18 abonnés | Lire ses 556 critiques |
On va commencer par le seul point négatif du film, c'est le titre, encore une fois "Mark Dixon,détective" traduction française de "Where The Sidewalks Ends" traduit littéralement par "Là où le trottoir se termine" , preuve irréfutable une fois de plus que les français ne sont vraiment pas bon en termes de traduction de titres de film. Et donc voilà , c'est le seul défaut que je reprocherais ,ce qui n'est pas en rapport direct avec ce chef d'oeuvre , car on peut bien le dire ici , si certains ne seront pas convaincu du perfectionnisme de l'oeuvre , on y touche très fortement les côtés. Tout est absolument au niveau ici, le scénario (un détective se retrouve face à face en quelques sortes avec ses démons au beau milieu d'une sale enquête) , intrépide doublé d'un rythme ultra efficace qui accroche le spectateur, laissent percer une mise en scène majestueuse d'Otto Preminger(que je ne connaisssais pas du tout) avec ses plans séquences d'une beauté sombre ainsi que ses plans jamais laissés au hasard. Une enquête subtile et originale emmenée par un très solide Dana Andrews(il a un petit air Cagneyéen en plus) mais aussi des seconds rôles très bien distribués tels un Karl Marlden de premier choix en chef détective ou Gary Merrill totalement crédible en gros bonnet du crime. Il est remarquable aussi que Joseph LaShelle , grand maître de la photographie en noir et blanc de l'époque, a contribué au film. Avec "The White Heat" , en plus d'être un divertissement de premier ordre, "Where The Sidewalks Ends" est incontestablement un chef d'oeuvre du film noir.
Ajoutée le 19 févr. à 18h47 Signaler un abus
En cours...

