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Che - 1ère partie : L'Argentin
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Che - 1ère partie : L'Argentin" et de son tournage !

Note d'intention

Steven Soderbergh, réalisateur du Che explique son projet : "J'ai eu envie de consacrer un film (ou deux) au Che, non seulement parce que sa vie a des allures de roman d'aventures, mais parce que je suis fasciné par les défis techniques qu'entraîne la mise en application d'une vision politique de grande envergure. J'avais envie d'illustrer en détail les efforts psychiques et physiques que nécessitèrent ces deux campagnes ; de montrer le processus par lequel un homme doté d'une volonté indomptable va découvrir sa capacité à inspirer et mener d'autres hommes. Le Che ne l'aurait sans doute jamais admis, mais le style compte. Il compte assurément dans un film, et il est un élément crucial dans la compréhension de ces deux films. Le Che : 1ère Partie est encadré par des images de la visite du Che à New York en 1964. C'est au cours de ce voyage que celui-ci exprima, sur la plus grande scène du monde, son mépris pour l'impérialisme et pour tous les pays d'Amérique Latine qui se plieraient aux demandes des États-Unis. Le corps du film évoque la Révolution Cubaine à travers le regard du Che. Les cadrages en Cinémascope et le formalisme des compositions préfigurent l'issue de cet affrontement classique entre oppresseur et opprimé. Mais combien sommes-nous à connaître le pourquoi, le comment et les acteurs de la Révolution Cubaine ?"

Un film de 4h15 !?

Lors de sa projection au Festival de Cannes 2008 en sélection officielle, le film de Steven Soderbergh fut dévoilé dans une version "intégrale" de plus de quatre heures. Pour son exploitation en salles, le Che est divisé en deux longs métrages distincts de 2h05 chacun : Che - 1ère partie : L'Argentin et Che - 2ème partie : Guerilla.

Del Toro récompensé à Cannes

Pour son extraoridinaire performance dans le diptyque de Steven Soderbergh, véritable réincarnation d'Ernesto Guevara, Benicio Del Toro est récompensé du Prix de la Meilleure interprétation masculine au Festival de Cannes 2008.

Soderbergh / Del Toro

C'est la deuxième fois que Benicio Del Toro joue devant la caméra de Steven Soderbergh, après Traffic sorti en 2001. Cette collaboration avait value à l'acteur l'Oscar du Meilleur second rôle masculin et à Soderbergh celui du Meilleur réalisateur. Sept ans plus tard, les deux hommes retrouvent également la productrice Laura Bickford.

Soderbergh, un homme complet

Depuis 1989, Steven Soderbergh change régulièrement de casquette. Il devient, tour à tour, réalisateur, producteur, producteur exécutif, acteur, scénariste, directeur de la photographie, monteur, mixeur ou encore créateur de séries télévisées. Il reçoit d'ailleurs une Palme d'Or au Festival de Cannes en 1989, un Oscar du Meilleur réalisateur avec Traffic et de nombreuses citations aux Oscars, Golden Globes ou César. Sur le Che - 1ère partie : L'Argentin il est réalisateur, producteur et son propre chef opérateur.

Le Che ne rate jamais sa cible !

Lors d'une scène de combat, un révolutionnaire cubain armé d'un lance-roquettes manque à plusieurs reprises sa cible. Le Che s'empare alors de son arme et détruit le bâtiment ennemi du premier coup. A l'origine, le Che devait manquer sa cible au premier tir, mais la lumière décroissant rapidement à la tombée de la nuit obligea la production à réduire la destruction de la cible en une seule salve fatale du Che.

