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    Pasolini
    note moyenne
    2,5
    262 notes dont 40 critiques
    répartition des 40 critiques par note
    1 critique
    2 critiques
    14 critiques
    13 critiques
    7 critiques
    3 critiques
    Votre avis sur Pasolini ?

    40 critiques spectateurs

    brunetol
    brunetol

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    2,0
    Publiée le 10 janvier 2015
    Film crypté pour cinéphiles, qui y trouveront sûrement plein de choses formidablement intelligentes, ce "Pasolini" frappe surtout par l'ennui qu'il génère. Totalement opaque, cet entrelacement de scènes de vie quotidienne banale et de séquences proto-érotico-onirique, dans lequel les italiens parlent anglais la plupart du temps, parait interminable et vain. Le meilleur moment c'est l'ouverture, les quelques extraits de "Salo" qu'un Willem Dafoe transparent visionne en auditorium. Ensuite, le film tourne à vide et on s'endort devant.
    traversay1
    traversay1

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    3,0
    Publiée le 2 janvier 2015
    Le dernier jour sur terre du cinéaste du Décaméron vu par le réalisateur de Bad Lieutenant, cela ne pouvait donner qu'un film singulier, davantage un essai qu'une narration classique tentant de s'approcher de la vérité. Ferrara parle évidemment de lui-même dans ce Pasolini, tellement les deux hommes ont de nombreux points communs et, en premier lieu, celui de ne pas accepter de se fondre dans la masse et de jouer de la provocation pour réveiller une société anesthésiée par le conservatisme et le moralisme. C'est donc une sorte d'hommage, bancal, que rend l'américain à l'italien mort de façon sordide, victime de l'homophobie. Un peu embrouillé entre des scènes familiales, réalistes, et d'autres, fantasmées à partir d'oeuvres de Pasolini, le film connait quelques jolies fulgurances et Willem Dafoe joue de manière juste et sensible. Un gros regret quand même : pourquoi ces changements incessants de langue, de l'italien à l'anglais, au coeur même d'une conversation ? Un détail gênant qui contribue à rendre artificielle toute l'entreprise.
    ServalReturns
    ServalReturns

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    2,5
    Publiée le 1 janvier 2015
    Pasolini par Ferrara, le projet avait de quoi susciter l'intérêt. Mais malheureusement, le résultat s'avère assez anecdotique. Ça se laisse regarder, y'a pas de souci, et on sent Ferrara sincère, mais c'est pas foufou. Après, y'a quelques trucs sympas : déjà, Dafoe en Pasolini, c'était un super choix. Probablement l'acteur le plus ressemblant à Pasolini que je connaisse. J'aurais pas trouvé mieux. Dafoe est crédible, c'est pas mal du tout à ce niveau-là. Par contre, le film est tourné quasi-intégralement en anglais, c'est un peu dommage. Comme dans trop de films, on est à Rome, mais on parle anglais (mais on se dit bonjour et merci en italien, attention !). Autant on s'en cogne un peu quand on parle d'un blockbuster lambda, autant ça pêche un peu plus dans un film sur Pasolini... Je retiendrai quand même les deux scènes d'interview, dans lesquelles on touche au plus près du personnage, et qui sont l'occasion d'en apprendre un peu plus sur la philosophie de Pasolini. J'aurais bien aimé que ces deux scènes soient plus longues, d'ailleurs. Mais le meilleur, c'est probablement les scènes de Porno-Teo-Kolossal, ce film que Pasolini n'aura pas eu le temps de tourner, et que Ferrara illustre le temps de quelques séquences. Et qui est-ce que Ferrara est allé chercher pour jouer dedans ? Ninetto Davoli. Et le revoir (sur)jouer comme à l'époque dans ce film qu'aurait du réaliser Pasolini il y a quarante ans, c'est assez émouvant. Surtout que le deuxième personnage de ce film dans le film est tenu par Riccardo Scamarcio, qui joue lui Ninetto Davoli jeune. Le personnage qu'aurait donc joué Ninetto Davoli si le film s'était fait à l'époque (je sens que je suis pas clair, donc je vais m'arrêter là). Bref, c'est assez émouvant. Mais bon, c'est à peu près tout ce qu'il y a d'intéressant dans le film. Et pourtant, je l'ai trouvé trop court.
    Ricco92
    Ricco92

