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    Le Plus sauvage d'entre tous
    note moyenne
    4,0
    178 notes dont 29 critiques
    17% (5 critiques)
    55% (16 critiques)
    24% (7 critiques)
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    29 critiques spectateurs

    Plume231
    Plume231

    Suivre son activité 569 abonnés Lire ses 4 143 critiques

    4,0
    Publiée le 23 juillet 2011
    On dit que c'est un western contemporain. Je veux bien d'autant plus qu'il est vrai que le cadre est celui d'un pur western contemporain. Mais l'histoire raconte plus une confrontation complexe entre un fils indigne et son paternel qu'autre chose. Réalisation quasi-impec de Martin Ritt qui surligne bien l'intensité que dégage le scénario et puis surtout direction d'acteurs prodigieuse. Enfin prodigieuse... à l'exception peut-être de Patricia Neal (qui a pourtant eu l'Oscar!!!) d'habitude parfaite mais qui là a tendance à en faire trop dans l'accent du terroir. Mais Melvyn Douglas (impossible de reconnaître un seul petit instant l'acteur élégant des comédies de Lubistsch!!!), en patriarche est impressionnant et n'a pas volé sa jolie statuette. Brandon De Wilde se met largement à la hauteur de ses prestigieux partenaires à travers un jeu très nuancé et subtil. Quand à Paul Newman, il joue tout simplement un de ses meilleurs rôles. Aussi provocant, dur et arrogant que Marlon Brando dans "Un Tramway nommé Désir", il use de son redoutable magnétisme de son charisme pour qu'on ne puisse pas s'empêcher malgré tout de ressentir de la sympathie pour son personnage. Résultat : une belle oeuvre ambigüe et sans concession.
    ElAurens
    ElAurens

