Après l'expérience saisissante qu'était déjà "Ghost in the Shell", Mamoru Oshii a voulu se replonger dans cet univers afin de prolonger ses interrogations les plus profondes. "Ghost in the Shell 2 : Innocence" nous fait donc suivre Batou après les événements du premier film, lancé dans une enquête sur des poupées dotées d'une âme. Si le Major n'est quasiment plus de la partie, Batou assure donc le spectacle, promenant sa grande carrure d'endroits étranges en endroits encore plus étranges afin de lever le voile sur ce mystère et en découvrir un peu plus sur l'humanité et ce que cela signifie d'être un cyborg. Bien évidemment, il faut s'accrocher pour bien saisir les tenants et les aboutissants de l'intrigue qui, comme pour le premier film, ne passe pas en premier dans l'esprit du réalisateur. Plus sensoriel et philosophique que purement narratif, "Innocence" n'en déploie pas moins une complexité absolument ébouriffante où Oshii laisse apercevoir sa vision pessimiste de l'humanité, interroge le tréfonds de notre âme et admire la perfection de ces poupées qui murmurent "sauvez-moi" avant de se détruire. Hallucinant, complexe et tout bonnement fascinant, "Innocence" va jusqu'à creuser plus loin les thématiques du premier film, le plaçant un cran au-dessus, notamment parce que le scénario y est un peu plus clair et qu'il va pousser plus loin ses réflexions. Offrant à ses spectateurs de solides scènes d'action entre deux réflexions profondes, Mamoru Oshii ne recule devant rien pour mieux mettre en exergue son univers, quitte à user de l'animation en 3D bien laide qui jure désormais avec l'animation en 2D, le temps ayant rendu la 3D obsolète. C'est dommage tant la mise en scène touche au sublime mais cela contribue en même temps à rendre le film si particulier et si puissant, farfouillant encore dans notre esprit bien longtemps après sa vision.
Avec plus d'action que dans le premier opus cette suite repose son postulat sur les mêmes qualités et défauts que son prédécesseur. Le scénario demeure encore parfois brouillon et très complexe, l'esthétique est toujours renversante dans ce néo-Tokyo en perdition, les personnages sont froids, charismatiques et attachants, et la représentation du monde internet superbe. On retiendra le final, avec l'apparition qu'on attendait tant, et une dose d'action appréciable.
La suite du célèbre Ghost in the Shell envoie du très très lourd avec une qualité d'image et d'animation frôlant la perfection et l'ajout d'une 3d irréprochable. Innocence gomme les défauts scénaristiques de son prédécesseur et va encore plus loin dans les dimensions cybernétiques et philosophiques. Par exemple, arriver à mettre en place de manière aussi crédible la corruption et la perversité de l'homme sur un cyborg sous les traits d'une jeune fille séduisante et arriver à faire comprendre le préjudice qu'elle subie tout au long du film est remarquable. Le dénouement arrive, avec une crédibilité extraordinaire, à créer une industrialisation horrible et profondément répugnante. Innocence a clairement mérité 5 étoiles sur 5 d'être un film parfait et dépourvu de défaut.
J'ai bien moins suivi l'intrigue de ce deuxième opus que celle du premier, mais il faut dire que j'ai vu le premier il y a un mois à tout casser et pourtant je n'en garde pas de grands souvenirs à part quelques scènes marquantes, du coup je suis pas convaincu que l'intrigue ait une réelle importance. Ce qui me plaît dans ce deuxième opus qui était aussi une des force du premier c'est l'esthétique, mais là elle est assez différente, j'adore cette ambiance vraiment étrange qu'il peut se dégager dans certaines scènes et puis le rythme contribue beaucoup à cette ambiance. Genre le château avec le ciel qui se reflète dans le lac avec ces couleurs, ces vitraux, c'est assez beau. Je suis toutefois déçu de voir que Oshii se frotte à l'image de synthèse et il faut bien le dire c'est assez moche, je pensais qu'il y aurait une réelle réflexion à ce sujet, genre seulement les robots seraient modelé mais en fait on a des mouettes à un moment et le ciel dans les tons oranges alors je ne comprends plus rien. Le film est pas dingue, c'est très cartésien, comme souvent ce genre de films sur l'intelligence artificielle et la machine, on perd de la réflexion sur l'image et le corps qu'on avait dans le premier opus. En fait j'ai pas vraiment l'impression que c'est une suite, je veux dire il y a tellement de choses différentes, tellement de changement thématiques et même visuellement on a un socle commun mais c'est quand même vraiment différent du premier. Après j'ai passé un bon moment, et j'ai vraiment apprécié l'ambiance du film, au moins pour ça si on aime ce genre de films totalement hypnotiques et étranges ça vaut le détour.
