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beautifulfreak
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4,0
Publiée le 22 mai 2011
Premier film tourné en anglais par Paul Verhoeven, La chair et le sang est une oeuvre barbare et survoltée, dont la violence et la noirceur sont souvent tempérées par l'humour "moyenâgeux". Ce n'est pas Les visiteurs pour autant, la sauvagerie et la bestialité sont présentes tout au long du film et le scénario réserve de machiavéliques surprises. Rutger Hauer compose un héros cruel un peu stupide, cela change de films comme Brave heart ou Robin des bois, où l'héroisme est magnifié. Verhoeven se permet certaines audaces qu'un réalisateur américain traditionnel ne pourrait peut-être pas oser.
Même avec du recul, je n'arrive pas à trouver ce qui pourrait motiver quelqu'un d'aller voir ce film. Scénario navrant, décors moyens, pauvre musique... bon courage.
Un film qui a certes vieilli, mais intéressant car loin des clichés Hollywoodiens. Amoral, violent, vulgaire, ce film a bel et bien du choquer à sa sortie il y a 20 ans. Les acteurs surjouent mais rendent l'ensemble sympathique et Jennifer Jason Leigh est vraiment éblouissante en prisonnière victime du Syndrome de Stockholm. Critique envers la religion, le communisme ce film est plus engagé qu'il n'y parait. A voir.
Vestige d'une époque où les réalisateurs à Hollywood bénéficiaient encore d'un peu de liberté, "La chair et le sang" est probablement un des films les plus sous-estimés de l'histoire. Les premières minutes du film annoncent la couleur; Verhoeven ne laisse aucune place à l'héroïsme, la morale et la poésie, tous ses personnages étant soit des tueurs, des voleurs, des violeurs, des manipulateurs, des opportunistes, des fanatiques religieux ou des prostituées. L'occasion donc pour le hollandais violent de dépeindre avec brio un moyen-âge cru, barbare, malsain et un brin fantasmé, mais tellement fascinant. Le couple Rutger Hauer - Jenifer Jason-Leigh crève littéralement l'écran tant les deux acteurs arrivent à donner vie à cette fresque épique et surréaliste, aidé par la musique phénoménale d'un Basil Poledouris en grande forme qui n'a fait mieux qu'une seule fois; c'était pour "Conan le barbare" de John Milius. Bref inutile de tourner au tour du pot, "La chair et le sang" est un chef d'oeuvre total.
Un film divertissant malgré une époque incertaine, on est plus au 14eme siecle qu'au 16eme... Le film est bien réalisé, on reconnaît le goût pour la violence de Paul Verhoeven (scène de viol quasi insoutenable, meurtres sanglants, langage grossier) ce qui peut allourdir le propos trop brut et le film mérite son interdiction aux moins de 16ans. Ce qu'on peut retenir c'est que ce film s'inscrit dans du pur divertissement, il y a peu de prouesses esthétiques ou d'acteurs incroyables, encore moins un scénario solide car parfois on a l'impression qu'on va on ne sait trop où, mais l'ensemble est bien rythmé, alors on en redemande.
Il s'agit indéniablement du meilleur film moyenâgeux jamais réalisé. Tout d'abord, il y a l'ambiance, poisseuse, réaliste, presque apocalyptique, un monde cruel dans lequel des hommes et des femmes tentent de survivre malgré les difficultés et en renonçant presque à leur humanité. Le scénario comporte de nombreuses obsessions du réalisateur et il trouve en R. Hauer, J. J. Leigh et T. Burlinson les acteurs parfaits pour composer son triangle amoureux. C'est dur, âpre, ultra-violent, bourré de sexe, de perversions et de fantasmes avec au milieu cette ombre morbide de la Peste qui plane et qui terrifie. Si les scènes de batailles m'ont parues assez molles, cela est compensé en de nombreuses occasions par d'autres, par des répliques, par des détails infimes mais qui font toute la différence avec le reste des films du genre et il y a surtout son final, dantesque, éprouvant, sanglant, déchirant sans oublier des plans d'une beauté à couper le souffle. Du grand, bu beau, du vrai cinoche.
