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Tristesse et déprime orientale. Pour les non-connaisseurs, c'est une bonne approche de Téhéran avec cette image de la ville du haut trustée par les (hyper) riches qui contemplent leur pouvoir sur la ville du bas, dépotoir des (plutôt) pauvres, avec ses égouts, canalisés, mais quand même à ciel ouvert. C'est l'image d'un peuple schizophrénique qui a vécu à l'occidentale et qui a du mal à vivre au moyen âge islamique. On se croirait dans Valérian et Laureline agents spatio-temporels ! Surtout quand, au contraire de l'idéal communiste chinois, les fractures sociales sont encore plus humiliantes et sans l'opium du peuple. La solution envisagée par le principal protagoniste est sans doute la bonne, avec son pendant; l'exil. Pour une fois, ce n'est pas un film intello, toujours fatiguant de non-dit persan, mais un road-movie citadin franc du collier vu par les doubles perdants de la révolution iranienne. Bravo à Kirostami qui fait enfin un scénario efficace et sans fard. On sera plus réservé sur le réalisateur, qui, en plus de mal diriger ses acteurs, a des difficultés avec les éclairages et les plans, surtout quand on voit ce qu'on peut faire avec des plans fixes dans "Turning gate". Par contre, on se croit parfois dans un vieux Melville ou Duvivier avec des évocations des quartiers sordides très "françaises".
Ajoutée le 04 sept. 2011 à 18h52 Signaler un abus
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