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    La Montagne sacrée
    note moyenne
    3,7
    550 notes dont 76 critiques
    34% (26 critiques)
    33% (25 critiques)
    9% (7 critiques)
    11% (8 critiques)
    7% (5 critiques)
    7% (5 critiques)
    Votre avis sur La Montagne sacrée ?

    76 critiques spectateurs

    scorsesejunior54
    scorsesejunior54

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    5,0
    "J'ai toujours dit que ce que je recherchais au cinéma était l'équivalent de ce que les hippies demandaient à la drogue. Je cherchais à faire un film qui vous explose le cerveau...". Ainsi s'est exprimé Alejandro Jodorowsky à propos de ses créations cinématographiques, lui que l'on a souvent qualifié d'hurluberlu. "Le Chilien Fou" s'aventurait en 1973 dans ce qui s'annonçait certainement comme son projet le plus ambitieux, un OVNI inclassable, un trip sous mescaline que finança (pour l'anecdote) en partie John Lennon. Soyons clairs, pour l'originalité, Lynch à côté c'est "Julie Lescaut"; pour l'aspect radical dans le genre "je me fous des conventions", Godard ou Bergman passent pour Michael Bay ! Il est très difficile de décrire précisément ce qui va ou non dans les films de cet allumé tant ils visent le ressenti du spectateur et suscitent clairement son adhésion ou son rejet sans que ce soit explicable en tous points. Vous l'aurez compris, je me situe pour ma part très clairement dans la première catégorie, adorant les délires colorés et kitshs (mais en même temps incroyablement beaux, poétiques, et intelligents) d'un metteur en scène ne lésinant ni sur le sexe, ni sur la violence. Un peu de zoophilie et de scatologie ici et là, rajoutez quelques castrations et autres tortures et vous obtenez (sans oublier une bonne dose d'humour noir) ce pamphlet que l'on peut aisément qualifier d'anarchiste ou encore d'anti-clérical tant il tourne méchamment en dérision nombre d'institutions politiques et guerres idéologiques nécessitant l'aliénation de la population, chose que Jodorowsky rejette de façon très virulente. Sur le plan religieux, c'est un Christ franchement barge qui nous est présenté, capable de jouir de meurtres d'animaux, de désosser (au sens propre) ses opposants après être descendu de la croix ; il se voit régulièrement attiré physiquement par de très jolies demoiselles... Le seul point négatif, c'est que l'effet de surprise n'a cette fois-ci pas joué sur moi.
    JimBo Lebowski
    JimBo Lebowski

