La Chair et le sang
Note moyenne
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119 critiques spectateurs

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Naughty Doc

1 041 abonnés 530 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 janvier 2023
Toujours un bonheur de revoir ce western médiéval (où les protagonistes sont finalement les méchants de l'intrigue), qui contrairement à sa réputation sulfureuse voire choc, est un très grand film sur le changement d'une époque moyen-âgeuse à une société plus civilisée.
Cela se traduit évidemment par le perso d'Arnolfini Jr, homme savant face à la dimension rustre des mercenaires de Martin, se basant avant tout sur la violence et leurs croyances religieuses (on y voit même les progrès de la médecine et l'ouverture culturelle à travers une seule scène). Tout y est, même avant son projet avorté Crusade qui traitait des mêmes thématiques !

Bien sûr, le tout jouit d'une fabrication exemplaire pour le 1er film américain de Verhoeven, ramenant avec lui un Rutger Hauer tout en charisme animal, son compatriote le chef op' Jan de Bont (qui nous abreuvera des visuels inoubliables de Die Hard, Octobre Rouge ou Basic Instinct) et sa 1e collab avec le grand Basil Poledouris.

Un spectacle fastueux et subversif, loin du romantisme ou du classicisme affilié au genre, qui révèle également Jennifer Jason Leigh dans un rôle exigent et magnifique, où la princesse en détresse se réapproprie son corps et sa sexualité.

Bref, le plus grand film médiéval qui soit !
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 064 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 décembre 2022
Cru, audacieu, un brin vulgaire, je n'avais jamais vu un film médiéval de la sorte. Un mélange de film libertaire que faisait Verhoeven en Hollande dans les 70's et un film hollywoodien gros budget qu'il a fait par la suite. Un film du coup comme une transition de ses deux mouvements. C'est très kitch un peu ringard parfois mais distrayant et finalement assez couillu !
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 avril 2022
Il n’y a rien de magnifié dans ce film hautement historique et barbare de la même façon. Excessif, bordélique, sexuel, le Moyen-Age selon Verhoeven ressemblait donc à ce tableau édifiant de soldats qui s’écharpent, de mercenaires qui pillent, violent et se goinfre de manière pantagruélique. L’histoire est celle d’une vengeance suite à une trahison du seigneur qui ne paie sa dette aux mercenaires engagés pour reprendre le château. Si la volonté de remettre le Moyen-Age dans le sens des réalités de l’époque est patent, la perspective que nous en offre Verhoeven tient simplement d’un bon film historique, spectaculairement mis en scène, au point parfois de friser le nanar. Le final notamment où la belle princesse kidnappée par les méchants attend sans impatience l’issue du combat entre ses deux prétendants. Jennifer Jason Leigh est encore toute jeunette à l’époque, mais déjà bien aguerrie pour affronter de mâles conquêtes. Dont Rutger Hauer, bien fringant dans sa pelure de méchant, se fait la malle à sa façon. On s’en contentera
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Frédéric M.
Frédéric M.

239 abonnés 2 163 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 avril 2022
Un très bon film de Verhoven dans une veine Game of Thrones avant l'heure. C'est sexe, violent, bien joué, bien film. Beaux décors, histoire prenante. Un bon cru qui vieillit bien
cinono1

366 abonnés 2 277 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 avril 2022
Le hollandais violent, alias Paul verhoeven, filme le moyen age. Et les obsessions du cinéaste peuvent s'en donner à coeur joie : Dans un délire anarchiste et païen, violence, barbarie, dépravation, hypocrisie sociale, sans oublier une absence totale de respect de la parole donnée à une époque ou la loi était la violence. Bref, les temps sont rudes et c'est un portrait au noir, comme souvent, que dresse le cinéaste dans une charge qui n'oublie pas non plus de s'en prendre au clergé et à son abus de pouvoir. Après une première heure épique, l'ensemble se tasse dans sa 2e partie qui voit les mercenaires prendre possession d'un chateau et se laisser aller à tous les abus. Paul Verhoeven a du mal à faire avancer son histoire, et a sortir de la logique hédoniste et destructrice de ses héros mais livre un de ses plus beaux et plus fort portrait de femme au travers de personnage de Jenifer Jason Leigh, toute jeune à l'époque.
Luuuuuuuuc
Luuuuuuuuc

26 abonnés 858 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 septembre 2021
Rutger Hauer en string.