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    3,5
    Publiée le 6 janvier 2015
    On aurait pu penser qu'un réalisateur aussi sulfureux qu'Abel Ferrara (Welcome to New York) traitant un autre réalisateur au moins aussi sulfureux (Salò ou Les 120 journées de Sodome) et à la mort aussi glauque que Pasolini aurait pu donner un film très provocateur. Cela aurait été une erreur. En effet, Ferrara reste plus sage que l'on aurait pu penser et se consacre plus à l'artiste et à l'homme qu'aux aspects plus scabreux de sa vie. Il nous fait donc découvrir ses relations avec sa famille et ses amis et nous donne une idée de ce qu'était le dernier scénario du cinéaste. On pourra peut-être regretter que la situation politique dans laquelle baignait Pasolini et qui peuvent peut-être expliquer son assassinat ne soit pas suffisamment expliquées : cela peut empêcher le spectateur ne connaissant qu'approximativement le sujet de réellement comprendre l'importance de cet assassinat et le trouble l'entourant. Ferrara préfère ne montrer que la dernière version De Giuseppe Pelosi pour ne pas s'aventurer sur un sujet trop glissant (il n’échafaude pas de thèse tel un Oliver Stone dans JFK). En voulant se focaliser sur l'artiste, Ferrara permet d'intéresser à nouveau le spectateur au réalisateur de Théorème, ce qui est déjà beaucoup.
    Julien D
    Julien D

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    2,5
    Publiée le 3 janvier 2015
    Très décrédibilisé après le flop de son Welcome to New-York, Abel Ferrara avait, avec son portrait de Pasolini, de quoi se réconcilier avec le public cinéphile. Loin du schéma classique du biopic, son film reprend un concept déjà vu dans, notamment, Last days, celui de nous faire suivre les dernières heures de son personnage. Dans la peau du cinéaste-poète polémique, le choix de Willem Dafoe était une une évidence tant l’acteur lui ressemble. Deux éléments importants servent de piliers au film, d’une part les interviews, qui sont un prétexte pour développer le regard que portait le cinéaste sur la société et sur son art, et d’autre part un aperçu du film qu’il n’aura jamais eu le temps de mettre en scène. Autant les interviews sont propices à des monologues assez longs mais intéressants (bien qu’il ne s’agisse au fond que de la récitation de textes facilement trouvables dans les livres de ou sur Pasolini), autant le film Porno-teo-kolossal tel que Ferrara en met en scène quelques extraits, mais dont le scénario ne parait pas être d’une folle inventivité, permet un superbe procédé de mise en abime autour de l’acteur Ninetto Davoli, celui étant interprété par Riccardo Scamarcio (lui-aussi très ressemblant) et étant accompagné par un autre acteur, lui-même interprété par le vrai Davoli. Mais le véritable parti-pris de ce film, somme toute assez mal rythmé et trop bavard, vient de la reconstitution du meurtre de Pasolini. Cet évènement tragique, source d’hypothèses complotistes qui auraient méritées d’être au moins prises en compte, apparait comme la résultante d’une simple agression (telle que l’a décrit le suspect dans sa déposition trente ans plus tard). Cette absence de dimension politique dans ce crime odieux est justement ce que l’on reprocher à tout ce qui a pu le précéder, le scénario ne cherchant à développer que les aspects philosophiques et artistiques de sujet d’une telle manière que l’on peut en conclure qu’à travers lui, Ferrara n’a, une fois encore, parler que de lui.
    Fritz L
    Fritz L

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    3,0
    Publiée le 3 janvier 2015
    Abel Ferrara qui s’attaque à un biopic de Pasolini, on pourrait penser que c’est un peu comme un bulldozer qui déambulerait à l’exposition Baccarat au Petit Palais ! Il y a de cela, mais pas que… Certes le film occulte partiellement ce qui a fait les fondements de vie du grand maître italien, à savoir le génie de la création et le militantisme politique, ne retenant que le côté sulfureux de ses œuvres et sa vie sexuelle pleine de nuits fauves. C’est parfois un peu convenu, voire confus, mais après tout Ferrara ne cerne que les dernières heures de l’artiste, et ne tient pas à s’étendre sur la dimension sociologique de son œuvre. L’a-t-il ciblée un jour ? C’est un choix qui peut se justifier, d’autant plus que la mise en scène est particulièrement soignée, par ses cadrages aériens, ses lumières glauques ou radieuses et un découpage précis qui martèle bien la fin annoncée. Mais il y a surtout Williem Dafoe qui se glisse physiquement, voire mentalement dans la peau de Pasolini, un mimétisme des plus crédibles au point d’en oublier que nous sommes dans une fiction (lors de l’interview, par un phrasé si spécifique, quand il écrit…). Bien plus que le scénario indigent, c’est lui qui porte une certaine ferveur qui manque au film et nous fait dire que celui-ci n’est pas tout à fait vain et fat.
    Ramm-MeinLieberKritiker-Stein
    Ramm-MeinLieberKritiker-Stein