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    4,0
    Ayant pris la température de l'univers de Jodorowsky avec "El Topo" je partais tout de même avec un bagage pour entamer un nouveau voyage dans le crâne de ce fou furieux du cinéma, "La Montagne Sacrée" est juste une expérience comme j'en n'ai rarement vécu, un trip hallucinatoire dont on ne ressort pas indemne c'est certain. Son film déborde d'idées et de symbolisme, le parcours initiatique de neuf personnes d'influence pour atteindre l'immortalité, renoncer à leur biens matériels et au monde pour découvrir le sens de la vie, Jodorowsky dépeint la violence, la cupidité et l'obscénité de l'homme, il veut le laver de ses pêchés. Le rapport à la religion est assez critique, le catholicisme en prend pour son grade, il le voit comme une représentation corruptrice de l'individu, d'une image détournée, il le tourne même au ridicule comme dans cette scène de l'église avec le curé, semble t-il un peu dérangé sur les bords, il ouvre la voie à une autre forme de sacralisation, une sorte de secte jodorowskienne où la purification se réalise par l'apprentissage et la dépossession matérielle, on peut y voir un certain rapprochement avec le bouddhisme (déjà abordé dans "El Topo"). Il est vraiment difficile de décrypter tout les symboles de ce film, il en est rempli, pour le faire je pense qu'il faudrait le revoir plusieurs fois pour espérer y trouver des indices, mais après tout est ce vraiment utile ? Pas sur. Car ce côté quasi abstrait et très artistique qui en découle joue aussi sur notre ressenti majeur par rapport à l'objet cinématographique que propose Jodo, un peu comme analyser un tableau surréaliste de Dali, l'improvisation d'un créateur peut donner lieu à diverses interprétations, c'est avant tout sensitif et cognitif, il stimule, interpelle, fait réagir. Je pense que ce gars là a tout compris au support du septième art, il en fait quelque chose de puissant, créatif, authentique et implicitement subversif, son film a une âme, une personnalité, une signature, c'est la marque des artistes. Il invente constamment, que ça soit les costumes, les décors ou les objets, genre la machine à orgasme fallait vraiment le faire, ah ah j'ai trouvé cette scène complètement dingue, parfois c'est tellement haut perché qu'on se demande comment on peut imaginer des trucs pareils, en même temps ça colle bien avec le contexte fin 60 début 70 et la mode des hallucinogènes en tout genre, Jodorowsky expérimente et s'amuse du cinéma, et quand on a du talent on accouche d'une œuvre intéressante en cherchant à dépasser sa propre ambition, et pour le coup c'est réussi. Et plus le film avance plus on bascule dans un univers extrêmement singulier, on pète les barrières nous rattachant à une quelconque tangibilité, c'est autant notre expérience que celle de ces neuf sages, on lâche derrière nous nos principes et notre rapport au réel, cela peut être douloureux mais il faut s'accrocher pour gravir le sommet de ce long métrage ... "Je vous ai promis la vérité, vous n'allez pas être déçu" lâche Jodo imself lors de cette scène finale pour le moins surprenante, spoiler: où il nous sort en quelque sorte de notre catharsis, il n'oublie pas qu'un film, aussi expérimental qu'il soit, reste un film, un objet et non une réalité suggérée, il force le spectateur à émerger de son rêve et retrouver la vie extérieure pour ne pas l'instrumentaliser, il ne se veut en aucun cas sectaire. Oui "La Montagne Sacrée" est bizarre, assez excluant et parfois déconcertant, mais il est vraiment extrêmement intéressant dans le traitement de son univers et de son propos, Jodorowsky fait parti de ces cinéastes qui ont une vraie ambition et qui ne triche pas avec la caméra, il dompte la pellicule pour en sculpter une forme particulière et quasi abstraite, il suffit simplement d'y entrer et d'en sortir.
    Davidhem
    Davidhem