Ce film nous conte la survie et le désir de vengeance d'une compagnie de mercenaires floués par leur commanditaire.
C'est dur, sans concession, avec quelques moments de rare beauté, mais aussi très cru, comme cette scène où les membres de la compagnie se dessapent pour brûler leurs vêtements. Tout le monde à poil sauf le chef de la bande et, soyons honnêtes, c'est grotesque. Jennifer Jason Leigh, elle, pour un de ses premiers films (elle retrouvera Rutger Hauer dans The Hitcher l'année suivante), est absolument renversante de sensualité, de malice et d'intelligence luttant pour sa survie au milieu du chaos.

Il n'y a dans cette danse macabre, sur fond d'une Italie qui a depuis longtemps entamé sa Renaissance, ni gentils, ni méchants mais tous les personnages finissent par devenir attachants tant ils sont vrais.

Verhoeven nous livre avec cette oeuvre un manifeste naturaliste où rien n'est caché... sinon l'intimité de Rutger Hauer.
konika0
konika0

37 abonnés 778 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 août 2021
Chaos.
Pour son premier film anglophone, Verhoeven le néerlandais tourne en Espagne avec des acteurs australiens et américains (entre autres). C’est un petit pas vers les States. Nous sommes au début du XVIème siècle en Europe féodale et on suit un groupe de guerriers mercenaires. Suite à une bisbille avec leur ancien employeur, le seigneur Arnolfini, ils préparent une vengeance. Au même moment, Arnolfini tente de marier son fils avec Agnès, une jeune nana de la haute, belle et pure comme la rosée du matin. Celle-ci va tomber entre les mains des mercenaires et de leur terrible chef Martin. La promise va devoir s’accommoder de la situation pour survivre. C’est dans un certain chaos que tout ça commence, une scène de bataille, de pillages et d’exactions en tout genre. On est tout de suite dans le bain, et on ne cessera de patauger dedans jusqu’à la fin de ces deux heures. Pour bien comprendre à quoi on a affaire, il faut se figurer le conte classique, à la Disney si on veut : Dans un royaume paisible, un jeune et charmant prince aux intentions pures rencontre et tombe amoureux d’une jeune et belle princesse. Celle-ci court un grand danger et le prince usera de sa force, de son intelligence et de ses valeurs positives pour la sauver. A la fin, ils se marient et tout le tralala. C’est bon, on a bien l’image en tête ? Parfait car le film de Verhoeven propose une version pervertie de chaque élément du synopsis habituel. Dans ce monde de chaos plein de foi mais sans morale, notre princesse Agnès perd sa virginité au cours d’un viol collectif et parvient à s’en sortir en simulant le plaisir et en séduisant le chef de ses violeurs (schéma récurent chez Verhoeven). Son attachement au jeune prince est surtout le fait d’une plante magique ou plutôt une plante en laquelle est placée la foi, plante née du sperme d’un pendu. Rien à voir avec la logique du destin donc. Les deux personnages antagonistes, le jeune prince et le terrible Martin sont en fait les deux faces d’un même personnage, comme pour signifier d’une part que le prince n’est intéressant que s’il on voit sa part sombre et d’autre part qu’Agnès aime les deux personnages justement pour leur opposition radicale. Elle aime l’amour chaste et le sexe. Au cœur du récit, c’est encore une histoire de femme victime du patriarcat, condamnée à ruser et à manipuler pour s’en sortir. C’est toujours du côté de la femme que se situe l’intelligence humaine … et toutes les ambivalences. Car chez Verhoeven, il n’y a ni oie blanche, ni sainte. Au rayon religieux justement, Verhoeven décrit la foi comme un processus de manipulation des crédules par le pouvoir. De fait, elle permet de faire accepter les décisions autoritaires et elle est donc à géométrie très variable. On retrouvera cette idée dans Benedetta. Pour en revenir à la forme, c’est du cape et d’épée cracra. L’image n’a pas tant vieilli que ça mais elle manque de sel et de contrastes. L’interprétation est caricaturale mais au fond, ça colle avec le propos. A la musique, Poledouris signe sa première partition pour Verhoeven, une composition efficace mais trop présente car trop épique. Quant au développement du récit, il fait la part belle à une exposition bienvenue mais il souffre de quelques longueurs. En bref, c’est surtout pour ce qu’il raconte qu’on aimera la Chair et le Sang. Pour le reste, le film est de bonne facture mais semble parfois trop brouillon. Néanmoins, ça reste un fort bon moment.
Renaud  de Montbas
Renaud de Montbas

