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    Jacquou Le Croquant
    note moyenne
    3,0
    3506 notes dont 594 critiques
    répartition des 594 critiques par note
    239 critiques
    132 critiques
    13 critiques
    97 critiques
    64 critiques
    49 critiques
    Votre avis sur Jacquou Le Croquant ?

    594 critiques spectateurs

    Stephenballade
    Stephenballade

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    4,5
    Publiée le 14 janvier 2015
    Laurent Boutonnat est connu pour ses réalisations clipesques (au profit de Mylène Farmer) qui lui ont fait une solide réputation. Avec "Jacquou le Croquant", il opère un retour remarqué à la réalisation, 11 ans après le cuisant échec commercial de "Giorgino", en s’attaquant à un monument de la littérature française, le roman éponyme d’Eugène le Roy. Mais Laurent Boutonnat ne s’est pas contenté de réaliser seulement le film. Il l’a produit lui-même et en a même signé la musique. Mais parlons d’abord de son style. Dès le départ, nous reconnaissons son empreinte qui l’a fait entrer définitivement dans le milieu très fermé des cinéastes avec le clip "Libertine", second titre de Mylène Farmer qui ne quittera plus le sommet des charts français. Je ne saurais trop expliquer pourquoi, j’ai pensé en parallèle à plusieurs films. Premier exemple, j’ai vu une référence, très succincte, à "Le dernier des Mohicans" lorsque l’enfant Jacquou court dans la forêt pour fournir du ravitaillement à son père. Avec les cheveux aux vents, j’ai cru voir l’espace d’un instant Daniel Day Lewis lors de la traque de son gibier. J’y ai vu un parallèle aussi avec "Braveheart", la pépite de Mel Gibson, lorsque la révolte gronde. Car c’est de ça qu’il s’agit : une rébellion dont la classe la plus défavorisée (et pourtant bel et bien indispensable) rêve, et qui va trouver un chef d’orchestre en la personne de Jacquou, animé par une soif de vengeance inspirée par une grande injustice. Pourtant, rien ne pouvait laisser présager de ce destin incroyable puisqu’il menait avec ses parents une vie tranquille, mais tout bascula un jour de chasse devant l’innocence de ses yeux d’enfant. Et à travers cette épopée, on sent que Laurent Boutonnat est un amoureux du 7ème art, nous régalant d’une kyrielle de plans fabuleux, spoiler: comme l’ombre du curé chauve sur le mur dans les instants qui précèdent un châtiment opéré en place publique, comme si le réalisateur voulait diaboliser cet instant . Les 45 premières minutes sont donc de haute volée et très immersives. Pourtant il y a bien une ou deux longueurs ici et là spoiler: , la plus flagrante étant lors de l’agonie de la mère de Jacquou, en insistant bien (peut-être un poil trop) sur les conditions déplorables apportées par l’insalubrité de leur logis . Ensuite il y a à peu près 30 minutes de flottement, où le spectateur est moins dedans. C’est pourtant une phase nécessaire dans la psychologie des personnages, mais on craint alors que le film ne s’enlise jusqu’à la fin. Ce n’est pas le cas. A la moitié du film, intervient le véritable tournant du film, le moment le plus fort émotionnellement, spoiler: là où les regards chargés de défiance et de détermination sont échangés, les deux caractères les plus forts se lançant des défis, Jacquou (Gaspard Ulliel) d’un côté, et le Comte de Nansac (Jocelyn Quivrin) de l’autre. Ces deux comédiens opposent leur talent de façon totalement différente, leur seul point commun étant le regard à travers ils parviennent à faire passer énormément de choses, remplaçant avantageusement d’inutiles dialogues. Et que dire de cette brune ténébreuse, fille du Comte de Nansac ? Elle répond au curieux nom de Bojana Panic, avec un faciès qui rappelle curieusement celui de Jeanne Tripplehorn à l’époque "Basic instinct". Le reste du film ne fait que confirmer l'immense talent de Laurent Boutonnat, en signant une fresque digne des plus grands, avec d’excellents costumes de Jean-Daniel Vuillermoz, et les décors réussis de Christian Marti. Ce ne sont pas les quelques petites incohérences qui gâchent cette fête visuelle, comme les chaines du pont-levis qui pendent alors qu’elles ont été remontées spoiler: lorsqu’elles se sont brisées sous le poids des assaillants , ou encore avec le terme résa employé par le curé spoiler: alors qu’il part chercher une bonne bouteille dans sa cave personnelle . Je doute fort qu’un tel mot fusse utilisé à cette époque, et je pense que la teneur des dialogues constitue le seul véritable point faible de ce film, bien moins soutenue que ce à quoi on peut s’attendre pour une telle époque. Il n’empêche que nous avons parfois à une belle panoplie de "noms d’oiseaux" sortant principalement de la bouche du Comte de Nansac. Quant aux seconds rôles, on regrettera la disparition prématurée d’Albert Dupontel, ce dernier incarnant le père de Jacquou, le seul personnage qui apporte véritablement de l’action et du rythme dès le début du film. Quant à Tchéky Karyo, il est égal à lui-même et campe avec beaucoup de charisme ce docteur qui sauvera Jacquou d’une mort promise avant de veiller sur lui avec bienveillance et amour, accompagné du concours du curé du village. Sans être un chef-d’œuvre pour les diverses petites raisons que j’ai invoquées ci-dessus, "Jacquou le Croquant" demeure néanmoins un grand film, une grande fresque qui a sa place aux côtés de films du même genre, à la différence près que celui-ci est français. Je n’ai pas vu personnellement les autres réalisations de Laurent Boutonnat, mais le talent qui l’anime est évident, et la rareté de ses créations nous fait languir.
    anonyme
    Un visiteur
    2,5
    Publiée le 29 décembre 2011
    Laurent Boutonnat, plus connu pour réaliser les clips de Mylène Farmer, livre ici une adaptation plutôt moyenne du roman d'Eugène le Roy. Malgré une photographie très lechée, et une première partie (la jeunesse de Jacquou) sympathique, la seconde ne fait que plonger le film dans un tumulte d'ennui. Malgré la présence de grands noms (Tcheky Karyo, Albert Dupontel) qui limitent malheureusement une frontière entre acteurs confirmés et acteurs plus amateurs, la psychologie des personnages (même pour un divertissement) aurait mérité plus de fluidité. De ce fait, seul le rapport qu'entretient Jacquou et son amour, Lina, y est quelque peu développé, le reste étant grandement ambigu (je pense au personnage du curé qui recueille Jacquou ou au "méchant" jésuite, personnages qui auraient mérités plus de valeur). "Jacquou le Croquant" est donc un film sans réelle ambition si ce n'est de livrer une adaptation moyenne du roman d'Eugène le Roy.
    _Royal_
    _Royal_