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    5,0
    Hallucinant, c'est le cas de le dire à propos du film d'Alejandro Jodorowski. Le réalisateur et acteur du film nous livre une oeuvre singulière. Il n'est pas possible de comprendre le contenu du film par une simple critique, il faut le regarder de très près et tout suivre car ce long-métrage dépasse tous nos fantasmes. Le réalisateur n'aborde pas le film de façon futuriste, il mêle tous les paramètres, passés, présents et futurs. Par exemple, il est très différent d'un film comme "Brazil". Ici, l'intrigue est construite sur une succession d'images et de mouvements, elle ne présente quasiment aucune discussion, seuls interviennent des monologues rares. Le réalisateur à travers cette étrange histoire veut nous prouver qu'il est possible de passionner le spectateur en construisant le film à travers des délires. Rien n'est concret, tout est fantasme et ce sont ces vices traversant nos esprits qui apparaissent à l'écran. Le film, à travers son originalité, affiche un monde décadent. Etrangement, ce monde composé essentiellement de vicieux et de sadiques rappelle le nôtre. Ce monde n'existe pas mais un jour, si l'homme continue à dériver dans les produits de divertissements à caractères débiles, ce chaos pourrait très bien s'installer bien sûr pas de manière si radicale mais tout ce qui est montré, tout ce qui est raconté traduit bel et bien les activités de l'homme dans tous les paramètres. Cette vision effrayante, épouvantable, sanglante, impitoyable, sadique, débile, prouve à quel point le réalisateur mexicain avait tout compris du monde dans lequel il vivait. Comment était-il parvenu à tout deviner, à tout rassembler sans commettre d'erreurs? Ce réalisateur est un philosophe, un visionnaire, un pessimiste. Ce film date de 1973, il est âgé à ce jour de trente-neuf années et qui aujourd'hui pourrait déclarer publiquement qu'il avait tort sur son analyse du monde et de la nature humaine? Personne sans aucun doute. Visionner ce film, c'est entrevoir les réalités, les possibilités, les limites, les défauts, les erreurs imaginables. Jamais un réalisateur avant lui n'avait osé proposer d'afficher au monde ce à quoi il ressemblait, à ce qu'il ressemble et à ce qu'il ressemblera. Analyser le passé et le présent, c'est imaginer de façon crédible un futur complètement déphasé. Critique de la société contemporaine, critique de la société de consommation, critique des plaisirs inutiles, critique de l'armée, critique de la science, Jodorowski décide de n'épargner personne dans cette satire qui frise la réalité actuelle. La façon dont il présente les choses ne s'apparente à aucune autre. Chaque secteur économique est visé et pour se moquer ouvertement de la cupidité des hommes, il les présente comme des publicités, comme des faire-valoir, comme des vertus, comme s'il pouvait exister tellement de domaines qui servent à l'homme et qui en réalité le privent de son âme. Selon le réalisateur, l'homme doit se contenter de peu, il doit tout simplement sortir d'un système qui l'empêche de vivre et de profiter de chaque instant. Un hymne à la paresse? Non, c'est beaucoup plus subtil, l'homme à cause de la science s'est écarté de son schéma naturel, il doit donc purifier son esprit, oublier toutes ces valeurs moribondes qui lui sont enseignées pour redevenir un membre de la nature, une nature qu'il saccage depuis des années. Au final, Alejandro Jodorowski rédige, réalise et signe un film indispensable dans un genre que l'on pourrait appeler la constatation de soi et par conséquent de la remise en question permanente pour tous les êtres humains. Oublier tout et tout recommencer au point de départ, tel est le message adressé au spectateur. Un chef-d'oeuvre unique, grandiose et pertinent!
    Mr.Movie
    Mr.Movie

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    5,0
    Alejandro Jodorowsky est un génie fou sans limites et ce chef d'oeuvre métaphysique en est la preuve absolue. Voyage dans un univers psychédélique ou se cotoient religion, érotisme et violence à travers divers mondes cruels et immatures (représentant de façon métaphorique et déroutante, la société de l'époque, notamment américaine) ou des "disciples planètes" vont s'unier afin de gravir La Montagne Sacrée, symbole de l'éternitée et de la libertée (vous me suivez ?). "The Holy Mountain" n'est pas un film, c'est une expérience passionante, grace à ses images, à la fois belles, choquantes ou bouleversantes, tout comme le scénaro absurde, qui nous montre la véritée de la façon la plus dingue et dure possible. Une oeuvre forte, inoubliable, qui montre que Jodorowsky est effectivement un conteur/metteur en scène plus que talentueux, et dont on regrette finalement son absence actuelle sur les écrans.
    beautifulfreak
    beautifulfreak

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    4,5
    Le film surréaliste et mystique d'un cinéaste fou ! Beaucoup de choses ( trop,pour certains) dans ce trip: les dérives de la société, le colonialisme, l'hypocrisie des religions officielles, la soif de pouvoir de l'égo, l'ésotérisme, le chamanisme... Ce violent poème filmique casse notre mental rationnel à la manière d'un koan zen et purge notre esprit. Des artistes aussi divers que John Lennon, Peter Gabriel, Dennis Hopper, Marilyn Manson ou Guillermo Del Toro ont été marqués par ses films. Chacun pourra ressentir La montagne sacrée comme il veut, Jodorowsky laisse le spectateur aussi libre que son art peut l'être. En tout cas, difficile de rester indifférent devant ce déluge d'images fortes. La montagne sacrée, c'est comme la rencontre (au sommet) de Dali avec Castaneda et les Monty python !
    Vincent Poirot
    Vincent Poirot

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    5,0
    un film assez difficile d’accès car l'histoire ne se laisse par saisir facilement. on se demande ce que vient faire ce clochard accompagné d'un nain unijambiste dans un monde si coloré. Les images sont osés (forte connotation religieuse) et les interprétations possibles nombreuses. Cependant, le spectacle est prenant et le final si inattendu que l'on est forcé de philosopher sur son sujet. un grand livre a regarder à plusieurs reprise.
    Carne
    Carne