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    4,5
    Publiée le 24 mai 2011
    Le plus sauvage d'entre tous est un grand film de Martin Ritt aujourd'hui méconnu et c'est franchement dommage, quand je voie qu'on encense des soi-disant chefs-d’œuvre, que je ne citerais pas car il y en aurait une flopée, qui je trouve sont juste insupportables et qu'on oublie des films de ce genre ça a tendance à m'énerver. L'immense Paul Newman joue ici l'un de ses plus grands rôles, il est extraordinaire dans son personnage égoïste d'apparence sympathique, s'il fallait donner le nom d'un acteur pour définir le mot charisme je donnerai son nom sans hésiter une seconde, un rôle de rebelle qui n'est pas sans rappeler James Dean voir Marlon Brando, il aurait dû à mon avis remporter l'Oscar du meilleur acteur, mais bon beaucoup de gens ont de la merde dans les yeux, comme ceux de l'AFI qui l'ont oublié pour leur classement incomplet des plus grands acteurs du cinéma. Au côté de Paul Newman, Brandon De Wilde le célèbre gamin admirateur d'Alan Ladd dans le western culte de Georges Stevens « Shane », un acteur intéressant qui disparaîtra à l'âge de trente ans suite à un accident de voiture, il aurait sans doute fait une bonne carrière, il joue pour moi ici son plus grand rôle. Le seul personnage féminin est joué par Patricia Neal, qui incontestablement joue également ici le plus grand rôle de sa carrière, qui sera récompensé d'un Oscar, un personnage de femme célibataire assez attachant. Le scénario, tiré du roman de Larry McMurtry, peut faire penser aux pièces de Tennessee Williams, derrière l'histoire de maladie contagieuse du troupeau se cache un drame familial très sombre dans la lignée de ses pièces. Comme si ça ne suffisait pas, il n'y a pas que les acteurs et le scénario qui sont à louer, il y a aussi la très jolie musique d'Elmer Bernstein, la magnifique photographie en noir et blanc de James Wong Howe récompensé d'un Oscar, bref les qualités sont nombreuses, très nombreuses.
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    4,0
    Publiée le 12 novembre 2013
    Le plus sauvage d'entre tous"' a connu un énorme succès aux Etats-Unis en 1963 remportant 3 Oscars (Patricia Neal , Melvyn Douglas et James Wong Howe). Curieusement, il est aujourd'hui comme son réalisateur Martin Ritt complètement oublié en France quand il n'est pas vilipendé par la critique. Notamment par Bertrand Tavernier et Jean-Pierre Coursodon dans leur livre "50 ans de cinéma américain" qui n'ont pas de mots assez durs pour qualifier ce film de la première partie de la carrière de Ritt. Il a pourtant bien mieux supporté le passage des ans que bien d'autres films "sudistes" de son époque comme "Les feux de l'été" du même Martin Ritt avec Paul Newman (1958), "A l'est d'Eden" d'Elia Kazan (1955), "Géant " de George Stevens (1956) ou encore "L'homme à la peau de serpent" de Sidney Lumet (1960). La direction d'acteurs de Martin Ritt et la qualité du scénario y sont sans doute pour beaucoup . Il faut dire que l'association du metteur en scène avec le duo Irving Ravetch et Harriet Frank Jr. aborde son troisième travail commun, tirant sans doute les leçons du trop plein de boursouflure des "Feux de l'été". Cette quatrième collaboration avec Ritt permet à Newman de sortir de la gangue dans laquelle le modèle Brando l'avait enfermé depuis le début de sa carrière, n'avait-il pas avait enfilé la jupette chez Victor Saville pour un péplum sans gloire ("le calice d'argent" 1954) comme son illustre aîné chez Mankiewicz ("Jules César" 1953) ? Une performance que Newman jugera toujours comme son péche originel, allant jusqu'à payer une pleine page dans un grand quotidien pour conseiller à ses admirateurs de ne pas voir le film. Le jeu de Newman était depuis lors empreint de tics qui l'alourdissaient considérablement, nuisant grandement à la crédibilité des personnages qui lui étaient confiés. De ce point de vue "Le plus sauvage d'entre tous" marque une rupture même si on retrouvera encore quelques scories issus de la fameuse méthode dans les films suivants. Le film traite essentiellement de deux sujets qui se rejoignent, l'incommunicabilité entre les générations au sein de la cellule familiale et la difficile adaptation aux mutations économiques radicales qui bouleversent la société américaine depuis l'avènement du capitalisme. Tout d'abord présenté comme un personnage univoque, Hud apparaît comme un être frustre entièrement tourné vers la satisfaction de ses plaisirs immédiats pendant que son père âgé se démène pour faire vivre le ranch familial dont le troupeau vient d'être frappé par la fièvre aphteuse. Le petit fils joué par Brandon de Wilde (autrefois le jeune Joey de "L'homme des vallées perdues") est tiraillé entre l'admiration qu'il porte à son grand-père et la fascination qu'exerce sur lui son oncle coureur de jupons. L'enjeu du film semble porter sur la pente que suivra le jeune adolescent dont l'ombre du père mort lors d'une virée arrosée avec Hud s'élève entre Paul Newman et Melvyn Douglas. Progressivement le personnage de Hud s'éclaire différemment laissant entrevoir tout le poids du manque d'amour d'un père trop rigoriste. Un début d'explication se fait jour au retour d'une beuverie où Hud ne sera pas loin de commettre l'irréparable sur Alma la gouvernante avec laquelle il entretient une relation trouble, mélange d'attraction sensuelle et de répulsion. Lors d'un monologue très convaincant, Hud livre un peu de ses tourments mais alors que troupeau vient d'être abattu, la mort du vieil Homer laisse la plaie ouverte. Bizarrement Tavernier et Coursodon sont très sévères avec ce drame sudiste qu'ils jugent ennuyeux alors qu'ils sont en revanche un peu trop laudateurs pour "l'homme à la peau de serpent" de Lumet (1960) aux situations dramatiques beaucoup plus artificielles . L'académie des Oscars ne s'y est pas trompée qui a récompensé deux des acteurs du film n'oubliant pas au passage de nommer pour la troisième fois Paul Newman pour la statuette du meilleur acteur. La photographie remarquable de James Wong Howe au noir et blanc très métallique a elle aussi été récompensée par l'académie des Oscars. Martin Ritt donne à Paul Newman un magnifique rôle de rebelle qu'il reprendra avec bonheur trois ans plus tard sous la houlette de Stuart Rosenberg dans "Luke la main Froide"qui restera comme un des faits d'armes de l'acteur. Il faut enfin souligner la remarquable performance de Patricia Neal qui rend parfaitement la secrète détresse de cette femme sans foyer, obligée de fuir la fournaise qu'est devenue ce ranch où trois générations de mâles s'affrontent et dont la sensualité de moins en moins retenue affole Hud et son jeune neveu.
    Danny Wilde
    Danny Wilde