38 abonnés 683 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 juillet 2021
On m'avait vendu ce film de Paul Verhoeven comme une oeuvre sombre et violente sur le moyen-age, le choc a été rude mais pas dans le sens que j'imaginais... "la chair et le sang" c'est plutot la chair dans toute la loooongue première partie du film ou ca copule dans tous les sens, le sang ne faisant une timide apparition qu'en fin de parcours. Entre scènes d'une miévrerie digne d'Angéligue marquise des anges, et une violence qui ferait interdire aux moins de 18 ans un épisode de Thierry la fronde, difficile de trouver un vif intéret à ce film. La plaisanterie a quand même couté 10 000 000 $ ce qui devait etre un gros budget en 1985. A moins que Rutger Hauer en ai pris la moitié en cachet, je ne vois pas. 1.5 / 5. Cruelle désillusion
orlandolove
orlandolove

169 abonnés 1 731 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 novembre 2019
Le casting inégal et des accrocs scénaristiques empêchent le film de fonctionner à plein malgré quelques séquences percutantes et très osées.
gimliamideselfes

3 436 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 novembre 2019
Je suis un peu déçu de La chair et le sang. En réalité le film est vraiment bon, on y retrouve le sexe, la violence propre à Verhoeven et très clairement il s'amuse avec son histoire. Je veux dire qu'on a un mec que les gens suivent parce qu'il s'appelle comme un saint dont ils ont trouvé la statue... Clairement c'est excellent, l'idée est géniale et voir le personnage de Rutger Hauer ne pas être duper et s'en amuser ça a quelque chose de réellement délicieux.

Mais je pense que la force du film est l'absence de manichéisme. En fait dans un scénario traditionnel Rutger Hauer serait un méchant unidimensionnel et Steven le jeune prince serait un être fondamentalement habité par la bonté. Et la force du film c'est de passer plus de temps avec le type qui devrait être le méchant et donc d'épouser son point de vue sur les événements et donc fatalement nuancer les notions de gentil et de méchant dans cette sombre affaire.

Sombre affaire qui part quand même d'un bel acte de saloperie de la part du seigneur local refusant de payer les soldats qui l'ont aidé à reprendre son château. J'aime beaucoup lorsque les choses ne sont pas binaires, lorsque tout est gris, ambigüe...

Une autre chose ambigüe est l'héroïne du film, cette jeune princesse à sauver qui semble jouer un double jeu dangereux, voulant être secourue par son doux prince, mais se laissant malgré tout séduire, ou plutôt éprouvant malgré tout une certaine forme d'attraction physique envers son ravisseur. Ambigüité maintenue jusqu'au bout et ça c'est chouette.

Disons que c'est un réel plaisir de voir ce film totalement exubérant et finalement loin des représentations chevaleresques du Moyen Âge. On n'est clairement pas dans Perceval le Gallois. D'ailleurs, c'est plutôt intéressant, même si le personnage de je-sais-tout est assez insupportable, de voir les temps évoluer, de voir comment on passe de la période médiévale à l'époque moderne, de voir comment les superstitions ont la vie dure, de voir comment petit à petit on fait évoluer les mentalités. Après je dois avouer que le personnage de Steven m'a un peu dérangé avec ses inventions, sa science, car il sait trop de choses. Néanmoins j'apprécie la fin lorsque son personnage devient bien plus nuancé, car il commet malgré une action assez horrible.

En fait ce que je reprocherais au film et c'est très personnel, c'est qu'il m'a plusieurs fois fait sortir de l'histoire avec son cheval de Troie à échelle, la peste qui a un temps d'incubation très variable et qui devient quasiment instantané lorsque l'exige le scénario, alors qu'une ellipse était possible et aurait permis de gagner de crédibilité, ou bien encore lorsque des types se prennent la foudre et survivent. En fait j'ai un peu l'impression que par moment le scénario se réveille et se dit "ah ouais, merde, il faut qu'il se passe ça" et qu'ils trouvent une solution de facilité. Je trouve ça un peu décevant, car le reste est franchement réussi. Alors on peut bien entendu passer outre ces quelques fautes de goût, ce côté un peu trop outrancier et abusé et passer un excellent moment.

