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Massai, les guerriers de la pluie
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Massai, les guerriers de la pluie" et de son tournage !

Genèse du projet

Depuis 1997, Pascal Plisson passe huit mois sur douze en Afrique pour tourner des documentaires animaliers. Au départ, il proposa un projet de long métrage animalier au producteur Stéphane Parthenay, et, l'emmenant en repérages, lui fit rencontrer quelques guerriers Massaï pour qu'il " s'imprègne de l'atmosphère de la savane". Peu après, le producteur, subjugué par les guerriers qu'il avait rencontrés, suggéra au réalisateur de s'atteler tout d'abord à la réalisation d'un film qui les mettrait en scène.

Fanatique d'Afrique

Pascal Plisson, qui travaille depuis sept ans dans la brousse, connaît bien les moeurs des Massaï. Il a assisté à plusieurs cérémonies rituelles, telles que la circoncision, ou l'initiation à la vie de guerrier, et travaille régulièrement avec des collaborateurs Massaï pour réaliser ses documentaires. Cependant, s'il parle le kiswahili, un dialecte pratiqué par 80% d'entre eux, il ne maîtrise pas leur langue -c'est d'ailleurs la première fois qu'un film est tourné dans cet idiome.

Une fiction réaliste

Si l'intrigue du film est une pure fiction, Pascal Plisson n'ayant pas voulu faire oeuvre d'ethnologue, le réalisateur a néanmoins cherché à " coller à la réalité et à comprendre le mode de vie et l'état d'esprit des Massaï". " L'idée de cette quête initiatique destinée à ramener la crinière du lion pour que la pluie revienne n'existe pas à proprement parler dans la culture Massaï. Mais quand on a interrogé les Anciens, ils nous ont confirmé que c'était une histoire parfaitement réaliste. Par souci de vraisemblance, nous avons même changé la fin du film à la demande des guerriers (...) pour respecter complètement leur mentalité".

Casting Massaï

Pour sélectionner les dix interprètes du film, l'équipe a organisé un casting pour le moins inédit, sous un arbre, en plein "bush". Le producteur, Stéphane Parthenay, se souvient avoir attendu "l'improbable arrivée de guerriers contactés par bouche-à-oreille, on ne sait trop par qui, on ne sait trop comment", attendu sans rien voir venir, puis avoir soudain aperçu "deux silhouettes qui s'avancent au milieu des herbes", puis d'autres, pour "finir entouré par trois cent guerriers sortis du fond des âges, la lance à la main et le glaive à la ceinture".

Tournage masqué

Le Kenya, où a été tourné le film, est un pays gangréné par la corruption. Bien consciente de cet état de fait, l'équipe du film a fait "profil bas", ne prétendant oeuvrer qu'à un modeste documentaire. "J'avais bien prévenu la production de ne pas annoncer qu'on allait tourner un 'grand film sur les Massaï' : dans ce cas-là, le gouvernement nous aurait envoyé deux fonctionnaires sur le tournage qui nous auraient littéralement rackettés".

Y'a plus de saisons...

Lorsque l'équipe du film est arrivée sur les lieux du tournage, la nature était luxuriante, un cyclone venant de balayer la région. Plutôt embarrassant, pour un film qui parle de sécheresse...

Les derniers guerriers

Pour Olivier Dazat, scénariste et dialoguiste du film, "les guerriers Massaï sont nos derniers guerriers, derniers rescapés d'un monde colonisé par le progrès et un humanisme dévoyé ". Ils sont ici dix, authentiques guerriers Massaï, originaires du Massaï Mara (Sud Kenya), à jouer dans ce film qui peut être vu comme un "Moby Dick africain, (...) l'épopée d'une poignée d'adolescents précipités à la rencontre d'un lion mythique, un fauve ancestral, incarnation d'un dieu maléfique, qui menace d'anéantir leur civilisation par une sècheresse sans fin".

Une communauté solidaire

Les guerriers Massaï, jusque-là conciliants, refusèrent de se prêter à une scène où l'un d'entre eux, principal héros de l'histoire, devait combattre seul le lion devant ses compagnons effrayés. Selon le scénariste Olivier Dazat, "cette idée leur était à tous incompréhensible. Bien sûr, ils ne connaissaient pas la peur du moment décisif, mais surtout ils ne pouvaient admettre de laisser l'un d'entre eux courir seul le risque d'être tué".
De même fut-il très difficile de faire admettre à quelques-uns qu'ils devaient jouer des couards -la notion de lâcheté leur étant étrangère-, et qu'il leur fallait se mettre dans la peau d'êtres imaginaires.

Parole d'honneur

Comme le rapporte le réalisateur, "ce n'était pas très rassurant pour les producteurs parce qu'un contrat écrit n'a aucun sens aux yeux des Massaï", qui ne savent ni lire, ni écrire. Cependant Pascal Plisson savait qu'il pouvait se fier à eux. "Ils ont un code d'honneur très particulier et quand ils donnent leur parole, ils vont jusqu'au bout de leur engagement. (...) Les Massaï sont des gens qu'il ne faut pas décevoir : si vous tenez vos engagements vis-à-vis d'eux, si vous les respectez, ils sont prêts à mourir pour vous". L'équipe devait en échange faire preuve de compréhension et d'adaptabilité : " ce sont des guerriers, pas des comédiens professionnels, qui se fatiguent vite et n'ont pas l'habitude des rythmes de tournage à l'occidentale. Si on les vexait, si on leur manquait de respect, ils risquaient de quitter le tournage".

Pas facile d'être une femme Massaï...

Peu de femmes apparaissent dans le film. Dans la culture Massaï, les guerriers sont des dieux vivants, très narcissiques, qui ne se laissent commander par personne. A la fin du tournage, l'un des interprètes, Merono, a confié au réalisateur que "pendant ces treize semaines, [ils avaient] été des femmes", parce qu'il n'avaient cessé de recevoir des ordres de sa part. Par ailleurs, les femmes ne sont pas autorisées à les voir manger, et ne peuvent nouer de relations avec eux que lorsqu'elles sont excisées.

Un monde en voie de disparition ?

Selon Pascal Plisson, "les guerriers sont voués à disparaître d'ici à deux générations. Le temps de vie de guerrier a été considérablement raccourci -d'une quinzaine d'années à six ou sept ans". Le mode de vie des Massaï se perpétue depuis des siècles, mais tolère assez bien le voisinage de plus en plus envahissant de la modernité. " On voit débarquer dans les villages des gens en costumes à l'occidentale qui côtoient des villageois peints à l'ôcre". S'ils portent aujourd'hui des chaussures fabriquées à partir de bout de pneus et se parent de montres qu'ils considèrent comme des bijoux, les Massaï n'ont pas renoncé pour autant à leurs traditions, qu'ils respectent scrupuleusement.

Lucratif objectif

Grâce à leurs cachets, les acteurs du film ont pu s'acheter un troupeau de vaches chacun.

Des figures, des visages...

Le scénariste Olivier Dazat compare tout ce qui bouge: le producteur Stéphane Parthenay lui évoque... Laurent Fignon, Pascal Plisson un croisement entre Jean-Pierre Léaud et Mel Gibson. Quant aux guerriers Massaï, qu'il a vu pour la première fois sur une photo, ils l'ont frappé " par leur mélange d'extrême virilité et de grande féminité".
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