Un peu moins réussi que le premier opus (qui était il faut le dire exceptionnel) , ce deuxième épisode reste un bon animé. je regrette que les scénaristes se soit perdu dans certains discours philosophico spirituel un peu tiré par les cheveux, cela aurait pu être interessant, mais ici j'ai parfois eu l'impression d'assister à un cours magistral un peu pompeux... Esthétiquement l'animation reste d'une très grande qualité, un peu plus abouti que le premier pour le coup.
Quelque temps après les événements du premier Ghost in the Shell, Innocence nous emmène à nouveau dans cet univers où l'informatique a pris une place importante et échappé du contrôle des humains. Batou, cyborg appartenant à la section anti-terrorisme, enquête sur des mystérieux meurtres pouvant cacher divers complots politiques.
À nouveau on retrouve dans Innocence les thématiques de l'humain face à la robotique et la façon dont elles sont devenus totalement autonomes. Mamoru Oshii met en scène un cyborg vivant avec des souvenirs humains, notamment ceux de sa femme, et nous emmène dans ce monde où les robots sont en quelque sorte des humains améliorés (intellectuellement, physiquement...) mais toujours doté de sentiments. Mais c'est une société en crise, socialement défaillante et en processus de déshumanisation et il met en place une forte critique de cette folie technologie, capable d'anéantir l'espèce humaine.
Innocence, ne sacrifie pas totalement son intrigue pour ses réflexions et Oshii met en place un vrai film noir, avec l'atmosphère qui va avec, où on se retrouve face à une affaire plutôt alambiquée et difficile. C'est d'ailleurs l'un des points faibles du film où Oshii peine à vraiment la rendre passionnante, donnant lieu à quelques problèmes de rythmes, en plus d'être vraiment claire et notamment dans la seconde partie du récit. D'autant plus que le film se perd parfois dans ses dialogues et pensées philosophiques dont je n'ai pas toujours bien vu l'utilité n'apportant ni consistances, réflexions ou richesses.
Et pourtant le film reste hypnotique, notamment grâce à son atmosphère totalement désespéré et sombre et les questions qu'il pose même si ce n'est pas toujours abouti ou limpide. Visuellement, Oshii opte pour un mélange entre graphisme traditionnelle et images de synthèse plutôt réussi et ingénieux, notamment grâce à un minimum de maîtrise de sa part, usant de divers effets de style et travelling participant pleinement à l'atmosphère de l'ensemble.
Si Innocence aurait gagné en efficacité par moins de complexités, parfois inutiles, il n'en reste pas moins un animé dérangeant où la mise en place de cette société de plus en plus déshumanisée fait froid dans le dos...
Le film n'a rien à voir avec le premier. J'ai préféré le premier. Il y a trop de blablas et pas assez d'actions dans Ghost in the shell 2. J'attribue un bon point au graphisme et à la musique.
Assomant de phrases philosophiques et de citations en tout genre, la suite de l'excellent Ghost in the Shell premier du nom pourrait avoir changé de directeur que le résultat n'en serait pas moins éloigné de l'original. A part la musique et Batou il n'en reste rien. Entre les dessins remplacés par des vilaines images de synthèse, un scénario bien plus faible, des choix de réalisation bien étrange qui rendent le récit incompréhensible, un univers cyber punk soudain devenu un mélange de néo gothique et de steam punk... et j'en passe, ont peut dire que quasiment tous les choix de changement sont à côté de la plaque. Si le premier n'évoquait pas assez le questionnement existentiel du Major Kuzanagi, ici on a l'impression d'assister à un étalage de connaissances de la part du réalisateur. Les quelques scènes qui recréent une ambiance ou des enjeux dignes du premier film sont irrégulières et bien trop rares, quamt à l'histoire en général on ne comprend rien.. Voilà une bien grosse déception pour un manga anime qui avait acquis une telle renommée., j'ai bien cru que je n'allais pas tenir jusqu'a la fin du film !