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    5,0
    Truffé de délires visuels jamais vus et empreint d’un mysticisme surréaliste, La Montagne Sacrée est à l’image d’El Topo, à savoir une œuvre incontournable dans le cinéma dont les images et la réalisation font preuve du génie total de Jodorowsky. Malgré une narration en roue libre (on peut être perdu face à l’enchaînement de certaines séquences), ce film est un chef d’œuvre puissant aussi drôle que violent et aussi poétique que spirituel. Incontournable !
    ClashDoherty
    ClashDoherty

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    5,0
    Film culte de tous les films cultes, rien que ça. Absolument incontournable, le film ressort e ncoffret DVD avec "El Topo" et "Fando et Lis", deux autres merveilles totales et incontournables. Si vous n'aimez pas le psychédélisme et le poétique surréaliste, fuyez, car Jodorowski ne fait que ça. Mais il le fait superbement bien... Un de mes films de chevet.
    Akamaru
    Akamaru

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    2,0
    Attentation OVNI inclassable en point de mire! Dire que "La montagne sacrée"(1973) ne ressemble à rien de connu est un euphémisme. Dire que cette œuvre est déconcertante au plus haut point est également trop faible. A titre de comparaison,les univers de David Lynch ou Stalney Kubrick paraissent très rationnels à côté. Le Chilien Alejandro Jodorowsky a voulu atteindre une sorte d'état second,comme s'il était constamment sous l'effet de drogues dures. Le film semble commençer comme une métaphore biblique avec un Christ qui ressemble à un vagabond,7 apôtres,une quête de l'immortalité... Mais très vite,les images choquantes,obscènes,provocatrices... prennent le pas sur un quelconque sens. On nage en plein esotérisme et mysticisme. Jodorowsky passe du coq à l'âne. Il nous inflige des membres sexuels tranchés,des litres de lait déversés sur le visage,des vaches qui copulent,des nuques mutilées et autres choses du même acabit pour appuyer sa démonstration contre la luxure et la cupidité. Il faut reconnaître que sa direction artistique est incroyable,avec des milliers de figurants,décors et trouvailles visuelles. La culture hippie et psychédélique tient son film-maître. Mais ce n'est définitivement pas mon délire...
    Julien D
    Julien D

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    4,5
    Le mysticisme d’Alejandro Jodorowsky, déjà omniprésent dans le précédent El topo, atteint sa quintessence dans ce vaste délire métaphysique qu’est La montagne sacrée. Utilisant une narration totalement déstructurée, principalement faite de courtes interventions par des personnages métaphoriques et de successions d’images surréalistes, le réalisateur excentrique chilien signe une œuvre aux antipodes des codes cinématographiques classiques, davantage identifiable comme un acte de foi, une mise en image, à travers des métaphores choquantes (allant jusqu’à des scènes frôlant avec la zoophilie et la scatologie), de toute l’idéologie hippie et anticléricale à laquelle on peut aisément le rattacher. D’ailleurs, il est intéressant de noter de le budget (assez dérisoire) qui a permis l’existence de cet OVNI artistique provient essentiellement de John Lennon, et que, du haut de sa folie visuelle est philosophique, La montagne sacré est sans conteste le penchant le plus radical de ce cinéma psychédélique et libertaire des années 70 et ne satisfera de fait que ses afficionados les plus ouverts.
    robert_ginty
    robert_ginty