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    3,0
    Publiée le 10 septembre 2011
    Un très beau documentaire sur la vie dans nos campagnes françaises aujourd'hui et les problèmes sociaux économiques que rencontrent nos courageux fermiers. Encore plus émouvant que L'Amour Est Dans Le Pré. C'est décidé, mes prochaines vacances d'été je les passe dans le Limousin. Merci France Télévision !
    videoman29
    videoman29

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    2,0
    Publiée le 11 juillet 2016
    En 2005, Laurent Boutonnat tourne son adaptation du célèbre roman d'Eugène Le Roy « Jacquou le Croquant ». Dès les premières images on reconnaît la touche si particulière du cinéaste, surtout connu pour avoir réalisé les clips de la chanteuse Mylène Farmer. Son film est très esthétique, très soigné et d'une grande beauté visuelle. Malheureusement ces qualités techniques indéniables ne sont pas grand chose sans une histoire de qualité... Et c'est bien là le problème ! Le scénario fait illusion pendant une petite demi-heure, mais des longueurs s'installent rapidement et on commence à trouver le temps long. Pire, la plupart des personnages sont insipides, lisses et peu réalistes ce qui les rend désagréablement impersonnels. Du coup, on peine à s'intéresser à leur tragique destin qui aurait mérité un traitement moins maniéré et théâtral. Dommage car le casting était plutôt bien vu et presque tous les ingrédients étaient réunis pour faire, enfin, un excellent film d'aventure tricolore. On ne peut qu'être déçu par le résultat même s'il faut saluer la prestation du jeune Léo Legrand, absolument bluffant dans le rôle de Jacquou enfant.
    Jean-Louis S.
    Jean-Louis S.