    Suivre son activité 43 abonnés Lire ses 125 critiques

    4,5
    Publiée le 13 janvier 2016
    Ce film a souvent été présenté comme un western moderne ; je ne suis pas du tout d'accord avec ce classement, c'est un drame profond situé dans un contexte moderne de ranch dans une Amérique en pleine mutation où un fils se révolte contre les méthodes archaïques d'élevage de son père, celui-ci n'appartenant déjà plus à l'Amérique moderne des affaires et de Wall Street. Il est anachronique pour Hud, ce fils rebelle dans un pays où les banquiers et les courtiers ont remplacé les pionniers et les aventuriers. L'intérêt de ce film est de dépeindre au sein de ces grands espaces, la solitude de ses personnages et leurs désillusions. Pour traduire ces sentiments, l'interprétation est de premier ordre, avec un Paul Newman magistral qui abuse sans doute un peu trop de sa gamme de tics Actor's Studio, ce qui peut parfois agacer, mais il trouve là un de ses meilleurs rôles, il en fait des tonnes dans l'arrogance, la dureté mais il permet aux autres d'étoffer leurs rapports, notamment le conflit entre Hud et son père joué par l'excellent Melvyn Douglas, un choc des générations parfaitement cerné et aussi teinté d'une grande valeur humaine. C'est visible aussi dans les rapports avec les autres personnages dont celui de Patricia Neal, dans un rôle ingrat de femme seule et désenchantée, et celui du neveu joué par le jeune Brandon De Wilde. Un film d'une grande sensibilité qui illustre 2 modes de vie, 2 pensées de 2 époques..
    chrischambers86
    chrischambers86

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    3,0
    Publiée le 16 janvier 2015
    « il faut tremper son pain dans la bonne soupe tant qu'elle est encore chaude ! » Superbement photographiè par le directeur de la photo James Wong Howe, c'est l'un de ses classiques en noir & blanc qui consistent à projeter l'image du cowboy traditionnel dans le contexte de la sociètè moderne! Dans un style très proche du "Bus Stop" de Joshua Logan, Martin Ritt tourne en 1963, "Hud", qui bènèficie de la brillante interprètation de Paul Newman dont le personnage a toujours dit que la loi devait être interprètè avec souplesse! Et c'est ce qui s'efforce de faire! Hud penche du côtè de la legalitè et des fois il penche de l'autre côtè! Aucun sens moral! On peut dire qu'il aime ça le fruit du pèchè en s'opposant aux valeurs enseignèes jusqu'alors par son paternel! Western psychologique et mèlancolique balayè par le vent, le conflit de gènèration constitue le thème principal du film de Ritt, avec la participation de l'excellente Patricia Neal (Alma est arrivèe à un âge où il ne faut pas faire la fine bouche) qui remportera un Oscar, celui de la meilleure actrice de l'annèe, et surtout celle de l'èmouvant Melvyn Douglas (oscarisè) en père vieillissant! Tout le pays se dègrade et les bons vieux hommes tels que Douglas deviennent aussi dures que leurs artères bien souvent! V.F parfaite, c'est à souligner...
    tomPSGcinema
    tomPSGcinema

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    2,5
    Publiée le 24 juillet 2010
    LE PLUS SAUVAGE D'ENTRE TOUS est un western moderne dont l'hisotire se passe dans un ranch texan à l'abandon où se déchirent un vieu pères - Melvyn Douglas - aux méthodes rigides, son fils rebelle - Paul Newman - ainsi que de leur troublante gouvernante - Patricia Neal. Voilà donc un scénario, quand même, assez simpliste et qui aurait méritée une intrigue un peu plus étoffer. Heureusement la mise en scène de Martin Ritt est à la hauteur et les interpretes sont excellents. Parmi les interprètes nous retrouvont donc Paul Newman qui s'offre là un rôle à la meusre de son talent dans la peau du fils rebelle. Il y a également Patricia Neal qui avait obtenu un oscar mériter pour son rôle de gouvernante, et que dire du rôle du père joué par Melvyn Douglas qui est excellent et qui mérite également son oscar pour le meilleur second rôles. Précisons que le film obtient un troisième Oscar pour la très belle photographie de James Wong Howe. Voilà, quand même un western assez intéressant même si l'histoire n'est pas franchement captivante, et je conseille néanmoins pour ceux qui ne le connaissent pas. Un bon western à regarder en famille.
    TTNOUGAT
    TTNOUGAT