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    3,0
    Publiée le 2 décembre 2014
    En plus d'être un biopic sur le dernier jour de l'artiste controversé qu'était Pier Paolo Pasolini, ce projet éponyme transposé avec talent à l'écran par un Abel Ferrara passionné par son sujet laisse pantois, mais aussi déçu de par l'aspect du point de vue que choisit Ferrara du côté de la narration sur le sujet de la vie du génie "multi-fonctions". Un jour pour une heure et vingt-sept minutes, c'est une courte durée pour apprécier, voir s'attacher aux personnages. Et pourtant... Willem Dafoe, tout comme la plupart des seconds rôles, sont excellentissimes. Entre récit politique, critique personnelle et avisée sur la société à travers le regard amer de Pasolini et "délivrance" sexuelle très crue, cette oeuvre impressionne et agace de par son tempérament, mais mitraille, de surcroît, le spectateur en lui imposant sa vision... Ou l'hommage fou mais sincère de Ferrara à l'un de ses portraits qu'il a tant aimé... Et au cinéma tout court.
    Jean Caupin
    Jean Caupin

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    3,0
    Publiée le 5 février 2015
    Le Pasolini de Ferrara ne déçoit pas sur la forme... mais un peu voire beaucoup sur le fond... Car la prestation de Dafoe, la mise en scène, la photographie sont magistrales : on est littéralement plongé dans l'Italie des années de plomb à travers le prisme Pasolinien, cette Italie tourmentée, cette Italie qui ballote entre le conservatisme religieux, politique et l'émancipation sexuelle, révolutionnaire. Par contre la magnifique scène où un Pasolini agacé tente d'expliquer son état d'esprit, sa raison de vivre, sa vision à un critique littéraire imperméable restera lettre morte : car ensuite la trame s'accélère pour finir sur une version conventionnelle de la mort de ce poète rebelle. Dommage.
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    3,0
    Publiée le 10 janvier 2015
    J'ai tellement de choses à dire sur Pasolini l'homme que ça va être compliqué. Bon déjà il faut savoir que Pasolini est dans la liste de mes réalisateurs préférés (qui tourne selon mon humeur) dans laquelle on retrouve également Marker, Godard et Welles... et il faut aussi noter que Pasolini a réalisé deux de mes trois films préférés : l'évangile selon saint Mathieu et Théorème. Disons que là Ferrara s'attaque à un très gros poisson (si j'ose traiter Pasolini de poisson). Alors je savais que le film allait être décevant, anecdotique, on ne peut pas faire un film sur Pasolini d'une heure vingt quatre, ce n'est pas envisageable et pourtant, il y a tout un tas de trucs bien à dire sur le film de Ferrara, parce que tout simplement je savais ce que j'allais voir. Alors comme pour Welcome to New York, la photo c'est vraiment pas ça, l'image est loin d'être belle, mais il ne faut s'y attarder outre mesure, ça serait passer à côté du coeur du film. Je pense que Ferrara que je ne connais pas si bien finalement, fait un film très personnel, tout comme DSK c'était en partie lui, ici Pasolini c'est en partie lui... Disons que j'ai l'impression que Ferrare embrasse totalement son discours. Et il a raison... J'adore la scène d'introduction où il explique la tagline de l'affiche, scandaliser est un droit et être scandalisé est un plaisir... ce à quoi il ajoute que ceux qui se refusent à être scandalisé sont des moralistes. Génial ! Je ne sais pas s'il a vraiment prononcé ces mots, mais c'est tellement vrai, il suffit de l'appliquer de nos jours, on voit qui fait sa mijaurée... on identifie très bien les moralistes... C'est limite nietzschéen lorsqu'il explique qu'on l'insulte dans la rue sans déplaisir de sa part. D'ailleurs il faut savoir qu'une projection de Salo peut encore aujourd'hui provoquer quelques remous ! C'est ça d'être un génie, déranger encore quarante ans plus tard et ne jamais se démoder. Outre mon admiration pour l'homme et pour son oeuvre cinématographique (je ne connais pas le reste, il faudrait que je le lise un jour également), le film montre surtout un Dafoe qui parle anglais (ça le fait moyen), mais qui en fait assez peu pour ne pas être dans la singerie, ce que je craignais, du coup ça passe plutôt bien... L'intérêt du film est bien sûr les reconstitutions des oeuvres de Pasolini qu'il n'a pas eu le temps de faire avec Ninetto Davoli, s'il vous plaît ! Alors ce n'est pas filmé comme Pasolini le ferait, tant mieux, on n'est pas dans un pastiche grotesque ! Et franchement ça donne envie. L'autre raison c'est de voir comment sera traité la mort de Pasolini, quelle thèse va être avancée, la mafia, l'homophobie, le prostitué... J'ai l'impression que dans cette fin Ferrara tente d'humilier limite Pasolini, lui faire payer son génie... Génie que Ferrara (et que tout le monde d'ailleurs) lui envie. Il y a plein de trucs à dire sur Pasolini et il vaut mieux connaître un peu son oeuvre avant de voir le film, sinon on peut être perdu, mais c'est intéressant, je n'irai pas jusqu'à dire que c'est bien, c'est intéressant. Je n'en demandais pas forcément plus... C'est déjà ça, tous les films ne peuvent pas s'en vanter !
    Sally Ecran et toile
    Sally Ecran et toile

