Les Deux Cavaliers
Note moyenne
3,0
233 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

41 critiques spectateurs

5
2 critiques
4
6 critiques
3
11 critiques
2
15 critiques
1
4 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Norbert Sautelles
Norbert Sautelles

19 abonnés 679 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 juin 2022
Quelle surprise.... John Ford n'a pas réalisé uniquement des films qui montrent comment les Étatsuniens devraient être, mais ici comment ils étaient (et sont toujours pour ce qui concerne le racisme). John Ford nous montre un Far West où il y a l'alcool, la saleté, le cynisme, le racisme, l'individualisme, l'appât de l'argent comme motivation, la bêtise (entre les deux fils tarés, et l'adjoint du shérif qui semble demeuré), et la justice expéditive (voir le lynchage du jeune indien) ou alcoolisée (les prisonniers libérés parce que le juge est ivre mort...). Voire le sexe avec Madame Gomez qui vient de donner naissance à un petit garçon, alors que son mari est mort depuis douze mois. Même les Indiens sont calculateurs avec Henry Brandon qui livre la femme de Woody Strode sachant que cela permettra de se débarrasser de lui.
La partition musicale (George Duning) n'est par contre pas du tout adaptée à la noirceur du film; elle est nominale et ressemble à n'importe quelle partition de Victor Young des années cinquante: mièvre à souhait.
Donc cet univers faiblement reluisant et engageant est surprenant chez John Ford. Mais cela fait du bien et empêche le film de sombrer dans la mièvrerie. Le film évite aussi la séquence chanson. Ce qui est très bien.
Le héros, ici James Stewart, qui n'est pas mutique comme dans le western spaghetti, mais en possède toutes les caractéristiques listées au début. D'ailleurs, la fin avec James Stewart qui part avec Linda Crystal ressemble plus à une convention narrative qu'à quelque chose de plausible.
Richard Widmark rentre plus dans la peau d'un personnage positif.
Les relations des deux personnages principaux avec leurs amoureuses respectives sont très bien écrites. Que ce soit James Stewart avec Annelle Hayes (dans le rôle de Belle, celle qui fait fuir James Stewart qui ne veut pas s'engager avec elle) puis Linda Cristal. Ou Richard Widmark avec (Shirley Jones, solaire). D'ailleurs le seul élément positif du film est la romance de Richard Widmark avec Shirley Jones.
Nous nous demandons si ce film n'a pas influencé ou créé le western spaghetti. Ceux-ci déboulant en 1963 et 1964 avec les films de Mario Caiano ou plus connus, ceux de Sergio Corbucci (Le Justicier du Minnesota, 1964) ou Sergio Leone (Pour une poignée de dollars, 1964). Le film est sorti en Italie en septembre 1961. Nul doute que Sergio Leone s'est précipité pour le visionner.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 247 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 juin 2021
Le ton est fréquemment à l’humour, James Stewart cabotine abusivement et Richard Widmark fait ce qu’il peut sur un sujet qui aurait mérité une plus grande attention. Affligé par la mort de son ami Ward Bond, John Ford accouche d’un petit western de commande qu’il qualifiait lui-même de "pire merde que j’ai tourné en 20 ans". C’est exagéré même si, effectivement, « les Deux Cavaliers » n’a de loin pas l’étoffe de ses plus grandes réussites.
soulman
soulman