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    5,0
    Publiée le 20 octobre 2013
    j’ai un vague souvenir de la série des années 70, j’ai été voir ce film avant tout pour Jocelyn Quivrin que je suis depuis 2000 ( "Rastignac et les ambitieux") et Gaspard Ulliel que j’ai découvert au printemps dernier. je trouve que ce comédien de 22ans a un regard et une gueule absolument sidérants ! Comme toujours avec Laurent Boutonnat, on a droit à une grande reconstitution fort longue ( 2h35 ! ) mais le déplacement vaut le coup d’œil. Après une première partie qui dépeint Jacquou enfant et qui est beaucoup trop longue, c’est un véritable tableau vivant qui se soulève emmené par le comédien Gaspard Ulliel, incroyable de présence et de charisme … Il exprime aussi bien la force, la rébellion, la dureté, que la sensibilité à fleur de peau. Il se débrouille bien dans les scènes de combats pour son premier rôle d’action mais je regrette que de nombreuses scènes d’action qu’on voit en photo et en dialogue sur le livre de photos du film aient été coupées. Le film durerait 4h au départ !!! mais les émotions du grand et beau cinéma, sont là, quasiment en permanence … Et Mylène Farmer chante la chanson du générique final, qui est belle, donc tout est réussi ! J’ai même versé ma petite larme à la fin …. 18 / 20.
    Julien L
    Julien L

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    2,0
    Publiée le 20 octobre 2013
    cette adaptation d'un roman à succès et d'une série Tv à succès n'arrive malheureusement pas à séduire autant. Un film certes esthétique avec un casting de choix mais qui malheureusement peine a trouver du rythme et s'étale (beaucoup) en longueur. une premiere partie sur l'enfance du héros qui traine et un film qui peine vraiment à démarrer. Une fois la place laissée aux adultes quelques scènes (la danse par exemple) semblent pouvoir faire monter l'intensité mais malheureusement rien y fait difficile d'accrocher. Au final pas un mauvais film mais bien mieux a regarder il y a.
    Captain fantastic
    Captain fantastic

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    2,0
    Publiée le 30 mars 2015
    Film très réussi esthétiquement avec un casting de choix mais auquel je n'ai pas réussi à accrocher ! Trop de figurants, musique agaçante et scénario qui piétine !!! Dommage !!!
    William G.
    William G.

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    3,5
    Publiée le 22 novembre 2011
    Je sors tout juste du cinéma, et je me devais de retranscrire mes impressions à chaud et WHAOUUUU!!! vu certaines critiques un peu défavorisantes je m'était dis "il ne doit pas être aussi bien que ça" mais oublions pour une fois les critiques injustes et niazillardes. J'aurais rarement vu de décors aussi beaux, une émotion intense, et 2h30 de film qu'on ne voit pas du tout passé, une action présente et rebondissante pendant toute la durée du film. Je n'aurais qu'une chose à dire : "Merci Monsieur Boutonnat".
    donfunky
    donfunky

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    4,5
    Publiée le 7 janvier 2014
    Un de mes films préféré pour la profondeurs et la tristesse que l'on peux ressentir sur certain passage :) avoir et a revoir
    Shimoap
    Shimoap

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    0,5
    Publiée le 1 novembre 2010
    Quelle daube, on est vraiment a la limite du supportable, c'est chiant a mourir, très très mal joué, long et complètement inutile. Le film tombe dans une abysse de clichés et de pathos (l'enfant qui répète 20 fois son "papa" étouffé en pleurant les yeux rivés vers la lune et pleins de hargne, m'a presque fait vomir). Dupontel (et je ne cite que lui parce que je n'ai pas tous les noms en têtes) est archi mauvais. Produire un tel niveau de médiocrité est assez flippant, tellement médiocre qu'on se croirait plus devant le téléfilm de 15h sur TF1 (si si vous savez, ce genre de films nazes qui passent aprés les feux de l'amour...) que devant une production cinématographique. Bref a éviter de toute urgence et à fuir si vous avez le malheur de tomber dessus par hasard...
    Nicano
    Nicano