Bref, très clairement c'est un film à voir, mais j'en attendais plus, ou plutôt devrais-je dire, j'en attendais un peu moins... moins de trucs qui sont un peu absurdes et impossibles. Mais sinon, super film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 septembre 2019
un film grandiose comme seul Verhoeven pouvait pondre, un chef d’œuvre combinant aventure médiéval et drame ultra violent signature propre a son son auteur, Rutger Hauer paix a son âme est tout simplement épatant j'ai encore beaucoup de mal aujourd’hui a digéré que ce grand monsieur est été jeté en pâture a des téléfilm exécrables de médiocrités comme un vulgaire Steven Seagal ( je ne désapprouve pas tout les films de ce dernier mais vous comprendrez la comparaison ). il interprètera ici l'un des rôles les plus splendides de sa carrière de part son charisme théâtral et sa belle gueule néerlandaise, il y'a tant a dire sur son impressionnante prestation. Breff, la chair et le sang est indéniablement l'un des plus solides métrages de Paul Verhoeven, je l'est malheureusement vu tard et je pense que passer a coté d'un tel film serait indigne de n'importe quelle cinéphiles. Indispensable ! Bon voyage monsieur Hauer.
riverainpsy
riverainpsy

44 abonnés 433 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 juin 2018
Si au fond on cherche le réalisme il faut ici passer son chemin . L'interêt de ce film , par ailleurs remarquablement rythmé et sans temps mort , c'est une réflexion sur l'âme humaine , dans une veine bien flamande ou néerlandaise , jouant en permanence sur les oppositions : grotesque et gravité , cruauté et solidarité , instincts et raison , péché et amour , science et foi , politique et fraternité , devoir et égoïsme ....Personne ici n'est épargné : tous tour à tour monstres et héros . Verhoeven livre peut-être ici son meilleur film : quand le divertissement hollywoodien en costume ( transposable en western par exemple) rejoint Bosch et Bruegel. D'ailleurs pour boucler la boucle on a revu un Rutger Hauer veillissant incarner le célèbre peintre dans une longue méditation sur les mêmes thèmes ( la cruauté sauvage en moins) . Une oeuvre majeure.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 mars 2018
S'il n'est pas exempt de quelques faiblesses, ce drame médiéval violent, sanglant et érotique distille une atmosphère particulièrement intéressante dans sa description réaliste de l'époque. Première œuvre de Paul Verhoeven tournée en anglais après ses succès aux Pays-Bas, La chair et le sang constitue un film-charnière dans la carrière du cinéaste, et préfigure ses réalisations américaines. Le rôle incarné par Jennifer Jason Leigh s'inscrit dans la tradition des héroïnes chères au réalisateur, tant son ambiguïté face aux événements auxquels elle est confrontée est forte.
gandalf001
gandalf001

20 abonnés 952 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 février 2018
Le début est lent et pénible mais les personnages finissent par rendre le film intéressant. Les scènes de violence n'ont de nos jours rien de choquant. C'est un film original qui mérite d'être vu.
Housecoat
Housecoat

139 abonnés 393 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 février 2018
Un film majeur pour sa reconstitution des aspects les plus rudes du Moyen-Âge. Paul Verhoeven a le terrain de jeu tout trouvé pour mettre en pratique son goût pour la violence et le sexe, et il s'en donne à cœur joie en dépeignant un environnement sale où la sauvagerie et l'assouvissement des pulsions règnent en maîtres pour la domination ou pour la survie. Sans toutefois être un défouloir, les thématiques traités dans le film sont actuelles, le groupe de mercenaires hauts-en-couleur mené par Rutger Hauer s'apparente à une minorité communiste resserrée reposant sur le partage mais convoitant par-dessus tout les richesses des autres qui eux, trahissent et emploient des minorités à leurs seuls bon vouloir. Ces deux castes évoluent dans une époque qui accentue encore plus les messages politiques (guerre bactériologique, aliénation, prise de pouvoir, lutte des classes, lutte religieuse, avancée technologique, médecine). Aucune branche n'est à se rattacher pour le spectateur, on ne peut que suivre l'avancée de ces combats qui n'amène qu'à une fin parfaitement menée à l'aboutissement logique pour le personnage de Jennifer Jason Leigh. Le film tient bien son nom.
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