Un des meilleurs films de Paul Verhoeven, malheureusement souvent moins connu que ses gros succès. Déjà auteur d'une demi-douzaine de métrages aux Pays-Bas, le cinéaste dispose donc de toutes ses capacités pour son premier film américain (néanmoins co-produit avec les européens). On retrouve d'ailleurs ce qui fait la marque de fabrique de celui qu'on surnommera bientôt le "hollandais violent". La Chair et le sang est qui plus est un des rares films où Verhoeven est activement participé à l'écriture du scénario puisqu'il en est le co-auteur. Le réalisateur procède à une attaque en règle du fanatisme religieux et de la récupération cynique qui en est souvent faite et impose un discours fortement anticlérical. Le budget très limité dont il dispose ne l'handicape pas plus que ça. Pas de scène de bataille dantesque certes, mais visuellement le film résiste très bien à l'épreuve du temps et le cinéaste, aidé par une musique comme toujours exceptionnelle de Basil Poledouris, parvient à donner une véritable ampleur à son récit et tient toutes les promesses du titre en n'épargnant aucun détail au spectateur. Verhoeven nous dépeint l'époque charnière du début du XVIe siècle qui voit la raison et le savoir commencer à s'opposer à toutes les formes de superstitions et de dogmes figés dans leurs certitudes. On est déjà historiquement parlant dans la Renaissance mais Verhoeven fait subsister une imagerie médièvale très marquée, ce qui offre au film un univers visuel passionnant, montrant la fin d'un monde et la naissance d'un autre, chacun d'entre eux étant symbolisé par les deux personnages masculins principaux. L'intellectuel brillant et inventif Steven s'opposant au guerrier brutal et charismatique Martin, joué par un Rugter Hauer fascinant (quelle carrière il aurait pu avoir en travaillant avec plus de metteurs en scène de ce calibre), avec Jennifer Jason Leigh en guise de trophée récompensant le vainqueur. Pour son premier rôle, l'actrice n'a pas fait dans la simplicité (chez Verhoeven en général les acteurs trinquent pas mal) mais elle s'avère magnifique de bout en bout dans son personnage de prisonnière forcée de donner le change et de manipuler le chef de cette bande de mercenaires par instinct de survie et qui finira par nouer une relation ambigue avec son geôlier. Il s'agit du personnage le plus intéressant, et qui plus est, s'avère être le centre du film, les hommes s'entretuant par la faute de cette sorte de déesse de l'Amour (elle ressemble étrangement à la Vénus de Boticelli). La meilleure scène du film est d'ailleurs annonciatrice de cette tuerie à venir, Verhoeven y faisant preuve de son sens de l'humour très grinçant. Il s'agit de la scène "romantique" où les personnages de Steven et Agnès tombent amoureux et échangent un premier baiser au pied d'un arbre après lequel sont accrochés deux pendus à moitié décomposés.
Un film peu intéressant. beaucoup de violence, les plans sont moches. C'est malsain, pas du tout épique... Un film médièval sans héros est original. Mais, sans humour, suivre une bande de malfrats pervers c'est fatigant. J'y ai pas cru une seconde, c'est surjoué... Au moins dans "orange mécanique" il y a de la poésie.
Un chef d'oeuvre,un véritable classique sur le Moyen âge tel qu'il était.Le film est d'une violence rare et sans pitié,le scénario est passionant,la photographie sublime(le film ne vieillit pas) et l'interprétation de rutger hauer est magistrale dommage que cet acteur fut aussi mal utilisé à hollywood.