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    5,0
    Publiée le 21 octobre 2013
    Les excellents films français sont tellement rares quil serait stupides de passer à côté lorsque l'un d'entre eux se présente. Ainsi, dans cette liste trés privée, on trouve Jacquou le Croquant. Certes le titre peut faire sourire quand on ne sait pas ce qu'est un "Croquant", mais qu'importe, le résultat est là, et il est de qualité. SI le pitch n'est pas trés original dans le genre, l'histoire de ce petit se révoltant contre les nobles dans un désir de vengeance aussi bien personnel que général est trés intéressante à suivre. Notamment parce qu'on suit l'histoire de Jacquou de son enfance jusqu'à la révolte. On s'attache à ce petit garçon, fragile, qui va faire preuve d'un courage et d'une force de caractère à toute épreuve. Enfin, le casting et la B.O. sont brillants : Jocelyn Quivrin est véritablement troublant en Comte de Nansac, personnage froid, cruel et narcissique. A l'inverse, Gaspard Ulliel est impressionant dans son incarnation de Jacquou. Une pleiade d'acteurs de grands talents complète ce duo 5 étoiles, il serait trop long d'en faire la liste. Nul doute que Jacquou le Croquant ne plaira pas à tout le monde. Mais des films comme ça, français ou non, se font bien trop rare. Ps : Il est à noter que le film possède une scène d'une force et d'une beauté rarement égalée au cinéma : spoiler: la scène du bal ou Jacquou défie le Comte de Nansac, chacun se regardant dans les yeux avec férocité, le tout sublimé par une musique exceptionnelle. Ne cherchez plus, c'est ce qui se fait de mieux.
    Guillaume836076
    Guillaume836076

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    1,5
    Publiée le 21 octobre 2013
    Ne mérite pas une longue critique. Il existe les navets ou séries Z, mais au moins vous pouvez vous marrer... Là, rien d'affligeant et de rigolo ! Laurent Boutonnat sait filmer et a une vision artistique de son film c'est évident ! Sauf que... A force de ralenti, venant appuyer le trait, et la photo sépia (c'est joli et puis ça symbolise le temps d'avant...), on se dit que le réalisateur manque vraiment de subtilité. A la rigueur s'il n'y avait que ça... Son film est un beau livre d'image sur papier glacé, sorte de roman-photo perdu au début du XIXème siècle dans la campagne française ! Je ne me suis absolument pas senti concerné par l'histoire. Aucune émotion ne jaillit de l'écran. Les acteurs font le minimum syndical, certains jouent faux. Gaspard Ulliel est beau, a du charisme a revendre, le personnage, riche, aurait pu lui "coller" à la peau...mais le manque de souffle épique du film gâche tout. Le seul qui tire son épingle du jeu, en méchant, c'est le regretté Jocelyn Quivrin. D'habitude je peux me faire "chier" sur un film très intello à la Godard, mais au moins, y a un vrai langage cinématographique; Là, je me suis fait "chier" sur un film "populaire" avec des ambitions artistiques... Une coquille vide, ce film. Puis si l'on connaît le feuilleton de Stellio Lorenzi (1969) et qu'on a lu le roman, on remarque d'énormes trahisons dans l'adaptation qui en a était faite... Moi ce "détail énoooorme" m'a "achevé". Surtout la deuxième partie du film, avec Jacquou adulte... Et dire que Boutonnat, veux "sortir" sa director's cut, fidèle à ce qu'il voulait, deux films de 1h30... ça me laisse songeur...
    fandecaoch
    fandecaoch