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    4,0
    Publiée le 16 septembre 2014
    Vu en avant première lors de festival de Deauville, Pasolini ne peut que marquer les esprits! Le film s’ouvre sur des images du film de Pasolini « Salò ou les 120 jours de Sodome ». S’ensuit une magnifique reconstitution de la dernière interview dirigée par Philippe Bouvard la veille de la mort de l’artiste italien. Les premières minutes du film donnent le ton, nous ne sommes déjà presque plus dans une fiction ! Très vite, on plonge dans la réalité de sa vie aux mœurs débridées et on suit le fil des dernières heures de celui qui, à l’époque, a défrayé les chroniques. Nul doute qu’Abel Ferrara aime celui qu’il met en scène. Jamais il ne porte un jugement de valeur sur qui était Pasolini. Il présente son monde, sa famille, ses amis, sa vie… sans l’édulcorer, juste telle qu’elle nous a été racontée dans les écrits et interview de Pasolini. Quelques références à la vie de cet intellectuel reconnu ponctuent le film de telle sorte que l’on comprend qu’un vrai travail de documentation a été fait en aval afin de ne pas faire place à l’approximation. Le point fort de ce film est sans aucun doute son casting. Willem Dafoe est y excellentissime. La ressemblance avec Pier-Paolo est telle qu’on en oublierait presque qu’il s’agit du comédien et non de Pasolini lui-même ! S’il ne parlait pas anglais, on s’y méprendrait à coup sûr ! Incarné ainsi un tel personnage prouve qu’il fait partie de la caste supérieure du cinéma américain. Les personnages secondaires sont tout aussi crédibles et apportent tous une petite pierre à l’édifice de Ferrara. Les années ’70 sont présentées de façon si réalistes qu’on se croirait plongé dans un documentaire d’époque. Quelques libres interprétations des pensées de l’écrivain sont mises en images. Inutiles ? Pas tant que cela…. Cela permet de comprendre l’état d’esprit du héros à l’époque de sa mort. Etranges, ces scènes ? Peut-être et c’est éventuellement le seul bémol du film, bien qu’elles ne desservent pas la dynamique et s’intègrent sans problème dans la trame conductrice du long métrage. La musique qui accompagne l’histoire est sublime et porteuse d’émotions. Tout sonne juste ! Ceux qui ne connaissaient pas Pasolini avant ce film sortiront déçus (voire choqués) de la salle. Pour les initiés, c’est tout autre chose ! Ils retrouveront une part de l’âme du réalisateur, auront l’impression de l’avoir côtoyé durant une petite heure et demie et d’avoir pu l’assister dans les derniers instants de sa triste vie. Quoi qu’il en soit, ce biopic est vraisemblablement une des plus réussies de ces dernières années !
    De smet M.
    De smet M.