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    4,0
    Publiée le 1 mai 2014
    Un film qui peut paraitre ennuyeux à beaucoup et particulièrement intéressant à certains. Je fais partie des certains pour au moins trois raisons : en premier, la mise en scène qui s’adapte parfaitement au roman de McMurtry puis les thèmes qui restent d’une actualité brulante puisque chaque génération les retrouvent,enfin les acteurs qui donnent à leurs personnages une vraie vie. De surcroit, c’est un film courageux et honnête qui n’est pas fait pour plaire mais pour enrichir notre expérience de la vie, Martin Ritt a toujours eu à cœur de nous rendre plus intelligents. ‘’Hud’’ a de quoi dérouter par sa forme puisque il est à l’opposé du spectacle ou du rêve sans cependant tomber dans un réalisme voyeur. C’est le genre : ‘’cinéma qui n’en est pas’’. Il nous reste cependant le plaisir d’admirer Paul Newman qui reprend avec plus de maturité son rôle du ‘’Gaucher’’ tourné par Penn 5 ans plus tôt, Penn et Ritt ayant de nombreux points communs. Enfin quel plaisir d’admirer Patricia Neal dans un rôle d’une sensualité à faire pâlir bien des actrices plus réputées qu’elle pour cela ! On est à des années lumières de sa phrase magique ‘’ Klaatu barada nicto ‘’ qui modifia le comportement de Gort. Dernière remarque : le titre français particulièrement inadapté et générateur de frustrations puisque Hud est juste un sauvage parmi les autres.
    selenie
    selenie

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    5,0
    Publiée le 26 décembre 2017
    Western moderne et mélancolique où Paul Newman joue un anti-héro symbole du déclin des valeurs familiales dans un ranch modeste. Il y a du James Dean dans son personnage... Un magnifique noir et blanc photographié merveilleusement donne un charme certain. Le drame de l'épidémie n'est qu'un prétexte pour décrire un conflit générationnel entre un père et son fils sous le regard désolé du petit-fils et neveu. Un très grand film à la fois dure et empreint d'une certaine nostalgie. Site : Selenie
    Akamaru
    Akamaru

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    3,5
    Publiée le 28 mars 2013
    Indomptable. Insoumis. Rebelle. Provocateur. Ecorché-vif. Il y a du James Dean dans la prestation présente de Paul Newman. Considéré comme un fils indigne par son vieux père,propriétaire d'un ranch dans l'Ouest Texan,il noie ses névroses dans la consommation d'alcool et de femmes,avec le coup de poing facile. Il y a donc aussi aussi du Marlon Brando,et plus généralement cette mode de l'Actors Studios. Souvent considéré comme un western moderne avant l'heure,"Le plus sauvage d'entre tous"(1963) raconte sur le mode de la chronique familiale et pastorale,les relations complexes entre les différents membres du ranch,incluant un paternel à la rancoeur tenace(Melvyn Douglas),un neveu admiratif mais inexpérimenté(Brandon De Wilde)et une gouvernante d'âge mûr marquée par les hommes(Patrcia Neal,oscarisée). Le cinéma de Martin Ritt n'exclut pas les longueurs,et souligne un peu trop lourdement les conflits;mais il a aussi le chic pour des images marquantes,telles que l'extermination du troupeau de vaches atteint de fièvre aphteuse,ou celles de la tentative de viol. Un bon classique.
    CH1218
    CH1218

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    3,5
    Publiée le 23 septembre 2017
    Les conflits générationnels sont au cœur de ce drame en forme de western contemporain de Martin Ritt. Un film qui vaut surtout pour la qualité des interprétations. Paul Newman se la (sur)joue révolté à quelque part entre James Dean et Marlon Brandon, alors que la figure paternelle est assurée avec un vrai brio par Melvyn Douglas et celle de la gouvernante par une excellente Patricia Neal. Ils s’adjugeaient à eux deux d’ailleurs, 2 des 3 Oscars que « le plus sauvage d’entre tous » glana en 1964.
    il_Ricordo
    il_Ricordo

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    4,0
    Publiée le 29 juin 2012
    Une belle particularité du genre ! Le Plus sauvage d'entre tous est un western en noir et blanc et cinémascope, se déroulant dans les années 60. De nombreuses scènes typiques du western l'inscrivent à coup sûr dans ce genre : les bagarres dans les bars, le petit jeune qui n'arrive pas à se faire prendre au sérieux, le père mécontent de son fils, le ranch qui va mal etc. Martin Ritt s'impose comme spécialiste du western avec cette version moderne des mythes de l'Ouest, et sans grand personnage charismatique. Paul Newman tient le rôle alors à la mode, typique de l'Actors Studio, du désinvolte, paresseux, jeune et violent. Il va même jusqu'à tenter de violer la gouvernante de la famille, interprétée avec succès par Patricia Neal, récompensée pour son rôle, après avoir été injustement écartée des feux de Hollywood. La scène la plus marquante du film est sans nul doute ce qu'on pourrait appeler un "bovicide" : on abat la totalité des bêtes du grand-père dans la peur de la propagation d'une épidémie. Ce massacre est véritablement effrayant, mettant mal à l'aise tous ceux qui y prennent part, bien qu'ils ne le regrettent pas. On ne voit pas les bêtes tomber les unes après les autres, mais les tireurs alignés au bord de la fosse. Puis, les détails sordides du remblaiement nous sont épargnés mais bien suggérés par une tribu d'agents de la mort.
    Jean-luc G
    Jean-luc G