140 abonnés 1 404 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 mai 2021
Un très beau western de John Ford, où l'opposition entre les personnages joués par James Stewart et Richard Widmark est souvent savoureuse, sur un sujet rarement traité, mis à part dans incontournable "The Searchers". A voir absolument ne serait-ce que pour une des dernières scènes, terrible, dans laquelle le jeune indien reconnaît l'air de la boite à musique conservée religieusement par sa sœur aînée.
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 730 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 décembre 2019
Un western honnête qui fait la part belle aux deux acteurs principaux. JS est excellent en personnage désabusé et caustique.
Peu d'action mais une histoire qui tient la route
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 mars 2017
Quel dommage d'avoir un tel sujet, une telle affiche et de ne pas savoir en faire quelque chose de vraiment marquant. Sur la fin de sa carrière, J. Ford a tourné quelques films plus pour l'argent que pour l'amour de l'art et quand en plus, un de ses amis très chers meurt durant le tournage (en l'occurence W. Bond, qui meurt chez lui), il y a de quoi avoir envie de tout balancer. Du coup, on se retrouve avec un western qui compte quelques belles scènes, de bonnes idées mais aussi qui traîne un sacré paquet de défauts, à commencer par des acteurs en roue libre : J.Stewart cabotine honteusement tandis que R. Widmark peine à transmettre de l'énergie. Du coup, si le départ est plutôt enthousiasmant et que l'humour permet de passer un bon moment, le reste du film peine à exploiter ses thématiques tout en restant captivant. Du coup, l'ennui pointe son nez et on reste un peu circonspect. Dommage, mais l'opus suivant de Ford, sans doute remis de la mort de Bond, offrira à Stewart et au genre un film d'un tout autre calibre puisque ce sera l'immense "L'homme qui tua Liberty Valance". D'autres critiques sur
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 760 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 décembre 2014
Deux ans après The Horse Soldiers (1959), John Ford tournait ce film, Two Rode Together. En France, le premier a été intitulé Les Cavaliers, et le second, Les Deux Cavaliers. Belle inspiration, encore une fois... Mais peu importe. Ford poursuit son grand tableau de l'histoire des États-Unis et reprend, pour ce film de commande, des thèmes qui lui sont chers. Le thème principal, déjà bien développé dans La Prisonnière du désert, concerne les femmes et les enfants blancs qui ont été kidnappés par les Indiens et contraints d'adopter leur mode de vie. Un thème qui s'inscrit dans le temps et met en évidence le difficile voire impossible retour aux sources pour ces individus, une réadaptation parfois non voulue ou rendue insupportable par une population blanche qui finalement ne les accepte plus, adoptant à leur égard une forme de racisme ordinaire. Dans le film, deux personnages font ainsi leur retour. Méprisés et considérés comme des bêtes de foire, ils étaient, selon un personnage, "mieux traités par les Comanches"... Le propos antiraciste du film, éloquent, lui confère en partie sa qualité.
Deuxième thème cher à Ford : la notion de justice (individuelle et collective) qui prend, vers la fin de l'histoire, une teinte très noire et laisse un goût très amer, avec la destinée du personnage de Running Wolf, adolescent violent "rapatrié" contre son gré. Cette noirceur et cette amertume trouvent cependant un contrepoint étonnant dans la tonalité générale du récit, véhiculée par un autre grand thème fordien s'il en est, l'amitié virile. Une amitié croquée avec une drôlerie irrésistible (assez rare chez Ford...), via des dialogues bien piquants, caustiques voire vachards. Une amitié fondée sur l'association des contraires. D'un côté, le personnage incarné par James Stewart dans un contre-emploi (ou presque) : shérif gredin qui ponctionne aux commerces de sa ville 10 % de leurs recettes, qui n'hésite pas à exploiter la détresse humaine... Bref, un personnage avide et cynique, apparemment sans coeur ni morale. De l'autre côté, le personnage incarné par Richard Widmark, lieutenant de l'armée, désintéressé, réglo et plutôt humaniste. Cette amitié improbable trouve ses atomes crochus dans un certain goût pour la bière, les femmes (dont l'une que les deux hommes semblent bien connaître, jusqu'aux petits secrets cachés dans sa lingerie) et surtout dans un antiracisme farouche.
Ces Deux Cavaliers surprennent au final par ce mélange paradoxal mais heureux de légèreté et de gravité, d'humour et de sens tragique. Très bien écrit (en matière de dialogues comme en matière de construction dramatique, avec la reprise à la fin d'éléments scénaristiques du début), le film témoigne d'une science du divertissement et d'une conscience politique propres à Ford, dans un registre pas si classique que ça, celui du western social, sans action spectaculaire ni rythme trépident (l'affiche française est trompeuse), sans grands espaces non plus. Western aux ciels plombés et aux ambiances nocturnes. Western plutôt intimiste, toujours intelligent, percutant, savoureux. Western que l'on peut préférer, dans la filmo de Ford, à certains de ses grands classiques, plus monolithiques, plus lourds (Les Cheyennes, par exemple).
Bardon de Kater
Bardon de Kater

17 abonnés 67 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 10 juin 2014
Si vous n'avez vraiment rien d'autre à faire que de voir Widmark et Stewart discuter le bout de gras assis sur un tronc d'arbre en plan fixe pendant dix minutes, courez-y, sinon faites comme moi : fuyez ! (sur un cheval de préférence)
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 23 avril 2014
Nous sommes loin des meilleures réalisations de John Ford, pourtant auteur de westerns mémorables et quelques chefs-d'œuvre en sus. Le film commence sur un ton plutôt comique et mis à part les bons cigares, cela en devient vite ennuyeux : des dialogues soporifiques, de l'action totalement absente, un gros sergent ventripotent, voilà à quoi nous avons droit. Le scénario manque assurément de rythme et d'originalité, et ce n'est pas la présence de deux supers stars de l'époque, Richard Widmark et James Stewart, qui sauve la faiblesse de l'histoire. Bref, un western sans enthousiasme qui se fait oublier naturellement entre la dive bouteille et les personnages le cul sur un tronc. Décevant pour du John Ford, un film mal monté, inexpressif au canevas médiocre. Une curiosité, Woody Strode en chef indien.
Frédéric Le Mouël
Frédéric Le Mouël

