Ciné Live
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Ex. : Dark Shadows, UGC Paris, 69001, Marseille...
Attention, chaque magazine ou journal ayant son propre système de notation, toutes les notes attribuées sont remises au barême de Allociné, de 1 à 5 étoiles.
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Certes, c'est tellement poseur et maniéré que ce jusqu'auboutisme force l'admiration. Très classe, mais plus à sa place dans une galerie à la mode.
Un film expérimental construit exclusivement en plans-séquences, avec le silence pour seul langage et un vrai casting underground d'écorchés vifs où Guillaume Depardieu et Béatrice Dalle, couple maudit par excellence, semblent confondre leur souffrance personnelle avec celle de leur personnage. Un concept risqué exploité jusqu'au bout, auquel on n'adhère, ou pas, dès la première scène du film.
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Leigh se fourvoie dans un salmigondis épate-galerie qui ne provoque qu'ennui et consternation. Seuls à l'écran, débarrassés des contraintes d'un scénario, les interprètes sont en roue libre : ils en font trop (Béatrice Dalle cabotine dans le registre de la souffrance intériorisée) ou au mieux, ne font rien (Guillaume Depardieu qui passe faire quelques coucous). Impossible d'adhérer à cette escroquerie morale, dernier vestige de l'art moderne, qui atteint un niveau de cynisme rarement dragué et humilie autant qu'un bon crachat à la gueule. Simplement nul.
Grossièrement autoréflexif, Process archive ses principes bressioniens et met en boîte ses plans-séquences obsolètes pour un déménagement qui n'aura jamais lieu. L'obscénité succède à l'ennui quand, à intervalles réguliers, s'exhibe un fragment de corps malade. Sein manquant de l'actrice, prothèses rangées dans un tiroir, estomac qu'on imagine déchiré par des bris de verre avalés, et -combe?- jambe déjà atteinte de Guillaume Depardieu, amputé à la fin du tournage.
Pas négligeable d'un point de vue formel, cette chronique quasi muette d'une mort annoncée n'en demeure pas moins d'une complaisance et d'une gratuité énigmatiques.
Tourné dans des dominantes rouge et noir, selon une mise en scène non dénuée de hiératisme, le film aboutit au final à l'inverse de l'effet escompté : l'intention, le design, la volonté d'art. Dommage.
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Une oeuvre d'art pour happy-few, presque dénuée de dialogues, où les excès sexuels (scène d'amour à trois assez violente) et morbides (ingestion de verre pilé) sont compensés par le raffinement du dispositif. Trop raffiné pour nous, à vrai dire.
Leigh peut toujours se revendiquer de Garrel ou Carax, ses images sont pensées sur le mode de la performance, et assez peu du cinéma. Le monde qu'il croit déshabiller n'est fait que de références. Ce sont peu ou prou les nôtres, pourtant leur juxtaposition a quelque chose de cuistre qui en désamorce l'effet : elles viennent s'étouffer les unes les autres. Sinon, Béatrice Dalle y fait du théâtre d'avant-garde, essaie un plan à trois avec deux mecs bi, tente de se suicider en avalant un bol de Nesquik à base de verre pillé, passe des radios chez le professeur Carax, et visite le musée de la Mode. On vous aura prévenu.
Process affiche ostensiblement sa radicalité, sans toutefois parvenir à remuer le spectateur. (...) Rien ne vient contrarier le déroulement tranquille de ce catalogue chic et trash (musique de John Cale et oeuvre de Joseph Beuys dans le salon), en face duquel le spectateur se sent un peu de trop.
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De Joss Whedon
Avec Robert Downey Jr., Chris Evans
Action
De Roger Allers, Rob Minkoff
Avec Matthew Broderick, Jonathan Taylor
Animation
De Geoffrey Enthoven
Avec Robrecht Vanden Thoren, Johan Heldenbergh
Comédie dramatique
avec
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