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    3,5
    Publiée le 22 septembre 2017
    Une histoire de cowboys dans les années 1960 - pas 1860! - toujours les grands espaces, mais on va en Buick pour boire un coup en ville et on écoute de la country sur un transistor! On vit de l'élevage, on en meurt si la fièvre aphteuse pointe son nez dans le troupeau. Beau portrait de famille, autour d'un affrontement père-fils, presque a la hauteur de "A l'est d'eden". Newman, en fils rebelle, est excellent. Alma la bonne , seule présence féminine dans le ranch, esquisse un pas de libération face au fils macho. Belle tranche de vie, bien filmée, qui dresse un portrait des ancêtres de l'électorat rural de Trump d'aujourd'hui… Une jolie découverte. TV1 - septembre 2017
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 2 août 2011
    Je ne sais trop quoi dire sur ce film si ce n'est qu'il est génial. La photographie est vraiment parfaite (c'est aussi pour ça qu'il ne prend pas une ride), la direction des acteurs également, de même que la réalisation. Et Paul Newman, même en salaud complet, réussit à nous paraître sympathique grâce à la force de son charisme.
    anonyme
    Un visiteur
    4,5
    Publiée le 17 janvier 2014
    Commençant par une très belle musique et la scène d'une voiture sur une large route, ce film nous fait entrer de suite dans une atmosphère dramatique. Martin Ritt imprime sa marque d'entrée de jeu avec un Paul Newman rugueux au tempérament abrupt et aux réactions violentes. Il incarne Hud Bannon, un coureur de jupons, hâbleur, le fils de Homer Bannon (Melvyn Douglas, un éleveur de bétail, sans cesse en opposition avec Hud, frivole et désintéressé par l'élevage. Au travers de cette fresque, Martin Ritt nous dresse le tableau d'un conflit de génération entre un père attaché aux valeurs traditionnelles, intègre et travailleur et son fils, brutal, complètement amoral et sans scrupules, qui ne pense qu'à s'amuser et souhaite vendre les terres. Brandon de Wilde joue le rôle du petit-fils Lonnie, proche de son grand-père Homer Bannon et aux antipodes du caractère de Hud. Paul Newman est vraiment à l'aise dans ce rôle très fort de crapule sans vergogne, plus intéressé par l'argent que par le dur labeur d'éleveur. Idem pour Melvyn Douglas qui incarne à merveille un vieil homme digne et honorable. Les trois générations d'hommes coexistent avec la gouvernante Alma, une veuve aux manières directes et authentiques, incarnée avec brio par Patricia Neal, qui sera récompensée par un oscar pour ce rôle. Il faut savourer la scène du grand-père et son petit-fils, chantant avec toute l'assistance dans la salle de cinéma, une chanson qui sera un grand succès dans les années soixante. Ce film ne tient en rien du western mais bien du genre dramatique, un chef-d'œuvre parmi la riche cinématographie de Ritt.
    sunsetbld
    sunsetbld

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    4,0
    Publiée le 25 août 2007
    Rebel with a cause. Avec sa psychologie détaillée des personnages, "Le plus sauvage d'entre tous" est dans la veine des adaptations de Tennessee Williams, parfaitement rendues à l'écran ("Un tramway nommé désir" de Kazan, "Une chatte sur un toit brûlant" de Brooks ou "Propriété interdite" de Pollack). Comme Visconti avec "Le guépard", Martin Ritt ("Norma Rae", "Stanley et Iris") met en scène un film crépusculaire dans lequel il est question du déclin d'une famille masculine du Texas. A cause du caractère teigneux de Hud (un formidable Paul Newman), qui noie son mal intérieur dans la boisson, et aux hasards malencontreux de la vie, la lignée des Bannon va s'entre-déchirer. Le poids du passé, qui renaît soudain, ne va pas arranger les choses puisqu'on apprendra, au fil du récit, que Hud est responsable de la mort accidentelle de son frère. Quant au fils du défunt, Lonnie, il vit dans ce climat suffocant de non-dits. Pour détendre l'atmosphère, le patriarche a fait appel aux services d'une gouvernante. La contamination du cheptel, seule source financière, va être le début de la fin... La magnifique photographie en noir et blanc accentue la tragédie des Bannon.
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