J_P_M
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0.5 - Nul
Un titre maudit ? Le film de Bergman (Tystnaden, en 1963) était assez sinistre. Aujourd’hui, celui d’Orso Miret est d’une lourdeur de plomb. Le plomb qu’on tire sur les sangliers au cours des deux parties de chasse du film ? Celle qui fait l’ouverture est suivie d’un long intermède où l’on décrit la population locale, d’autant plus ennuyeux que les accents et la prise de son, médiocre, ne facilitent pas la compréhension des dialogues.
Au bout d’une demi-heure, l’histoire commence enfin : Olivier, en vacances en Corse dont il est originaire, assiste au meurtre d’une commerçante par un petit voyou qui rafle la caisse. Va-t-il parler ou se taire, attendu qu’on lui susurre qu’il « ne connaît pas le pays » et qu’il risque un accident de chasse ? Cela lui prend une bonne heure avant de se décider, après qu’on l’ait affectueusement qualifié d’« assassin » une fois son premier sanglier occis (message subliminal : tuer un être humain, ce n’est pas être un assassin). De sorte qu’il va enfin tout déballer aux gendarmes. Cela fait, il rase pour la première fois sa barbe de quatre jours. Ce doit être un symbole : c’est bien connu – voyez les barbouzes –, la barbe est un accessoire de dissimulation.
Ajoutée le 31 mai 2010 à 12h29
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