    Suivre son activité 448 abonnés Lire ses 2 233 critiques

    4,0
    Publiée le 25 août 2015
    Jacquou le croquant : Un film d’aventure français qui sonne juste pendant tous le long. Vraiment, j’ai était agréable surprit par cette épopée qui allie sans fausse note : vengeance, amour et révolution avec un souffle d’épique. Car, on va suive les aventures pour commencer du jeune Jacquou, paysan qui va voir son père jugé et tué et sa femme mourir de chagrin a cause de conte. Il va grandir, sa vengeance aussi mais son âme juste et pur va le faire avancé malgré les dures épreuves. Et ce que j’ai bien aimée avec ce personnage, c’est d’abord son charisme, mais aussi son courage et surtout, sa ligne tous conduite qui respecte du début jusqu'à la fin sans succombé a la tentation et c’est rare dans un film romantique avec une histoire d’amour a la clé. Sinon, son épopée est vraiment intéressante et captivant, ça vous lâche pas pendant les plus de 2 H 10. Et je parlé du charisme du personnage, c’est aussi grâce a deux acteurs qu’il l’interprète, l’acteur quand il est grand est vraiment très convaincant mais le mieux reste l’acteur qui joue quand il est enfant, il a une sacré gueule d’acteur, un sacré charisme, une expression sans faille dans ses yeux, très bonne performance. Et le reste du sublime casting est tous aussi bons : . Ensuite, coté réalisation, c’est très bien filmé, mise en scène soignée et inspiré par une époque et des paysages très beaux, et surtout, il y a une bonne mise en valeur des personnages et moments forts, c’est grâce aussi aux musiques qui savent ce faires entendes. Donc voila, très bon film d’aventure, c’est rare pour un film français donc quand c’est le cas, il faut saluer le bon travail.
    PowerKing - Les Chroniques du Cinéphile
    PowerKing - Les Chroniques du Cinéphile

    Suivre son activité 189 abonnés Lire ses 1 372 critiques

    4,5
    Publiée le 29 octobre 2016
    La France post-révolution, une époque dont on tend à en oublier la rudesse et l’inégalité. Une poignée de riche face à une foule d’indigents que l’on nomme populace. Si la misère révèle parfois les plus belles valeurs humaines, le pouvoir et la fortune ont de tous temps dévoilés les pires faciès de l’homme dont le mépris et l’orgueil. Difficile de trouver encore la force d’aimer lorsqu’on est né du mauvais côté de la barrière. Comme si la vie était toute tracée dès la naissance, la courte paille d’un fardeau ou d’une aisance. Le spectacle ici déployé est à fleur de peau. Il y souffle un vent de révolte et de vengeance, sans pourtant oublier la clémence et l’amour de son prochain. Jacquou, révolutionnaire dans le sang et dans l’âme, est prêt à tout pour rendre justice à son père et au peuple tout entier, ce peuple qui survie la faim au ventre, pendant que la bourgeoisie s’empiffre et pavane sous son nez. Un homme robuste et au cœur d’argile, inébranlable face aux sommations du pouvoir. Un spectacle de toute beauté que nous offre ce casting de 1er choix. Entre le charisme du très regretté Jocelyn Quivrin, l’excellente participation d’Albert Dupontel et la révélation de Gaspard Ulliel, il n’y a rien à jeter. Sans oublier chaque second rôle, ajoutant sa pierre à cet époustouflant édifice. Lorsqu’on pense Laurent Boutonnat, c’est à Mylène Farmer que l’on pense (son producteur); l’homme qui en a réalisé la majorité des clips et composé un certain nombre de titres, signe là son 4ème long métrage, et pas des moindres. Un homme qui maitrise son sujet ne peut pas décevoir son public, et c’est tout à son honneur. Jacquou Le Croquant est une œuvre pleine de contrastes émotionnels, chargée d’intensité. On ressent l’effet d’une bombe qui ne demande qu’à exploser à tout moment. C’est un très beau moment de 2h20, à la fois rude et poétique. Un goût de liberté qui s’élève sur les contrées verdoyantes et le sang versé des innocents. Vive la révolution !! 4,5/5
    aldelannoy
    aldelannoy

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    4,5
    Publiée le 19 décembre 2016
    Parfaite réussite que ce film de Laurent Boutonnat. Ce n'est guère une surprise tant on savait par ses clips qu'il savait y faire. La retranscription historique semble sans faute, le contexte historique - Waterloo, Restauration avec Louis XVIII, reniement de la Charte par Charles X et Révolution de Juillet -, présent en arrière-plan sans que les événements soient cités, est exactement là où il faut qu'il soit. Deux heures et demi en cette quinzaine d'années du XIXe siècle qui passent très vite tant tout est bon. Bien évidemment, les séquences de sensualité, uniquement suggérée, dont la plus torride, celle finale où la main de la bonne amie de Jacquou caresse un rocher, sont particulièrement réussies.
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