Un tournage à la pointe de la technologie

Soderbergh avait décidé dès le départ de tourner en lumière naturelle avec un minimum de projecteurs. Il put bénéficier, in extremis, d'un tout nouveau prototype de caméra numérique à haute performance : la RED, qui donne une image digne du 35 mm et se distingue par sa flexibilité, sa fonctionnalité et sa légèreté (4,5 kg). "Découvrir la RED, c'est comme entendre les Beatles pour la première fois ! La RED voit comme moi. J'espère savoir un jour comment on a réussi à faire un outil aussi avancé, aussi organique, aussi remarquablement adapté au plus naturel des phénomènes - la lumière. Pour l'heure, je suis ravi de l'avoir eu sous la main, car elle a vraiment amélioré le film."

Changement de format

Alors que le Che - 1ère partie : L'Argentin est en Cinémascope, nom du format d'une image recouvrant tout l'écran de cinéma, le Che - 2ème partie : Guerilla est filmé en panoramique (le ratio passant de 2,35:1 à 1,85:1 pour les experts), réduisant la taille de l'image dans sa largeur. Pour Steven Soderbergh, le premier film "résultait d'un récit d'une victoire" et le réalisateur voulait "une version visuelle qui impliquait une image plus grande, une manière plus classique de cadrage". Mais le réalisateur sait, avec ironie, "quelle tare c'est pour un projectionniste de changer de format pendant l'entracte."

De Pedro à Steven...

Au sein de l'équipe technique de L'Argentin, on retrouve trois collaborateurs du cinéaste Pedro Almodóvar : le chef décorateur Antxón Gómez, la chef costumière Sabina Daigeler et le compositeur Alberto Iglesias. Tous trois on travaillé au moins deux fois avec le réalisateur espagnol, dont le film Tout sur ma mere en 1999.

Un travail de recherche de longue haleine

Comprendre et retranscrire le plus fidèlement la vie de Ernesto Guevara "Che Guevara" n'a pas été chose facile. "Jouer le Che a représenté un processus bien particulier et très différent de mes autres rôles", reconnaît Benicio Del Toro, principal interprète ainsi que producteur du film. "S'agissant d'un personnage historique, il fallait partir de l'homme et de ses écrits. Cela nous a conduits à étudier pendant sept ans ce que d'autres ont dit à son sujet. Parallèlement à ces lectures, je suis périodiquement revenu aux propres textes de Guevara." Pour réussir à réaliser ce dyptique avec justesse, la productrice, Laura Bickford, explique le processus que l'équipe du film et elle ont adopté : "Au cours de ces sept années, nous sommes allés à Cuba, en Bolivie, à Paris, à Miami et dans tous les lieux où des gens de divers horizons politiques avaient quelque chose d'intéressant à nous dire. J'ai été frappée par cette abondance de témoignages sur la révolution cubaine et par la masse des écrits et photos qu'elle a engendrée. Les rebelles ont vraiment couvert le sujet ! Trois hommes qui ont côtoyé le Che durant la Révolution et l'on suivi en Bolivie sont encore en vie : Pombo, Urbano et Benigno. Tous trois figurent dans Che. Nous les avons interrogés séparément et avons occasionnellement réuni Pombo et Urbano pour qu'ils nous parlent de ce qui leur était arrivé à Cuba et en Bolivie. Urbano a été notre conseiller technique en Espagne. Il a été pour nous et les acteurs une irremplaçable référence, un lien vivant avec le passé. Mais on pourrait lui consacrer un film entier ainsi qu'à chacun de ces hommes. Les acteurs avaient des questions très pointues - sur la façon dont ils maniaient les armes dans tel ou tel contexte, dont ils se déployaient dans la jungle, dont ils allaient d'un point à l'autre. Par ailleurs, nous avons couvert tout l'éventail politique, et illustrée au travers d'un personnage chacune des perspectives sur le problème."

Mais qui est Peter Andrews ?

Peter Andrews est le chef opérateur du Che. Mais il s'agit en réalité du pseudonyme sous lequel se cache l'identité du réalisateur Steven Soderbergh sur ce projet.

Le Che retardé

La productrice Laura Bickford explique que "la production de Traffic retarda de quelques années la mise en chantier du [Che] avant que Steven Soderbergh ne décide de le réaliser."
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