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    4,0
    Publiée le 11 février 2015
    Dans la pénombre romaine se balade, au gré de ses inspirations, le Maestro. Salles de cinéma, ruelles, mort, tout semble obscur dans la vie de Pasolini qui pourtant, voue son existence à cette lutte perpétuelle, contre l'obscur, qui, au vu des biens tristes événements de la semaine du 7 janvier et de tout ce qui suivit, n'est pas désuète et est loin de l'être. Dans cette perspective, le présent film, prévu comme une piqûre de rappel aux penseurs libres ou initié comme la présentation au nouveau monde d'un exemple du genre pour rappeler à ceux qui vivent dans une brume constante, désespérés, qu'il en a existé et qu'il en existe encore, peut-être de moins en moins, hélas. Sous un monde enfumé par une politique politicienne rompant de plus en plus avec le réel, mordillant sa propre et impuissante queue et où les conditions précaires des uns contrastent avec l’innommable richesse des autres, il est bon de s'en souvenir. Dans ces lieux gouvernés avant tout par la corruption, que Pasolini exècre, dénonce (maintenant plutôt par des lobbys qui cachent honteusement leur vrai nom), certains ont dit non à la fatalité sociale et politique dont profitent, sans scrupules, les trois religions monothéistes qui, comme une retour vers le passé, jouissent d'une étrange suprématie et d'un absurde pouvoir. Voilà le combat de cet homme qui n'hésitait pas, seul, à attaquer sur tous les fronts mais particulièrement sur son favori : l'art, avec ses films, ses romans et sa poésie. Le film, pour y revenir, se présente donc dans un timing sinistrement « idéal » [...] Suite sur le blog de Pours Cinéphilie
    pedro49
    pedro49

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    1,0
    Publiée le 31 décembre 2014
    Une successions de scènes sans grand intérêt. On apprend au final très très peu de chose sur Pasolini. Les comédiens font ce qu'ils peuvent mais ça ne suffit pas. Ils parlent d'ailleurs presque tout le long du film en anglais avec un gros accent américain, alors qu'ils sont sensés interpréter des italiens.
    Roub E.
    Roub E.

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    1,5
    Publiée le 25 mai 2016
    Très franchement je connaissais peu de choses sur la vie et l œuvre de Pasolini avant de voir ce film, après sa vision je n en sais pas beaucoup plus. Mise à part la scène de l interview qui explique plutôt bien sa vision du monde et sa manière de concevoir son œuvre qui est plutôt pas mal; le reste du film est assez plat. En dehors d une certaine forme de noirceur habituelle chez Ferrara et qui ne me dérange pas au contraire, le film manque d inspiration et ne m'a pas franchement emballé.
    Fabien D
    Fabien D

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    2,5
    Publiée le 4 janvier 2015
    Ferrara a le mérite de sortir des sentiers battus du biopic traditionnel mais Pasolini semblait être un challenge trop important pour lui. Le film, en jouant sur la mise en abyme, le film dans le film dans le livre ou vice versa intrigue puis finit par ennuyer. Ferrara réalise un film brouillon ou l'on n"apprend rien de bien neuf sur le cinéaste de Salo. L'ensemble est esthétiquement léché, un poil racoleur et certains partis pris sont plus que contestables (scène bâclée de la mort du réalisateur) mais Willem Dafoe est parfait dans le rôle titre. Il se fond parfaitement dans la peau du cinéaste et livre une excellent prestation. Ferrara alterne le bon et le mauvais sans cesse et fait de Pasolini un projet intéressant mais inabouti!
    MickJagger
    MickJagger

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    3,5
    Publiée le 13 janvier 2016
    Ca foisonne, ça fusionne, on sent les éléments de la vie d'un cinéaste avant-gardiste hors norme. Le film s'ouvre sur l'enregistrement de la version française de Salo, et cela surprend d'entendre du français, puis de l'italien, avant que Wilem Dafoe n'alterne anglais et italien selon les scènes où il interprète à la perfection un Paulo Pasolini, intellectuel italien au regard perçant et d'une acuité politique exacerbée. Je ne connaissais rien de Pasolini, et pourtant cette reconstitution des derniers évènements de sa vie, m'ont donné un rapide aperçu de son univers fantasmagorique. La vie romaine de ce réalisateur rebelle que nous donne à voir Abel Ferrara est particulièrement réussie, la photographie est variée et volontairement effacée. Ce qui compte ce sont les personnages de cet acte cinématographique. Réflexions, interviews, repas de famille, réunions et scènes de drague vont s'alterner jusqu'au dénouement final, simple fait divers d'une vie d'un homme extraordinaire, qui tel un dieu, perdra son éternité aux contacts charnels des hommes. Beau film, cru et sulfureux.
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