24 abonnés 264 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 septembre 2013
Un western particulièrement décevant : certes le sujet est intéressant (le déracinement, le choc des cultures), quelques scènes sont émouvantes (la détresse des parents, "la boite à musique"), mais le tout suscite l'ennui. L'interprétation de James Stewart en aventurier cynique et de Richard Widmark en militaire zélé, transparente et sans conviction chez l'un comme chez l'autre, n'arrange pas les choses.
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 mars 2012
Comment de jeunes blancs enlevés par des Indiens finissent-ils par devenir Indien à leur tour et ne peuvent revenir à la civilisation américaine ? Un sujet d'une force inouïe... Mais un film raté, hélas. Avec ces "Deux cavaliers", Ford ne parvient jamais à prendre la pleine mesure de son sujet et réalise au final un film, somme toute, assez lourd, dominé par l'interprétation de Richard Widmark. Même le grand James Stewart ne semble guère concerné par une réalisation qui souffre d'un excès d'académisme et qui pèche cruellement d'inventivité. Que dire du scénario, aussi poussif qu'ennuyeux. Dommage... Le sujet en valait pourtant la peine.
selenie

7 446 abonnés 6 661 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 novembre 2011
Ford réalise là un western de qualité comme toujours mais qui reste en-deça de ses grands chef d'oeuvres. Le scénario est balisé le parallèle entre les deux amis reste trop abrupte ; le soldat trop vertueux et le shérif est une saloperie (même si c'est Stewart et donc il y a obligation d'araser le caractère de son personnage). Malgré tout le duo Widmark-Stewart fonctionne à merveille et le film évite l'écueil d'une mission parfait. En effet au final ce western est tragique et donne une vision crépusculaire (rare chez Ford) de la fin de la conquête de l'ouest. On flirte parfois avec le racisme le plus pur mais en serait-il autrement à la période où se déroule le film ?! Un bon western, classique mais des dizaines d'autres films de Ford sont bien au-dessus.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 27 août 2012
Oeuvre mineure dans la filmographie de John Ford. Une idée de départ prometteuse mais le scénario s'effiloche au fur et à mesure. Pas beaucoup de surprise et James Stewart cabotine exagérément, un peu décevant.
real-disciple
real-disciple

114 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 juin 2011
Les Deux Cavaliers est un western de facture classique avec ses beaux paysages, ses chevaux et ses indiens, mais on a du mal à rentrer dans l'action, ça manque de profondeur. Il faut aussi noter que le film n'aurait pas eu de cachet sans la présence des deux héros du genre, Stewart (dans un rôle inhabituel) et Widmark en militaire discipliné, qui noue une amitié avec le shérif Guthrie McCabe. Rien de bien surprenant, Ford dira même que ce film est "la pire merde que j'ai tourné en vingt ans", moi j'irais pas jusque là même si c'est loin d'être le meilleur de Ford mais ce film se regarde gentiment, surtout qu'il aborde pas mal de sujets et qu'on peut aisément passer de l'humour au plus sérieux.
fritzlang1971
fritzlang1971

31 abonnés 421 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 juin 2011
Le shérif Mccabe part en compagnie du lieutenant Jim Gary en territoire indien. Ils sont chargés de négocier avec les comanches la restitution de prisonniers blancs enlevés jeunes. Film de commande de 1961 du grand John Ford que je trouve moyennement réalisé. Film porté par les deux grosses pointures que sont James Stewart et Richard Widmark.
TTNOUGAT

701 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 avril 2011
Ford est le cinéaste de tous sentiments y compris de la pudeur; c'est sans doute pour cela que tant de critiques professionnels ne voient en ''Les deux cavaliers'' qu'un film mineur parmi ses 58 parlants. Pire, certains traitent McCabe de cynique et de corrompu alors que dans la scène finale Belle (Anna Lee) dira à Jim « Comment une femme avec mon expérience peut-elle à ce point mal juger les hommes ? » Cette phrase s'adresse évidemment aussi aux spectateurs. Ce film est proche du miracle tant il est parfait. Je n'en ai vu aucun qui parle du racisme de cette façon mais il parle aussi du Dieu de Jésus-Christ, de celui des indiens, sans oublier les athées. Il parle de l'Amour, des grands principes moraux, d'une certaine idée de la droiture et enfin de l'argent, si indispensable et si dérisoire à la fois. En bref il contient la philosophie du bonheur pour qui veut bien la voir. Il montre aussi les pires défauts des hommes : le lynchage final, avec la musique enfantine du pendu accompagnant sa propre mort, est insupportable. Plus on regarde ce film et plus on trouve Ford admirable : la mise en scène est aussi belle que celle de ''La prisonnières du désert'' (les extérieurs en moins puisque ils n'ont pas lieu d'être), il n'y a qu'à admirer. Le sujet est si grave que Ford a choisi de le traiter avec un humour permanent, ce qui n'empêche pas les larmes de bonheur ou d'émotion à plusieurs reprises, ne serais-ce que quand Guthrie essaye de trouver une coiffure à Elena. D'ailleurs la beauté  radieuse et douloureuse qui se dégage du visage de Linda Cristal est inoubliable. Je ne sais que dire tant ce film éveille en moi toutes les connaissances acquises durant ma vie et tant je l'aime. Pas un seul film ne me fait autant rire et pleurer à la fois. Parmi les 500 westerns que j'ai du voir (il en a été tourné plus de 20.000) c'est le plus profond mais je pense que pour le ressentir pleinement, il faut aussi bien connaître l'oeuvre de John Ford ce qui demande un peu de temps et de patience.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse