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    Thérèse Raquin
    note moyenne
    3,2
    102 notes dont 21 critiques
    répartition des 21 critiques par note
    1 critique
    9 critiques
    6 critiques
    4 critiques
    1 critique
    0 critique
    Votre avis sur Thérèse Raquin ?

    21 critiques spectateurs

    chrischambers86
    chrischambers86

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    4,0
    Publiée le 16 mars 2009
    Un très beau film fort bien contèe ou l'on retrouve le style si personnel du rèalisateur Marcel Carnè! Adapter Emile Zola n'est pas chose aisèe, surtout quand on transpose l'action à l'èpoque actuelle, surtout quand le metteur en scène lui-même refuse le mot d'adaptation! Charles Spaak et Carnè ont pris de telles libertès avec le roman qu'on peut presque parler d'oeuvre nouvelle! Simone Signoret apporte de l'humanitè, de la sensibilitè dans ses rôles et pour "Thèrèse Raquin", personnage très noir, elle donne à elle seule toute sa justification à l'entreprise! Le film raconte l'histoire de deux amants poussès au suicide à cause d'un amour impossible! Raf Vallone, Jacques Duby, Sylvie et Roland Lessafre sont tous exceptionnels! A la sortie de "Thèrèse Raquin" en 1953, les critiques saluent unanimement la performance de Signoret dont la volontaire sobriètè n'a jamais ètè aussi convaincante! Une oeuvre admirablement pensèe et rigoureusement calculèe...
    tomPSGcinema
    tomPSGcinema

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    4,0
    Publiée le 3 mai 2013
    Pas lu le roman d’Emile Zola, mais parait-il que cette adaptation n’est pas vraiment d’une grande fidélité au matériau d’origine. Quoi qu’il en soit et grâce à une histoire passionnante, à la formidable prestation des comédiens (Simone Signoret, Raf Vallone et Roland Lesaffre sont parfaits) et à la subtile mise en scène d’un Marcel Carné totalement à son aise, j’ai particulièrement bien apprécié ce mélodrame français des années 50.
    Ryce753
    Ryce753

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    5,0
    Publiée le 20 mai 2013
    Inspiré du roman d'Emile Zola, ce "Thérèse Raquin" est un excellent drame noir, sombre et pessimiste signé par le réalisateur Marcel Carné. Aidé par de bons comédiens et un scénario bien écrit, Carné réalise là un de ses meilleurs films comme l'était aussi le très bon "le jour se lève" avec Gabin. Un petit mot également sur la musique dont le thème musical, assez joli, est en parfaite adéquation avec l'ambiance à la fois romantique, mélancolique et triste du film. Un classique des années 50 comme il y en avait beaucoup à cette époque fertile pour le cinéma français.
    tuco-ramirez
    tuco-ramirez

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    4,0
    Publiée le 30 mai 2013
    Thérèse est une jeune femme qui a été contrainte par sa tante à un mariage arrangé avec son cousin, mariage auquel elle n’a pas osé s’opposer car la dite tante l’a recueillie à la mort de ses parents. On comprend vite que Thérèse n’est pas du tout épanouie dans cette union car le mari est avant tout un fils à maman que celle-ci surprotège et qui a trouvé grand bénéfice à imposer à Thérèse de prendre sa relève. Elle vit d’ailleurs toujours avec le couple et régente la vie de la maisonnée. Thérèse s’occupe dorénavant à sa place du commerce de tissus qu’elle possède et la vieille tante organise des parties de cartes tous les jeudis qui ont pour seul but de les satisfaire elle et son fils et de renforcer leur complicité ! Cette triste vie de la jeune femme pourrait durer encore longtemps si l’amour, le vrai, ne pointait pas le bout de son nez sous les traits d’un bel ouvrier italien devenu par incidence ami du mari de Thérèse… Dès la première scène, le tour de force de Marcel Carné est de nous montrer combien Thérèse se sent isolée dans ce drôle de trio où le véritable couple est en fait formé par la mère et son fils. Ils sont au bord du Rhône ( l’histoire se déroule à Lyon). Le mari de Thérèse joue à la pétanque soutenue par sa « maman » alors que Thérèse, dos tourné, contemple le fleuve qui s’écoule, en toute liberté, liberté qui a elle lui fait si cruellement défaut ! On pense tout d’abord que Thérèse est la sœur de l’homme, vu comment la veille femme s’adresse à elle en la tançant. On comprendra plus tard seulement le vrai lien de parenté entre les deux jeunes gens et la raison de notre méprise. Il faut saluer dans ce film la performance du jeu de Simone Signoret (dont ce film signera un des accès à la notoriété), tout en retenue et qui porte sur le visage toute la souffrance et la frustration due à la résignation. Pourtant Thérèse est quelqu’un de caractère qui ne s’en laisse pas compter mais ses valeurs morales et la dette dont elle se sent redevable vis-à-vis de sa vieille tante l’empêchent de briser ses chaînes. Lorsque l’amour se présente à elle sous les traits de Laurent, elle préfère d’abord y renoncer (elle refuse de s’enfuir avec lui) puis choisit pour y parvenir de tenter de convaincre son mari qu’il vaut mieux mettre un terme à leur union. Ce qui est dramatique, c’est que l’on comprend bien que c’est son entêtement dans l’honnêteté qui va faire indirectement son malheur… Ce film, que l’on pourrait avoir quelques réticences à regarder vu sa date de réalisation, est passionnant de bout en bout et surtout n’a pas pris une ride. En plus de nous toucher par le destin pathétique de Thérèse et de son amoureux, Carné grâce à une mise en scène très maîtrisée manie aussi parfaitement bien le suspense et la tension dramatique (scène notamment où la tante monte dans la chambre de Thérèse alors que les 2 amants s’y sont réfugiés). Le regard de la vieille tante à la fin du film fait ainsi froid dans le dos et est annonciateur des tourments futurs de Thérèse Cependant, ce que l’on peut reprocher au réalisateur, et que déjà soulignèrent en négatif les critiques de l’époque, est de s’être bien éloigné de la trame narrative du roman de Zola dont pourtant il affirme s’être inspiré dès le générique d’entrée ! En effet, chez Zola, les personnages de Thérèse et de Laurent sont décrits comme soumis à leurs désirs et leurs pulsions ce qui les conduit au meurtre prémédité du mari puis à la folie destructrice, alors que chez Carné, la morale et la droiture des 2 amants restent assez constantes et c’est d’ailleurs ce qui rend leur histoire et le drame qui la clôt si touchants. Ne boudons donc pas notre plaisir et avouons que, même si le film de Carné eut peut-être mérité un autre titre que celle d’une héroïne mal retranscrite (Carné cherchait-il par là-même à profiter du succès du roman de Zola ?), il n’en demeure pas moins d’une grande maîtrise dans sa mise en scène, révèle le talent d’actrice de Simone Signoret et a le mérite de dénoncer le carcan marital et la toute puissance d’une société paternaliste que subissaient beaucoup de femmes de l’époque. « La progression dramatique […] est admirablement conduite, depuis le moment où nous voyons Thérèse lentement asphyxiée par le cadre médiocre dans lequel elle vit, jusqu’aux révélations que lui apporte sa rencontre avec Laurent. Le réseau serré dans lequel les 3 personnages vont se débattre est dessiné d’un trait sans défaillance et on ne saurait relever un temps mort, une longueur dans un film que, je le répète, on ne songe à discuter qu’après coup et quand on a rendu un hommage sans réticence à un admirable technicien. » G. Charensol « Les nouvelles littéraires » 1953 Lion d’Argent à Venise
    Guillaume836076
    Guillaume836076

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    4,0
    Publiée le 13 mai 2013
    Bien sûr comme toute adaptation il y a des aspects de l'histoire originelle qui sont sacrifiés. J'ai lu Thérèse Raquin plusieurs fois. J'ai vu Thérèse Raquin plusieurs fois. Les différences sont évidentes.L'aspect psychologique et obsessionnel de leur culpabilité peu abordé par Carné à l'écran. Cependant, ce film reste, pour moi, un des meilleurs du réalisateur et le meilleur de sa période d'après guerre (n'ayant pas vu "Les Tricheurs" et "Les Portes de la nuit"). Tous les codes du cinéma "réaliste" d'avant guerre imprègnent l'adaptation et la mise en scène. Et c'est une réussite de ce point de vue là au niveau de l'atmosphère et du jeu des acteurs, tous superbes: Signoret, Vallone, Jacques Duby et, surtout, l'impressionnante Sylvie, qui excelle tant dans l'emphase que suppose son rôle de mère toute puissante que dans le mutisme, jouant de ses regards lourds de sens, quand elle reste paralysée par le choc de la mort de son fils.. Comme le dit Patrick Brion, ce film est le dernier représentant du cinéma d'hier (le réalisme poétique), car après Thérèse Raquin, ce cinéma ne fera plus recette et n'aura plus de digne représentant. Le cinéma évolue comme la société d'après guerre évolue: le chemin vers une nouvelle vague...1953, fût une année charnière... Mais c'est une autre sujet.
    Jean-François S
    Jean-François S

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    3,5
    Publiée le 29 août 2010
    Transposition moderne de l'oeuvre d'Emile Zola. Carne prouve ici qu'il n'a rien perdu de son génie malgré le peu de moyen qu'on lui a octroyé pour faire ce film. On reconnait ici son sens du détail jusqu'au moindre accessoire.
    Caine78
    Caine78

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    4,0
    Publiée le 16 février 2007
    Du très grand cinéma à la francaise. Alors bien sur, quand Carné adapte Zola, on imagine bien comment tout cela va se finir, mais l'on ne peut s'empêcher d'être impressionné par l'incroyable maitrise de Carné, dans son style si personnel et inimitable. L'atmosphère est rendue de manière brillante, et Simone Signoret signe sans aucun doute l'une de ses plus belles prestations. Autour d'elles, les autres acteurs sont tout aussi brillants, à l'image de la toujours magistrale Sylvie et de l'excellent Roland Lesaffre, jouant l'un des thèmes basiques de Carné : Le Destin. Bref, un grand et beau film désenchanté, que l'on oubliera pas de sitot.
     Kurosawa
    Kurosawa

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    3,5
    Publiée le 15 février 2014
    N'ayant pas lu le roman de Zola, ma critique sera entièrement objective. Le scénario est plutôt bien mené, même s'il a des airs de déjà-vu. La tension que Carné installe est convaincante, en s'appuyant notamment sur d'excellents acteurs. Ces derniers donnent une certaine profondeur dramatique à leurs personnages atypiques et faibles. Un film qui se distingue par sa cruauté mais qui ne condamne jamais d'avance ses protagonistes. Une belle réussite.
    Glouyie
    Glouyie

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    2,5
    Publiée le 18 mai 2016
    Certains diront que c'est un bon film mais quand je regarde un film qui s'appelle "Thérèse Raquin" je m'attend d'abord à ce qu'il y ait un peu plus de points communs avec le livre. Les seuls passages qui relient le film au livre sont les prénoms des personnages, et [spoiler]Camille qui meurt (et encore ce n'était pas la même mort!)[spoiler] Assez déçue.
    loulou451
    loulou451

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    4,0
    Publiée le 31 août 2015
    Un poil en dessous de "La clé des songes" ou de "Hôtel du Nord", ce "Thérèse Raquin" illustre toutefois de fort belle manière la maîtrise de Marcel Carné. Certes avec un scénario s'inspirant du roman d'Emile Zola, difficile de passer à côté de son sujet. Simone Signoret, dans le rôle de Thérèse, maîtresse de Raf Vallone, brille par son interprétation. Son duo plutôt convaincant permet au film de prendre toute sa dimension. Certes si Carné n'atteint pas la maîtrise de Renoir, qui, avant la guerre, avait lui aussi fait de "La bête humaine" de Zola, un de ses chefs-d'œuvre, celui-ci signe toutefois un très beau film.
    Flavien Poncet
    Flavien Poncet

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    1,0
    Publiée le 7 juin 2008
    Avec «Thérèse Raquin» (France, 1959), Marcel Carné met en œuvre l’adage populaire qui voudrait rendre à César ce qui lui appartient. En adaptant à l’écran le père du réalisme littéraire, le cinéaste du réalisme poétique retourne aux origines de son art. Cette réminiscence du foyer artistique originelle permet de mettre en évidence la réalisme que d’autres films de Carné occultent. «Les Portes de la nuit», un des précédents films de Carné, révèle davantage la poésie de Prévert et Carné tandis que «Thérèse Raquin» insiste sur le réalisme des films carnéiens. Une des causes majeures à ce changement provient de l’absence de Jacques Prévert dans la création du film. Aux dialogues désespérés est substitué un certain prosaïsme incarné par une virulence de coups. Les pairs de claques qu’essuient Roland Lesaffre témoignent de cette âpreté revendiquée. Outre ce rappel au réalisme littéraire, Carné évoque également le roman «Le facteur sonne toujours deux fois» de James Cain et l’adaptation que Luchino Visconti en fît en 1942 avec «Ossessione». Cette accointance qui lie «Thérèse Raquin» à «Ossessione» rappelle la filiation que partage le réalisme poétique et le néo-réalisme. Le second dérivant du premier, ce rapport observé est logique. Toutefois, bien que les cinéastes italiens tel Visconti s’inspirent de ceux français comme Carné, «Ossessione» fût réalisé avant «Thérèse Raquin» ce qui ne rend que labile le rapport des deux œuvres. L’accointance qui lie le réalisme poétique de Carné au néo-réalisme de Visconti n’en est pas moins patente. Le film est-il alors contraint dans les carcans du réalisme ? Carné, comme dans chacun de ses films, conserve les poussières de sa poétique prévertienne en révélant la sourde carnation des chairs et en baignant les visages d’un limbe éblouissant. Sur les bords du Rhône et dans les rues de Lyon, Carné délocalise de son décor favoris (Paris) pour venir filmer, ainsi que l’impose l’ouvrage de Zola, dans les quartiers lyonnais.
    Attigus R. Rosh
    Attigus R. Rosh

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    3,5
    Publiée le 10 février 2018
    Thérèse Raquin est une adaptation plutôt réussie du roman de Zola. Simone Signoret est d'une justesse remarquable dans ce rôle. Raf Vallone et Jacques Duby sont bons eux aussi. L'histoire est évidemment très bien (on parle de Zola tout de même), les rebondissements offrent une vraie dramaturgie au film. Difficile de ne pas avoir d'empathie pour le personnage de Thérèse Raquin, au vu de ce qu'elle traverse. Une belle histoire.
    Bertie Quincampoix
    Bertie Quincampoix

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    4,0
    Publiée le 27 décembre 2014
    Thérèse Raquin s'ennuie à mourir, coincée entre un travail peu passionnant, un mari puérile et mesquin et une belle-mère jalouse et acariâtre. L'arrivée d'un bel Italien va bouleverser sa vie, dans tous les sens du terme. Inspiré du roman éponyme de Emile Zola, ce film est superbement mis en scène par Marcel Carné et magnifiquement porté par Simone Signoret et Raf Vallone. Le scénario est plein de rebondissements inattendus et nous emmène par forcément là où on s'y attend. Du grand art.
    Fêtons le cinéma
    Fêtons le cinéma

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    3,5
    Publiée le 17 avril 2018
    Très voire trop librement adaptée du roman éponyme zolien, cette relecture de Thérèse Raquin ne conserve que l’emballage, en évacue l’essence. Ce qui intéresse Marcel Carné n’est pas tant la folie progressive de ses protagonistes travaillés par leur crime que l’intrigue policière destinée à les coincer. Autre fatalité, ici judiciaire, que celle développée par Zola, là héréditaire et terriblement humaine. La caméra nous place en omniscience despotique où les acteurs ne sont que des pions joués sur un plateau ; tout est rapporté à la loi, rien à la nature de l’homme. Quelques mentions sanguines ou nerveuses ne suffisent pas. Pourtant le film s’avère d’une qualité indéniable ; mais son erreur réside dans la démarche d’adapter une œuvre qu’il ne fait qu’effleurer, enveloppe prétexte à un scénario dont les grandes lignes coïncident avec le roman. Ainsi que le nom des personnages, certes. Carné lyophilise Thérèse Raquin dont la végétation policière ne rend guère hommage à la grandeur de son modèle. Adaptation bâtarde mais bon film néanmoins.
    bellini
    bellini

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    3,5
    Publiée le 22 septembre 2011
    La France de la petite bourgeoisie entre la fin de la guerre et les trente glorieuses. A cette époque, on trompe, on tue mais on ne part pas. Le poids du monde pèse encore sur les hommes. Le mot fatalité a encore un sens. Le film est peu fidèle à Zola et c'est tant mieux. Le vieux Lyon filmé en noir et blanc est très beau et très glauque. Le film s'inscrit dans la lignée des "Voici le temps des assassins", Ossessione", Gervaise...un réalisme plus tragique que poétique.
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