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    5,0
    Après avoir longtemps résisté à le découvrir en vidéo, joie et bonheur, le film est enfin visible en salle en copie neuve. Et là, on a beau s'y être préparé, c'est le choc : épopée mystique somptueuse, La montagne sacrée happe le spectateur dès la première seconde pour ne plus le lâcher pendant 2 heures. Le film brasse une foutitude de thèmes et de genres (politique, religion, pamphlet, science-fiction, aventure, farce, conte) tout en gardant une cohérence exemplaire et offre une série de tableaux d'une beauté à couper le souffle. Bénéficiant de moyens monstrueux (décors majestueux, figurants en pagaille), Jodorowsky couche sur pellicule ses visions avec une précision extraordinaire et le souci permanent d'offrir de l'inédit. Le soin tout particulier apporté aux designs (le moindre accessoire ou vêtement est ré-inventé) assure un état d'émerveillement continu chez le public, pour peu qu'il soit un minimum réceptif à l'univers de l'auteur. Indémodable, d'une richesse ahurissante, le film ensorcèle et marque de manière indélébile. Malgré une conclusion quelque peu abrupte et foireuse, La montagne sacrée constitue une oeuvre majeure qui n'aura malheureusement pas eu la diffusion qu'elle méritait. Le temps est venu de réparer cette injustice en se ruant dans les salles dès sa réédition.
    ygor parizel
    ygor parizel

    Suivre son activité 73 abonnés Lire ses 2 503 critiques

    4,5
    Dès les premiers instants Jodorowsky plonge le spectateur dans un délire visuel hallucinant. Religion, mysticisme, sexualité, guerre font parties des nombreux thèmes que touche ce film. L'esprit hippie est présent, chaque plan et séquence est doté d'une symbolique très forte mais n'essayé pas de trop analysé ou donné un sens a ce que vous voyez tant ce film est riche et complexe. Les dernières minutes sont un peu moins puissantes.
    vivien-b
    vivien-b

    Suivre son activité 45 abonnés Lire ses 183 critiques

    4,5
    Peut-être un des films les plus bizarres que j'ai vu. Mais entre ses multiples scènettes trash, ses trips mystiques, ses délires scato entre les castrations et les excréments se cache un grand film, profondément métaphysique, profondément déroutant, déjanté, planant mais surtout profond tout court. Une étrange expérience... N'empêche qu'à l'avenir j'essayerai de m'éloigner le plus loin possible de la vision d'un vieil homme nu qui arrose un homme de son lait sortant de ses seins en forme de têtes de tigre. Et ce n'est pas le moment le plus WTF du film. Oui, on est à ce niveau.
    Benjamin A
    Benjamin A

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    3,5
    Première expérience pour ma part dans le cinéma de Alejandro Jodorowsky et même si j’ai été prévenu, c’est quand même un sacré choc. Ca ressemble à très peu de choses que l’on peut voir normalement. Mais malgré tout, ce troisième film du mexicain, « La montagne sacré » où il nous fait suivre un voleur vagabond choisi par un maitre spirituel pour aller vers la Montagne Sacrée m’a plutôt bien plu. Alors certes, c’est parfois un peu déroutant, très peu de dialogues, assez abstrait (un peu trop même), mais c’est quand même une sacrée expérience, captivante et déjanté où se mêle violence, divers symboles, religions, absurde, sexe, mystique ou encore rire, parfois un peu malsains avec plusieurs scènes marquante et qu’on n’est pas près d’oublier (tel que tout le début ou la scène finale) L’utilisation de la musique est excellente et « La Montagne Sacré » est truffé d’idées et de trouvailles visuelles. Si je n’y ai pas adhéré à 100%, ca reste tout de même une sacrée expérience, unique, mystique, dérangeante et mémorable qui me donne envie de découvrir d’autres films de ce réalisateur et notamment « El Topo ».
    Nico591
    Nico591

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    3,0
    Lorsque l'on regarde un film d'Alejandro Jodorowsky, il faut faire abstraction de toute notion de rationalisme et de narration cinématographique classique. Car ses films ressemblent plus à des œuvres d'art totales, faisant même penser parfois à de véritables performances artistiques sous LSD. Mais tout ce ce délire visuel est un moyen pour Jodorowsky pour contester, dénoncer, voire même choquer sous forme métaphorique et philosophique la religion, la politique, les armes ou encore les sectes. Si le film ne laisse pas indifférent, il peut néanmoins laisser circonspect bon nombre de personnes comme moi même qui n'ai pas décelé tous les messages laissés dans le film. Reste cependant que ce que fait cet homme est unique en son genre, et ne ressemble à aucun autre cinéma.
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