaires, la tension fonctionne très bien. L’héroïne reste dans cette logique d’ingénue triomphant du mal comme le réalisateur en a l’habitude, ce qui rend le personnage inévitablement attachant, le schéma a beau avoir fait ses preuves il n’en demeure pas moins efficace quoi qu’il arrive, tout comme le mystère qui entoure l’identité du tueur. Et esthétiquement je trouve que le film arrive à allier un sens aigu des couleurs et des ombres avec un certain classicisme, synthétisant deux époques de la carrière de Argento, qui même si il reste moins mémorable que ses longs métrages des années 70 ce "Opera" nous refile ce qu’on cherche sans nécessairement le quémander, de l’angoisse et une enquête tenant en haleine.
    Raw Moon Show
    Raw Moon Show

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    3,0
    Publiée le 13 octobre 2014
    Je ne le dirai jamais assez, ce qui importe au cinéma c'est ce qu'il en reste de vivant dans nos mémoires longtemps, très longtemps (des années) après une séance. C'est le cas de la plupart des films de Dario Argento. Alors oui Opera contient d'évidents défauts (surenchère gore, direction d'acteurs à géométrie variable) mais s'il n'offre qu'un moment, et que celui-ci soit magique, alors il aura rempli sa mission. Et c'ets le cas. ! Je pense à cette séquence où des oiseaux (démontrant par là toute leur intelligence, toute leur folle acuiité) tournoient dans l'espace clos d'un amphithéâtre comble puis au mileiu de la foule compacte de spectateurs massés en-dessous reconnaissent et fondent en un ballet macabre sur le tueur en série (qui commit l"erreur de s'acharner sur l'un des volatiles). C'est une idée d'une force et d'une poésie peu commune qui emporte le morceau et votre esprit avec. Des images qui ne vous quittent plus jamais. Décidément, Dario Argento est un réalisateur dont il ne faut cesser de redécouvrir l'oeuvre. Parce qu'elle vous remue les entrailles, qu'elle vous interroge sur le mystère de l'exsitence, sur ce qu'on ne s'explique pas, sur l'inextricable qui lie l'homme à la violence et à la mort... En cela, on peut dire que Dario Argento s'interroge sans cesse. Aucune certitude chez lui. Il transmet des émotions et fait ressentir au spectateur ce que j'appelle l'bumilité des incroyants (que j'oppose à la suffisance de tous les autres).
    Davidhem
    Davidhem

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    5,0
    Publiée le 21 avril 2011
    Après ses trois films fantastiques horrifiques et "Tènèbres", Dario Argento retourne aux bases qui lui ont ouvert la voie du succès, le giallo. On pouvait craindre de la part du réalisateur italien un film gore et manquant de scénario après ses dernières prestations qui ne sont pas mauvaises, Argento étant un metteur en scène de génie quelque soit le long-métrage qu'il élabore, mais au contraire le grand Dario est de retour et il nous le prouve avec ce long-métrage. Le scénario est inventif, génial, riche, original, dense, les acteurs jouent très bien leurs rôles et le suspense est maintenu jusqu'à l'épilogue. C'est la première fois que le réalisateur et auteur du scénario s'intéresse à l'opéra, il s'introduira dans ce milieu à nouveau dix ans plus tard mais sans atteindre le degré de perfection que celui-ci. La musique est magnifique, on alterne le classique utilisé lors des représentations avec un autre genre plus moderne lors des scènes de meurtres certes violentes mais heureusement Argento a compris qu'il s'avérait inutile de mettre des gros plans longs sur les impacts, les crimes s'effectuant souvent à l'arme blanche. Quant aux effets spéciaux, il faut bien le signaler, le réalisateur s'est énormément investi dedans surtout pour les corbeaux apparaissant dans le film, le travail des techniciens est tellement bien réussi que l'on a vraiment l'impression qu'il s'agit de vrais animaux qui jouent en plus un rôle capital dans ce long-métrage pour des raisons que le spectateur découvrira par lui-même. A noter qu'il s'agit de la dernière collaboration entre Dario Argento et sa femme de l'époque Daria Nicolodi, cette dernière ayant joué dans cinq des films du réalisateur et ayant rédigé avec lui le scénario de "Suspiria". Au final, Dario Argento écrit, produit et réalise un thriller horrifique passionnant, tendu à l'extrême avec un tueur sadique et pugnace et signe sans aucun doute son meilleur film des années 1980. A vrai dire, on n'avait pas autant ressenti ce sentiment de perfectionnisme chez le réalisateur depuis "Les frissons de l'angoisse".
    dagrey1
    dagrey1

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    3,5
    Publiée le 3 janvier 2017
    À la suite de la défection forcée de la cantatrice principale, la jeune chanteuse Betty accepte le rôle de "Lady Macbeth" dans l'opéra de Verdi, en dépit de la malédiction qui pèse sur ce rôle. Elle se retrouve vite la proie d'un mystérieux fan psychopathe qui s'en prend à son entourage. J'ai vu hier au Festival international du film fantastique de Paris le film "Opéra" de Dario Argento. Bien que fan du réalisateur, je n'avais jamais eu l'occasion de le visionner, le film n'ayant pas été distribué en France lors de sa sortie cinéma. Le film était sort en VHS à l'époque sous le titre "Terreur à l'opéra" avec de nombreuses coupures opérées par la société américaine Orion (notamment le final dans les montagnes suisses). Bonne nouvelle, la société "le chat qui fume" devrait le ré éditer en 2017 en DVD et en version intégrale. Le film a eu lieu devant une salle bondée en présence du réalisateur qui est venu présenter son film et parler des difficultés du tournage (mésentente avec l'actrice principale Christina Marsillach, problèmes avec la société de production Orion...). La mise en scène du film est originale, on retrouve la virtuosité du maitre du giallo italien (plans rapprochés dans les yeux des corbeaux...). Par rapport à ces films précédents, le film est un ton en dessous souffrant notamment de problèmes de narration qui rendent "risibles"et peu crédibles des scènes qui n'ont rien de drôle (passage où Betty et sa productrice sont coincés dans l'appartement de Betty alors que le tueur est derrière la porte, scène où la costumière en danger de mort veut absolument récupérer une gourmette alors qu'elle a réussi à étourdir son agresseur (...)). Entre autres thématiques, le film aborde la thématique sado-masochiste (relation amoureuse de la mère de Betty, l'assassin fixe des aiguilles sous les yeux de Betty l'obligeant à regarder ses amis qu'il assassine...). La bande originale du film de Brian Eno et Claudio Simonetti est très réussie. On entend également, contexte oblige, pas mal d'airs de Verdi et des morceaux de hard rock des années 80 comme dans beaucoup de films d'horreur italiens de cette période. Au casting, Christina Marsillach tient le premier rôle. On retrouve également Daria Nicolodi, ex compagne d'Argento et grande habituée de ses longs métrages. Argento sortira épuisé du tournage et partira aux Etats-Unis tourner ses prochains films.
    DarioFulci
    DarioFulci

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    4,0
    Publiée le 8 juin 2008
    Un excellent Argento qui s'éloigne des autres productions qu'il avait pu réaliser dans les années 80. Le scenario est un peu faible, parfois incohérent, mais plus dynamique et porté par la grande mise en scène du maestro. Certaines scènes sont brillantes, les éclairages rappellent ses plus beaux films et la violence s'inscrit dans la tradition du giallo. Inutile de revenir sur la prestation des acteurs, le reste l'emporte largement. Les dix dernières minutes sont malheureusement les plus faibles du film. Qu'importe, ce n'est certainement pas ce qu'Argento a fait de pire loin de là...
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