Juste excellent ! Aussi complexe,beau,grandiose,magnifique,bouleversant et surtout intelligent que le premier. Comme le premier il nous fait beaucoup réfléchir et l'intrigue est assez dur à comprendre(plus facile que dans le 1er) . Et en plus du scenario extrêmement bien écrit digne d'un grand polar et la beauté des dessins,Ghost in the shell 2 regorge de scènes d'actions jouissives et bien fichus ! Ce deuxième opus complète finalement bien le premier en repoussant encore plus les réflexions faites dans celui-ci(la différence entre robot et humain,le rôle de l'informatique,l’âme... ) ! Je crois même que je le préfère au premier ! 4.5/5
C'est une évidence que de dire que certains passages de cette suite du mythique "Ghost in the Shell" sont d'une grande beauté et d'une grande poésie, et que cet "Innocence-GitS2", du même Mamoru Oshii, est un déluge d'images de synthèses toutes plus spectaculaires les unes que les autres, dans lesquelles se meuvent des personnages au coup de crayon plus classique, tels des zombies de plastique... J'ai d'ailleurs été particulièrement scotché par la sorte d'interlude carnavalesque au milieu du film. Et comme le thème musical est le même que dans le premier opus - et pourquoi s'en priver puisqu'il est probablement l'un des meilleurs de l'histoire du cinéma -, il y a de quoi se choper la chair de poule. Il y a pas mal d'intelligence aussi, autant dans les dialogues que dans le scénario... Mais peut-être un peu trop ! Parce qu'à trop vouloir nous alimenter de citations philosophiques et autres verbiages spirituels sur l'homme et la machine, on finit par trop souvent décrocher... D'ailleurs, l'intrigue deviendra particulièrement absconse dans la seconde partie du film... Et c'est bien dommage, parce qu'il y a pas mal de grands moments dans cette suite plus incertaine et bavarde. Il me faudra probablement le revoir et le revoir pour mieux l'apprécier.
je mets 5 sans hésiter.... je l'avais vu deux fois au cinéma. J'ai adoré l'ambiance, le scénario, la richesse des images. L'enquête est excellente. foncez voir ce chef d'oeuvre !
Misant beaucoup sur la beauté numérique des images en mêlant 2D et 3D, souvent au dépend de la fluidité de l’animation qui avait rendu, neuf ans plus tôt, le premier opus éblouissant, la suite que Mamoru Oshii fait de l’adaptation de son manga culte un approfondissement de son approche de la japanimation directement inspirée de l’esthétique vidéo-ludique. Le récit lui-même, plus fidèle à l’esprit de la bande dessinée que ne l’était le premier, continue à explorer cet univers cyberpunk assez effrayant à travers une nouvelle enquête de la Section 9, mais dont l’investigation cybernétique va rapidement se révéler un simple prétexte à une vaste réflexion terriblement bavarde sur la place de l’Homme face aux robots, à travers un condensé de citations philosophiques, de considérations spirituelles touffues et de termes techniques trop futuristes pour être compréhensibles. Très difficile à suivre et pas forcément palpitant, seule la splendeur visuelle des décors devrait donc satisfaire les non-initiés à l’univers tant poétique que robotique de Ghost in the shell, alors que ses fans se réjouiront de profiter cette exploration plus poussée de sa réflexion métaphysique.
Véritable petit bijou visuel de la cyber japanimation, ce second volet de "Ghost In The Shell" est dans la droite lignée du premier film. Il faudrait le visionner à plusieurs reprises pour en comprendre toutes les strates, car en plus d’être un pur manga de SF il est aussi et surtout un conte philosophique et métaphysique sur la relation de l'homme à la machine et toutes les questions que cela soulèvent.
Esthétiquement plus beau, "Ghost in the shell 2" garde malgré tout sa complexité dans une intrigue extravagante à la philosophie affirmée. Tout de même, le tout reste un peu divertissant.
Dans la continuité du premier Ghost in the Shell dont il reprend les personnages et l'univers quelques années plus tard, Innocence se présente comme un polar, aux réflexions philosophiques parfois difficiles à suivre : être un cyborg n'est de toute évidence pas de tout repos. Graphiquement, j'ai constaté un décalage étrange entre le dessin manuel (superbe) et les environnements générés par ordinateur. Au final, la poésie qui émanait de son prédécesseur n'est pas aussi puissante dans cette suite alambiquée et moins chargée émotionnellement.