Le film qui a révélé "Paul Verhoeven" au grand publique. Une Histoire médiévale violente, sadique et répugnante finalement très réaliste qui dépeint un monde sans pitié et sans morale. "Rutger Hauer" est une fois de plus excellent en mercenaire implacable prêt à tout pour satisfaire ses fantasmes. Une reconstitution soignée et des paysages grandeurs natures pour un film choc qui porte indéniablement la marque de fabrique du réalisateur Hollandais. Sombre, immoral et sans concessions, "La chair et le Sang" ne vous laissera pas de marbre, "I Love It" !
LE film médiéval par excellence. Oeuvre charnière du hollandais fou entre sa période européenne et sa période américatine. Le récit se déroule à la frontière entre le Moyen âge et la Renaissance, "quelque part en Europe", la peste fait encore des ravages, et on commence à voir apparaitre des armes à feu. Un seigneur, voulant reprendre son château qui lui a été subtilisé, engage une troupe de mercenaires barbares et sans scrupules pour regagner son bien. Une fois chose faite, il ne tient pas parole et chasse ces derniers par la force. Emmenés par le rusé Martin (Rutger Hauer) leur vengeance n'en sera que plus terrible, d'autant plus qu'ils parviennent à kidnapper Agnès (JJ Leigh), la promise de Steven (tom Burlison), l’héritier du seigneur... Pas vraiment de héros ni d'anti-héros dans ce film très cru, violent, sensuel, mais en tous les cas passionnant, avec ses gueules patibulaires, son curé meurtrier, ses prostituées délurées, le tout porté par le charisme de R. Hauer et la sensualité de J J Leigh.
Un classique de Verhoeven,c'est-à-dire un film ultra-violent et bien malsain mais incroyablement intelligent.Les personnages sont,à l'image de l'intrigue,remarquablement construits,Rutger Hauer est formidable et le scénario dense nous passionne jusqu'au dénouement de cette oeuvre sur laquelle souffle un fabuleux vent de liberté.Une sorte de road-movie médiéval,en somme.
"La Chair et le Sang" est incontestablement un film complètement raté. Présenté par certains comme un successeur de l'inoubliable "Excalibur" de John Boorman, on aurait plutôt tendance à chercher du côté de "Conan le Barbare" pour décrire la ringardise 80's d'un film où Paul Verhoeven sombre régulièrement dans le nanar. On se prend donc souvent à hurler de rire devant le spectacle un peu grotesque d'un curé illuminé vociférant des prophéties idiotes, de la coupe "mulet" du héros ou encore de scènes de batailles très cheap où une armée composée de sept malheureux chevaliers attaque un chateau défendu par une poignée de renégats dépenaillés à coup de tranches de chiens pestiférés... Malgré tout, il y a toujours chez ce cinéaste une obsession charnelle qui fascine, une absence de pudeur assez baroque. Comme dans "Basic Instinct" ou "Black Book", c'est une femme ardente, ambiguë et souvent dévêtue qui se retrouve au coeur de l'intrigue. Jennifer Jason Leigh y tient le joli rôle d'une innocente victime qui, prenant conscience de sa sensualité et du pouvoir qu'elle lui confère, se rend maîtresse de son destin... un nanar d'auteur, donc.
Bizarrement j'ai bien aimé ce film ... C'est vrai qu'il est gore, mais comme ça a été dit les personnages sont vraiment attachants et c'est difficile de prendre parti pour les adversaires, personne n'est réélement gentil ou méchant. Par contre, moi j'aurais fait une fin différente ... ;)
Bref, ce film vaut la peine d'être vu au moins une fois.
C'est regardable, mais alors si vraiment on n'a rien d'autre à voir ! Historiquement, c'est truffé d'erreurs. Le scénario ne mène à rien si ce n'est à juxtaposer gros plans sur les seins de l'héroïne (en même temps c'est Verhoeven -> Turkish Delices) et quelques scènes d'actions plus ou moins risibles (surtout celle du char). La Chair et le Sang est parfois cité souvent comme une référence ... j'ai toujours pas compris pourquoi ... Quitte à voir des combats chevaleresques autant se tourner vers les valeurs sûres telles Excalibur.